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Notice d'autorité

Muret, Jean-Baptiste

  • Personne
  • (1795-1866)

Jean-Baptiste Muret entre en 1831 au Cabinet des médailles où il exerce la charge d'employé-dessinateur. Dans le cadre de cet emploi, il réalise également des moulages de monnaies et de pierres gravées. Chargé à partir de 1848 de tenir les fiches d'inventaire des objets archéologiques du cabinet, il est nommé bibliothécaire en 1863.
Les dessins qu'il réalise au cours de sa carrière sont mobilisés dans de nombreuses publications, comme le Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes, recueillis par le Baron Vivant Denon (1816-1820)2.
Il travaille également comme illustrateur pour l'édition : il réalise des lithographie d’après les dessins de Moritz Retzsch, d'Horace Vernet et d'Ingres.
En trente-cinq ans de carrière, il dessine plus de 8 000 objets antiques copiés d'après diverses sources. Les objets du cabinet des médailles sont les plus représentés, mais ses dessins documentent également des artefacts conservés en collections privées et dans des musées français et étrangers. Il arrive également à Jean-Baptiste Muret de copier les reproductions de grandes publications antiquaires.
Les 1986 planches réalisées par Jean-Baptiste Muret pour le Cabinet des médailles sont conservées dans onze volumes reliés grand folio, achetés par la Bibliothèque nationale après sa mort auprès de son fils Ernest. Une partie seulement des objets représentés est identifiée par des légendes, plus ou moins lacunaire.

Depuis 2017, un projet de recherche mené par l'Institut national d'Histoire de l'Art à Paris vise à éditer numériquement le corpus.

Maret de, Arthur

  • Personne
  • ? - 1891

Arthur de Maret a fouillé la grotte du Placard entre 1874 (?) et 1888.. Il constitue, à partir du produit de ses fouilles, une collection de première importance, tant par son volume que par sa place dans le contexte de la querelle scientifique, dite « bataille de l’Aurignacien », qui oppose Adrien de Mortillet et l’abbé Henri Breuil.
En 1909 et 1910, la veuve d'Arthur Maret vend au Musée des Antiquités nationales une collection de céramiques préhistoriques et protohistoriques provenant de la grotte du Placard, puis une partie du mobilier moustérien, solutréen et magdalénien, alors que le Muséum national d’Histoire naturelle achète également des séries solutréennes et magdaléniennes.

Cauchemé, Victor

  • Personne
  • 1845-1938

Dessinateur originaire de l'Oise, il est remarqué par l'érudit compiégnois Albert de Roucy qui le fait engager en 1864 comme attaché au musée archéologique du palais de Compiègne qui accueille les trouvailles des fouilles commanditées par Napoléon III dans la forêt de Compiègne. Sa tâche est de classer et dessiner les collections du musée. En 1870, une partie de ses dessins sont versées au musée d'Archéologie nationale, alors Musée gallo-romain, où ils sont encore conservés aujourd'hui. L'autre partie des dessins est conservée au musée Antoine Vivenel de Compiègne, où ils ont été déposés par la Société Historique de Compiègne.

Victor Cauchemé démissionne en 1874 de l'administration des musées et devient l'assistant d'Auguste Laffolye, architecte du château de Compiègne, puis du château de Saint-Germain-en-Laye. Dans ce cadre, il est chargé de restaurer et cataloguer les objets khmers de l'expédition du lieutenant Delaporte, destinés à être exposés au château de Compiègne. Il doit aussi inspecter les travaux de restauration de l'hôtel de ville. En 1876, il est nommé sous-inspecteur des bâtiments à l'agence du château de Compiègne. Il finit sa carrière comme inspecteur de 1re classe en 1908.
Victor Cauchemé est également professeur adjoint de dessin aux côtés de Félix Deligny entre 1881 et 1886. Il est décoré Officier d'Académie le 22 janvier 1898. Entre 1900 et 1912, suite au décès d'Albert de Roucy, il publie Description des fouilles archéologiques exécutées dans la forêt de Compiègne en quatre volumes. En 1906, il reçoit un brevet de décoration du prince de Bulgarie pour services rendus aux officiers de la mission étrangère au Château pendant les manœuvres.

Lespinasse de Pebeyre, Louis Charles (de)

  • Personne
  • 1818-1902

Inspecteur spécial du ministère de la police générale (Perpignan), 1er mars 1852, poste supprimé le 5 mars 1853.
Sous-préfet de Lannion de 1853 à 1855 ; de Villeneuve-sur-Lot de 1855 à 1857.
Secrétaire général de la Seine-Inférieure de 1857 à 1860.
Préfet de la Lozère de 1861 à 1864 ; du Lot de mars 1864 à avril-mai 1868 ; des Landes de 1868 à 1870, démissionnaire le 6 septembre 1870 .
Trésorier-payeur général de la Corrèze, 12 avril 1871 ; en disponibilité le 25 janvier 1879.
Il est l'un des fondateurs de la Société des Lettres Sciences et Arts de la Corrèze en 1878.

Dutasta, Henri

  • Personne
  • 1843-1889

Henri Dutasta naît à Bordeaux le 12 octobre 1843. Son père, Jean-Baptiste Eugène Dutasta, est directeur de l’hôpital Saint-Jean à Bordeaux.
Après un cursus à l’École normale supérieure de Paris, il est nommé professeur de philosophie au lycée de Cahors en octobre 1866 et entreprend des recherches sur l’histoire de la région. Le 29 mars 1867, il donne une conférence à l’hôtel de ville de Cahors, intitulée « De la science ». À la fin de l’année 1867, il accompagne Étienne Castagné sur le site de Murcens et adresse un rapport au préfet Louis Charles de Lespinasse de Pebeyre le 3 février 1868 dans lequel il décrit le site, en regard de l’Histoire de Jules César, et annonce les résultats positifs des premiers sondages réalisés.
Henri Dutasta ne reste que deux années au lycée de Cahors, il est ensuite muté au lycée de Toulon. Il mène une carrière politique, entre au conseil municipal de Toulon en 1871 et en est maire de 1878 à 1888.
Henri Dutasta décède le 14 juillet 1889.

Castagné, Etienne

  • Personne
  • 1823-1890

Étienne Castagné naît le 29 juin 1823 dans la commune du Roc, canton de Peyrac (Lot). Son père, François Castagné, est propriétaire. Étienne Castagné devient agent-voyer, d’abord à Catus, puis à Saint-Céré et enfin à Cahors jusqu’à sa retraite. C’est un homme de terrain, particulièrement actif, à une époque où le Conseil général du département, suite à la loi sur les chemins vicinaux du 21 mai 1836, engage des moyens considérables pour l’entretien et l’amélioration des routes de grandes communications et des chemins vicinaux, politique encouragée et soutenue par l’empereur Napoléon III.
Depuis le début du XIXe siècle, une longue discussion s'est tenu entre spécialistes pour savoir où placer le site du dernier lieu de résistance des Gaulois après la défaite d'Alesia : Uxellodunum. Pour mettre un terme à la polémique, les autorités locales ont chargé Étienne Castagné, agent voyer chargé de l'entretien des chemins du département, de mener une étude sur les différents sites proposés. En 1866 et 1875, Étienne Castagné publie un rapport avec plans des ouvrages de fortification de l'oppidum de Murcens, du Puy d’Issolud et de l'Impernal à Luzech. Suite à ces résultats, Napoléon III, dans le second tome de l'Histoire de Jules César, déclara le Puy d’Issolud (Lot) comme étant Uxellodunum. Étienne Castagné est nommé correspondant de la Commission de Topographie des Gaules en 1870. A ce titre, il informe régulièrement le Musée gallo-romaine (futur musée des Antiquités nationales) des découvertes faites dans les environs de Cahors et enquête sur les questions que lui pose Alexandre Bertrand sur les antiquités du département. Il négocie régulièrement l’achat des objets archéologiques par le musée de Saint-Germain. Il signale également à la CTG un nouvel oppidum placé sur les hauteurs de Luzech, sur la montagne de l’Impernal. La CTG le sollicite alors pour une étude des vestiges, en particulier du mode de construction de la muraille. En effet, les fouilles dirigées par Castagné à Murcens (Lot) en 1867 ont révélé pour la première fois une fortification gauloise de type murus gallicus marquant une étape décisive dans la connaissance des oppida. Pour étayer son rapport, en 1868, Étienne Castagné ajoute à une description manuscrite minutieuse, des relevés d'une grande précision et des photographies.
Cette expertise sur trois oppida du département du Lot encourage Étienne Castagné à poursuivre ses recherches dans ce domaine. Son travail sur Murcens est primé au concours des sociétés savantes de l’Académie de Toulouse en 1870, ce qui le conforte dans ses positions. Après les fouilles de l’Impernal, il présente un article plus global sur ces trois sites (Puy-d’Issolud, Murcens, Impernal), avec une synthèse sur les murailles gauloises, au congrès de la Société française d’Archéologie à Toulouse en 1875, publié la même année dans les comptes rendus.
En 1877, il publie un nouvel opuscule sur Les voies romaines du département du Lot qui lui permet de mettre en perspective l’histoire des voies de communications auxquelles il a consacré sa carrière d’agent-voyer. La même année, il présente au congrès de la Société française d’Archéologie de Senlis un mémoire sur le camp des Césarines près de la ville de Saint-Céré, dont il a dirigé les fouilles. Le mémoire est publié en 1879 dans les comptes rendus du congrès.
Étienne Castagné décède le 18 août 1890 à Cahors, à l’âge de 67 ans.

Moreau, Thomas Frédéric

  • Personne
  • 1798-1898

Thomas-Frédéric Moreau, ou Frédéric Moreau père, est né à Paris le 13 Messidor an VI (1er juillet 1798). Marchand de bois et négociant comme son père, il est établi à Paris. Membre du conseil général du département de la Seine, et du conseil municipal de Paris, il est également membre du conseil d’escompte de la banque de France. Il est décoré chevalier de la légion d’honneur en 1837. Il publie en 1840 le Code du commerce des bois carrés, charpente, sciage et charronnage réunis pour l’approvisionnement de Paris et, 3 ans plus tard, une analyse historique du flottage en trains dans le Recueil de la Société polytechnique ou Recueil industriel.
À sa retraite, âgé de 70 ans, il s’installe dans l’Aisne à Fère-en-Tardenois où il développe une passion pour l’archéologie. Il entreprend, le 20 septembre 1873 des fouilles à Caranda, nom d’un moulin situé sur la rivière de l’Ourcq et des terres qui en dépendent sur lesquelles se trouvent un dolmen. Frédéric Moreau conserve ce nom comme générique pour l’ensemble de sa collection archéologique bien que celle-ci soit le résultat de près de 30 années de fouilles en divers lieux du département de l’Aisne : Cierges (Caranda), Arcy-Sainte-Restitue, Fère-en-Tardenois (Sablonnières), Bruyères-sur-Fère (Trugny), Brény, Armentières, Chouy, Aiguisy et Nampteuil-sous-Muret, etc. Sa principale motivation, au départ, est l’ « occupation instructive » de ses enfants et petits-enfants lors des vacances passées dans la demeure familiale (cf. 2019003/1). Les découvertes attirent l’attention de la Société historique de Château-Thierry qui, venant visiter les fouilles, encouragèrent Frédéric Moreau père à poursuivre ses explorations et lui conseillèrent la tenue d’un procès-verbal pour chaque journée d’exploration, tâche qu’il exécute avec sérieux et rigueur. Ses fouilles et la présentation de ses collections attirent de nombreux savants passionnés d’archéologie qui contribuent à la notoriété de l’entreprise et répondent aux interrogation fondées de leur inventeur. Il est nommé officier de l’Instruction publique.
Encouragé par Gabriel de Mortillet, Frédéric Moreau père entreprend de publier, à compte d’auteur, sa collection en 20 fascicules imprimés entre 1877 et 1898, comprenant 230 planches illustrées par Jules Pilloy, agent-voyer d’arrondissement de Saint-Quentin. 300 exemplaires sont imprimés (texte imprimé par Charles Poëtte à Saint-Quentin ; planches imprimées chez Bourbier, imprimeur-lithographe à Saint-Quentin) et distribués par Frédéric Moreau père à ses proches et à diverses institutions publiques ou sociétés savantes.
Avec les objets archéologiques mis au jour pendant ses fouilles, Frédéric Moreau père forme deux collections, l’une à Fère-en-Tardenois, l’autre à Paris dans son hôtel au 98 rue de la Victoire. Une sélection est présentée dans l’exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologique (section 1) de l’Exposition universelle de 1889. Il effectue plusieurs dons en faveur de musées, à sa famille ou à des amis.
Il décède le 21 octobre 1898, à l’âge de 100 ans.

Guégan de Lisle, Paul

  • Personne
  • 1819-1892

Paul Guégan de Lisle, dit Paul Guégan, naît à Versailles le 20 mars 1819 au domicile de ses parents, 9 rue Royale. Il est le fils d’un professeur du nom de Joseph Guégan et de Louise-Elisabeth de Lisle.
Paul Guégan est préposé en chef de l’octroi à Saint-Germain-en-Laye de 1855 à 1882. Il assiste à la restauration du château de Saint-Germain et à l’installation dans ce lieu du Musée gallo-romain fondé en 1862, futur musée des Antiquités nationales, aujourd’hui musée d’Archéologie nationale. Paul Guégan se lie d’amitié avec Philibert Beaune, attaché à la conservation du musée. Ce dernier l’initie aux « choses préhistoriques » et lui transmet sa passion pour l’archéologie (cf. introduction de la monographie, 2019004/1). Le 24 janvier 1863 est enregistré le premier don de Paul Guégan et du vicaire de Questembert : un morceau de poterie à pâte grossière et noire provenant du Morbihan. Ce don semble confirmer l’origine bretonne de la famille Guégan, que rappelle Édouard Fourdrignier dans l’éloge funèbre de Paul Guégan. Le contexte saint-germanois est alors tout à fait favorable aux études préhistoriques ; le maire, Jules-Xavier Saguez de Breuvery, est aussi versé dans les études préhistoriques et a offert au musée de Saint-Germain les artefacts recueillis dans les cavernes des bords de la Vézère en Dordogne.
Sur les conseils de Philibert Beaune, Paul Guégan se lance dans des travaux de recherches sur les vestiges archéologiques du département de Seine-et-Oise. Il est soutenu par Alexandre Bertrand, nommé conservateur du Musée gallo-romain en 1866, et par Gabriel de Mortillet, qui remplace Philibert Beaune en 1867 en tant qu’attaché de conservation. Paul Guégan entreprend des recherches sur le terrain, notamment à Conflans-Sainte-Honorine, à Marly-le-Roi, au Pecq et à l’Étang-la-Ville. Il prend des notes, et dessine les sites ainsi que les objets mis au jour. Il signale les vestiges à la communauté savante, notamment au Musée gallo-romain, à la Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise puis à la Commission des Antiquités et Arts du département de Seine-et-Oise. Il n’hésite pas à solliciter les hommes politiques – le maire de Saint-Germain et le préfet du département de Seine-et-Oise – pour assurer la sauvegarde des vestiges ou obtenir des moyens autant que des conseils. Ces découvertes sont diffusées par le biais de la Revue archéologique, des Mémoires de la Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise et du Bulletin de la Commission des Antiquités et Arts du département de Seine-et-Oise ou de mémoires manuscrits consultables à la bibliothèque du musée de Saint-Germain. C’est à lui que l’on doit le sauvetage de l’allée couverte de Conflans-Sainte-Honorine menacée de destruction en 1874 et transportée dans les fossés du château de Saint-Germain. Ces nouvelles découvertes permettent à leur inventeur d’affirmer que le département de Seine-et-Oise doit être « classé parmi les plus riches en monuments des âges reculés de la pierre » ainsi qu’il le note dans l’introduction de sa Monographie des Monuments mégalithiques et des objets travaillés par l’homme aux temps préhistoriques dans le Département de Seine-et-Oise (2019004/1).
Le 14 février 1873, Paul Guégan devient membre correspondant de la Société des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Seine-et-Oise. Il est ensuite nommé membre de la Commission des Antiquités et Arts de Seine-et-Oise, probablement suite à la réorganisation du 2 septembre 1881. Cette commission avait été fondée par arrêté préfectoral le 2 septembre 1878, pour répondre aux instructions du ministère de l’Instruction publique et des Beaux-arts d’entreprendre un inventaire général des œuvres d’art. Plusieurs membres étaient désignés par arrondissement, Alexandre Bertrand avait été nommé parmi les premiers pour celui de Versailles. En 1881, le préfet ajoute à cet objectif une dimension archéologique ; les membres ont alors pour missions complémentaires « l’examen et la conservation des antiquités de toute nature existant ou qui seront découvertes dans le département », la contribution aux travaux engagés par le ministère de l’Instruction publique – à savoir le dictionnaire topographique, le répertoire archéologique et la carte monumentale du département –, la surveillance des découvertes archéologiques et l’aide pour la création de musées (Bulletin 1882, p. 11). Dans le Bulletin de la Commission des Antiquités et Arts du département de Seine-et-Oise, Paul Guégan est simplement identifié comme archéologue à Saint-Germain-en-Laye, tandis que ses collègues se voient attribuer leurs fonctions exactes (professeurs, architectes, publiciste, employés à la Préfecture, etc.). Il est particulièrement actif au sein de cette commission ; il y rencontre des passionnés d’archéologie qui jouent le rôle d’informateurs locaux. En 1891, le préfet nomme Paul Guégan inspecteur des Monuments et des Antiquités pour l’arrondissement de Versailles.
En parallèle, il devient correspondant de la Commission de Topographie des Gaules (CTG) pour le département de Seine-et-Oise à une date encore inconnue. Il signe comme tel un mémoire de février 1879. La CTG est dissoute en 1880 mais, comme beaucoup d’autres correspondants, Paul Guégan est alors correspondant de la nouvelle et éphémère Commission de géographie historique de l’ancienne France, chargée d’achever les travaux entrepris par la CTG, mais qui s’éteind elle-même en 1883.
Dans l’introduction de sa monographie (voir 2019004/1), Paul Guégan affirme que c’est Alexandre Bertrand qui lui aurait donné l’idée d’entreprendre ce vaste inventaire intitulé Monographie des Monuments mégalithiques et des objets travaillés par l’homme aux temps préhistoriques dans le Département de Seine-et-Oise et lui aurait prodigué son avis et ses encouragements en maintes occasions. Paul Guégan souhaite faire pour la Seine-et-Oise un travail similaire à celui d’Eugène Belgrand (1810-1878) pour la Seine, de Louis Grave pour l’Oise et d’Édouard Fleury (1815-1883) pour l’Aisne. Il y consacre 20 années de labeur ; il s’appuie tout d’abord sur les études anciennes, qu’il réétudie et complète avec les nouvelles découvertes qu’il fait lui-même ou qui lui sont transmises par les autres membres de la Commission et par des contacts locaux. Il se déplace autant que ses ressources et son temps libre le lui permettent, mais travaille aussi d’après les ouvrages et articles publiés. Il dessine les objets mis au jour, conservés dans les collections particulières ou au musée de Saint-Germain, dans lequel il se rend très fréquemment. Il publie d’ailleurs un guide à destination du public en 1878 dans un souci de vulgarisation de la Préhistoire. Ses dessins à l’encre ou à l’aquarelle traduisent un souci du détail et du rendu de la couleur. Les vues de sites sont complétées par des relevés en plans ou en coupes qui dénotent une certaine rigueur scientifique. Jusqu’en 1881, Paul Guégan donne à de nombreuses reprises des objets originaux, découverts dans le département de Seine-et-Oise, au musée des Antiquités nationales. Il contribue ainsi à l’acceptation pleine et entière des études préhistoriques dans la sphère de l’archéologie. Mais pour son étude sur les antiquités de Seine-et-Oise, il prend également en compte les époques protohistorique, gallo-romaine et mérovingienne.
Paul Guégan décède le 13 septembre 1892 à Saint-Germain-en-Laye, à son domicile 26 rue de la Salle. Il était officier d’Académie depuis le 11 février 1880. Sa fille avait épousé Henri Jules Jucher, employé du chemin de fer de l’Ouest, et habitait au Vésinet. Son fils, F. Guégan, médecin et chef de l’hôpital militaire de Kef en Tunisie, puis directeur-adjoint de la Santé et de l’Hygiène publique auprès du gouvernement tunisien, est également très sensible à l’archéologie et mène quelques explorations en Afrique du Nord.

Gürr, ?

  • Personne

Convention nationale

  • /
  • Collectivité
  • 1792-1795

Assemblée, élue au suffrage universel masculin, qui gouverna la France du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795.

Cassou de Saint-Mathurin, Suzanne

  • Personne
  • 1900-1991

Préhistorienne, archéologue.
Avec Dorothy Garrod, elle met au jour entre 1947 et 1957 d'importantes sculptures pariétales sur le site du Roc-aux-sorciers (Angles-sur-Anglin, Vienne).

Dufresne, ?

  • Personne
  • ....-....

Habite à Saint-Jeoire.

Jahard, ?

  • Personne

Monod, C.

  • Personne

Fraisse, ?

  • Personne
  • ....-....

Habite à Sisteron.

Carrard, H.

  • Personne
  • ....-....

Collectionneur à Lausanne.

Quicherat, Jules

  • Personne
  • 1814-1882

Diplômé archiviste-paléographe de l'École des chartes en 1837, il est professeur d'archéologie médiévale dans cette même école de 1847 à 1878 et professeur de diplomatique de 1849 à 1870. Membre du Comité des Travaux historiques en 1858 et membre de la commission des monuments historiques en 1871, il devient directeur de l'École des chartes de 1871 à 1882.

Caumont, Arcisse (marquis de)

  • Personne
  • 1801-1873

Licencié en droit à l'université de Caen en 1822, il fonde, dès 1823, la Société linnéenne de Normandie et les Mémoires de la Société linnéenne de Normandie. L'année suivante, il fonde de la Société des antiquaires de Normandie et des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie. En 1830, il créé la Revue normande et, la même année, commence à enseigner à Caen un cours d'antiquités monumentales. Fondateur de l'Association normande pour les progrès de l'agriculture, de l'industrie et des arts en 1832, il devient la même année membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. En 1833, il fonde les Congrès scientifiques de France (et la collection Congrès scientifiques de France ), puis en 1834, la Société française d'archéologie pour la conservation des Monuments historiques (dite Société française d'archéologie) et le Bulletin monumental. Il créé en 1839 l'Institut des provinces de France dont l'Annuaire est publié en 1846, année où il devient délégué général du ministre de l'Instruction publique auprès des Sociétés savantes. En 1851, il créé le Congrès des délégués des Sociétés savantes des départements (à Paris).

Damour, ?

  • Personne

Davilliers, Henri

  • Personne
  • 1813-1882

Président de la compagnie de chemin de fer de l’Est à partir de 1875.

Berthier, Charles

  • Personne

Administrateur et gendre de Thomas-Frédéric Moreau.

Barbey, Alphonse

  • Personne

Archiviste bibliothécaire de la Société historique et archéologique de Château-Thierry, et président de cette Société de 1887 à 1893.

Milet, Ambroise

  • Personne
  • 1829-1916

Fils et petit-fils de potier, Ambroise Milet entre à la manufacture de Sèvres où il est nommé successivement « directeur des fours et des pâtes » puis « chef de fabrication » avant de quitter la manufacture en 1883. Historien, il devient ensuite conservateur du Musée et de la Bibliothèque de Dieppe.

La Croix, Camille-Adolphe-Ferdinand-Marie (de)

  • Personne
  • 1831-1911

Camille-Adolphe-Ferdinand-Marie de La Croix naît en 1831 à Mont-Saint-Auber, près de Tournai en Belgique. Après des études au collège jésuite de Brugelette, près d'Ath en Belgique, puis à celui de Vannes de 1850 à 1853, il choisit de consacrer sa vie à la religion, fait son noviciat à Issenheim dans le Haut-Rhin, et poursuit ses études de théologie. Il est ordonné prêtre le 24 septembre 1864 à Paris. Il entreprend en 1876 des recherches sur les premières grandes figures chrétiennes en Poitou et entreprend dès 1877 des fouilles dans l'église Saint-Hilaire-de-la-Celle, à la recherche de vestiges de saint Hilaire, premier évêque de Poitiers. Il est nommé membre titulaire résident de la Société des antiquaires de l'Ouest le 15 novembre 1877. Les fouilles qu'il mène à Poitiers et dans les environs mettent au jour les vestiges des thermes romains de Poitiers et l'Hypogée-martyrium des Dunes, une crypte mérovingienne. En août 1884, il est chargé par le Conseil général de la Vienne de dresser la « carte archéologique, gauloise, gallo-romaine et mérovingienne de la Vienne » pour l'Atlas cantonal du département. Pour cela, il sillonne le département, exhume les vestiges archéologiques. Il contribue aussi à des fouilles situées en dehors du département (Deux-Sèvres, Indre-et-Loire, Loire-Atlantique, Eure, etc.). En 1881, il devient conservateur du musée de la Société des Antiquaires de l'Ouest. Le Père Camille La Croix décède à Poitiers, le 12 avril 1911, et lègue à la Société des antiquaires de l'Ouest les terrains qu'il avait acquis pour mener à bien ses fouilles à l'Hypogée des Dunes, sa bibliothèque, ses collections, ses moulages, « ses notes personnelles et ses dessins ».

Demay, Léon

  • Personne
  • ....-....

Secrétaire de Thomas-Frédéric Moreau.

Ciceri, Eugène

  • Personne
  • 1813-1890

Fils et élève de Pierre-Luc-Charles Cicéri (1782-1868), Eugène Ciceri est peintre, dessinateur et lithographe.

Sagot, Émile

  • Personne
  • 1805-v. 1875

Formé à l'École des Beaux-arts de Dijon, Émile Sagot devient architecte, dessinateur et archéologue. Inspecteur correspondant de la Commission des monuments historiques de Côte-d'Or, il s'installe à Paris vers 1845. Il contribue, par ses dessins, à la collection des Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France de Taylor et Nortier.

Varin, Eugène

  • Personne
  • 1831-1911

Graveur. Il a travaillé en association avec ses frères Amédée Varin (1818-1883) et Adolphe Varin (1821-1897).

Poussant, L. A.

  • Personne
  • ....-....

Géomètre à Fère-en-Tardenois. Il devient membre de la Société historique et archéologique de Château-Thierry en janvier 1874.

Waléry (studio de photographies)

  • Collectivité
  • Fin du XIXe siècle

Studio de photographies tenu par Stanislas Julien Ostrorog dit Waléry (photographe, 1863-1929) puis par Lucien Charles Auguste Varsavaux (photographe, 1866-1935)

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