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Notice d'autorité

Cadet de Gassicourt, Charles-Louis

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  • Personne
  • 1769-1821

Avocat, puis pharmacien. Docteur en sciences (1812). Secrétaire du Conseil de salubrité et de la section pharmacie de l'Académie de médecine.

Cailletet, Louis

  • Personne

Musée d’Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye

Canat de Chizy, Marcel

  • Personne
  • 1811-1891

Avocat. Érudit et historien local, fondateur de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône. Membre de la Société française d’archéologie et de l’Institut des provinces.

Canonge, J.

  • Personne
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Capitan, Louis

  • Personne
  • 1854-1929

Médecin et anthropologiste.

Caraven, Alfred

  • Personne
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Naturaliste
Correspondant du CTHS
Correspondant de la CTG (?) pour le Tarn
Membre et lauréat de plusieurs académies et sociétés savantes à Castres

Carrard, H.

  • Personne
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Collectionneur à Lausanne.

Carrère, P.

  • Personne
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Peintre.

Cartailhac, Edouard Philippe Emile

  • Personne
  • 1845 - 1921

Grand promoteur de la Préhistoire en France, Émile Cartailhac est membre non résident du CTHS à partir de 1870 et devient correspondant de la Commission de Topographie des Gaules. Il est chargé dans les années 1890 d'achever le Dictionnaire archéologique de la Gaule.
Encore jeune, il est sensibilisé à la Préhistoire par son oncle, Armand de Quatrefages, professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, et emploie ses loisirs à la fouille de dolmens en Aveyron. En 1867, il participe avec Gabriel de Mortillet et Édouard Lartet à la présentation des collections préhistoriques lors de l’Exposition universelle, puis est nommé secrétaire-adjoint du Congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistorique, la même année. Il est membre de la Société archéologique du Midi de la France dès 1866, et préside cette société savante entre 1914 et 1921. En 1869, Cartailhac acquiert la revue fondée par Gabriel de Mortillet Matériaux pour l’étude philosophique et positive de l’Homme, qu’il fusionne en 1889 avec la Revue d’anthropologie et la Revue d’ethnographie et devient co-directeur de L’Anthropologie. Le dernier fascicule du Dictionnaire archéologique de la Gaule, dont il avait repris le projet en 1894, n'est publié qu'en 1924, trois ans après sa mort.
Il étudie les mégalithes du Portugal et de l'Espagne en 1886, ceux des Baléares et de la Sardaigne en 1888. Après avoir nié l’authenticité des peintures rupestres d’Altamira, il reconnaît publiquement son erreur en 1902, puis publie avec l’abbé Breuil La Caverne d’Altamira. La collaboration des deux préhistoriens se poursuit avec l’exploration des grottes de Niaux (1906) et de Gargas (1910). Le prince de Monaco finance les fouilles des grottes de Grimaldi que mènent les deux hommes, et accompagné de leurs conseils fonde l’Institut de Paléontologie humaines en 1910. Soucieux de divulguer les connaissances sur la Préhistoire, Émile Cartailhac aménage le musée de Saint-Raymond à Toulouse, et remet aux musées de Toulouse et de Saint-Germain-en-Laye, le produit de ses fouilles. Il inaugure un cours d’archéologie préhistorique à la Faculté des sciences de Toulouse en 1882.

Cassou de Saint-Mathurin, Suzanne

  • Personne
  • 1900-1991

Préhistorienne, archéologue.
Avec Dorothy Garrod, elle met au jour entre 1947 et 1957 d'importantes sculptures pariétales sur le site du Roc-aux-sorciers (Angles-sur-Anglin, Vienne).

Castagné, Etienne

  • Personne
  • 1823-1890

Étienne Castagné naît le 29 juin 1823 dans la commune du Roc, canton de Peyrac (Lot). Son père, François Castagné, est propriétaire. Étienne Castagné devient agent-voyer, d’abord à Catus, puis à Saint-Céré et enfin à Cahors jusqu’à sa retraite. C’est un homme de terrain, particulièrement actif, à une époque où le Conseil général du département, suite à la loi sur les chemins vicinaux du 21 mai 1836, engage des moyens considérables pour l’entretien et l’amélioration des routes de grandes communications et des chemins vicinaux, politique encouragée et soutenue par l’empereur Napoléon III.
Depuis le début du XIXe siècle, une longue discussion s'est tenu entre spécialistes pour savoir où placer le site du dernier lieu de résistance des Gaulois après la défaite d'Alesia : Uxellodunum. Pour mettre un terme à la polémique, les autorités locales ont chargé Étienne Castagné, agent voyer chargé de l'entretien des chemins du département, de mener une étude sur les différents sites proposés. En 1866 et 1875, Étienne Castagné publie un rapport avec plans des ouvrages de fortification de l'oppidum de Murcens, du Puy d’Issolud et de l'Impernal à Luzech. Suite à ces résultats, Napoléon III, dans le second tome de l'Histoire de Jules César, déclara le Puy d’Issolud (Lot) comme étant Uxellodunum. Étienne Castagné est nommé correspondant de la Commission de Topographie des Gaules en 1870. A ce titre, il informe régulièrement le Musée gallo-romaine (futur musée des Antiquités nationales) des découvertes faites dans les environs de Cahors et enquête sur les questions que lui pose Alexandre Bertrand sur les antiquités du département. Il négocie régulièrement l’achat des objets archéologiques par le musée de Saint-Germain. Il signale également à la CTG un nouvel oppidum placé sur les hauteurs de Luzech, sur la montagne de l’Impernal. La CTG le sollicite alors pour une étude des vestiges, en particulier du mode de construction de la muraille. En effet, les fouilles dirigées par Castagné à Murcens (Lot) en 1867 ont révélé pour la première fois une fortification gauloise de type murus gallicus marquant une étape décisive dans la connaissance des oppida. Pour étayer son rapport, en 1868, Étienne Castagné ajoute à une description manuscrite minutieuse, des relevés d'une grande précision et des photographies.
Cette expertise sur trois oppida du département du Lot encourage Étienne Castagné à poursuivre ses recherches dans ce domaine. Son travail sur Murcens est primé au concours des sociétés savantes de l’Académie de Toulouse en 1870, ce qui le conforte dans ses positions. Après les fouilles de l’Impernal, il présente un article plus global sur ces trois sites (Puy-d’Issolud, Murcens, Impernal), avec une synthèse sur les murailles gauloises, au congrès de la Société française d’Archéologie à Toulouse en 1875, publié la même année dans les comptes rendus.
En 1877, il publie un nouvel opuscule sur Les voies romaines du département du Lot qui lui permet de mettre en perspective l’histoire des voies de communications auxquelles il a consacré sa carrière d’agent-voyer. La même année, il présente au congrès de la Société française d’Archéologie de Senlis un mémoire sur le camp des Césarines près de la ville de Saint-Céré, dont il a dirigé les fouilles. Le mémoire est publié en 1879 dans les comptes rendus du congrès.
Étienne Castagné décède le 18 août 1890 à Cahors, à l’âge de 67 ans.

Castan, Auguste

  • Personne
  • 1833 - 1892

Diplômé de l’Ecole des Chartes. D’abord adjoint de Charles Weiss, conservateur de la bibliothèque de Besançon, il le remplace ensuite à ce poste. Inspecteur des Archives communales du département du Doubs.

Correspondant de la CGHAF

Castelnau, Michel (de)

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  • Personne
  • 1518?-1592

Homme de guerre et diplomate, baron de Joinville, seigneur de Mauvissière et de Concressaut.

Catherine de Wurtemberg

  • /
  • Personne
  • 1783-1835

Fille du duc puis roi (1806) Frédéric Ier de Wurtemberg (1754-1816). Mariée en 1807, sur la demande de Napoléon Ier, à Jérôme Bonaparte (1784-1860), roi de Westphalie.

Cauchemé, Victor

  • Personne
  • 1845-1938

Dessinateur originaire de l'Oise, il est remarqué par l'érudit compiégnois Albert de Roucy qui le fait engager en 1864 comme attaché au musée archéologique du palais de Compiègne qui accueille les trouvailles des fouilles commanditées par Napoléon III dans la forêt de Compiègne. Sa tâche est de classer et dessiner les collections du musée. En 1870, une partie de ses dessins sont versées au musée d'Archéologie nationale, alors Musée gallo-romain, où ils sont encore conservés aujourd'hui. L'autre partie des dessins est conservée au musée Antoine Vivenel de Compiègne, où ils ont été déposés par la Société Historique de Compiègne.

Victor Cauchemé démissionne en 1874 de l'administration des musées et devient l'assistant d'Auguste Laffolye, architecte du château de Compiègne, puis du château de Saint-Germain-en-Laye. Dans ce cadre, il est chargé de restaurer et cataloguer les objets khmers de l'expédition du lieutenant Delaporte, destinés à être exposés au château de Compiègne. Il doit aussi inspecter les travaux de restauration de l'hôtel de ville. En 1876, il est nommé sous-inspecteur des bâtiments à l'agence du château de Compiègne. Il finit sa carrière comme inspecteur de 1re classe en 1908.
Victor Cauchemé est également professeur adjoint de dessin aux côtés de Félix Deligny entre 1881 et 1886. Il est décoré Officier d'Académie le 22 janvier 1898. Entre 1900 et 1912, suite au décès d'Albert de Roucy, il publie Description des fouilles archéologiques exécutées dans la forêt de Compiègne en quatre volumes. En 1906, il reçoit un brevet de décoration du prince de Bulgarie pour services rendus aux officiers de la mission étrangère au Château pendant les manœuvres.

Caumont, Arcisse (marquis de)

  • Personne
  • 1801-1873

Licencié en droit à l'université de Caen en 1822, il fonde, dès 1823, la Société linnéenne de Normandie et les Mémoires de la Société linnéenne de Normandie. L'année suivante, il fonde de la Société des antiquaires de Normandie et des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie. En 1830, il créé la Revue normande et, la même année, commence à enseigner à Caen un cours d'antiquités monumentales. Fondateur de l'Association normande pour les progrès de l'agriculture, de l'industrie et des arts en 1832, il devient la même année membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. En 1833, il fonde les Congrès scientifiques de France (et la collection Congrès scientifiques de France ), puis en 1834, la Société française d'archéologie pour la conservation des Monuments historiques (dite Société française d'archéologie) et le Bulletin monumental. Il créé en 1839 l'Institut des provinces de France dont l'Annuaire est publié en 1846, année où il devient délégué général du ministre de l'Instruction publique auprès des Sociétés savantes. En 1851, il créé le Congrès des délégués des Sociétés savantes des départements (à Paris).

Cazalis de Fontdouce, Paul

  • Personne
  • 1835 - 1931

Correspondant de la CTG pour l'Hérault
Correspondant de la CGHAF pour l'Hérault

Cessac, Pierre (de)

  • Personne
  • 1821 - 1889

Correspondant de la CTG pour la Creuse

Champion, Benoît

  • Personne
  • 1862-1952

Sculpteur, graveur et archéologue français.
Technicien de renommée mondiale du Musée des Antiquités nationales.

Chantre, Ernest

  • Personne
  • 1843 - 1924

Benoît Jean Paul Ernest Chantre est né le 13 janvier 1843 à La Guillotière (Rhône). Fils d'un courtier de commerce, il est licencié en Sciences à la faculté de Lyon quand il se passionne pour la préhistoire, et pour les différents sites archéologiques dans la région du Rhône. Il mène des recherches sur les âges du Bronze et du Fer, et sur les origines de la métallurgie dans sa région natale et dans les stations lacustres helvétiques. Sous l'influence du professeur Broca, il se dirige vers une étude anthropologique plus large, et propose dans les années 1870 le terme de « paléo-ethnologie » afin de tendre à une compréhension plus globale de l'évolution de l'humanité. Au début de l'année 1870, il est nommé correspondant de la Commission de Topographie des Gaules (CTG), pour le département du Rhône. Il publie en 1871 son premier ouvrage scientifique, Les Palafittes ou constructions lacustres du lac de Paladru (station des Grands-Roseaux), à la suite d'une mission de fouilles officielles de la CTG, et dont il livre les résultats archéologiques au musée des Antiquités nationales. En 1873, il devient co-éditeur avec son ami Émile Cartailhac de la revue Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'Homme, fondée par Gabriel de Mortillet en 1864. Jusqu'en 1888, il participe à la publication de quinze volumes de la revue. Ses premiers pas dans l'édition permettent de l'ancrer durablement dans le paysage scientifique de l'archéologie préhistorique. Il est élu secrétaire aux différents congrès internationaux d'anthropologie et d'archéologie préhistorique : à Copenhague en 1869, à Bologne en 1871, à Stockholm en 1874 ou encore à Budapest en 1876. Cette reconnaissance à l'échelle européenne est simultanée à son insertion dans le paysage scientifique lyonnais.
Alors qu'il est devenu attaché au Muséum d'Histoire naturelle de Lyon (MHNL) en 1871, il en devient sous-directeur en 1877, et ce jusqu'en 1910. Il marque la ville de Lyon par l'implantation de la discipline anthropologique, encore nouvelle dans cette région. Il créé au MHNL en 1874 un « Laboratoire d'anthropologie », le premier de la ville grâce au soutien financier de ses collègues de l'Association française pour l'Avancement des Sciences (AFAS) ainsi qu'à l'enthousiasme de Paul Broca pour ses projets scientifiques. Puis, il propose d'offrir à la municipalité lyonnaise sa collection personnelle, à la condition d'ouvrir une galerie dédiée spécifiquement aux sciences anthropologiques. Lors de son inauguration en 1878, Broca propose dans son discours d'invité d'honneur d'intégrer un enseignement public de l'anthropologie. La ville de Lyon fait alors entrer la discipline dans les cours municipaux, et en confie la responsabilité à Ernest Chantre. Cet engouement populaire connaît des réserves dans le monde universitaire lyonnais. L'anthropologie n'entre pas dans les programmes de la faculté. Jules Ferry, alors ministre de l'Instruction publique et sûrement convaincu par Paul Broca, organise officiellement l'enseignement de l'Anthropologie qui est finalement intégrée à la faculté des Sciences. Le nouveau poste est alors confié à Ernest Chantre en 1881. Onze ans plus tard, l'anthropologie est rattachée à la chaire de géologie, et devient l'ethnologie. En 1901, sa place dans les cursus universitaires est enfin reconnue : le doyen de la faculté des Sciences rend la discipline obligatoire pour la licence en Sciences, au même titre que la stratigraphie et la paléontologie, et c'est à Ernest Chantre de s'occuper de ce cours jusqu'en 1908. Enfin, il est reconnu officiellement par les instances scientifiques et universitaires en 1901, lorsqu'il devient docteur ès Sciences naturelles, à l'université de Lyon.
Fort de ces réussites sur les programmes universitaires de Sciences, Ernest Chantre fonde dans les années 1880 une Société d'Anthropologie lyonnaise, sur le modèle parisien de Paul Broca de 1859. Il est nommé secrétaire général de la société tandis que le Dr Paulet, professeur de la faculté de Médecine en devient le président. Avec cette société anthropologique, les savants tendent à une étude exhaustive de l'Homme, et de son évolution à divers points de vue. Ils intègrent ainsi la biologie, la zoologie, l'ethnographie et l'ethnologie, et jouent sur l'interdisciplinarité, notamment avec la linguistique, la géographie et surtout l'archéologie. Un bulletin annuel est publié, auquel participe activement Ernest Chantre, comme secrétaire mais aussi et surtout comme chercheur.
Ses activités dans la Société d'Anthropologie de Lyon s'intègrent dans un réseau de sociétés et d'associations régionale et nationales. Il est l'un des membres fondateurs de la Société géographique de Lyon en 1873, ou encore un membre de la Société linéenne de Lyon et devient son président d'honneur en 1922. Il intègre l'Académie des sciences, des belles-lettres et des arts de Lyon comme membre en 1872, puis le Comité des travaux historiques et scientifiques comme membre non-résident de 1891 à 1922. À cette dernière date, il devient membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, distinction qui couronne sa carrière.
Ces différentes sociétés et académies lui offrent la possibilité de publier et de se faire connaître : en 1904, il devient l'un des membres fondateurs de la Société préhistorique française, aboutissement d'une longue carrière de recherches sur la préhistoire française, mais aussi européenne. Son parcours scientifique s'incarne certes dans ses publications mais aussi et surtout dans ses dons d'objets archéologiques, résultat de ses fouilles en France et dans le Caucase notamment, à diverses grandes institutions muséales. Outre le MHNL de Lyon, son établissement de prédilection, il entretient de nombreux rapports avec le musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye auquel il donne de nombreux objets, à titre personnel ou en tant que correspondant de la CTG.
Ernest Chantre est également connu pour sa méthodologie scientifique : il promeut une démarche comparatiste, afin de mettre en place une méthode scientifique universelle. Il participe à partir des années 1870 à la refonte de la cartographie archéologique pour laquelle il soutient en 1874, au congrès d'Anthropologie et de Préhistoire de Stockholm, une Légende internationale pour les cartes préhistoriques, qui est adoptée par les préhistoriens européens. Il met en application cette légende cartographique dédiée à l'archéologie, dans son Atlas des sites archéologiques des différents départements français, qu'il réalise dans les années 1880, alors qu'il est membre de la Sous-commission d'inventaire des monuments mégalithiques et des blocs erratiques de la France et de l'Algérie. Créée en 1879 et présidée par Henri Martin, cette Sous-commission est rattachée à la Commission des monuments historiques. Les dix membres de cette Sous-commission se sont réparti différentes régions de France afin de dresser la liste des monuments mégalithiques ; Ernest Chantre se voit donc confier le groupe « sud-ouest ».
Cependant, Ernest Chantre ne se limite pas aux frontières françaises et toujours dans cette visée universelle de comparaison des cultures préhistoriques, il débute dès les années 1870 une longue série de voyages à l'étranger. Ses nombreuses pérégrinations sont pour la plupart réalisés sur ses deniers personnels, avant de bénéficier ponctuellement des financements et des ordres de missions de la Commission des voyages et des missions du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts au début des années 1880. Ernest Chantre parcourt l'Europe, en commençant par la Grèce et la Turquie en 1873. En 1879, il participe au congrès d'Anthropologie en Russie et s'intéresse aux fouilles réalisées dans le Caucase. Il obtient alors du ministère les fonds nécessaires pour retourner deux ans plus tard dans le Caucase et entreprendre des fouilles dans la nécropole de Koban, puis continuer son périple vers l'est, en Transcaucasie, au Kurdistan et en Arménie. En rapportant de nombreux objets (et certaines sépultures de Koban) en France pour le MHNL mais aussi pour le musée des Antiquités nationales, il obtient des lettres de missions de la Commission aux voyages et aux missions, bien qu'il continue de financer lui-même une grande partie de ses déplacements. Il se rend alors en Europe centrale, puis retourne vers l'Est de l'Europe, et se concentre au tout début du XXe siècle sur les terrains égyptiens et nubiens, ainsi que nord-africain. Tous ces voyages et missions donnent lieu à de nombreux articles, dessins et croquis, publiés dans les différentes revues auxquelles il participe, et à des récits plus littéraires écrits par son épouse Bellonie Chantre qui, dès leur mariage en 1886, est de tous ses voyages, non seulement comme secrétaire, mais aussi comme photographe et scientifique.
La chronologie des voyages d'Ernest Chantre révèle que la première partie de ses recherches – des années 1860 à 1880 – se concentre autour du bassin du Rhône, du Dauphiné et de la Suisse. Puis, il élargit ses recherches avec le recensement des différents monuments mégalithiques pour réaliser des statistiques et, à terme un atlas archéologique de la France qui ne sera jamais publié mais donné au musée des Antiquités nationales. Simultanément, il se tourne vers l'Europe centrale et orientale, à la recherche des origines de la métallurgie, grande préoccupation des savants contemporains. En traversant l'Arménie à partir des années 1890, il commence aussi à étudier avec son épouse l'anthropométrie, selon une démarche de comparatisme scientifique.
La fin de sa vie est toutefois marquée par « l'affaire du crâne ». En 1908, cette affaire de plagiat le confronte à son supérieur au MHNL, le directeur Louis Lortet qui jette alors l'opprobre sur les différentes recherches et publications d'Ernest Chantre, et plus particulièrement celles concernant l’Égypte. Il est alors démis de ses fonctions au musée et son poste universitaire est supprimé. Bien qu'il ait obtenu un droit de réponse dans la presse et qu'une partie de la communauté scientifique le soutienne, il est difficile de nier l'ombre que cette affaire a jeté sur la fin de sa carrière, et sur sa postérité. À partir des années 1910 il semble néanmoins organiser sa succession, en donnant notamment au musée des Antiquités nationales une partie de ses travaux sur l'archéologie nationale ainsi qu'une partie de sa bibliothèque personnelle. Il lègue ensuite sa fortune personnelle aux hospices civils de Lyon ; ce qui n'est peut-être pas sans relation avec le fait son épouse était la directrice d'un hôpital dirigé par l'Union des femmes françaises, dont elle était elle-même la présidente à Lyon. Il meurt à Écully (Rhône) le 24 décembre 1924.

Chantron, Antoine

  • Personne
  • 1819-1892

Fils d’Antoine Chantron, colonel né à Avignon puis administrateur du musée Calvet. Dessinateur, peintre et lithographe.

Chappuis, Charles

  • Personne
  • 1822 - 1897

Correspondant de la CTG pour les Hautes-Alpes

Chapu, Henri

  • Personne
  • 1833-1891

Sculpteur français.

Charles IX

  • /
  • Personne
  • 1550-1574

Roi de France de 1560 à 1574.

Charles V

  • Personne
  • 1338 - 1380

Charles VI

  • Personne
  • 1368 - 1422

Charles VIII

  • Personne
  • 1470 - 1498

Charmes, Xavier

  • Personne
  • 1849 - 1919

Secrétaire général du Comité des travaux historiques et scientifiques

Chartier, ?

  • Personne
  • ....-....

Dessinateur-géographe officiel de la Commission de Topographie des Gaules

Chevrier, Jules

  • Personne
  • 1816-1883

Fils d'un négociant en textile, Jules Chevrier fonde la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône en 1844 avant de partir à Paris où il intègre l'atelier de Thomas Couture. En 1851, il achète l’hôtel dit « de Roger Thomas » à Beaune et s'insère dans la vie municipale comme conseiller puis 2e adjoint. Il créé la Société des amis des arts et entreprend plusieurs fouilles, notamment à Saint-Jean-des-Vignes et à la Grange-Frangy.Il est cofondateur du musée Vivant-Denon de Chalon-sur-Saône dont il occupe jusqu'à sa mort le poste de directeur. Il lègue par testament à la ville de Chalon plus de 600 objets, dont beaucoup proviennent de Chalon-sur-Saône et de ses environs. Il publie peu avant sa mort un ouvrage intitulé Chalon pittoresque et démoli.

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