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Notice d'autorité
Personne

Philippe, Joseph

  • /
  • Personne
  • 1876-1950

Le personnage de l'abbé Philippe est intimement lié aux fouilles du site du Fort-Harrouard (Eure-et-Loir) dans la première moitié du XXe siècle. Louis Deglatigny doit également être associé à ces travaux : homme d'affaires rouennais féru d'archéologie, il joua un rôle de mécène primordial dans leur accomplissement.
Joseph Philippe naît le 22 avril 1876 à Plasne, près de Bernay (Eure), dans une modeste famille paysanne. Il effectue ses études secondaires au Petit Séminaire Saint-Aquilain, avant d'intégrer le Grand Séminaire Saint-Thaurin d'Evreux. D'abord vicaire de Rugles, il est nommé en 1901 curé de Boisset-les-Prévanches. En août de l'année suivante, il est élu membre de la Société normande d'études préhistoriques après y avoir été présenté par Raoul Fortin et Louis Deglatigny ; il en rejoint le conseil d'administration en décembre 1905. Ses travaux font rapidement la fierté de la société savante, dont il reste un membre actif jusqu'à sa mort en 1950. C'est un membre de cette société, Chédeville, rencontré en 1901, qui l'initie à l'archéologie, qu'il pratique d'abord en fouillant des « fonds de cabane » au Plessis-Hébert et à Caillouet-Orgéville. Chédeville le convainc ensuite d'entreprendre des fouilles au Fort-Harrouard, site qu'il avait lui-même tout juste commencé à fouiller avec d'autres membres de la société normande dans les dernières années du XIXe siècle.
Le Fort-Harrouard ou Camp d'Harrouard, situé au sud d'Anet, sur la commune de Sorel-Moussel en Eure-et-Loir, est un éperon barré de sept hectares. Occupé par intermittence du Néolithique à l'époque gallo-romaine, il est délimité à l'ouest par la vallée de l'Eure qui le sépare de la commune de Marcilly-sur-Eure, au nord par un fossé défensif de 25 mètres de largeur qui l'isole du plateau recouvert par la forêt de Dreux, et à l'est et au sud par un glacis et un talus qui descendent vers une vallée sèche dite Vallée-Moulin. Diverses structures ont progressivement été rattachées à ce site, notamment deux polissoirs de la forêt de Dreux situés sur la commune d'Abondant et classés au titre des monuments historiques en 1925 (voir 2016004/9) ; un dolmen et un polissoir se trouvant à 250 mètres environ du sud de l'éperon, à la Ferme-Brûlée (hameau de la commune de Sorel-Moussel) et inscrits au titre des monuments historiques en 1951 ; des sépultures de la commune voisine de Croth.
La richesse du mobilier mis au jour par l'abbé Philippe lors de premiers sondages au Fort-Harrouard en septembre et octobre 1905 lui permet de conclure sur l'intégrité du gisement, et il débute les fouilles dès le mois de mars 1906, accompagné par Chédeville (ils se partagent alors le mobilier découvert). En 1907, l'abbé Philippe est nommé curé de Breuilpont et reprend seul les fouilles ; il effectue ensuite une campagne par an. La relative proximité du fort et de son presbytère lui permet d'être très présent sur le site, et il communique avec assiduité ses résultats dans le Bulletin de la Société normande d'études préhistoriques (années 1907, 1910, 1912 et 1913). Ne distinguant au début qu'une occupation de l'Âge du Bronze et une néolithique, il identifie à partir de 1909-1910 un niveau gaulois et quelques éléments gallo-romains. La reconnaissance des niveaux est facilitée par la différence de couleur entre eux : le dépôt néolithique est jaune ou blanchâtre, celui du Bronze est gris cendré et celui de l'âge du Fer est noir.
Sans ressource personnelle, l'abbé Philippe mène à bien ses travaux grâce à la générosité de Louis Deglatigny, également membre de la société. Ce dernier devient propriétaire d'une grande partie du terrain en 1914 (environ 6,8 hectares), et entame alors avec Salomon Reinach une réflexion pour en faire don à l’État, réflexion interrompue par la guerre. Les recherches sont aussi subventionnées par le Comité des travaux historiques et scientifiques à partir de 1913. En contrepartie, il est prévu que l'abbé Philippe réserve une part notable de ses trouvailles au musée des Antiquités nationales. En avril de l'année suivante, la Commission centrale du Comité émet par ailleurs le vœu que le mobilier issu des fouilles ne puisse pas être aliéné par son propriétaire au profit de collections ou de musées étrangers, et que ce propriétaire laisse classer, le cas échéant, les objets comme monuments historiques (voir 2016004/8). Louis Capitan, membre du Comité, fait entrer au musée des Antiquités nationales un premier lot d'objets provenant du Fort-Harrouard.
De 1914 à 1919, les fouilles sont interrompues par la guerre. L'abbé Philippe est mobilisé, il est brancardier sur le front. Les travaux reprennent en 1920, avec l'aide nouvelle de l'Association française pour l'avancement des sciences (voir 2016004/2). Le 2 juin 1921, Louis Deglatigny fait don du terrain en sa possession à l’État, sous réserve de la conservation par le musée de Saint-Germain-en-Laye de l'intégralité du mobilier mis au jour et à découvrir, de l'interdiction d'utiliser le bien à d'autres fins qu'archéologiques, et de l'administration et la surveillance de celui-ci par le service des Monuments historiques. Le terrain est aussitôt classé par un arrêté du 2 juin, et la donation est acceptée par un décret du 31 juillet (voir 2016004/1). Dès lors, les fouilles sont subventionnées par l'administration des monuments historiques, et une collaboration durable s'installe entre l'abbé Philippe et les conservateurs du musée (Salomon Reinach, Henri Hubert, Raymond Lantier, Claude Schaeffer), dont atteste une correspondance régulière (voir 2016004/8, 20160040/13).
L'abbé J. Philippe rédige chaque année au moins un rapport sur ses fouilles (rapports restés pour la plupart inédits, voir 2016004/3) et dresse l'inventaire des objets trouvés (voir 2016004/4), mais ses publications se font plus irrégulières, et ne se limitent plus au Bulletin de la Société normande d'études préhistoriques. C'est toutefois dans un hors-série de ce bulletin qu'en 1927 il publie sa première synthèse, grâce au patronage de Louis Deglatigny : « Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard. 1921-1925 ». Il y différencie pour la première fois deux niveaux néolithiques. Les éloges qu'il reçoit de divers membres de la communauté scientifique nationale à l'occasion de cette publication attestent de l'importance de ses recherches.
De manière générale, la communauté savante salue régulièrement et unanimement la qualité et la rigueur de la méthode employée par l'abbé Philippe dans ses travaux, méthode qui s'est affinée avec l'expérience. Il procède avec ses ouvriers par longues tranchées successives, le plus souvent de 2,5 mètres de largeur, relevant la stratigraphie et, en coupe et en plan, les structures ou zones de concentration de mobilier, qu'il nomme « fonds de cabanes » ou « foyers ». Dans un premier temps, il reprend chaque année à zéro sa numérotation des foyers. Puis, dans sa publication de 1927, il emploie pour la première fois deux numérotations continues (distinguant les foyers du Bronze et ceux néolithiques), qu'il fait débuter avec les foyers découverts en 1921 (dans ses rapports de fouilles pour les campagnes de 1921 à 1925, il commence encore une nouvelle numérotation chaque année). Il poursuit ensuite l'utilisation de ces numérotations.
En décembre 1927, la Commission des Travaux littéraires de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres confère à l'abbé Philippe le titre d’Auxiliaire de l'Académie des Inscriptions pour la carte archéologique de la Gaule romaine (voir 2016004/13). En mars 1933 il est nommé membre de la deuxième section de la Commission des monuments historiques (section préhistorique). Le 15 août 1935, il est fait compagnon de l'Ordre de la Couronne de Charlemagne (voir 2016004/17).
En début d'année 1934, Louis Deglatigny achète pour un peu plus de 10 000 francs des terrains jouxtant celui acquis en 1914 : le glacis est du fort, et au sud le chemin d'accès néolithique et une partie d'un chemin gaulois. Il engage immédiatement les démarches pour donner ces 3,5 hectares à l’État. Ceux-ci sont d'abord classés par un arrêté du 10 juillet 1934, et entrent finalement dans le domaine national par décret le 21 novembre suivant (publication au Journal Officiel le 6 décembre 1934). Le généreux donateur s'éteint quelques mois plus tard, en septembre 1936.
En 1936 et 1937, l'abbé Philippe publie dans l'Anthropologie sa seconde synthèse majeure sur les fouilles du Fort-Harrouard, intitulée « Le Fort-Harrouard ». Il y distingue deux phases pour l'époque du Bronze, et commence à utiliser pour la stratigraphie les appellations suivantes : Fort-Harrouard I et II pour le Néolithique (Néolithique moyen et final), III et IV pour le Bronze (fin du Bronze moyen et Bronze final), et V pour le niveau gaulois (La Tène III).
L'abbé Philippe est ensuite contraint de réduire quelque peu son activité de fouilles et de publications du fait d'une lourde charge de travail, ayant la responsabilité de sept paroisses. Son dernier rapport avant la guerre date de 1938. Les fouilles reprennent en 1947, mais les ennuis de santé de l'abbé empêchent leur poursuite en 1948. La campagne de 1949 est sa dernière : il meurt le 30 mai 1950, alors que Georges Salles s'employait à lui faire obtenir la croix de la Légion d'Honneur que Raymond Lantier avait demandée pour lui.
Dans son testament, Joseph Philippe institue pour légataire universelle de tous ses biens sa nièce, lui demandant de remettre au musée des Antiquités nationales le produit de ses fouilles. Georges Salles charge Raymond Lantier de procéder à l'inventaire, la mise en caisse et l'enlèvement du mobilier archéologique conservé au presbytère de Breuilpont. L'opération se déroule les 3, 4, 5 et 12 juillet 1950 (voir 2016004/8).
En parallèle de ses activités au Fort-Harrouard, l'abbé Philippe a étudié de multiples trouvailles archéologiques faites dans les environs immédiats de Breuilpont (Rugles, Bueil, Mérey, Saint-Aquilin-de-Pacy...), comme le montrent plusieurs de ses publications dans le Bulletin de la Société normande d'études préhistoriques. Sa correspondance et la part de sa documentation qui nous est parvenue (sa bibliothèque n'a pas été léguée au musée des Antiquités nationales avec ses papiers sur le Fort-Harrouard) témoignent par ailleurs de l'intérêt qu'il portait aux travaux de ses collègues, normands ou plus éloignés (voir 2016004/11, 2016004/13).

Desjardins, Ernest

  • Personne
  • 1823-1886

La biographie suivante a été notamment établie à partir de l’article rédigé dans le Dictionnaire biographique d’archéologie 1798-1945 d’Ève Gran-Aymerich (Paris, 2001 ; CNRS Editions, 741 p., pages 218-219) ainsi que de la notice nécrologique écrite par Salomon Reinach dans Jahresbericht über die Fortschritte der classischen Alterthumwissenschaft : Biographisches Jahrbuch für Alterthumskunde de Conrad Bursian (vol. 49, Berlin, O. R. Reisland, 1888, pp. 253-257).
Ernest Desjardins naît le 30 septembre 1823 à Noisy-sur-Oise. Il est le fils de Jacques Guillaume Desjardins, chef de bureau au ministère de la Guerre, et de Catherine Abel Justine Beffroy de Reigny ; il a pour frère aîné Abel, et pour sœur, Rose. En 1859, il épouse à Paris Pauline Marie Cécile Picot, fille de François Isidore Picot, notaire, avec laquelle il a trois enfants : Louis Paul Abel en 1859, Louise en 1862 et Abel Émile Ernest en 1870.
Ernest Desjardins manifeste très tôt un goût prononcé pour l’histoire et l’archéologie. Il étudie à Paris, au collège Saint-Louis ainsi qu’au collège Bourbon, puis est reçu licencié. Il débute alors sa carrière dans l’enseignement. Ses qualités de professeur d’histoire sont tout de suite employées dès 1845, où il est chargé d’enseigner l’histoire au collège d’Angers. Deux ans plus tard, c’est à Dijon qu’il est envoyé où il rencontre Charles Tissot, le futur explorateur de l’Afrique romaine, et prend alors probablement de plus en plus d’intérêt à voyager et étudier l’Antiquité romaine. De 1850 à 1851, il poursuit sa carrière dans l’enseignement secondaire à Alençon et à Mâcon. Et c’est finalement en 1852 qu’il est envoyé en mission pour étudier Parme et les ruines de Véléia. Outre l’histoire et l’archéologie, c’est la géographie et l’épigraphie qui deviennent ses principaux centres d’intérêt. L’épigraphie, latine principalement, complémentaire de la géographie, historique et comparée, sont les domaines qui l’attirent le plus et desquels il a su tirer profit de l’enseignement de son maître, Léon Renier.
C’est donc tout naturellement qu’il est reçu docteur ès lettres à la Faculté des Lettres de Paris en 1855 après avoir présenté deux thèses, l’une de géographie, Essai sur la topographie du Latium, l’autre d’épigraphie, De tabulis alimentariis. Par la suite, il contribue à l’histoire de l’archéologie et de la philologie par de nombreuses publications et par la fréquentation du cercle de savants qui se regroupaient autour d’Hortense Cornu, sœur de lait de Napoléon III. Entre 1856 et 1871, ses voyages se succèdent rapidement : six en Italie, l’Égypte, la Provence, la Valachie, la Bulgarie, Vienne et Pesth. C’est en Italie qu’il se prend d’admiration pour Bartolomeo Borghesi, épigraphiste italien, sur son rocher de Saint-Marin. Ernest Desjardins fut parmi ceux qui contribuèrent le plus à l’édition des textes de Bartolomeo Borghesi. Une fois les papiers acquis en 1860, au pris de 30 000 francs payés aux héritiers de l’illustre érudit, Ernest Desjardins travaille comme secrétaire de la commission de publication des œuvres de Borghesi. Il rédige notamment des remarques à partir des épreuves des œuvres de Borghesi. Outre l’Italie, l’Égypte lui permet de faire la connaissance de Mariette, qui le conseille et devient un de ses correspondants. Sa passion pour l’histoire et pour l’archéologie l’amènent aussi en Provence où il étudie la campagne de Marius, et également en Valachie et en Bulgarie où il procède à des fouilles, consigne nombre d’inscriptions latines et grecques et examine plus précisément la géographie comparée des bouches du Danube. Enfin, à Vienne et à Pesth, il prépare l’édition définitive de la Table de Peutinger et la publication des monuments épigraphiques du musée de Pesth.
Alors qu’il voyage beaucoup, Ernest Desjardins continue également sa carrière d’enseignant. En 1856, il avait été nommé professeur d’histoire au lycée Bonaparte et en 1861 fut créée pour lui, à l’École normale supérieure, une chaire nouvelle pour l’enseignement de la géographie. Mettant ses pas dans ceux de Charles Tissot, il enseigne, outre la géographie ancienne et moderne, l’histoire ancienne de l’Orient et les institutions romaines. C’est à l’École pratique des hautes études qu’il enseigne l’épigraphie et les antiquités romaines dès 1874, École où il a pour élève Camille Jullian. Son ascension se poursuit en 1874 lorsqu’il devient membre de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France, et l’année suivante quand il est élu membre ordinaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, en remplacement du géographe M. d’Avezac. Il est très lié à cette institution pour laquelle il a publié des comptes-rendus de ses séances à partir de 1857 jusqu’en 1886. Et ce n’est qu’en 1882 que l’élève prend la suite de son maître Léon Renier, d’abord en le suppléant dans la chaire d’épigraphie au Collège de France, puis en 1886 en succédant à lui comme professeur titulaire. C’est aussi en 1882 qu’il devient membre du Comité des travaux historiques et scientifiques. Enfin, il fait partie de la Commission de géographie historique de l’ancienne Gaule (1880-1883), institution prenant le relais de la Commission de Topographie des Gaules. Toutefois, Ernest Desjardins n’a jamais adhéré à cette dernière car, dans le débat sur la localisation d’Alésia, il avait pris, aux côtés d’Alphonse Delacroix et de Jules Quicherat, le parti d’Alaise face à Alise-Sainte-Reine qui était défendu par la Commission de topographie des Gaules. Mais il reste un fait étrange à prouver : le fait que Salomon Reinach, dans la Revue archéologique (p. 4, Paris, 1915, Ed. Ernest Leroux), mentionne Ernest Desjardins comme président de Commission de Topographie des Gaules, nommé par M. Xaxier Charmes, probablement en 1876 à la suite de l’unique président Félicien de Saulcy.
Dès 1880, la santé d’Ernest Desjardins commence à s’affaiblir, ce qui est sans doute dû à un excès de travail comme le pense Salomon Reinach. Et c’est en 1886 qu’il s’éteint à Paris, dans le 16e arrondissement, laissant derrière lui des ouvrages qui furent pionniers dans le monde de la géographie et de l’épigraphie.

Maître, Abel

  • Personne
  • 1830-1899

Abel Maître est né à Paris en 1830. Sculpteur français, ancien élève d’Antoine-Louis Barye, il est directeur de l’atelier de moulage du Louvre (1848-1850). Il commence, en 1861, à assister Alexandre Bertrand dans ses fonctions au sein de la Commission de Topographie des Gaules. Sa tâche consiste alors à effectuer des moulages. En 1864, sous l’impulsion d’Auguste Verchère de Reffye, officier d’ordonnance de Napoléon III, un « Atelier de reproduction d’objets d’archéologie établi sous le patronage de l’Empereur » voit le jour au 47 rue de Sèvres à Paris. Les moulages effectués servent à remplir le tout jeune Musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines.

Abel Maître entre au Musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines en novembre 1866 avec le titre d’Inspecteur des ateliers et y travaille jusqu’en 1896. Il dirige les ateliers de moulage et de restauration. Considéré comme un passionné enthousiaste par ses contemporains, il collabore à l’expérimentation de reproduction d’armes antiques avec Verchère de Reffye, dont les démonstrations rencontrent un vif succès à Saint-Germain-en-Laye.

A la fin des années 1860, il fouille pour le compte du musée à la demande d’A. Bertrand. Il acquiert les sites de Magny-Lambert (Côte-d’Or) et de Saint-Maur (Val-de-Marne). Il effectue le moulage de l’arc d’Orange (Vaucluse) en 1869 et des parois gravées du Cairn de Gavrinis (Morbihan), ce que ses contemporains ont considéré comme une prouesse. A. Maître acquiert ainsi une solide connaissance de l’archéologie gauloise.

En 1894, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur et quitte son poste au Musée des Antiquités nationales à la fin de la même année.
Abel Maître décède en 1899 au Perreux (Val-de-Marne).

Detaille, Jean-Baptiste-Édouard

  • /
  • Personne
  • 1848-1912

Peintre d'histoire et de batailles.
Membre de l'Académie des beaux-arts (élu en 1892).

Garrod, Dorothy

  • Personne
  • 5 février 1892-18 décembre 1968

Dorothy Garrod nait le 5 février 1892 à Londres. Elle grandit entourées de savants ; grand-père, oncle et père sont tous membres de la Royal Society. Après de longues études classiques, elle est admise à l’université de Cambridge, puis entre à Newnham College où elle passe une licence d’histoire. Ses dernières années d'études coïncident avec les premières années de la guerre. En 1916, elle décide de s’engager dans les cantines de l’armée, et sert jusqu’en 1919 du nord de la France au bord du Rhin. La paix revenue, elle rencontre l’ethnologue et anthropologue Robert Marett (1866-1943) qui l’entraîne vers l’ethnologie comparée.
En 1921, elle obtient un diplôme d’anthropologie et une bourse de voyage qui lui permet de partir quelques mois en France. Elle visite des cavernes ornées pyrénéennes avec le comte Begouen et rencontre l’abbé Henri Breuil à Ussat en Ariège qui l’emmène visiter les grottes Niaux. Sous son égide, elle aborde l’année suivante l’étude du paléolithique à l’Institut de Paléontologie Humaine de Paris, alors dirigé par Marcellin Boule. C’est au cours de cette période de formation (1922-1924) qu’elle se lie d’amitié avec le Père Teilhard de Chardin et d’autres personnalités du monde scientifique de l’époque. Guidée par le Dr H. Henri-Martin elle débute dans la fouille à la Quina, puis suis un stage aux Eyzies sur les chantiers de Denis Peyrony.
De retour en Angleterre, elle parcourt le pays, de Victoria Cave à Kent’s Cavern, contrôlant par l’observation sur le terrain toutes les sources écrites. À la suite de ces prospections, elle fait paraître en 1925 son premier ouvrage, consacré au Paléolithique supérieur en Grand Bretagne, première synthèse sur la question qui selon l’abbé Breuil comble une véritable lacune de la littérature scientifique. En ce milieu des années vingt, elle effectue de nouveau quelques voyages en France, en particulier chez les Saint-Périer qui explorent les gisements autour de Lespugue.
En 1926, sur les conseils de l’abbé Breuil, elle entreprend ses premières fouilles à Devil’s Tower au pied du Rocher de Gibraltar. Elle y découvre le crâne d’un enfant néandertalien, associé à une industrie moustérienne, ce qui lui permet de préciser pour la première fois la chronologie du paléolithique supérieur de la péninsule.
À l’automne 1927, D. Garrod est invitée à se joindre la commission internationale chargée d’émettre un avis sur l’authenticité du site archéologique de Glozel (Allier) découvert trois ans plus tôt par Emile Fradin. En janvier 1928, la commission conclut à la non ancienneté de l’ensemble des documents qu’elle a pu étudier à Glozel et soulève un tollé.
Début 1928, D. Garrod quitte l’Europe pour la Palestine avec pour projet de tenter de préciser la chronologie du paléolithique de la région. Elle est accueillie à Jérusalem par le Père Louis-Hugues Vincent (1872-1960), archéologue Français, moine dominicain, enseignant à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem. Ce premier voyage marque le début d’une longue et brillante carrière de 36 ans dans les pays du Levant. Dès son arrivée, D. Garrod, soutenue par la British School of Archaeology, explore la grotte de Shukbah, près de Ramleh signalée par le Père Alexis Mallon. Elle y découvre l’existence du Mésolithique palestinien qu’elle nomme plus tard : Natoufien et y exhume de nombreux ossements humains. Durant l’automne 1928 et jusqu’à Noël, elle poursuit ses recherches sur le paléolithique en Irak (Kurdistan du sud), repère des sites aux environs de Sulaimani et effectue quelques sondages dans les grottes de Hazar Merd et Zarzi (industries paléolithiques). Après cette expédition, elle se voit confié les fouilles des grottes du Mont Carmel (Wady el-Mughara), menacé de destruction par une exploitation de carrière.
La fouille des grottes (M. es-Skhul, M. el-Wad, M. et-Tabun) s’étale sur sept campagnes (1929 à 1934) durant lesquelles la British School of Jerusalem et l’American School of Prehistoric Research collaborent étroitement. Ces travaux permettent à D. Garrod d’établir définitivement dans ses grandes lignes, la succession stratigraphique de l’âge de pierre en Palestine, allant du Tabounien au Natoufien. Le résultat des recherches est consigné dans le premier volume de : « Stone Age of Mont Carmel » (1937). La parution de l’ouvrage fut selon S. Cassou de Saint-Mathurin, un événement marquant : « Dorothy Garrod tentait de replacer les sédiments des couches, minutieusement décrits et observés, et la faune dans le schéma de l’évolution climatique élaboré par L. Picard. Si le tableau de la distribution au Carmel des espèces animales dans le temps, qu’elle proposait en accord avec D. Bates parait aujourd’hui trop simpliste, ce soucis d’éclairer les problèmes sous plusieurs angles, l’excellence de l’analyse des industries pour la plupart nouvelles, la précision des plans, que Dorothy Garrod levait elle-même, des coupes et des repères, faisaient à l’époque du premier volume de ce mémoire un ouvrage d’avant-garde dans le domaine scientifique. Il demeure la pierre angulaire de la préhistoire palestinienne » (L’Anthropologie-1970).
En 1935, afin de trouver des jalons entre les industries du Proche-Orient et de l’Europe, D. Garrod monte deux expéditions, l’une en Anatolie, l’autre dans les Balkans. La fouille de la grotte de Bacho-Kiro en Bulgarie permet d’esquisser une séquence du paléolithique de la région, mais le matériel récolté s’avère insuffisant pour pouvoir établir les comparaisons escomptées.
Depuis 1933, D. Garrod retrouve chaque hiver Newnham College (Université à Cambridge, Angleterre) où elle est chargée de diriger les études archéologiques. Elle obtient dans le courant des années 30 le grade Docteur ès Science de l’université d’Oxford et le 1er octobre 1939, est nommée Disney Professor à Cambridge. Elle est alors la première femme titulaire d’une chaire dans cette université.
En 1940, la guerre éclate. D. Garrod s’enrôle dans la section féminine de la R.A.F. et travaille jusqu’à la fin du conflit au centre d’interprétation photographique de l’armée de l’air. Après la guerre, elle retrouve sa chaire de Cambridge et à partir de 1948 collabore pendant ses vacances, à la fouille de l’abri du Roc-aux-Sorciers (Vienne) avec Suzanne Cassou de Saint Mathurin.
En 1953, elle décide de résigner sa chaire afin de se consacrer davantage aux travaux de terrain, se fixe à « Chamtoine », près de Villebois-Lavalette (Charente), mais gagne régulièrement le Moyen-Orient. Cette année-là, D. Garrod retourne à Jérusalem où elle est l’hôte de l’École Américaine. Elle complète le travail sur les grottes d’Emireh et de Kebarah que son coéquipier de la première heure, Francis Turville Petre n’eut le temps d’achever. À partir de 1958, avec l’autorisation et l’appui de l’Émir Maurice Chebab, accueillie par l’Institut français de Beyrouth, elle mène des sondages sur les sites côtiers du Liban, abri Zumoffen, grottes du Ras-El-Kelb (avec G. Henri-Martin) et du Bezez (avec Diana Kirkbride et James Skinner). « Elle y découvrit les plages soulevées qu’elle y cherchait, en relation avec les industries yabroudiennes et levalloiso-moustériennes » (L’Anthropologie-1970).
De 1963 à sa disparition, le 18 décembre 1968, à Cambridge Dorothy Garrod s’attelle à la préparation de la publication de ses derniers travaux au Liban. Elle n’eut pas le temps de mener ce travail à bien. C’est son équipe qui s’en est chargée dans les années qui ont suivi son décès.

Goujon, Abel

  • /
  • Personne
  • 1794-1834

Imprimeur-libraire et imprimeur lithographe.

Hubert, Henri

  • Personne
  • 1872-1927

Henri Hubert naît à Paris le 23 juin 1872 dans une famille aisée. Son père, retiré des affaires, l'encourage tôt à avoir des distractions intellectuelles et artistiques. De 1884 à 1890, il étudie au lycée Louis-le-Grand (voir 2016001/1-2016001/4) ; très bon élève, il remporte un premier prix au Concours général. Il obtient une licence à la Sorbonne et est admis en 1892 à l’École normale supérieure (voir 2016001/5-2016001/10), où il devient bibliothécaire adjoint auprès de Lucien Herr, qui exerce une grande influence sur lui. Trois ans plus tard, il est reçu troisième à l'agrégation d'histoire et entre à l’École pratique des hautes études (voir 2016001/11-2016001/15), où il s'inscrit notamment au cours d'assyrien de l'abbé Quentin. Il commence en 1896 une thèse sur la déesse syrienne, qu'il ne terminera jamais.
Cette même année, il se lie d'amitié avec Marcel Mauss (neveu d’Émile Durkheim), avec lequel il contribue à L'Année sociologique. Via cet organe, ils contribuent à l'introduction et au développement des thèses durkheimiennes dans les domaines de l’histoire des religions, de la mythologie, de l'ethnographie comparée et de la protohistoire. Ils y publient notamment leurs articles « Essai sur la nature et la fonction sociale du sacrifice » (1899) et « Esquisse d'une théorie générale de la magie » (1904) (voir 2016001/117-2016001/119). Les hypothèses développées dans ces deux textes sont remises en perspective dans leur ouvrage commun Mélanges d'histoire des religions, publié en 1909 (voir 2016001/150-2016001/151). Hubert consacre beaucoup de temps aux dépouillements et critiques d'ouvrages en anglais, allemand, italien et espagnol pour alimenter les rubriques de la revue (il y publie quelque 479 notices et comptes rendus). Il confronte ensuite les savoirs qu'il engrange par ce biais à ses observations du matériel archéologique et ethnographique.
De fait, depuis 1898 il occupe un poste d'« attaché libre » au musée des Antiquités nationales. Au moment où y entrent une grande quantité d'objets, il procède au classement des collections et à la conception des aménagements muséographiques, en tenant compte – chose nouvelle – des provenances et des contextes archéologiques (voir 2016001/182-2016001/197). Il supervise successivement l’aménagement des salles de l’âge du bronze et de l’époque de Hallstatt, de la mythologie, des métiers et de la céramique gallo-romaine. Il s'attaque ensuite à la mise en valeur des collections de Frédéric Moreau, du baron Joseph de Baye, de Paul du Chatellier, d’Édouard Piette et de Jacques de Morgan. Son travail minutieux de réévaluation du matériel archéologique le conduit à mettre au point sa méthode fondée sur la restitution d'ensembles clos pour les comparer, saisir les éventuelles concomitances et en déduire une chronologie par l'étude des variations au sein de ces assemblages. Hubert perfectionnera encore cette méthode après la Première Guerre mondiale, à l’occasion du tri et du classement des séries provenant des fouilles des sites de La Quina et du Roc de Sers (fouilles Léon Henri-Martin, Charente) ou du Fort-Harrouard (fouilles de l’abbé Philippe, Eure-et-Loir). Il fait acquérir ces séries pour le musée, après avoir parfois participé aux fouilles.
Parallèlement, Henri Hubert consacre une partie de son temps à l'enseignement. Il est élu en 1901 maître de conférence au sein de la section des sciences religieuses à l’École Pratique des Hautes Études (il y occupe la chaire des « religions primitives de l’Europe ») (voir 2016001/17-2016001-46). En 1906, il est chargé du cours d’archéologie nationale à l’École du Louvre (ethnographie préhistorique de l’Europe)(voir 2016001/47-2016001/116).
De 1898 à 1910, il effectue plusieurs voyages (voir 2016001/209-2016001/215), notamment un « tour du monde » en 1902-1903. Il initie ce dernier après l'obtention d'une mission du ministère de l’Instruction publique pour représenter l’École pratique des hautes études au Congrès international des Orientalistes de Hanoï. Après ce congrès, il voyage au Japon et aux États-Unis, en profitant pour constituer un réseau de correspondants et procéder à des échanges de matériel archéologique et ethnographique et de moulages.
En 1910, Hubert est nommé conservateur adjoint au musée des Antiquités nationales. Dans les fait, il exerçait déjà ce rôle : la correspondance conservée au musée et à la bibliothèque Méjanes à Aix-en-Provence semble montrer que Reinach et lui se sont réparti les tâches d'administration et de gestion de l'établissement (voir 2016001/200-2016001/208). Le premier siège dans les instances administratives, assume un rôle de représentation officielle ainsi qu’un rôle moteur au sein de sociétés savantes et de comités de rédaction de revues savantes ; le second conduit quotidiennement les travaux de remaniement et d’aménagement des salles, de supervision des restaurations de collections, de repérage et d'estimation d’objets et de collections en vue d’acquisitions (voir 2016001/198-2016001/199). Cette année 1910 marque néanmoins le moment à partir duquel Hubert se consacre entièrement à l’organisation de la salle de comparaison, secondé par Henri Beuchat. Il est encouragé et inspiré dans cette tâche par son voyage autour du monde et l'amitié de collègues tels que Enrico Giglioli, directeur du Muséum d'histoire naturelle de Florence. Pour sa démonstration, Hubert choisit d'organiser la salle d'archéologie comparée à partir de deux grandes idées : selon un premier axe, offrir tout d'abord une vision globale des sociétés humaines anciennes et sub-contemporaines en montrant leur variété géographique et chronologique, puis selon d'autres axes transversaux évoquer leur succession chronologique, en les ordonnant selon leurs niveaux techniques (Jean-Pierre Mohen, « Henri Hubert et la salle de Mars », Antiquités nationales, 1980-1981, p.88-89). L'historien-archéologue souhaite faire saisir au visiteur que d'un continent à l'autre, et parfois à des époques différentes, des sociétés humaines ont connu un niveau de développement comparable, maîtrisé des capacités techniques similaires, ou au contraire créé des objets répondant à des fonctions identiques mais aux formes ou aux décors extrêmement différents, déterminés par des choix culturels spécifiques ou de fortes valeurs symboliques. Bien qu'inachevée à la mort d'Hubert et à l'origine de tensions entre lui et Reinach lorsqu'il en reprend la mise en œuvre après sa démobilisation, cette salle des comparaisons fait l'admiration de plus d'un de ses contemporains, à commencer par Mauss.
Par ailleurs, avant la guerre et dans le cadre de sa participation à la sous-commission des monuments préhistoriques (voir 2016001/216-2016001/244), Hubert contribue à la préparation d’un projet de loi sur les fouilles, déclinaison de la loi sur les monuments historiques de 1887 révisée et augmentée en 1913. Cette loi, les milieux scientifiques l'ont appelée de leurs vœux, à la suite de l'exportation de certaines découvertes de Dordogne par le préhistorien-antiquaire suisse Otto Hauser. Le texte est défendu au Sénat par Théodore Reinach, mais le projet d’organisation d’un véritable service des fouilles, à la tête duquel le musée des Antiquités nationales devait jouer un rôle prépondérant, ne verra pas le jour ; seuls sont créés des « laboratoires de recherche préhistorique » tels que celui des Eyzies-de-Tayac (Dordogne).
En 1914, Henri Hubert est mobilisé et affecté au sous-secrétariat à l’artillerie. Il entre dans le cercle des collaborateurs d’Albert Thomas, et participe avec lui à une mission en Russie. En 1918, il devient organisateur des dépôts d’œuvres d’art à l’arrière du front français pour le ministère de l’Instruction Publique (voir 2016001/225-2016001/232). Il est retenu après l'armistice pendant quelques temps pour réorganiser les musées de villes bombardées. Pour ces services rendus, il est nommé en 1920 chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.
L'année précédente, il avait réintégré son poste au musée et repris ses activités d'enseignement. Mais sa santé l'oblige à se faire seconder dans son travail de conservateur et remplacer pour certains de ses cours à l’École du Louvre par Olov Janse. Très affecté par la mort de Durkheim en 1917 et plus encore en 1924 par celle de sa femme Alma Schierenberg, épousée en 1910, il s'éteint à Chatou le 25 mai 1927. Deux ouvrages de synthèse qu'il préparait encore à la veille de sa mort seront publiés de manière posthume : le premier sur les Celtes (en 1932), (voir 2016001/175-2016001/180), le second sur les Germains (en 1952).

Victoria

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  • Personne
  • 1819-1901

Reine de Grande-Bretagne et d'Irlande de 1837 à 1901.

Primi Visconti

  • /
  • Personne
  • 1648-1713

Écrivain, chroniqueur et historien de la vie à la cour du roi de France.

Marguerite de France

  • /
  • Personne
  • 1553-1615

Fille d'Henri II et de Catherine de Médicis, elle épouse en 1572 Henri de Navarre, le futur Henri IV, et fut donc reine de Navarre puis reine de France jusqu'à l'annulation de son mariage en 1599.

Anne-Marie-Louise d’Orléans

  • /
  • Personne
  • 1627-1693

Dite la Grande Mademoiselle. Fille de Gaston d'Orléans et de Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, et donc petite-fille d'Henri IV, nièce de Louis XIII et cousine germaine de Louis XIV. Duchesse de Montpensier, de Châtellerault et de Saint-Fargeau, princesse souveraine de Dombes, comtesse d'Eu.

Louise de Savoie

  • /
  • Personne
  • 1476-1531

Fille de Philippe de Savoie et de Marguerite de Bourbon, épouse de Charles de Valois, duc d'Angoulême , et mère de François Ier et de Marguerite d'Angoulême.

Catherine de Wurtemberg

  • /
  • Personne
  • 1783-1835

Fille du duc puis roi (1806) Frédéric Ier de Wurtemberg (1754-1816). Mariée en 1807, sur la demande de Napoléon Ier, à Jérôme Bonaparte (1784-1860), roi de Westphalie.

Louis XIV

  • /
  • Personne
  • 1638-1715

Roi de France de 1643 à 1715.

Philippe, duc d'Orléans

  • /
  • Personne
  • 1640-1701

Fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, frère cadet de Louis XIV.

Charles IX

  • /
  • Personne
  • 1550-1574

Roi de France de 1560 à 1574.

Louis XV

  • /
  • Personne
  • 1710-1774

Roi de France de 1715 à 1774.

Convention nationale

  • /
  • Personne
  • 1792-1795

Assemblée, élue au suffrage universel masculin, qui gouverna la France du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795.

Henri IV

  • /
  • Personne
  • 1553-1610

Roi de France de 1589 à 1610.

Hébert

  • /
  • Personne
  • 17..-17..
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