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Collecte des données

Afin de produire les ouvrages et cartes qui lui ont été demandés, la Commission de Topographie des Gaules a recueilli un ensemble très important de données grâce à ses membres et correspondants en France et à l'étranger.

Ainsi, des formulaires officiels d'inventaire sont remis aux correspondants. Ces derniers établissent une liste des communes qui abritent des vestiges et les caractérisent par des symboles (les mêmes utilisés sur les cartes produites par la commission). Ces documents font la navette entre le secrétariat de la commission et les correspondants : ils sont tous signés par Alexandre Bertrand et/ou Anatole de Barthélémy, les deux secrétaires de la CTG. Ces formulaires sont également signés par Charles Raymond de Coynart, membre de la CTG chargé de coordonner la réalisation des cartes, et par Chartier, dessinateur officiel de la CTG employé par le Dépôt de la Guerre. Les secrétaires demandent aux correspondants de souligner les sites qui mériteraient d'être dessinés ou photographiés.
L'IPH conserve environ 450 formulaires.

Le Musée d'Archéologie nationale - Domaine nationale de St-Germain-en-Laye conserve dans son iconothèque des tirages photographiques d’origines diverses rassemblés pour contribuer à une documentation iconographique réunie dans des albums (appelés « albums noirs » du fait de leur reliure noire). Ces derniers sont classés topographiquement par pays et, pour la France, par département. Le centre des archives conserve également des cartes et plans établis par les correspondants de la CTG, ainsi que des dessins représentant le produit des fouilles, des plans de coupe de remparts, des relevés d'inscriptions latines.

La collecte de données se fait également par l'envoi de notes, rapports et mémoires de la part des membres et correspondants de la commission.

Exposer les travaux : le Musée gallo-romain

Né par décret impérial du 8 mars 1862 et abrité dans un palais à la haute valeur symbolique, le Musée gallo-romain, aujourd’hui musée d’Archéologie nationale, revêt d’emblée des singularités bien en marge des musées des beaux-arts contemporains. L’investissement de la Commission de topographie des Gaules dans la création de cette institution novatrice et dont plusieurs membres participent à la commission d’organisation, marque vivement la muséographie, ainsi que l’accueil des chercheurs et grand public. Conçu comme un centre de recherche qui vise à rendre accessibles « les archives archéologiques » de la France, ce musée s’impose comme un « musée documentaire » dans lequel photographies, rapports, moulages, estampages, maquettes, relevés archéologiques, dessins, cartes et bibliothèque, rassemblés sur les directives de la CTG, se voient accordés une place de même importance que celle des objets originaux.
Ni les sources sur la Commission de Topographie des Gaules (CTG), ni celles relatives au musée d’Archéologie nationale n’exposent explicitement les liens entre la CTG et le musée gallo-romain, aujourd’hui musée d’Archéologie nationale. Pourtant l’étude attentive de la conception du musée et de son élaboration montre l’empreinte forte et omniprésente de la commission fondée par Napoléon III. Nous retrouvons la CTG parmi les personnalités qui gravitent autour de la toute jeune institution muséale, mais aussi dans la formation des collections et jusqu’aux choix muséographiques.

Commission de Topographie des Gaules

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