Archives du musee archeologique nationale

Archives du musee archeologique nationale

Fonds / - Collection - Commission de Topographie des Gaules

Liste manuscrite des membres Tableau récapitulatif sur... 25 octobre 1858 5 avril 1859 8 avril 1862 23 décembre 1862 Récapitulatifs des dépens... Note sur les dépenses lié... Deuxième rapport sur les ... Arrêté portant sur la cré...
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Identity area

Reference code

/

Title

Collection - Commission de Topographie des Gaules

Date(s)

  • 1843 - 1924 (Creation)

Level of description

Fonds

Extent and medium

Les fonds produits par les membres de la Commission de Topographie des Gaules et sa tutelle, le ministère de l'Instruction publique, sont aujourd'hui très dispersés. Il est difficile d'en évaluer le volume initial.
Les fonds sont sur support papier, plaques de verre, calques, reproductions numérisées.

Context area

Name of creator

Commission de Topographie des Gaules (1858 - 1880)

Administrative history

La Commission de la Topographie des Gaules (CTG) est une commission de savants créée par Napoléon III le 17 juillet 1858, avec pour objectifs de dresser trois cartes et de rédiger deux dictionnaires visant à éclairer la topographie antique du territoire national. Pour ce faire, la CTG -qui compte moins de 20 membres à sa création- va immédiatement tisser un grand réseau à travers le pays en nommant des correspondants dans tous les départements, s'appuyant souvent sur les sociétés savantes locales. Officiers, ingénieurs, archivistes, professeurs de lycée, hommes d'église et autres notables sont ainsi mobilisés pour mener des recherches dans leurs régions respectives et faire remonter ces informations à Paris, au Ministère de l'Instruction publique dont dépend la Commission.
La CTG a survécu à la chute du Second Empire ; elle ne disparaît que le 20 janvier 1880 lorsqu'elle est officiellement remplacée par la Commission de géographie historique de l'ancienne France.

Name of creator

Ministère de l'Instruction publique (1828 - 1932)

Administrative history

L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".
Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.
Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.

Archival history

La Commission de Topographie des Gaules, ou CTG, a été créée le 17 juillet 1858 sous l’impulsion de Napoléon III, soucieux de rédiger son « Histoire de Jules César » et de livrer à la France les témoignages antiques de son passé au travers des sites fameux de la « Guerre des Gaules ».
Les objectifs initiaux étaient d’éditer trois cartes et trois dictionnaires apportant un éclairage sur les Gaules celtique, gallo-romaine, et mérovingienne. Pour ce faire, la CTG, sous la direction de Félicien de Saulcy, tisse un vaste réseau de correspondants présents dans tous les départements, en s'appuyant sur les sociétés savantes. Militaires, archivistes, enseignants, hommes d'église et autres notables, sont ainsi mobilisés pour collecter informations et objets puis les envoyer au ministère de l'Instruction publique selon une méthodologie clairement établie. Très vite, les travaux se veulent exhaustifs, dépassent le projet initial et s'intéressent aux vestiges préhistoriques.
La CTG disparaît le 20 janvier 1880 lorsqu'elle est officiellement remplacée par la Commission de géographie historique de l'ancienne France (CGHAF).
L’attention portée par la CTG sur l’enregistrement des données (cartes, relevés, mémoires, photographies, objets...) illustre bien la mutation de l’archéologie nationale au milieu du XIXe siècle vers une discipline scientifique et explique l’intérêt grandissant pour la géographie historique.
La CTG n’a pour autant pas abandonné les enquêtes épigraphiques traditionnelles que montrent les nombreux carnets, estampages et planches produits par le général Creuly.
Enfin, sous la direction d'Alexandre Bertrand, le musée gallo-romaine (aujourd’hui musée d’Archéologie nationale) met à la portée de tous les résultats de ce vaste chantier au travers de sa muséographie, dès son ouverture en 1867.

I. Contexte et objectifs du projet
Longtemps décriée, largement oubliée, la Commission de la Topographie des Gaules constitue la première tentative d'organisation de la recherche archéologique au niveau national : la mise sur pied et l'activation d'un vaste réseau mobilisant différents agents de l’État (civils et militaires) et couvrant l'ensemble du territoire permet de centraliser l'information, de coordonner et de financer la recherche.
Qu'est-il advenu de ses archives ? De quoi sont-elles constituées ? Comment les identifier ? Quelle est leur importance ? Que nous apprennent-elles ? Le projet Labex « Commission de Topographie des Gaules » a eu pour enjeu majeur de répondre à ces questions.

Le Labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire (Investissements d’avenir, ANR-11-LABX-0026-01) a validé, accompagné et financé ce projet porté par le Musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye et sa cheffe du service des Ressources documentaires Corinne Jouys Barbelin (conservateur du patrimoine spécialité archives), et accompagné par un comité scientifique rassemblant Élisabeth Bélon, Emmanuelle Giry, Pascale Heurtel, Arnaud Hurel, Patrick Latour, Paul Van Ossel, Yann Potin, Thomas Sagory et Édouard Vasseur. Le soutien du Labex Les passés dans le présent a permis d’engager un ingénieur d’études, Elie Rafowicz chargé de mener les recherches relatives à la CTG. Le recrutement par le MAN de Pauline Cuzel en qualité de chargée de recherches documentaires affectée au service des Ressources documentaires a permis de compléter les recherches relatives au volet épigraphique de l’histoire de la CTG.

Ce projet initié en 2013 par Christian Landes, conservateur en chef au MAN, avait pour objectif initial de monter une exposition temporaire sur la CTG. Fin 2015, alors que le projet se heurte à la forte dispersion des fonds, il est décidé de le réorienter et de réaliser en livrable final un recueil des sources. Ce recueil permet de restituer intellectuellement les fonds produits par la CTG et d‘offrir ainsi à la communauté scientifique un outil de recherche pour des exploitations et valorisations futures.

Le choix du support numérique répond à plusieurs impératifs. Il permet en effet de reconstituer virtuellement le fonds d’archives CTG dispersé dans différents lieux de conservation. Il autorise de plus la publication d’un nombre important de documents, qu’il serait matériellement et financièrement impossible de reproduire sur un support imprimé largement accessible. Il offre enfin également la possibilité de pouvoir être perpétuellement enrichi au fur et à mesure des nouvelles découvertes. Il faut en effet souligner que ce recueil ne saurait viser à l’exhaustivité, la sélection opérée au sein de dossiers particulièrement riches pouvant par la suite être complétée et, surtout, des fonds non encore explorés pouvant être ajoutés. Les utilisateurs de cet outil sont donc invités à signaler l’existence de sources susceptibles de compléter ce fonds virtuel.

II. Méthode du projet

Ce recueil des sources résulte d'un long travail de collecte et d'analyse d'archives très dispersées.
Tout part d’une hypothèse : les archives de la CTG sont conservées au MAN.
Les recherches avançant, le fonds CTG s’avère éclaté au sein même des collections et autres fonds d’archives du MAN mais également dispersé entre plusieurs institutions (Institut de Paléontologie humaine, bibliothèque Mazarine, bibliothèque Méjanes). Par ailleurs des sources complémentaires se trouvent dans d’autres services comme aux Archives nationales, à l’Institut de France et probablement dans de nombreuses sociétés savantes.
Cette multiplicité des sources a rendu complexe l’identification formelle de l’ensemble des documents produits par la CTG. La méthodologie de recherche a donc imposé l’établissement de critères d’identification.

1. Identification grâce à une étude diplomatique des documents officiels
La Commission est évoquée sous plusieurs noms : « Commission de la Topographie des Gaules » « Commission de la Carte des Gaules », « Commission des Gaules », voire même « Carte des Gaules ».
La CTG dépendant du Ministère de l'Instruction publique, ses documents officiels portent souvent un en-tête caractéristique :
« Ministère de l'Instruction publique
Commission de la Topographie des Gaules »
Un tampon spécial est parfois employé (cf. illustration du fonds).

2. Identification à partir des noms des membres et correspondants
Les membres et collaborateurs de la CTG ont été listés à partir de plusieurs documents. Un feuillet établi par Gustave Cotteau, correspondant CTG, et attaché au « Dictionnaire archéologique de la Gaule » recense ainsi 107 collaborateurs jugés comme « les plus actifs » (cf. 2.4.1/Pièce 1).
S'ajoutent à cette liste les membres de la Commission, dont le nombre a varié dans le temps. D'autres correspondants sont venus s'ajouter à la liste, au gré du dépouillement des archives administratives (arrêtés de nomination, indemnités versées pour divers travaux scientifiques) et « scientifiques » (surtout les « Formulaires officiels d'inventaire » conservés à l'IPH dans le fonds Cartailhac).
La liste élargie des membres et correspondants CTG compte aujourd'hui quelques 217 individus.

3. Identification à partir des noms des « prestataires »
Il est fait mention sur nombre de documents le nom des dessinateurs, graveurs, lithographes, photographes, maisons d'édition qui travaillent avec la CTG. On les retrouve sur certains documents et dans les archives administratives (dossiers de factures). La liste proposée ici regroupe à la fois les « prestataires » auxquels la CTG a fait appel pour ses divers travaux, mais aussi des savants qui ne sont pas tous officiellement des correspondants/membres. Elle permettra sans doute de valider l'appartenance d'un document au corpus CTG, peut-être même d'en identifier de nouveaux.
Chartier, dessinateur-géographe officiel de la CTG. Factures entre 1861 et 1878 ;
Erhard Schieble, graveur officiel de la CTG. Factures entre 1860 et 1876 ;
Imprimerie impériale (puis Imprimerie nationale) ;
J. Dumaine, imprimeur (cartes et plans). Possibles factures dans les années 1860. Factures 1875 et 1877 ;
Boucher, travaux sur cartes. Factures entre 1861 – 1869 ;
Jean Thierry, imprimerie lithographique. Factures 1873 et 1874 ;
Auguste Logerot, atelier de collage et vernissage de cartes et plans. Facture 1860 ;
Pillet, imprimeur. Factures 1863, 1865, 1866, 1869, 1876 ;
E. Naudin, dessinateur (Dictionnaire). Factures 1873, 1874 ;
A. Lamy, imprimerie lithographique. Facture 1869 ;
Monange - Dessins pour la Carte des Gaules. Facture 1873 ;
Abbé Julien Laferrière - la Rochelle, estampages pour Dictionnaire – 1878 ;
Abbé Martigny - Estampages Inscriptions Belley (Ain) – 1868 ;
Abel Maitre - Vienne et Italie – Estampages et moulages d'inscriptions gauloises – 1873, Maquettes monuments Mégal. – 1869 ;
Dardet - Gravures et Dessins variés – factures de 1866 à 1869 et 1873 à 176 ;
Jacquet - Gravure planches objets – 1873 ;
Laugier - Dessins de monnaies gauloises pour l'Atlas - Marseille – 1876 ;
Revon - Annecy - Estampages inscriptions – 1868, 1869 et 1877 ;
Marie Louveau – Dessins – Factures de 1873 à 1875 ;
Raymond, archiviste des Basses Pyrénées - Dessins mosaïque Lescar – 1869 ;
Dumontet - Estampages, dessins, plans, coupes – 1874 ;
Goutzwiller - Dessins objets Musée Colmar – 1873 ;
Lemon, archiviste à Quimper – Estampage et moulage d'une borne milliaire - novembre 1873 ;
Pottier, Grasilier, Bardonet - Recherches, Estampages, Dessins, Copies – 1873 ;
Layache, peinture, 1878.

4. Identification à partir des sites archéologiques
A été dressée au fil des recherches une liste des sites archéologiques ayant bénéficié d'une allocation versée par la CTG pour financer des fouilles. Lorsqu'un document porte sur un des sites en question, il faut contrôler les dates de production et voir si elles coïncident avec les années de versement des allocations.

5. Critères de fiabilité
Lorsque ces moyens d’identification s’avèrent muets, une « échelle » de cinq niveaux a été fixée afin d'évaluer le degré de fiabilité d’appartenance des documents au fonds CTG :
1) Le document est produit/commandé/donné par/adressé à la CTG ;
2) Le document est produit par un membre/correspondant de la CTG, sans qu'on puisse prouver les critères du 1), entre 1858 et 1879, sur des thématiques traitées par la CTG ;
3) Le document est produit par un membre/correspondant de la CTG, sans qu'on puisse prouver les critères du 1), sans indication chronologique, sur des thématiques traitées par la CTG ;
4) Le document n'est pas produit par un membre/correspondant de la CTG mais le destinataire/les indications chronologiques/thématiques laissent deviner un lien avec la CTG ;
5) Aucun élément de contexte (auteur et/ou date) ne permet de rattacher le document au fonds CTG mais les thématiques abordées laissent penser qu'il a été produit dans le cadre des travaux de la CTG.

III. Lieux de conservation et historiques de conservation : l’origine du fonds CTG

1. Musée d’Archéologie nationale (MAN)
Le musée, constitué comme un centre de recherche archéologique, est le lieu vers lequel convergent les envois des correspondants et des membres de la CTG. L’étude de ces documents est réalisée sur place par Alexandre Bertrand, secrétaire de la CTG et directeur du musée, et par Anatole de Barthélémy, secrétaire de la CTG et qui qui travaille très fréquemment dans ces lieux. C’est pourquoi les fonds et collections du service des Ressources documentaires du MAN conservent de nombreuses pièces d’archives de la CTG.
• Collection « Manuscrits » : mémoires et relevés archéologiques, courriers ;
• Collection « Correspondance » rassemble les échanges entre les membres et correspondants CTG avec le musée ;
• Série des « Cartes et plans » : pour l’essentiel des cartes de travail ainsi que les cartes éditées pour des expositions :
• « Albums noirs » : peu de temps après la création du musée, sont constitués les « Albums noirs », des dossiers archéologiques topographiques et en grande partie nourris des archives de la CTG ;
• Fonds épigraphique : carnets, planches, estampages ;
• Fonds photographiques : plaques de verre, épreuves photographiques ;
• Fonds « Cartes des Gaules » : épreuves du dictionnaire archéologique, illustrations du dictionnaire ;
• Un dépouillement des inventaires d’entrée pour la bibliothèque et les objets du musée d’Archéologie nationale a permis de mesurer l’apport de la CTG dans la constitution des fonds et collections du MAN.

Au sein des archives des musées nationaux (AMN), se trouvent les documents en relation avec la tutelle de ces musées, et celles concernant le MAN (20144782) renseignent les relations entre celui-ci et les membres de la CTG.

2. Archives nationales (AN)
Une partie des archives relatives à la CTG se trouve aux Archives nationales. La série F17 conserve les versements de l’ancien ministère de l’Instruction publique, tutelle dont dépendait la CTG.
• F/17 2906 : nomination des membres CTG, rapports sur les travaux CTG ;
• F/17 2907 : comptabilité CTG (1858-1867) ;
• F/17 2908 : comptabilité CTH (1867-1879) ;
• F/17 13272 : CTHS ;
• F/17 13283-13286 : envois au CTHS ;
• F/17 17130 : historique du CTHS ;
• F/17 17270 : procès-verbaux des sections d’Histoire et d’Archéologie du CTHS.

3. Bibliothèque Mazarine
• La bibliothèque de la CTG et une partie de ses archives étaient conservées rue de Bellechasse, siège du ministère de l’Instruction publique, dans un local mitoyen à la bibliothèque des sociétés savantes. Cette dernière est constituée suite à la réforme de Gustave Rouland (arrêté du 22 février 1858) relative à l’organisation du Comité des travaux historiques et des Sociétés savantes qui prévoit dans son article 21 une « Bibliothèque du Comité des travaux historiques et des Sociétés savantes » alimentée par les différentes publications envoyées par les correspondants. La CTG s’appuie sur ces fonds pour mener ses recherches. Elle demande également à son bibliothécaire, Charles Emile Ruelle (1833-1912), de dresser une bibliographie générale des Gaules à partir des fonds de cette bibliothèque. En 1879 un déménagement des locaux entraine le transfert de la bibliothèque des sociétés savantes accompagnée d’une partie de la bibliothèque de la CTG et de ses archives vers la bibliothèque Mazarine qui conserve aujourd’hui beaucoup de publications et des cartes de la CTG. Eugène Lefevre-Pontalis, bibliothécaire chargé de la gestion de la bibliothèque des sociétés savantes, indique en 1880 qu’une partie des fonds va enrichir la Bibliothèque nationale.
• D’après son livre d’entrée, le 30 mars 1890 la bibliothèque Mazarine reçoit 363 ouvrages de la CTG, dont beaucoup d’entre eux portent le cachet de la bibliothèque du musée de Saint-Germain-en-Laye.
• La Mazarine conserve les papiers de Léon Rénier, épigraphiste français, membre de la CTG.
• Un exemplaire du Dictionnaire archéologique annoté par Gabriel de Mortillet, attaché de conservation au musée et adjoint du directeur Alexandre Bertrand, se trouve à la Mazarine.

4. Institut de France
• Ms 5798, « Matériaux rassemblés par la Commission de la topographie des Gaules » : cartes et plans, rapports et notes archéologiques.
• Ms 2250-2298, « Papier de Félicien Caignard de Saulcy » (président de la CTG) : notes, fiches, mémoires, correspondances.
• Ms 2654, « Papier d’Alfred Maury » (secrétaire de la CTG) : correspondance, notamment celle avec Napoléon III.
• Ms 3717, « Collaboration de Le Verrier à l’Histoire de Jules César de Napoléon III » : directeur de l’Observatoire impérial, il établit une correspondance entre le calendrier romain et le calendrier actuel pour dater exactement les actions de Jules César.
Afin d’approfondir le travail de collecte et de reconstitution des archives de la CTG, il serait nécessaire de consulter les fonds, si existant, des autres membres de la CTG également membres de l’Institut.

5. Institut de la Paléontologie humaine (IPH)
• Historique de conservation
Si une partie des archives de la CTH était entreposée au ministère de l’Instruction publique, l’autre était conservée au musée des Antiquité nationales. Comme il l’écrit dans un article de 1915, Salomon Reinach « prête », en 1880, les archives de la CTG à Emile Cartailhac nouvellement chargé d’achever le projet de publication du Dictionnaire archéologique. Emile Cartailhac emporte ces documents avec lui à Toulouse. En 1922, sa veuve et sa fille vendent sa bibliothèque et ses archives à l’Institut de Paléontologie humaine (IPH), géré par la fondation Albert de Monaco.
Les papiers Cartailhac se composent donc de deux éléments : un premier ensemble d’archives publiques liées aux travaux de la CTG et un second constitué de ses archives de chercheur.
Les archives de la CTG sommeillent à l’IPH jusqu’en 2004 lorsque l’historien de la préhistoire Arnaud Hurel et Sébastien Hameau décident de classer et d’inventorier le fonds dans le cadre d’une convention entre le Muséum national d’histoire naturelle, l’IPH et l’Institut national d’histoire de l’art.
• Mode de classement
Les documents, éparpillés entre la bibliothèque et les différents bureaux de l’IPH, sont rassemblés pour effectuer un premier récolement puis établir un inventaire détaillé. Le classement appliqué respecte l’intégrité du fonds et l’unité des dossiers retrouvés lorsque l’intitulé des pochettes correspondait à son contenu. Seuls les documents grand format sont isolés (cartes, formulaire d’inventaires des sites archéologiques, manuscrits). Réparti dans 38 boîtes d’archives, le fonds est divisé en deux sous-fonds (« Commission de Topographie des Gaules » et « Archives personnelles d’Emile Cartailhac »), puis en séries et sous-séries.
• Présentation du contenu
Le fonds Cartailhac rassemble les archives publiques de la CTG (inventaires et relevés archéologiques, correspondance, cartes) puis de la CGHAF - partie la plus volumineuse - et les archives de chercheur d’Emile Cartailhac (notes manuscrites, carnets de notes).
Typologie des documents : estampages, correspondance, manuscrits, cartes et plans, notes manuscrites, dessins, fiches d’inventaire, coupures de presse, photographies.

6. Bibliothèque Méjanes (Aix-en-Provence)
La bibliothèque conserve la correspondance de Salomon Reinach des années 1880 aux années 1930, et notamment celle liée à la reprise des travaux pour la publication du Dictionnaire archéologique de 1915 à 1923. Cette correspondance comprend également le minutier chronologique de la direction du musée des Antiquités nationales.

Immediate source of acquisition or transfer

Reconstitution virtuelle des fonds relatifs à la CTG.

Content and structure area

Scope and content

Les typologies documentaires sont d'une grande richesse : rapports, notes administratives, pièces comptables et textes réglementaires documentent la création et le mode de fonctionnement de la CTG. Dessins, relevés de fouilles, albums, photographies, mémoires, monographies, correspondance, cartes et plans illustrent les chantiers scientifiques, leur organisation et leurs produits.
Les correspondants de la CTG adressent dès 1858 des documents témoignant des vestiges archéologiques de leur territoire. Beaucoup des documents sont antérieurs à la création de la Commission.

Appraisal, destruction and scheduling

Sans élimination

Accruals

Ce recueil des sources pourra s'accroître au fur et à mesure des recherches effectuées sur la Commission de Topographie des Gaules dans les services d'archives, les bibliothèques et autres institutions susceptibles de conserver des archives relatives à ce sujet, en France ou à l'étranger. En effet, il est très possible que des archives relatives à la CTG se trouvent dans des musées locaux, des archives départementales et communales ou auprès de particuliers.

System of arrangement

Ce recueil est conforme à la note DITN/RES/2003-001 du 17 octobre 2003 publiée par les Archives de France sur la modélisation des guides des sources et de recherche.
Le plan de classement met en valeur le producteur et son fonds d’archives. L’accent est mis sur l’histoire, le rôle et l’organisation de la CTG, sur ses relations avec la tutelle du ministère de l’Instruction publique, et sur le maillage de son réseau territorial en départements au moyen d’un réseau de correspondants et membres. Ce choix répond aux prescriptions de la norme internationale de description archivistique, ISAD(G).
Ce guide de sources est chronologique et fonctionnel. D’une part son plan de classement explique les contextes dans lesquels les sources ont étés produites en retraçant l’histoire de la CTG de sa création (1858) à sa dissolution (1880). D’autre part il s’organise selon les grandes missions et activités de la CTG : collecte de données archéologiques par département, production de cartes et dictionnaires archéologiques, recherches dans différents champs d’études pour appuyer sa production (épigraphie, numismatique) etc. Enfin, une partie du plan de classement est consacrée à la diffusion et à la valorisation des travaux de la CTG. Cette organisation intellectuelle du recueil répond aux normes archivistiques en vigueur.

Ce recueil de sources s’étend de 1858 à 1924, soit de la création de la CTG jusqu’à la finalisation du « Dictionnaire archéologique ». Le recueil ne prend pas en compte la disparition de la CTG en 1880 comme terme chronologique, mais bien l’achèvement des travaux pour lesquels cette commission a été créée à l’origine. Si les trois cartes de la Gaule exigées sont réalisées – en réalité dix cartes sont éditées –, seulement deux fascicules (lettres A-G en 1867 et lettre H en 1878) du dictionnaire sont publiés. En 1894, il est demandé à Emile Cartailhac d’achever ce travail. Ce gigantesque chantier est poursuivi en 1915 par Salomon Reinach, Emile Espérandieu et Camille Jullian, qui publient en 1923 le dernier fascicule pour les lettres R à Z. En définitif, seul le dictionnaire de la Gaule celtique est mené à terme.

Une indexation complète ce plan de classement suivant une logique topographique (Parcourir > Lieux) et une logique thématique (Parcourir > Sujet).

L’indexation par sujet propose plusieurs champs d’entrée :
1. Un premier rassemble tous les personnages ayant marqué, ou du moins participé à l’histoire de la CTG. On distingue les correspondants des membres, et les prestataires. Si pour les deux premiers cas, les noms sont systématiquement indexés, pour le dernier cas nous avons fait le choix d’indexer les prestataires les plus récurrents (Chartier, Erhard Schieble, Imprimerie impériale). Enfin une entrée par personnages politiques est possible : Napoléon III, Gustave Rouland (ministre de l’Instruction publique).
2. Un autre champ permet d’identifier les documents relatifs à la production des livrables demandés à la CTG : Cartes des Gaules, Dictionnaire archéologique.
3. Une dernière indexation permet d’établir les liens entre la CTG et des organismes extérieurs : le musée d’Archéologie nationale, les autres musées, les sociétés savantes.

Quant à l’indexation topographique, les entrées se font par départements, communes et lieux-dits. Les anciennes dénominations géographiques sont conservées comme terme principal de l’indexation, et un lien avec la nouvelle appellation est fait sur la fiche index (Exemple : l’ancienne Charente-Inférieure pour l’actuelle Charente-Maritime). De même, le nom latin est conservé et l’appellation courante est mentionnée sur la fiche index (Exemple : Lugdunum pour Lyon).

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  • French

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Publication note

Actes de colloques


  • A. LARONDE, P. TOUBERT, J. LECLAND (éd.), Histoire et archéologie méditerranéennes sous Napoléon III, Actes du colloque, Cahiers de la Villa Kerylos n°22, Paris, 2011.
  • Prosper Mérimée au temps de Napoléon III, Actes du colloque organisé au musée national du château de Compiègne le 18 octobre 2003, RMN, Paris, 2008.
  • Napoléon III et l'Archéologie : une politique archéologique nationale sous le second empire, Actes du colloque des 14-15 octobre 2000, Compiègne, 2001.
  • P. JACQUET, R. PERICHON (éd.), Aspects de l'archéologie française au XIX° siècle, Actes du colloque international tenu à La Diana à Montbrison les 14 et 15 octobre 1995, Montbrison, 2000.

Articles


  • J. HARMAND, Les travaux de la Commission de la topographie des Gaules autour d'Alésia et l'album inédit conservé au Musée des Antiquités nationales, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 104, n°1, 1960, p. 107-115.
  • C. LANDES, Napoléon III et l'exploration scientifique de la Gaule, dans L. OLIVIER (dir.), Le Musée d'archéologie nationale et les Gaulois du XIX° au XXI° siècle, Antiquités Nationales, numéro spécial, 2012, p. 7-22.
  • L. OLIVIER, M. REDDÉ L'Album des fouilles d'Alise redécouvert dans les archives de la Commission de la Topographie des Gaules, Antiquités nationales, t. 45, 2014, p. 69-79.
  • S. REINACH, La Commission de Topographie et le Dictionnaire archéologique de la Gaule, Revue archéologique, 1915, p. 209-220.

Ouvrages


  • E. GRAN-AYMERICH, Naissance de l'archéologie moderne 1798-1945, Paris, 1998, pp. 148-162 et 202-227.
  • A. HUREL, La France préhistorienne de 1789 à 1941, Paris, 2007, p. 54-63.

Site Internet : <li><a href="http://archeologie.culture.fr/sources-archeologie/fr"</a></li>

Publication note

Cette bibliographie sur la Commission de Topographie des Gaules est attachée en objet numérique.

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Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye en partenariat avec le Labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire (ANR-11-LABX-0026-01)

Rules and/or conventions used

ISAD (G) 2009.
NOTE DITN/RES/2003/001 du 17 octobre 2003 relative aux Guide de(s) sources et guides de recherche. Modélisation, Direction des Archives de France.

Status

Draft

Level of detail

Partial

Dates of creation revision deletion

Language(s)

  • French

Script(s)

Sources

Archivist's note

Description réalisée par Pauline Louvrier et Ana Relvas Pires, ingénieurs d'études archivistes pour le Labex Les Passés dans le Présent, par Pauline Cuzel, chargée de recherche documentaire pour le MAN, sous la direction de Corinne Jouys Barbelin, conservatrice du patrimoine, responsable du service des Ressources documentaires du musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye. Avec l'aide d'Elie Rafowicz et Pauline Cuzel.

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