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Notice d'autorité
Personne

Perron, Eugène

  • Personne
  • 18..-….

Conservateur du Musée de Gray (Haute-Saône) en 1884. Il fouille notamment à Apremont.

Hucher, Ferdinand

  • Personne
  • 18..-….

Fils d’Eugène Hucher. Ferdinand Hucher reprend l'atelier de vitrail après la mort de son père en 1889. Après la mort de Ferdinand, qui était célibataire et sans enfant, l'atelier a été dissous.

La Marck, Louis-Engelbert (de)

  • Personne
  • 1701-1773

Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.

Ciceri, Eugène

  • Personne
  • 1813-1890

Fils et élève de Pierre-Luc-Charles Cicéri (1782-1868), Eugène Ciceri est peintre, dessinateur et lithographe.

Barbey, Alphonse

  • Personne

Archiviste bibliothécaire de la Société historique et archéologique de Château-Thierry, et président de cette Société de 1887 à 1893.

Damour, ?

  • Personne

Quicherat, Jules

  • Personne
  • 1814-1882

Diplômé archiviste-paléographe de l'École des chartes en 1837, il est professeur d'archéologie médiévale dans cette même école de 1847 à 1878 et professeur de diplomatique de 1849 à 1870. Membre du Comité des Travaux historiques en 1858 et membre de la commission des monuments historiques en 1871, il devient directeur de l'École des chartes de 1871 à 1882.

Lespinasse de Pebeyre, Louis Charles (de)

  • Personne
  • 1818-1902

Inspecteur spécial du ministère de la police générale (Perpignan), 1er mars 1852, poste supprimé le 5 mars 1853.
Sous-préfet de Lannion de 1853 à 1855 ; de Villeneuve-sur-Lot de 1855 à 1857.
Secrétaire général de la Seine-Inférieure de 1857 à 1860.
Préfet de la Lozère de 1861 à 1864 ; du Lot de mars 1864 à avril-mai 1868 ; des Landes de 1868 à 1870, démissionnaire le 6 septembre 1870 .
Trésorier-payeur général de la Corrèze, 12 avril 1871 ; en disponibilité le 25 janvier 1879.
Il est l'un des fondateurs de la Société des Lettres Sciences et Arts de la Corrèze en 1878.

Cauchemé, Victor

  • Personne
  • 1845-1938

Dessinateur originaire de l'Oise, il est remarqué par l'érudit compiégnois Albert de Roucy qui le fait engager en 1864 comme attaché au musée archéologique du palais de Compiègne qui accueille les trouvailles des fouilles commanditées par Napoléon III dans la forêt de Compiègne. Sa tâche est de classer et dessiner les collections du musée. En 1870, une partie de ses dessins sont versées au musée d'Archéologie nationale, alors Musée gallo-romain, où ils sont encore conservés aujourd'hui. L'autre partie des dessins est conservée au musée Antoine Vivenel de Compiègne, où ils ont été déposés par la Société Historique de Compiègne.

Victor Cauchemé démissionne en 1874 de l'administration des musées et devient l'assistant d'Auguste Laffolye, architecte du château de Compiègne, puis du château de Saint-Germain-en-Laye. Dans ce cadre, il est chargé de restaurer et cataloguer les objets khmers de l'expédition du lieutenant Delaporte, destinés à être exposés au château de Compiègne. Il doit aussi inspecter les travaux de restauration de l'hôtel de ville. En 1876, il est nommé sous-inspecteur des bâtiments à l'agence du château de Compiègne. Il finit sa carrière comme inspecteur de 1re classe en 1908.
Victor Cauchemé est également professeur adjoint de dessin aux côtés de Félix Deligny entre 1881 et 1886. Il est décoré Officier d'Académie le 22 janvier 1898. Entre 1900 et 1912, suite au décès d'Albert de Roucy, il publie Description des fouilles archéologiques exécutées dans la forêt de Compiègne en quatre volumes. En 1906, il reçoit un brevet de décoration du prince de Bulgarie pour services rendus aux officiers de la mission étrangère au Château pendant les manœuvres.

Jules César

  • Personne
  • 12 ou 13 juillet 100 - 15 mars 44 av. J.-C.

Général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 12 ou le 13 juillet 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C. (aux ides de mars) dans la même ville.

Son parcours unique, au cœur du dernier siècle de la République romaine, bouleversée par les tensions sociales et les guerres civiles, marqua le monde romain et l'histoire universelle : ambitieux il s'appuya sur le courant réformateur et démagogue qui traversait la cité romaine pour favoriser son ascension politique ; stratège et tacticien, il repoussa à l'aide de ses armées les frontières de la République romaine jusqu'au Rhin et à l'océan Atlantique en conquérant la Gaule, puis utilisa ses légions pour s’emparer du pouvoir au cours de la guerre civile qui l'opposa à Pompée, son ancien allié, puis aux républicains.

Acclamé comme un imperator favorisé des dieux, seul maître à Rome après une suite de victoires foudroyantes sur ses adversaires, il entreprit de réformer l’État et de modifier l'organisation de la classe politique dirigeante afin de satisfaire les revendications de la mouvance des populares dont il se revendique. Pour ce faire, il concentra progressivement — grâce à son contrôle sur le Sénat de Rome — de nombreux pouvoirs exceptionnels, adossés à une politique de culte de la personnalité inédite reposant sur ses ascendances divines et sa fortune personnelle. Adoré du peuple pour qui il faisait montre de largesses frumentaires, économiques et foncières, il se fit nommer dictateur, d'abord pour 10 ans avec des pouvoirs constitutionnels, puis à vie, autorisé à porter la toge et la couronne des triomphateurs en permanence.

Soupçonné de vouloir instaurer par ces mesures une nouvelle monarchie à Rome, il fut assassiné peu après par une conspiration de sénateurs dirigée par Brutus et Cassius. Son héritage fut rapidement l'objet d'une nouvelle guerre civile entre ses partisans et successeurs, son fils adoptif par testament, Octave, triomphant de ses adversaires. Il fut divinisé et son fils adoptif Octave, vainqueur de Marc Antoine, acheva par sa victoire et par l'élimination des derniers républicains la réforme de la République romaine, qui laissa place au principat et à l'Empire romain en tant que régime de gouvernement de la cité.

Stoffel, Eugène

  • Personne
  • 1821-1907

Eugène Stoffel entre à Polytechnique avant d'entamer une carrière militaire. Tour à tour chef d'escadron puis officier d'ordonnance de l'empereur Napoléon III, il est nommé lieutenant-colonel le 21 décembre 1866 puis attaché militaire à l'ambassade de France à Berlin. C'est à ce poste qu'il rédige ses observations sur la Prusse, se lançant dans un véritable espionnage1 et mettant en avant la possibilité d'une guerre.

Promu colonel pendant le siège de Paris (1870-1871), il organise la défense du plateau d'Avron, sans succès. Mis à la retraite en 1872 pour avoir critiqué le gouvernement Thiers, Stoffel se lance dans la politique en se présentant sans succès aux élections législatives de 1873.

Stoffel est également connu pour son rôle dans les campagnes de fouille ordonnées par Napoléon III, et en particulier dans les fouilles des sites de Gergovie, D'Alise-Sainte-Reine et du Puy d'Issolud.

Lantier, Raymond François

  • Personne
  • 1886-1980

Archéologue, Raymand Lantier a notamment fouillé et étudié le cimetière wisigothique d'Estagel (Pyrénées-Orientales), en Espagne et en Tunisie, participant en particulier aux fouilles de Carthage.
Sa carrière institutionnelle est riche en responsabilités. Il est conservateur adjoint, à partir de 1926, puis conservateur et directeur, de 1933 à 1956, du musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye. Parallèlement, il officie en qualité de professeur d’antiquités nationales et préhistoriques à l’École du Louvre.
Membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de 1946 à sa mort, Raymond Lantier est aussi membre du Comité des travaux historiques et scientifiques et du Comité national de géographie. Il est officier de la Légion d’honneur et officier dans l’Ordre des palmes académiques. Son épouse est décédée en 1995.

Steinen, Karl von Den

  • Personne
  • 1855-1929

Médecin, philologue, explorateur et ethnologue allemand

Creuly, Casimir

  • Personne
  • 1795-1879

Né en 1795 à Cherbourg (Manche), Casimir Creuly fut un épigraphiste reconnu. Entré à Polytechnique en 1812, il fut par la suite général de brigade dans le génie. Il est le fondateur de la Société Archéologique de Constantine en 1852 à l’occasion d’une mission en Afrique du Nord. Casimir Creuly a été membre résident de la Société nationale des antiquaires de France de 1859 à 1877 et directeur de la Société des Antiquaires de Normandie en 1863. Il signe tout au long de sa carrière de nombreux articles dans la "Revue Archéologique".
Il fut chargé, semble-t-il, de l’établissement d’un recueil des inscriptions gauloises, sans doute lié à la création du Musée d'Archéologie nationale (MAN).
Il mourut en 1879.

Casimir Creuly devient membre de la Commission de Topographie des Gaules en 1859 puis accède aux fonctions de secrétaire et enfin de vice-président en 1873.
Il est l'auteur des carnets, issus de ses voyages, et des planches épigraphiques conservés au MAN.

La Croix, Camille-Adolphe-Ferdinand-Marie (de)

  • Personne
  • 1831-1911

Camille-Adolphe-Ferdinand-Marie de La Croix naît en 1831 à Mont-Saint-Auber, près de Tournai en Belgique. Après des études au collège jésuite de Brugelette, près d'Ath en Belgique, puis à celui de Vannes de 1850 à 1853, il choisit de consacrer sa vie à la religion, fait son noviciat à Issenheim dans le Haut-Rhin, et poursuit ses études de théologie. Il est ordonné prêtre le 24 septembre 1864 à Paris. Il entreprend en 1876 des recherches sur les premières grandes figures chrétiennes en Poitou et entreprend dès 1877 des fouilles dans l'église Saint-Hilaire-de-la-Celle, à la recherche de vestiges de saint Hilaire, premier évêque de Poitiers. Il est nommé membre titulaire résident de la Société des antiquaires de l'Ouest le 15 novembre 1877. Les fouilles qu'il mène à Poitiers et dans les environs mettent au jour les vestiges des thermes romains de Poitiers et l'Hypogée-martyrium des Dunes, une crypte mérovingienne. En août 1884, il est chargé par le Conseil général de la Vienne de dresser la « carte archéologique, gauloise, gallo-romaine et mérovingienne de la Vienne » pour l'Atlas cantonal du département. Pour cela, il sillonne le département, exhume les vestiges archéologiques. Il contribue aussi à des fouilles situées en dehors du département (Deux-Sèvres, Indre-et-Loire, Loire-Atlantique, Eure, etc.). En 1881, il devient conservateur du musée de la Société des Antiquaires de l'Ouest. Le Père Camille La Croix décède à Poitiers, le 12 avril 1911, et lègue à la Société des antiquaires de l'Ouest les terrains qu'il avait acquis pour mener à bien ses fouilles à l'Hypogée des Dunes, sa bibliothèque, ses collections, ses moulages, « ses notes personnelles et ses dessins ».

Varin, Eugène

  • Personne
  • 1831-1911

Graveur. Il a travaillé en association avec ses frères Amédée Varin (1818-1883) et Adolphe Varin (1821-1897).

Monod, C.

  • Personne

Cassou de Saint-Mathurin, Suzanne

  • Personne
  • 1900-1991

Préhistorienne, archéologue.
Avec Dorothy Garrod, elle met au jour entre 1947 et 1957 d'importantes sculptures pariétales sur le site du Roc-aux-sorciers (Angles-sur-Anglin, Vienne).

Gürr, ?

  • Personne

Moreau, Thomas Frédéric

  • Personne
  • 1798-1898

Thomas-Frédéric Moreau, ou Frédéric Moreau père, est né à Paris le 13 Messidor an VI (1er juillet 1798). Marchand de bois et négociant comme son père, il est établi à Paris. Membre du conseil général du département de la Seine, et du conseil municipal de Paris, il est également membre du conseil d’escompte de la banque de France. Il est décoré chevalier de la légion d’honneur en 1837. Il publie en 1840 le Code du commerce des bois carrés, charpente, sciage et charronnage réunis pour l’approvisionnement de Paris et, 3 ans plus tard, une analyse historique du flottage en trains dans le Recueil de la Société polytechnique ou Recueil industriel.
À sa retraite, âgé de 70 ans, il s’installe dans l’Aisne à Fère-en-Tardenois où il développe une passion pour l’archéologie. Il entreprend, le 20 septembre 1873 des fouilles à Caranda, nom d’un moulin situé sur la rivière de l’Ourcq et des terres qui en dépendent sur lesquelles se trouvent un dolmen. Frédéric Moreau conserve ce nom comme générique pour l’ensemble de sa collection archéologique bien que celle-ci soit le résultat de près de 30 années de fouilles en divers lieux du département de l’Aisne : Cierges (Caranda), Arcy-Sainte-Restitue, Fère-en-Tardenois (Sablonnières), Bruyères-sur-Fère (Trugny), Brény, Armentières, Chouy, Aiguisy et Nampteuil-sous-Muret, etc. Sa principale motivation, au départ, est l’ « occupation instructive » de ses enfants et petits-enfants lors des vacances passées dans la demeure familiale (cf. 2019003/1). Les découvertes attirent l’attention de la Société historique de Château-Thierry qui, venant visiter les fouilles, encouragèrent Frédéric Moreau père à poursuivre ses explorations et lui conseillèrent la tenue d’un procès-verbal pour chaque journée d’exploration, tâche qu’il exécute avec sérieux et rigueur. Ses fouilles et la présentation de ses collections attirent de nombreux savants passionnés d’archéologie qui contribuent à la notoriété de l’entreprise et répondent aux interrogation fondées de leur inventeur. Il est nommé officier de l’Instruction publique.
Encouragé par Gabriel de Mortillet, Frédéric Moreau père entreprend de publier, à compte d’auteur, sa collection en 20 fascicules imprimés entre 1877 et 1898, comprenant 230 planches illustrées par Jules Pilloy, agent-voyer d’arrondissement de Saint-Quentin. 300 exemplaires sont imprimés (texte imprimé par Charles Poëtte à Saint-Quentin ; planches imprimées chez Bourbier, imprimeur-lithographe à Saint-Quentin) et distribués par Frédéric Moreau père à ses proches et à diverses institutions publiques ou sociétés savantes.
Avec les objets archéologiques mis au jour pendant ses fouilles, Frédéric Moreau père forme deux collections, l’une à Fère-en-Tardenois, l’autre à Paris dans son hôtel au 98 rue de la Victoire. Une sélection est présentée dans l’exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologique (section 1) de l’Exposition universelle de 1889. Il effectue plusieurs dons en faveur de musées, à sa famille ou à des amis.
Il décède le 21 octobre 1898, à l’âge de 100 ans.

Gozzadini, Giovanni

  • Personne
  • 1810-1887

Comte. Archéologue. En 1853, il met au jour sur son domaine de Villanova des tombes à crémation, découverte majeure pour la Protohistoire italienne. Les fouilles sont dirigées par la Commission auxiliaire des antiquités et beaux-arts et financées par le comte Gozzadini qui participe aux travaux avec sa femme, notamment pour la restauration des céramiques. Élu à l'Assemblée générale de la Romagne en 1859, il est nommé Sénateur du royaume d'Italie en 1860 et forme autour de lui un cercle intellectuel dans lequel évoluent Alexandre Bertrand, Gabriel de Mortillet, Ernest Chantre, Hans Hildebrand, Édouard Desor, George Dennis, John Evans, Austen Henry Layard, Oscar Montelius ou Heinrich Schliemann. En 1860, il devient Président de la Diputazione di Storia Patria per le province de Romagna et se consacre à la publication de documents et d'études archéologiques ainsi qu'à la promotion des recherches historiques. Il dirige en 1862 des fouilles sur la propriété Aria à Marzabotto qu'il identifie comme des vestiges d'une importante nécropole. Président du Congrès international d'anthropologie et archéologie préhistoriques réunit à Bologne (1871), il admet son erreur sur Marzabotto mais est admiré pour ses travaux à Villanova et La Certosa qui confirment les états successifs de la culture étrusque. Les fouilles de Marzabotto sont reprises jusqu'en 1874 par G. Aria puis par Edoardo Brizio en 1883. Inspecteur des fouilles et des monuments de Bologne, de l'Émilie et des Marches (1878), il est nommé directeur général du Museo Civico. Il lègue ses collections à la mairie de Bologne lors de son décès. Elles seront transférées en 1960 au Museo Civico.

Rousset, L.

  • Personne
  • ....-....

Bijoutier à Uzès et collectionneur.

Laurière, Jules (de)

  • Personne
  • 1825-1894

Fils de Clair Mathieu Pasquet du Bousquet de Laurière (1767-1831), écuyer, avocat, conseiller du prince de Condé, maire de Saint-Projet, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Victoire de Jean de Jovelle (1782-1847). Il est resté sans alliance ni descendance.
Archéologue et passionné de photographie, il est membre de la Société historique et archéologique de la Charente, mais aussi secrétaire général de la Société française d'archéologie et du Bulletin monumental des Monuments historiques.

Membre de la Société archéologique et historique de la Charente.
Membre (1880) puis secrétaire général de la Société française d'archéologie.
Membre correspondant nationale (1876) puis membre résidant (1887) de la Société nationale des antiquaires de France.

Brune, Paul

  • Personne
  • 1862-1920

Abbé. Historien de la Franche-Comté.
Membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté (1893)
Membre correspondant du CTHS
Membre résidant de la Société d'émulation du Jura (1885-1920)
Membre de la Société française d'archéologie (1891)
Membre de la Société nationale des antiquaires de France (1889)

Maître, Abel

  • Personne
  • 1830-1899

Abel Maître est né à Paris en 1830. Sculpteur français, ancien élève d’Antoine-Louis Barye, il est directeur de l’atelier de moulage du Louvre (1848-1850). Il commence, en 1861, à assister Alexandre Bertrand dans ses fonctions au sein de la Commission de Topographie des Gaules. Sa tâche consiste alors à effectuer des moulages. En 1864, sous l’impulsion d’Auguste Verchère de Reffye, officier d’ordonnance de Napoléon III, un « Atelier de reproduction d’objets d’archéologie établi sous le patronage de l’Empereur » voit le jour au 47 rue de Sèvres à Paris. Les moulages effectués servent à remplir le tout jeune Musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines.

Abel Maître entre au Musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines en novembre 1866 avec le titre d’Inspecteur des ateliers et y travaille jusqu’en 1896. Il dirige les ateliers de moulage et de restauration. Considéré comme un passionné enthousiaste par ses contemporains, il collabore à l’expérimentation de reproduction d’armes antiques avec Verchère de Reffye, dont les démonstrations rencontrent un vif succès à Saint-Germain-en-Laye.

A la fin des années 1860, il fouille pour le compte du musée à la demande d’A. Bertrand. Il acquiert les sites de Magny-Lambert (Côte-d’Or) et de Saint-Maur (Val-de-Marne). Il effectue le moulage de l’arc d’Orange (Vaucluse) en 1869 et des parois gravées du Cairn de Gavrinis (Morbihan), ce que ses contemporains ont considéré comme une prouesse. A. Maître acquiert ainsi une solide connaissance de l’archéologie gauloise.

En 1894, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur et quitte son poste au Musée des Antiquités nationales à la fin de la même année.
Abel Maître décède en 1899 au Perreux (Val-de-Marne).

Beaune, Philibert

  • Personne
  • 1805-1867

Attaché de conservation au musée de Saint-Germain-en-Laye du 15 mars 1862 à sa mort le 30 décembre 1867.
Auteur du premier Historique du musée impérial en 1867

Flouest, Edouard

  • Personne
  • 1829-1891

Né le 18 avril 1829 au Puy (Haute-Loire), dans une famille d’origine normande, fils d’un père greffier puis avocat, Édouard Flouest entreprend des études de droit à la faculté de droit d’Aix-en-Provence. Il intègre la magistrature en 1851 et exerce successivement, en tant que substitut, à Brignoles où il est nommé le 28 octobre 1854, puis à Aix à partir du 1er mars 1856. En 1860, il est nommé procureur à Forcalquier, l’année suivante à Semur, deux ans plus tard à Chaumont, et la même année à Chalon-sur-Saône. Il devient enfin procureur impérial à Nîmes le 27 février 1867. Remplacé en 1870 à la chute du Second Empire, il est nommé procureur de la République dans la même ville en 1871, mais le soulèvement de la population contre sa nomination l’oblige à démissionner. Il s’installe alors à Lyon comme avocat où il reste jusqu’en 1877. Il réintègre ensuite la magistrature comme procureur général à Chambéry, puis la même année à Nancy, avant d’être affecté en janvier 1878 à Orléans. Reconnu par ses pairs pour sa rigueur, sa droiture et sa magnanimité, Édouard Flouest a eu une carrière très riche au gré de mutations qu’il a le plus souvent sollicitées dans la double perspective d’une évolution professionnelle et d’un rapprochement géographique avec la région natale de son épouse : la Bourgogne, et plus particulièrement l’arrondissement de Châtillon-sur-Seine où est installé son beau-père. Il est admis à la retraite le 13 janvier 1880, et déménage à Paris où il dirige la compagnie d’assurances La France. Il décède en 1891, à l’âge de 62 ans.
Édouard Flouest s’intéresse très tôt à l’archéologie nationale et s’implique dans les sociétés d’histoire et d’archéologie locales des arrondissements où il est nommé en y devenant membre-résidant ou membre-correspondant : Société des sciences historiques et naturelles de Semur, Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône ; Académie royale du Gard ; Société littéraire, archéologique et historique de Lyon ; Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie ; Société archéologique et historique de l’Orléanais ; Société historique et archéologique de Langres. En parallèle, il devient membre-correspondant de la Commission de Topographie des Gaules (CTG) en avril 1866, après la découverte du site archéologique de Chassey. Il participe au dictionnaire de la CTG en envoyant plusieurs notices communales et obtient, ou sollicite, l’aide de la CTG, pour mener des fouilles archéologiques à Chassey (Saône-et-Loire), puis à Nages (Gard) et sur le plateau du Magny-Lambert (Côte-d’Or). En dehors de ces fouilles de terrain, Édouard Flouest parcourt les musées et collections particulières : ses recherches se concentrent avant tout sur les objets, aspect que reflète parfaitement le fonds iconographique donné au musée d’Archéologie nationale. En 1872, il devient membre correspondant pour le ministère de l’Instruction publique pour la section d’archéologie du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) et envoie de nombreux articles inédits accompagnés de dessins, d’estampages ou de photographies. La constance de ses travaux, leur étendue géographique et chronologique, l’importance de son réseau relationnel, tant en province qu’à la capitale, sont autant de raisons qui motivent sa nomination comme membre-résidant de la Société des Antiquaires de France en 1884 et comme secrétaire-adjoint en 1890. Il devient alors le porte-parole de plusieurs érudits provinciaux, au nombre desquels figurent le Comte de la Sizeranne (Drôme), Paul du Châtellier (Finistère), Eugène Vignat et le vicaire Desnoyers (Orléans), Jean-Baptiste Counhaye (Suippes), l’abbé Guichard (Savoie), etc., pour relayer les découvertes faites sur le territoire national et pour soumettre certaines questions à l’expertise de la Société des Antiquaires de France.
Édouard Flouest est étroitement lié au musée des Antiquités nationales, actuel musée d’Archéologie nationale (MAN). La correspondance conservée au MAN atteste les échanges réguliers entre Édouard Flouest, Alexandre Bertrand, Gabriel de Mortillet ou Abel Maître entre 1867 et 1890. Soucieux de l’avancement de la connaissance archéologique à l’échelle nationale, Édouard Flouest prend son rôle de correspondant très à cœur et reste persuadé du rôle majeur que doit jouer le musée des Antiquités nationales pour la centralisation des connaissances et la diffusion de la science française à l’étranger. Il informe donc régulièrement la CTG, puis le MAN, de ses découvertes et de ses publications dont il envoie généralement des tirés-à-part pour la bibliothèque du musée. Il sollicite à plusieurs reprises le financement de certaines fouilles par la CTG ou par le MAN afin que les objets découverts puissent rejoindre les collections du MAN. Il a ainsi fouillé au Magny-Lambert avec Abel Maître et sous la direction d’Alexandre Bertrand. Donateur au profit du MAN de plusieurs objets de sa collection personnelle, généralement issus de ses propres fouilles, il encourage ses relations à faire de même ou d’accepter a minima le dépôt temporaire des objets au MAN afin que les ateliers puissent les reproduire en tirages en plâtre ou en photographies. Le MAN est également un lieu de travail pour Édouard Flouest qui vient y consulter les albums Cournault, les albums Pothier ou encore les albums documentaires du musée, dits Albums noirs. Il envoie par ailleurs plusieurs dessins, planches imprimées et planches aquarellées destinées à compléter cette documentation vivante.

Aldéguier, Auguste (d')

  • Personne
  • 1793-avant 1866

Membre fondateur de la Société archéologique du Midi de la France

Amé, Émile

  • Personne
  • 1821 - 19??

Correspondant de la CTG pour le Cantal

Bernède, Pierre-Emile

  • Personne
  • 1820 - 1900 ?

Correspondant CTG pour la Gironde (?)

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