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  <dc:title>Lettre concernant l’entretien du grand cours de Saint-Germain-en-Laye</dc:title>
  <dc:creator>Colbert, Jean-Baptiste</dc:creator>
  <dc:subject>Cours des fontaines</dc:subject>
  <dc:description>« A Paris, ce 17 mars 1668
Il m’a est mis un placet de vostre part au nom de monsieur Maseline, plombier, pour vous informer du faict. Je vous dirai, Monseigneur, que le grand cours des fontaines de Saint Germain, n’estant que de poterie et fort vieux, estoit fort souvant en desordre, de sorte que le sieur de Beaumont, ayant esté capitaine de Saint Germain, à la persuasion des habitans osta un nomé Pierre Le Roux, pourveu du Roy, qui en avoit l’entretien, et en fut mis un par les habitans de leurs auctorité privée, lequel par son incapacité ruina entieremant ce qui estoit de plus caduc. Saint Germain ayant esté longtemps sans estre habité du Roy on eust paine à remedier à ceste violance, quelque plainte qu’on en ait peu faire. Mais le retour du Roy aud. Saint Germain fesant aprehender aux habitans que Sa Majesté ne leurs fit porter les frais de ce desordre et voyant qu’ils estoient demeuré redevable de beaucoup d’années de leurs taille et que celle qu’ils avoint payée pour le pretendu entretien du cours l’avoit esté contre les formes et sans mes certificats, vinrent suplier monsieur Ratabon, pour lors surintendant des Batimans, de vouloir les aider en la refection du grand cours des eaus. Et fut faict pour ce une descente, en presence des habitans, par les officiers des Batimans, et moy presant, où l’on fit un estat de ce qu’il y avoit à faire. Monsieur de Rabaton fit doner par le Roy une somme de [vide] à Mazeline, maistre plombier, qui en avoit eu l’adjudication. Les habitans donerent partie de ce qu’ils avoint entre leurs mains de l’arjean de la taille qu’ils doivent payer par un acomodemant, au lieu du resceveur des tailles, à celuy qui a l’entretien du cours des fontaines, de sorte que l’argeant doné tant par le Roy que par les dits habitans n’ayant pas sufi, le dit Mazeline, au refus d’iceux, leurs a intenté procès pour raison dudit payemant. Voila l’esclarsissemant entier de ce que vous desirés. Reste au Roy à prononcer s’il veult que l’argean soit pris en ses cofres ou sur lesdits habitans pour satisfaire audit Mazeline. C’est, Monseigneur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur
De Francini Grandmaison »</dc:description>
  <dc:date>17 mars 1668</dc:date>
  <dc:format>1 manuscrit</dc:format>
  <dc:identifier>http://archives.musee-archeologienationale.fr/3nlbc</dc:identifier>
  <dc:identifier>59</dc:identifier>
  <dc:language xsi:type="dcterms:ISO639-3">fra</dc:language>
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