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Concession par le roi d’un terrain à Baptiste Delalande, jardinier du grand jardin du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye

« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, a noz amez et feaux conseillers les gens de noz comptes et tresoriers generaux de France à Paris, salut. Scavoir faisons que nous, desirans recongnoistre les bons et fidelles services que nous a cy devant rendue Baptiste Delalande, jardinier de nostre grand et antien jardin du viel chasteau de Saint Germain en Laye, et luy donner tousjours plus de moyen de continuer et de supporter la despence qui luy convient faire à l’entretenement de nostre jardin, à icelluy, pour ces causes et autres considerations à ce nous mouvans, avons liberallement accordé et permis de faire construire et bastir une maison, escuries, granges et deppendances de ses deniers legerement basties qui pourront revenir à la somme de six mil livres ou environ, suivant les devis et baux qui en sont par nous faictz, en une place scize aud. Saint Germain contenant quatorze thoize et ung pied de long dans œuvre, à prendre depuis la muraille du parc dud. vieil chasteau jusques à la muraille qui est du cotté de la rue de Ponthoise et une thoise cinq piedz de large à prendre depuis la muraille du sieur de Frontenac jusques à une haye seiche faisant separation de l’orangerie du Roy et de lad. muraille, pour de lad. place et bastiment qui seront faictz en icelle jouir et user par led. Delalande, ses hoirs, successeurs ou ayans cause plainement et paisiblement comme de leur propre chose, à la charge neantmoings que toute fois et quantes que nous voudrons nous servir desd. bastimens ou place d’iceux, nous pourrons les reprednre sur led. Delalande ou ses successeurs en leur payant et remboursant la valleur à laquelle lesd. bastimens seront lors estimez et prisez, sans que luy ny sesd. successeurs puissent pretendre aucune recompence pour le fondz de la place susd., où seront conduictz lesd. bastimentz, laquelle à ceste cause nous nous sommes reservé et reservons par cesd. presentes suivant et conformement à l’advis que vous nous en avez donné sur led. placet dud. Delalande que nous vous avons envoié, le tout cy attaché soubz le contrescel de nostre chancellerie. Au moien de quoy nous voulons et vous mandons que vous ayez à faire et laisser jouir et user led. Delalande, sesd. successeurs ou ayans cause plainement et paisiblement de tout le contenu en cesd. presentes tant qu’il nous plaira et aux charges cy dessus declarées, cessans et faisans cesser tous troubles et empeschements au contraire. Car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le douziesme jour d’octobre l’an de grace mil six cens vingt trois et de nostre regne le quatorziesme.
Signé Louis, et plus bas Par le Roy, Bruslart, et scellé sur double queue du grand sceau de sire jaulne. »

Transaction concernant la verrerie de Saint-Germain-en-Laye

« Du XXXIe et dernier jour de decembre oud. an mil Vc soixante
Comme proces feust meu ou esperé mouvoir entre messire Ludovico Mutio et Barbe Cresant, sa femme, soy disans avoir droict seul et pour le tout en la verrerye de Saint Germain en Laye, gaiges, logis, prouffictz et emoluments d’icelle, par donation faicte par contract de mariage entre eulx deulx en date du dixiesme jour de janvyer mil Vc LVII par feu messire Theseo Mutio, frere dudict Ludovicquo, depuis confirmé et ratiffié par le Roy Henry, que Dieu absolve, d’une part, et messire Loys Delleberetin et Renee Nepveu, sa femme, aussy pretendans quoy que ce soit la moitié des gaiges, prouffictz, emoluments et logis de ladicte verrerye par contract passé par ledit feu Theseo et luy, ensemble avec led. seigneur feu roy, des le moys de juing mil cinq cens cinquante ung, suyvant lequel contract il auroict tousjours joy d’icelle verrerye et des droictz portez par espere et exercé ledict estat de verrier en icelle, soustenant que pour le plus ledict Theseo n’auroict peu transporté a son frere Ludovico plus grand droict qu’il y avoict, qui estoict la moictyé, et consequamment de la ratiffication d’icelluy transport faict par led. seigneur feu roy ne se pouvoict estendre que lad moictié d’autre part. Sur quoy estant lesd. parties prestes à entrer en grande involution de proces, ayant esté bien conseillez d’eviter iceulx et desirans nourrir paix et amour entre eulx, mesmes leur ayant esté enjoinct vuivre en paix par la Royne, mere du Roy, et eulx comparoir en personnes par devant Pierre Mancel, notaire, ont ensemble de leur bon gré, certaine science, pure et France volonté, transigé, pacifié et accordé, pacifient, transigent et accordent leurs differendz qui pour ce regard et c qui en deppend il pourroient avoir et auroient cy apres en la forme et maniere qui ensuict, c’est assavoir que doresnavant, a commencer le premier jour de janvyer prochain venant, lesd. messieurs Ludovicquo Mutio et Loys Delleberetin joyront en commung de gaiges qu’il a pleu au Roy leur ordonner pour lad. verrerye dessusd., chacun d’eulx deux prendra la moictyé par chacun an, et aud. Mutio demeurerra le logis dernierement basty et dependance d’icellui, dont il pourra disposer a sa volonté comme de sa propre chose, d’aultant qu’il les faict bastir la plus part de ses propres deniers, sans que ledict mess. Loys Delleberetin y puisse demander ne quereller aultre chose. Et pour le regard dud. Delleberetin, demeurera seul administrateur de lad. verrerye, fruictz, prouffictz, revenuz et esmoluments d’icelle, qu’aussy luy seul entretiendra a ses despens, ensemble luy demeurera le logis antien de lad. verrerye et fourneau d’icelles avec tous les ustancilles et autres choses apartenans a ladicte verrerye, sauf touteffoys que led. Ludovico a retenu et reserve a luy le tiltre de verryer du Roy, tel et semblable que l’avoict ledict deffunct Theseo Mutio son frere, avec pouvoir que soubz le bon plaisir du Roy il poura faire faire aultre verrerye sur sa part et portion et y faire besongner personnes telz et ains que bon luy semblera et tant qu’il plaira aud. seigneur roy. Promettant. Obligeant. Renonçant, mesmes lesd. femmes et espouses renonçant au benefice de velleyan et autenticque sic qua mulier, et a tous autres droictz requis ou renoncer par les femmes pour faire vallider leurs obligations. Presens noble homme Jehan de La Salle, escuyer, cappitaine de Saint Germain en Laye, et Martin Regnier, varlet de chambre de monseigneur le president de Beaulieu, tesmoins.
Ainsi signé : L. Delleberetin et Ludovico Mutio »

Transaction concernant la verrerie de Saint-Germain-en-Laye

« Fut present honorable homme Claude Nepveu, fourier de l’escurye de feu Monseigneur, filz de France, demeurant à Sainct Germain en Laye, lequel a promis et promect à Renée Nepveu, sa sœur, femme de messire Lois Delbertin, maitre verrier de la verrerye demeurant aud. Saint Germain en Laye, que combien que ce jourd’huy, soubs le mesme sein et sel, led. Delbertin aye passé procuration pour resyner et remettre l’estat de maistre verrier de lad. verrerye es mains du Roy nostre sire […] pour et au nom et profict dud. Claude Nepveu et qu’en vertu d’icelle il peust estre pourveu seul dud. estat, neantmoings il promect à lad. Renée sa sœur que nonobstant lad. procuration et permission la laissera joir et user en tous fondz, profictz, revenuz et esmolumens et gaiges, pleinement et paisiblement dud. estat de maistre de lad. verrerye, tout ainsi que si elle en estoict pourveu, sa vue durant seullement, ce qu’il consent et promet en la presence dud. Delbertin, car autrement n’eust esté faite et passée par led. Delbertin lad. procuration au profict et nom dud. Nepveu, si comme etc. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict aud. lieu de la verrerye, presents messire François Boullard, prestre habitué et demeurant aud. Saint Germain, et maistre Gilles Dumallet, procureur aud. lieu, tesmoins.
Dumallet
Renée Nepveu, Claude Nepveu
Boullard »

Testament de Pelegrine Tourine, femme de chambre de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye

« Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubzsigné, presens les tesmoings cy apres nommez, fut presente en sa personne dame Pelegrine Tourine, fille majeure, femme de chambre de la Reyne d’Angleterre, estant de present aud. Saint Germain, en un appartement au vieil chasteau au dessoubs de l’apartement de la Reyne, gisante au lit, malade, touttesfois seine d’esprit, mémoire et entendement ainsy qu’il est apparu aud. notaire et tesmoings par ses parolles, gestes et mainctien, laquelle considerant qu’il n’y a rien de plus certain que la mort ny de sy incertain que l’heure d’icelle, ne desirant decedder sans declarer sa dernier vollonté, a par ces presentes fait, dicté et nommé de mot à mot aud. notaire, presens les tesmoings cy apres nommez, le present son testament et ordonnance de derniere vollonté ainsy qu’il ensuit.
Premierement, comme bonne crestienne a recommandé son ame à Dieu, suppliant Sa Divine Majesté recevoir son ame en son paradis apres son deceds.
Item veult et entend son corps estant mort estre enterré et inhumé en l’esglise parroissialle dud. Saint Germain.
Item veult et entend que, incontinant apres son deceds, qu’il soit dit cinq cens messes basses et requiem pour le repos de son ame.
Item donne et legue à Jeanne Tourine, sa sœur, vefve de Marc Anthoine Rochy, quatre cens escus, monnoye de Modenne, à une fois payer et qui retourneront apres le deceds de sad. sœur à ses filles.
Item donne et legue à Pudence Tourine, sa niepce, aussy la somme de quatre cens escus, monnoye de Modenne, à une fois payer.
Et à l’esgard du surplus de tous ses biens meubles et immeubles, à quoy ils puissent monter et valoir qui se trouveront en Italie, en Angleterre, aud. Saint Germain et partout ailleurs, sans reserve, lad. dame Tourine testatrice les donne et legue entierement à Joseph, Mates, Estienne et Dominique Tourine, ses quatre nepveux, enfans de deffunt Dominique Tourine, et de sa premiere et seconde femme, pour estre tous lesd. biens partagez esgallement entr’eux quatre à l’amiable et sans contestation.
Et pour executer et accomplir le present testament, iceluy augmenter plustost que diminuer, lad. dame Tourine testatrice a nommé la personne de madame la comtesse d’Alncon, la prie d’en prendre la peine s’il luy plaist, revoquant par ladite dame Tourine, testatrice, tous autres testamens et codivils qu’elle pouroit avoir faitz avant le present. Ce fut ainsy fait dicte et nommé de mot à mot par led. dame Tourine testatrice aud. notaire, presens les tesmoings et à icelle dame Tourine, testatrice leu et releu par led. notaire, presens iceux tesmoings qu’elle a dit bien entendre et estre son vray testament et ordonnance de derniere vollonté qu’elle veult estre executté comme sa derniere vollonté aud. Saint Germain en son dit appartement, presens messire Pellerin Ronchy, aumosnier de la Reyne d’Angleterre, et de messire Charles Molza, comte italien, estans de present aud. Saint Germain à la suitte du Roy et de la Reyne d’Angleterre, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingts quatorze, le vingt deuxiesme jour de septembre apres midy, et ont signé, fors lad. dame Tourine, testatrice, qui a declaré ne scavoir escrire ne signer de ce interpellée.
Pelerin Ronchi, aumosnier de la Reine d’Angleterre
Charle Molza
Guillon de Fonteny »

Écroue de la chambre aux deniers lors d’un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye

« Du lundy vingt deux jour de septembre MVIc soixante et dix, le Roy à Saint Germain
Panneterie
Au boulanger, pour la bouche, VII Xes II pains : IIII l. XIII s ; II d.
A luy, pour le commun, IIIIxx IIII Xes X pains : LV l. II s. X d.
Somme : LIX l. XVI s.
Eschansonnerie
Au marchand de vin, pour la bouche, IIIers : XI l. XIIII s. VIII d.
A luy, pour LXIIII ers quartier ptie vin table : IIc LI l. XII s. IX d.
A luy, pour XVers II quartiers vin b. : LX l. XI s. IX d.
A luy, XXXIers vin de commun : LIX l. III s. VI d.
Somme : IIIc IIIIxx III l. II s. VIII d.
Cuisinnes
Au pourvoyeur, pour la bouche : CLIX l. III s. IIII d.
A luy, pour le commun : VIc V l. XVI s. X d.
Somme : VIIc LXV l. II d.
Fourniture d’officiers
Aux escuyers bouche pour leurs fournitures : XV l.
A ceux du grand maitre et chamb. : XLVIII l.
Aux verduriers : IX l.
Au patissier : XXVI l. XV s.
Somme : CXXIII l. XV s.
Fruitterie
Aux officiers pannterie bouche : XXII l.
A ceux de fruitterie commun pour leur fruit : IIIIxx l.
A eux pour toutte la cire blanche et jaulne : IIIIxx XII l. XVI s. VI d.
Somme : C IIIIxx XV l. XVI s. VI d.
Fouriere
A messieurs les maitres d’hostel : X l.
Aux 4 controlleurs : VI l.
Aux deux medecins : VI l.
Au marchand de linge : XXIII l. XV s.
A Bruneau : X l.
Aux 4 lavandiers : X l. XVI s.
Au porteur b. : XX s.
Au fallotier : III l.
Au concierge : III l.
A six pauvres : III l. XII s.
Pour les petits chiens du Roy : III l. IIII s.
A deux balayeurs : XXIIII s.
A Lagarde, capitaine des charoys : LXII l. X s.
Aux officiers de fouriere : LXXIIII l. XII s.
A eux, pour prise de paille : XVI s.
Somme : IIc XIX l. IX s.
Somme du jour : dix sept cent quarente six livres dix neuf solz quatre deniers
Langloys »

Brevet de concierge du Château-Neuf

« Henry, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces presentes lettres verront, salut. Scavoir faisons que pour la bonne confiance et congnoissance que nousavons de la personne de Loys Ferrand et de ses sens, suffisance, loyauté, prudhommie, experience, diligence et fidelité, à icelluy pour ces causes et aultres bonnes considerations à ce nous mouvans, avons donné et otroyez, donnons et octroyons par ces presentes l’estat et charge de concierge et garde des meubles de nostre chasteau et bastiment neuf de Saint Germain en Laye que nagues soulloyt tenir et exercer feu Hellain Gaucher, son beau père, dernier paisible possesseur d’icelluy, vaccant à present par son decedz, pour par led. Ferrand l’avoir, tenir et doresnavant exercer, en jouyr et user aux honneurs, auctoritez, prerogatives, preeminances, previlleges, exemptions, franchises, libertez, gaiges de cinq cens livres par an, droictz, fruictz, proffictz, revenuz et esmolumens accoustumez et qui y appartiennent telz et semblables qu’en jouyssoit led. deffunct Gaucher, tant qu’il nous plaira. Si donnons en mandement à nostre amé et feal le sieur de Frontenac, cappitaine et gouverneur de nostred. chasteau de Saint Germain en Laye qu’apres qu’il luy sera apparu des bonnes vye, mœurs, conversation et religion catholique dud. Ferrand, et de luy pris et receu le serment en tel cas requis et accoustumé, il le mecte et institue ou face mectre et instituer de par nous en possession et saisine dud. estat et d’icelluy, ensemble des honneurs, auctoritez, prerogatives, preeminences, previlleges, exemptions, franchises, libertez, gaiges de cinq cens livres par an, droictz, fruictz, proffictz, revenuz et esmolumens dessusd., face, souffre et laisse jouyr et user plainement et paisiblement, et à luy obeir et entendre de tous ceux et ainsi qu’il appartiendra es choses touchans et concernans lad. charge. Mandons en oultre à noz amez et feaux conseillers les tresoriers de nostre Espargne et de noz bastimens presens et à venir que lesd. gaiges de Vc l. et autres droictz aud. estat et charge appartenans ilz payent ou facent payer, bailler et delivrer comptant doresnavant, chacun en l’annee de son exercice, aud. Ferrand, à commancer du jour et datte de ces presentes et rapportant lesquelles ou le vidimus d’icelles deuement collationné avecq les quictances dud. Ferrand sur ce suffisantes, tout ce que payé, baillé et delivré luy aura esté à l’occasion susd. sera passé et alloué en la despence de leurs comptes, desduictz et rabattu de leur recepte par noz aussy amez et feaux conseillers les gens de noz comptes à Paris, ausquelz nous mandons ainsy le faire sans difficulté. Car tel est nostre plaisir. En tesmoing de quoy nous avons faict mectre nostre scel à cesd. presentes. Données à Paris le IIIIe jour de janvier l’an de grace mil six cens quatre et de nostre regne le quinzieme.
Henry »

Brevet de concierge du jeu de paume de Saint-Germain-en-Laye

« Aujourd’huy vingt un janvier mil sept cent soixante dix, le Roy étant à Versailles, voulant traite favorablement le sieur Lavarde, l’un des paulmiers racquetiers de Sa Majesté, Elle lui a accordé et fait don de la conciergerie du jeu de paulme à Saint Germain, vacante par la démission volontaire du sieur Lataille, pour par led. sieur Lavarde jouir de lad. conciergerie tant qu’il plaira à Sa Majesté aux mêmes privilèges, prérogatives et fonctions dont a joui ou dû jouir led. sieur Lataille, et dont jouissent ou doivent jouir les autres concierges des maisons royales. Mande et ordonne Sa Majesté au sieur marquis de Marigny, lieutenant général des provinces d’Orléanois et de Beauce, directeur et ordonnateur général des Bâtiments, jardins, arts et manufactures royales, commandeur de ses ordres, de faire jouir led. sieur Lavarde du contenu au présent brevet que pour assurance de sa volonté Sa Majesté a signé de sa main et fait contresigner par moy conseiller secrétaire d’Etat et de ses commandements et finances.
Louis
Phélypeaux
Vu par nous marquis de Marigny, conseiller du Roy en ses conseils, commandeur de ses ordres, lieutenant général des provinces d’Orléanois et Beauce, directeur et ordonnateur général des Bâtiments de Sa Majesté, jardins, arts, académies et manufactures royales, le présent brevet pour par led. sieur Lavarde jouir de l’effet d’iceluy suivant l’intention de Sa Majesté. A Versailles le 21e février mil sept cent soixante dix
Le marquis de Marigny »

Rôle de la garnison du château de Saint-Germain-en-Laye

« C’est le roule des monstres de LX lances a cheval et de LX archiers estans en garnison a Saint Germain en Laye soubz le gouvernement et de la retenue de noble homme mons. François de Suroenne dit l’Aragonnois, capitaine de lad. place pour le Roy nostre sire, receues par nous Robert Hedouys et Audry de Villiers, contreroulleur de ladicte garnison, commis ad ce de par le Roy nostred. seigneur, pour ung quartier d’an commençant le XIXme jour de mars et finisant le XXIXe jour de juin ensuivant IIIIc XL.
Et premierement
Lances a cheval :
Jehan de Surienne
Vincent de Surienne
Le bastart de Surienne
Jacquemin de Moulineaulx
Jacques de Millery
Jehan André
Robinet de Launoy
Pierres de Tisy
Pierre d’Oriac dit Lodvat
Jehan Duval
Fery Duval
Huguelin Lescossois
Jehan Dubu
Jehan de Fontenay dit Lodvat
Jehannet Remon
Guillaume Coudaret
Louys Leconte
Jacquet de Savoye
Le grant Jehan
Le bastart Bardenche
Guillaume Legrant
Gillet de Caffaz
Michault Jacquet
Cudinet Bicquet
Estienne Barat
Le bastart de Villecte
Regnault Berengier
Jehan Prevost
Jacquemin Bonnebeuf
Jehan Pomier
Pierre de Savoye
Jehan Bonenfant
Hayne de Bucelles
Le petit Rodigue
Jacquot Lebarbe
Estienne Clanegris
Michiel Lalement
Perrin Lalement
Jehan de Fontenay
Pierre de Beaujeu
Jehan Dallemaigne
Drouet de Vaucelles
Jehault Varlet
Andry Coustant
Jehan de Salses
Gorget de Fontaines
Thevenin Petit
Pierre Dubois
Jehan de Neufchastel
Jehan Omon
Le grand Lauteman
Thomas Detous
Yvon Chevreneau
Loppes de Nelphe
Reganult Legaston
Pierre Gentilz
Berthehemin de Medines
Phelebert Lebourguignon
Jehan Moreau
Andry de Villers, contreroleur
Archiers :
Jehan Brunel
Oudinet de Laufernat
Jehan du Buisson
Le petit Guion
Le petit Breton
Pierre des Crenell
Jehan Berengier
Jehan Dauvergne
Guillaume Bonnet
Jehan de Courtenay
Pierre Lepetit
Estienne Lecouraigeux
Le gros Camys
Anthoine Deciville
Jacquemin Lepiquet
Jehan Thoudez
Pierre Delaplanque dit Lepere
Guillaume Teste
Le petit Jehan
Thevein Lagrigue
Le Picart de Bethisy
Gieffroy Caquart
Guillaume Pasquier
Pierre Seigneur
Jehan Leroy dit Debrie
Roulet Delasausoye
Le Normant du Patis
Jehan Henry
Guillaume Langlois
Jehan Descry
Jehan Luilliet
Guillaume Dubois
Le Picart de Feries
Le gros Philippe
Simon Delaunoy
Robinet Lenepveu
Jehan Tuault
Estienne Lenormant
Le bastart d’Arnouville
Le petit Garsie
Gaspart d’Aragon
Pierre de Villaines
Jehan Maillet
Le petit Lanceman
Thomas Larchier
Le petit Lambart
Hennequin Larmierres
Jehan de Marigny
Guillot Vallon
Jehan Lamoureux
Gaultier Desoppes
Guillaume Le Gascon
Perrenet Larchier
Jehan Charpentier
Francequin Lelombart
Hennequin Duchesne
Ythier Renier
Jehennet de Navarre
Robert Herison
Le bastart Quatrosses
LX archiers
Toutes lesquelles lances et archiers dessus nommés nous Robert Hedouys et Andry de Villers, commissaires devant diz, certiffions avoir veus et passés a monstres audit lieu de Saint Germain, et iceulx estre montés, armés et habillés suffisamment chacun selon son estat, le XXIIe jour de may l’an dessusd. mil IIIIc XL, tesmoins noz signez et sainctz manuels.
R. Hedouys, De Villers »

Rôle des gardes du corps du roi à Saint-Germain-en-Laye

« Rolle de la monstre et reveue faicte en une place devant le chasteau de Saint Germain en Laye le huictiesme jour d’aoust mil six cens quarante deux par maitre Anthoine Dubois et maitre Leonard Mosneron, commissaire et controleur ordinaire des Guerres, a huict vingtz dix neuf hommes de guerre a pied françois des neuf vingtz desnommz et escriptz au present rolle d’une compagnie de deux cens du regiment des gardes du Roy estant soubz la charge du sieur de Montigny, leur cappitaine, sa personne absente et non comprise, celle du sieur de Burie Montigny, son filz et lieutenant qui presente lad. compagnie en bataille, l’enseigne et autres officiers presentes et comprises, celles de deux soldatz de lad. compagnie estans pour le service de Sa Majesté au château du Bois de Vincennes, absentes et neantmoins comprises et passees comme presentes en vertu d’une ordonnance du Roy cy apres mentionnee, iceluy rolle servant à l’acquit de maitre Guillaume Brossier, conseiller du Roy, tresorier general de l’exercice de ses Guerres, pour le paiement a eux fait en la ville de Paris par les mains de maitre Paul Pousseau, tresorier dud. regiment des gardes françoises le quatriesme jour de janvier ensuivant MVIc quarente trois de leur solde et entretenement du septiesme mois de monstre de lad. annee derniere MVIc quarente deux composé de XXXVI jours commancé le VIe aoust aud. an, desquelz gens de guerre au noms et surnoms suivans
Premierement
Pierre de Guignadeau, sieur de Montigny, capitaine
Pierre de Guignadeau, sieur de Burie, lieutenant
Samuel de Hazeville, enseigne
Sebastien Gaillard, sergent
Claude Lavau, fourier
Nicolas Lelong, tambour
Guillaume Desgranges, tambour
Pierre Deschamps, Phiffre
François de Narvais
Jean de Compiegne
Jullien Sortoir
Remond Roze
Pierre Thibault
Martin Petit
Jean Bollet
Guillaume des Bardilliers
Denis Fort
Adrien Bouts
Pierre Picquiere
Cgarles Ferand
Pierre Audebet
Anthoine Desvoiers
Jean François
Pierre Thiebault
Guillaume Taille
Michel Neron
Pierre Defranc
Anthoine Angour
Jacques Beranger
Georges Geste
Martin Petit
Pierre Million
Jean Large
Berthelemy Fournier
François Mironder
Germain Matart
Jean Fournier
Claude Salte
Jean Delasalle
Jacques Dervoux
Nicolas Guilon
Pierre Bouvare
Philippes Roze
Louis Allegrand
Jean Girault
Jean Mallet
René Desaye
Jacques Alleret
Pierre Davaux
Estienne de Piennes
Berthelemy Thierry
Jean Desombras
René Gougillas
Berthelemy Au
Louis Jacquelot
Philippes Morel
Jacques Desgrain
Pierre Desgrain
Pierre Levesque
Jean Bove
Mathurin Varienne
Louis Desgranges
Jean Blouet
Berthelemy Desgrain
Alexandre Delimontis
Charles Le Foureur
Pierre Leroy
Nicolas Audamons
Jean Millet
Gabriel Desroges
Louis Laplace
François Sauvage
Estienne Perye
Pierre Bonnes
Toussaint Bonnefoy
Pierre Bigore
Jean Demare
Estienne Main
Jean Perche
François Leger
Jean Auvray
Jullien Guy
Esme Grillet
François Michele
Jean Desnais
Jean Rue
Olivier Rigault
Michel Lebland
François Rossigne
Charles Delabergerie
Claude Rolpit
Jean Debaignar
François Ravel
Nicolas Berger
Jean Grier
Anthoine Ovatel
Louis Leguet
Charles Offer
Louis Age
Jean Bournouf
Nicolas Jonnar
Claude Voutange
François Rigault
Guy Despoty
Paul Bonno
Jacques Coste
Jacques Chapperon
Pierre Damour
Jean Caillou
Jean Couvreur
Louis Valland
Thomas Lebel
Noel Gaillard
Guillaume Totin
André Pressy
Louis Le Tellier
Nicolas Jallnody
Omont Noly
Estienne Boly
Sebastien Basty
Pierre Rigallot
François Gaultier
Jean Rassne
Jean Pies
Pierre Drandraux
Martin Poule
Guy Petas
François Guillaume
Jacques Durant
Guillaume Baviron
Estienne Gigs
Jacques Carré
Anthoine Thuier
Pierre Tronquart
François Quart
Jean Paturot
Philippes Ames
Robert Hurault
Philippes Tailleur
Claude Futas
Jean Legros
Pierre Mar
Pierre Dauphin
Anthoine Guy
François Delacres
Augustin Tare
Martin Leroy
Louis Vyo
Martin Amy
Louis Anger
Jacques Morel
François Lurondel
Simon Desmoulever
Pierre Aubry
Pierre Bourgeois
Mathurin Ybou
Pierre Goupy
Estienne Delamare
Jean Foucas
Nicollas Duchesne
Jacques Clement
Guillaume Beranger
Estienne Delaguerre
Jean Avons
François Clergeau
Thomas Dutellier
Jean Mareschal
Philippes Hugues
Jean Allegray
Jean Broquebin
Guillaume Bucy
François Normand
Jean Bon
Jean Lear
Mathieu Guy
Pierre Vaillant
Gilles Cadu
Simon Netixier
Denis Boucher
Nombre neuf vingtz hommes
Nous Pierre de Guignaudeau, sieur de Burie Montigny, lieutenant d’une compagnie de deux cens hommes de guerre à pied françois au regiment des gardes du Roy estant soubz la charge du sieur de Montigny, nostre père et cappitaine, Anthoine Dubois et maitre Leonard Mosneron, commissaire, controlleur ordinaire des guerres, soubzsignez, certiffions à nosseigneurs des comptes et à tous autres qu’il appartiendra ce qui ensuict, scavoir est nous Burie de Montigny, lieutenant susd., avoir des le huictiesme jour d’aoust dernier mis en bataille en une place devant le chasteau de Saint Germain en Laye et presenté aux commissaires et controlleurs des guerres susd. et deppartiz le nombre de huict vingtz dix sept hommes de guerre à pied françois des neuf vingtz desnommez et escriptz au present rolle, nostre personne, celles de l’enseigne et autres officiers presentes et comprises, tous en bon et suffisant estat et equipage de guerre pour faire service à Sa Majesté, qui en ont fait la monstre et reveue et nous ont ce jourd’huy faict payer comptant de noz solde et entretenemens du septiesme mois de monstre de l’année derniere, composé de XXXVI jours commancé le VIe dud. mois d’aoust, avec une ordonnance du Roy pour passer comme presens à lad. monstre deux soldatz de lad. compagnie absens à icelle, estans de present pour le service de Sa Majesté au chasteau du Bois de Vaincennes, la personne dud. sieur de Montigny, nostredict pere et cappitaine, absent et non compris à lad. monstre, nous Dubois, commissaire susd., avoir des led. jour VIIIe aoust dernier, veu et visitté par forme de monstre et reveue, lesd. huict vingtz dix neuf hommes de guerre à pied françois du nombre des neuf vingtz desnommez et escriptz au present rolle de lad. compagnie de deux cens du sieur de Montigny, leur capiitaine, sa personne absente et non comprise, celle du sieur de Burie Montigny, son filz et lieutenant, l’enseigne et autres officiers presentes et comprises, celles de deux soldatz de lad. compagnie estans aud. chasteau de Vaincennes, absentes, que nous avons neantmoings conquises et passees comme presentes en vertu d’une ordonnance du Roy signee Louis et plus bas Phelipeaux du deuxieme janvier 1642, expediée pour les deux mois de monstrees de lad. année derniere, desquelz VIIIxx XIX hommes de guerre, il nous en a esté presenté en bataille au lieu cy dessus declaré par led. sieur de Burie Montigny, lieutenant, le nombre de huict vingtz dix sept hommes, sa personne comprise, ausquelz apres les avoir trouvez en bon et suffisant estat et equipage de guerre pour faire service à Sa Majesté et d’iceux pris et receu le serment en tel cas requis pris a chacun, leur avons ce jourd’huy faict paier, bailler et delivrer comptant en nostre presence, ensemble ausd. deux soldatz absens, par maistre Guillaume Brossier, conseiller du Roy et tresorier general de l’exercice de ses guerres, par les mains de maistre Paul Pousteau, tresorier dud. regiment des gardes françois de Sa Majesté, la somme de trois mil cent soixante sept livres que nous leur avons ordonnee et ordonnons suivant l’estat de Sa Majesté pour leur solde et entretenement du septiesme mois de monstre de lad. annee derniere MVIc quarente deux composé de XXXVI jours commancé le VIe aoust dernier à raison des appointemens qui ensuivent, assavoir aud. sieur de Burie Montigny, lieutenant, CX l., à l’enseigne LXVI l., à deux sergens chacun XXXV l., LXX l., à un fourier, deux tambours et un fiffre, chacun XII l., XLVIII l., à quatre capporeaux corcelletz chacun XX l., IIIIxx l., à deux autres portans mousquets chacun XX l., XL l., à six lanspessades armez de corcelletz chacun XVIII l., CVIII l., à cinquante picquiers armez de corcelletz chacun XVI l., VIIIc l., à vingt six autres aussy armez corcelletz chacun XV l., IIIc IIIIxx X l., à deux lanspessades de mousquetaires chacun XVIII l., XXXVI l., à quinze mousquetaires chacun XVII l., IIc LV l., à quatorze autres chacun XVI l., IIc XXIIII l., à deux autres absens estans aud. chasteau de Vainciennes chacun XVI l., XXXII l., que nous avons faict mettre es mains dud. lieutenant pour leur delivrer suivant lad. ordonnance, à vingtz autres mousquetaires chacun XV l., IIIc l., à deux lanspessades d’harquebusiers morionnez chacun XVI l., XXXII l., vingt autres mousquetaires chacun XV l., IIIc l., à deux lanspessades d’harquebusiers morionnez chacun XVI l., XXXII l., à vingt huict harquebusiers chacun XII l., IIIc XXXVI l., et encores aud. cappitaine la somme de IIc XL l. que nous avons faict mettre es mains de sond. lieutenant pour vingt paies de XII l. chacune à raison de dix pour cent à luy acordées par Sad. Majesté pour luy donner moyen d’appointer les plus apparans de lad. compagnie, montant et revenant lesd. appointements ensemble à lad. premiere somme de IIIm CLXVII l. et les deniers revenans bons au Roy à la somme de IIIc VI l. des estatz et appointemens dud. cappitaine absent à lad. monstre, et moy Mosneron, controlleur susd., avoir assisté à lad. monstre, reveue et paiement susd. qui leur a esté ce jourd’huy faict comptant en ma presence par led. maistre Guillaume Brossier, tresorier general susd., par les mains dud. maistre Paul Pousseau, tresorier dud. regiment, en quartz, testons, francz et autre monnoye au marc suivant l’edict de Sa Majesté et en douzains, de leur solde et entretiens dud. septiesme mois de monstre de lad. année derniere cy dessus declaré, et pour le regard des paies desd. deux soldatz de Vainciennes, absens, avoir esté mis en mains dud. lieutenant pour leur delivrer suivant lad. ordonnance cy dessus declarée, dont ilz et chacun d’eulx se sont trouvez et tiennent pour contant et bien paiez et en ont quicté et quictent lesd. sieurs tresoriers et tous autres, en tesmoing de quoy, nous lieutenant, commissaire et controlleur susd., avons signé le present rolle en la ville de Paris le quatriesme jour de janvier mil six cens quarente trois.
Burie Montigny, Dubois
Mosneron »

Acte de baptême du commis des contrôleurs des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye

« Led. jour, fut baptizée Jehanne, fille de honorable homme Jacques Le Valvasseur, commis des controlleurs du omayne et bastiment du Roy. Le parrain maistre Jehan Fontayne, maistre des œuvres de charpenterye du Roy, controlleur du domayne de la ville de Parys. Les marrainnes Henrye de Buade, fille de monsieur de Frontenac, et Magdeleyne de Donon, fille de monsieur le controlleur Donon. »

Acte de baptême d’un fils d’un jardinier du roi à Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain

« Led. jour, fut baptizé Louys, filz d’honnorable homme Jehan Delalande, jardinier du Roy en son petit bois, et de Perrette Bougars, le parrain Louys de Bourbon, roy de France et de Navarre, par messire Pompone Manuel, escuier et maistre d’hostel ordinaire de Sad. Majesté, qui a donné le nom par commandement de Sad. Majesté, la marraine Anne Legrand, fille de maistre René Legrand le jeune, procureur du Roy en la maistrise particuliere et prevosté de Sainct Germain en Laye. »

Acte de baptême du fils de la nourrice du dauphin dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain

« Le 4e jour de may 1667, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Louys, né du premier jour de juillet 1666 et ondoyé par M. le curé de ce lieu de Saint Germain en Laye (avec la permission de M. d’Orleans, grand vicaire en ce mesme lieu) dans le chasteau neuf, lieu de sa naissance, et lesd. ceremonies administrées dans la chapelle du chasteau vieil par M. l’abbé de [vide], aumosnier du Roy, avec la permission et consentement dud. sieur curé, y present en son habit d’eglise avec l’estolle au col, et led. Louys fils de noble homme [vide] et de dame [vide], nourrisse de monseigneur le Dauphin, Fils aisné de France, le parrein tres puissant et magnanime prince Louys XIIII du nom, tres chrestien roy de France et de Navarre, present, et qui a donné son nom aud. baptisé, la marreine damoiselle [vide], fille de haut haut et puissant seigneur Philippes de La Motte Houdancourt, vivant duc de Cardone, pair et mareschal de France, et de madame Louyse de Prie, son espouse, et à present sa veufve, gouvernante de mond. seigneur le Dauphin, de Madame royalle et des autres Enfants de France. »

Acte de baptême de Louis de La Méchaussée dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain

« Le 3e jour de juin 1668, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil à Saint Germain en Laye par M. l’abbé de Chavigny, aumosnier du Roy, à Louys, fils de messire Nicolas de La Mechaussée, sieur de la Coste, et de dame Elizabeth du Tocq, sa femme, premiere femme de chambre de monseigneur le Dauphin, ondoyé par M. l’abbé Dupont il y a quatre ans ou environ plus quatre moins, le parrein monseigneur Louys de Bourbon, fils aisné du Roy et dauphin de France, la marreine madame la duchesse de Montosier, premiere dame d’honeur de la Reyne, et estoit present ausd. ceremonies M. le curé dud. lieu de Saint Germain en Laye en surplis avec l’estolle au col. »

Acte de baptême de Jeanne Pitel à Saint-Germain-en-Laye, Molière étant son parrain

« Le 15e de novembre 1670, fut baptisée Jeane Catherine, fille de Jean Pitel, officier du Roy, et de Jeane Olivier, sa femme, le parrein Jean Baptiste Pocquelin Moliere, tapisserie varlet de chambre ordinaire du Roy, la marreine Catherine Le Clerc, femme d’André Villequain, aussi officier de Sa Majesté, touts de la suitte de la Cour. »

Acte de baptême de Louise Couret dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain

« Ce jourd’huy cinquiesme juin mil six cens soixante et treize, ont esté supplées au chateau vieux de ce lieu les ceremonies du baptesme à Louyse, ondoyée par nous avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du vingtiesme may mil six cens treize, fille d’honorable homme Leger Couret, porteur de la chambre de monseigneur le Daulphin, et de Marie Mosle, ses pere et mere, le parrein monseigneur le Daulphin, la mariene madamoiselle Françoise Julie de Crussolle, fille de tres hault et tres puissant seigneur messire Emmanuel de Crusolle, compte dudict lieu, gouverneur et lieutenant general des provinces de Saintonge, d’Angoumois, et de haute et puissante dame dame Marie Julie de Sainte More, lesquels ont signé, les ceremonies supplées par monseigneur l’evesque de Condon en presence et du consentement de moy curé soubsigné
Louis
J. Benigne, a. e. de Condom »

Acte de baptême de Louis Tréheux dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine

« Ce jourd’huy vingt uniesme decembre mil six cent soixante et treize, ont esté supplées en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu les ceremonies du baptesme à Louis Treheux, ondoyé par l’ordre de monseigneur l’archevesque de Paris en ceste parroisse, né le dix huit novembre mil six cent soixante et onze à sept heures du soir, fils de Marie Treheux, garçon ordinaire de la chambre et cabinet de la Reyne, et de Nicolle Argenvilliers, ses pere et mere, le parrain monseigneur le Daulphin, la marreine tres haute et tres puissance princesse Marie Theresse d’Autriche, reyne de France, lesquelles ceremonies ont esté supplées par monsieur l’abbé Savary, aumosnier de Sa Majesté, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de mon surplis et estolle.
Marie Terese
Louis »

Acte de baptême de Louis Courdonner dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain

« Ce jourd’huy cinquiesme fevrier mil six cent soixante et quinze, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monseigneur Jacques Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Daulphin, à Louis, aagé de deux ans, ondoié à Paris par mons. l’abbé Dupons avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, filz d’honorable homme René Courdonner, garçon de la chambre de monseigneur le Dauphin, et de Marie Louise Anne Binet, ses pere et mere, le parein tres haut et tres puissant prince Louis de Bourbon, dauphin de France, la mareine haute et puissante dame Marie de Montosier, femme de haut et puissant seigneur monsieur le duc de Crusolle, en presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de mon surply et etolle.
Cagnyé »

Acte de baptême de Louis Marie Langer dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine

« Ce jourd’huy dix septiesme may mil six cens soixante et seze, a esté baptisé en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur de Condon, precepteur de monseigneur le Daulphin, Louis Marie, fils de François Langer, ordinaire de la musique du Roy et de la Reyne, et de Marie Anne Heber, ses pere et mere, le parrain tres hault et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la marreine tres haulte et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reyne de France, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné, lesquels ont signé.
Marie Terese
Louis
J. Benigne, a. e. de Condom
Cagnyé »

Acte de baptême de Louis Marie Cuvier dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine

« Ce jourd’huy trente unieme may mil six cens soixante et seze, ont esté supplée les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur l’archevesque de Condon, precepteur de monseigneur le Daulphin, à Louis Marie, onodué le vingt huitiesme juillet de la precedente année, avec permission de monseigneur l’archevesque de Paris, en datte du vingt sesieme dudit mois, fils de noble homme Pierre Cuvier, conseiller du Roy, lieutenant de la maistrise et commis par Sa Majesté à la charge de maistre particulier des eaux et forests de Saint Germain en Laye, et de dame Anne Melet, ses pere et mere, le parrain tres haut et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la mareine tres haute et tres puissante princesse Marie Thereze d’Autriche, reyne de France, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné, lesquels ont signé.
Marie Terese
Louis
J. Benigne, a. e. de Condon
Cagnyé »

Acte de baptême de Louis Millet dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain

« Ce jourd’huy vingt septiesme fevrier mil six cens soixante et dix sept, ont esté supplées les ceremonies du baptesme par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Dauphin, en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu, à Louis, ondoyé avec la permission de monsieur l’evesque de Paris l’onzieme juin mil six cens soixante et seize, fils de Claude Millet, officier du Roy, et de Marie Magdelaine Andry, ses pere et mere, le parrein monseigneur le Daulphin, la mareine damoiselle damoiselle Marie Anne de Bourbon, princesse de Blois, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.
Louis
Marie Anne de Bourbon, l. de France
J. Benigne, e. de Condom
Cagnyé »

Acte de baptême de Louis Paiard des Jardins dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain

« Ce jourd’huy vingt sixieme mars mil six cens quatre vingts et un, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, et premier aumonier de tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, à Louis, né le quatrieme mars mil six cens soixante et onze, et ondoyé avec la permission de monseigneur l’archevesque en datte du huitieme du mesme mois ainsi qu’il nous l’a esté certifié par messire Jean Jacques Paiard, sieur des Jardins, pere, filz dud. messire Jean Jacques Paiard, sieur des Jardins, et de dame Honorée Lenet, nourice de deffunte madame Marie Thereze de France, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puisante et tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.
Louis
M. Anne Chrestienne
J. Benigne, a. e. de Condom
Cagnyé »

Acte de baptême de Julie Madeleine Ozannes dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain

« Ce jourd’huy onzieme janvier mil six cens quatre vingts deux, ont esté supplées les ceremonies du bapteme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, evesque de Meaux et precepteur de tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, à Louis, né le cinquieme d’aoust dernier passé et ondoyé avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, filz de Claude Bazinet, chef de fouriere de madame la Dauphine, et de Geneviefve Delange, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine haulte et puissante dame dame Marie Marguerite de Fourcy, femme de hault et puissant seigneur messire Baltazar Phelipeaux, chevalier, seigneur de La Vrilliere, marquis du Chasteauneuf, comte de Saint Florentin et autres lieux, conseillers du Roy en tous ses conseils, ministre et secretaire d’Estat et secretaire des ordres de Sa Majesté, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.
Louis
M. M. de Fourcy
J. Benigne, e. de Meaux
Cagnyé »

Acte de baptême de Louise Picaud dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain

« Ce jourd’huy dix huitieme janvier mil six cens quatre vingts deux, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Pierre du Cambou de Coelin, evesque d’Orleans, premier aumonier de tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis quatorze, par la grace de Dieu roy de France, à Louise, née le douzieme fevrier de l’année mil six cens quatre vingts un et ondoyé le treizieme dud. mois de fevrier avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, fille de Pierre Picaud, sieur de la Verdenie, valet de garde robe du Roy, et de Françoise Lefebvre, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis quatorze, par la grace de Dieu roy de France, la mareine tres haulte et tres puissante princesse Charlotte Elisabeth, duchesse d’Orleans, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.
Louis
Elisabeth Charlotte
P. du Cambout de Coislin, e. d’Orleans
Cagnyé »

Acte de décès d’un fils de Robert Strickland, vice-chambellan de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye

« Ce jourd’ui vingt quatrieme jour de fevrier mil six cent quatre vingt neuf, a eté inhumé dans cette eglise le corps d’un enfant, ondoyé dans le chasteau vieil de ce lieu par un aumonier de la reine de la Grande Bretagne, de messire Robert Strickland, vice chambellan de la reine d’Angleterre, et de dame Brigite Strickland, sa femme, né et decedé le jour precedent es presences de messire Pierre Bernard, pretre, et Jacques Pigeard, soudiacre, habitués en cette paroisse, lesquels ont signé.
P. Bernard, Pigeard »

Acte de baptême de René MacDonnel, fils d’un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye

« Ce jourd’huy vingt deuxiesme jour de mars mil six cens quatre vingt neuf, a esté baptisé par moy prestre soubsigné René, né le mesme jour, fils de Randell MacDonnel, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et dame Hanna Roche, ses pere et mere, dont il est né en legitime mariage en cette paroisse, le parrein Laurens Dupuis, officier du roy d’Angleterre, la mareine Anne Baguenal, lesquels ont signé.
Dupuys, Anne Bagnalle
Dufour »

Acte de baptême de Marie Ursule Riva, fille du maître de la garde-robe de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye

« Ce jourd’hui vingt unieme jour de mars mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisé par moy pretre vicaire sousigné Anne Wonifride, née du dix neufieme jour de ce mois, fille de messire Thomas Stricland, vice chambellan de la reine d’Angleterre, et de Brigitte Manoch, sa femme, le parein M. Daniel Artur, chevalier anglois, la mareine dame Wonifreda Trintam, femme de monsieur le chevalier Thomas Striclhand, lesquels ont signé.
Le chevalier Arthur
Winifrida Trintham
Michel »

Acte de baptême de Marie Fitzpatrick à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la reine d’Angleterre étant son parrain

« Ce jourd’hui onzieme jour de may mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisée par moy pretre vicaire soussigné Marie, née du huitieme jour de ce mois, fille de Edme Phispatri et de Catherine Bourg, sa femme, irlandois de nation, le parein monsieur Edme Bary, gentilhomme ordinaire de la reine de la Grande Bretagne, la mareine dame Anne Roche, femme de monsieur Magdonell, lesquels ont signé.
Edme Barry
Michel
A. Roche »

Acte de baptême de Marie MacDonell dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine

« Ce jourd’hui vingt deuxieme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé de Ronchi, premier aumonier de la reine d’Angleterre, Marie, née du vingtieme jour de ce mois, fille de messire Rodolphe Magdonell, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et de dame Anne Magdonelle, sa femme, a eté nommée par tres haute, tres puissante et tres excellente princesse Marie d’Este, reine de la Grande Bretagne, en presence et du consentement de monsieur l’abbé Converset, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, revetu de son surplis et etole.
Maria R
J. Ronchi
L’abbé Converset, pr. de Saint Germain »

Acte d’inhumation de la duchesse de Powis dans l’église de Saint-Germain-en-Laye

« Ce jourd’hui vingt deuxieme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté inhumé dans cette eglise le corps de tres haute et tres puissante dame madame Elizabeth de Sommerset, gouvernante de monseigneur le prince de Galles, epouse de milord Guillaume Herbert, duc de Powis, grand chambellan de Sa Majesté britannique, agée de cinquante sept ans, decedée le jour precedent dans le château vieil de ce lieu ; messe haute, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame es presences de messires Antoine Marques et Jacques Pigeard, pretres, lesquels ont signé.
Marques, Pigeard »

Acte de baptême de Marie Smith dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine

« Ce jourd’hui vingt sixieme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé de Ronchi, premier aumonier de la reine d’Angleterre, Marie, née du jour vingt quatrieme de ce mois, fille de Mathieu Smaith et de dame Françoise Smaith, nourice de monseigneur le prince de Galles, et a eté nommée par tres haute, tres puissante et tres excellente princesse Marie d’Este, reine d’Angleterre, en presence et du consentement de monsieur l’abbé Converset, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, revetu de son surplis et etole.
J. Ronchi
Maria R
L’abbé Converset, pr. de Saint Germain »

Acte de baptême de Guillaume Solvin à Saint-Germain-en-Laye, lady Strickland, sous-gouvernante du prince de Galles, étant sa marraine

« Ce jourd’hui vingt quatrieme jour d’avril mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé par moy pretre sousigné Guillaume, né du jour precedent, fils de Jean Henry et d’Honoré Solvin, sa femme, irlandois de nation, le parein Corneille Colin, pour le chevalier Waldegrave, la mareine damoiselle Elizabeth Paquinson, pour milledi Strickland, gouvernante de monseigneur le prince de Galles, lesquels ont signé.
Elizabeth Parkisn
Marques, Cornelus Colen »

Acte de baptême de Rodolphe Leclerc à Saint-Germain-en-Laye, lady Strickland, sous-gouvernante du prince de Galles, étant sa marraine

« Ce jourd’hui vingtieme jour de may mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé par moy pretre, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Rodolphe, né du seizieme jour de ce mois, fils de messire François Leclerc, gentilhomme anglois, et de dame Elizabeth Bessé, sa femme, le parein messire Robert Rodolphe de Feilding, la mareine dame Wenifride Trentom Stricland, sous gouvernante de monseigneur le prince de Galles, lesquels ont signé.
Robert Rodolphe de Feilding
L’abbé Converset, prieur de Saint Germain
Winefrida Trentham Strickland »

Acte d’inhumation d’Euphemie Nairne, fille du secrétaire de lord Melfort, à Saint-Germain-en-Laye

« Ce jourd’huy quatorzieme janvier mil six cent quatre vingt douze, a eté inhumé dans le cimetiere le corps de Euphemie Nairne, agée de dix huit mois ou environ, fille de messire David Nairne, gentilhomme ecossois, secretaire de milord Melfort, ministre d’Etat du roy d’Angleterre, et de dame Marie Elisabeth de Coupigny, ses pere et mere, demeurant dans cette parroisse, en presence de maitres Antoine Marques, pretre, et Hugues Augustin Baussonnet, accolithe, qui ont signé
Marques
Baussonnet »

Acte de mariage de Georges Hills, officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye

« Ce jourd’huy vingt neufieme janvier mil six cent quatre vingt douze, a esté faict et solemnisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, le mariage du sieur Georges Hils, officier ches le roy d’Angleterre, agé de vingt cinq ans, fils de deffunt Henry Hils, vivant imprimeur du roy d’Angleterre, et de Elisabeth Hersin, ses pere et mere, d’unne part, et de demoiselle Marie Cardary, agée de vingt cinq ans ou environ, fille George Cardary et d’Elisabeth Haoult, ses pere et mere, tous anglois de nation et demeurant dans cette parroisse, appres avoir vu la dispence que monseigneur l’archeveque de Paris leur a accordé pour les trois bans et la permission qu’il leur a accordé d’estre fiancés et de se marier à meme journée et meme avant le jour, en datte du vingt sixieme de ce mois, les fiancailles faictes à meme jour, le tout sans opposition, en presence de maitre Antoine Marques, pretre, sacristain de cette eglise, Jean de Lanoé, garde du roy d’Angleterre, Alexandre Jackson, maitre à dancer, anglois de nation, et de cette parroisse, et de Jean Cuillaben, aussy de cette parroisse, qui a declaré ne scavoir signer, les autres ont signé avec les mariés.
George Hills, Mary Cardary
Jean Delanoe, Alexander Jackson
Mary Jackson, Marques »

Acte de baptême de Jacques Skelton dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain

« Ce jourd’huy quatorzieme mars mil six cent quatre vingt douse, a eté baptisé dans la chapele du chateau vieux de ce lieu par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, Jacques, né le douzieme de ce mois, fils de M. Bevel Skelton, contrerolleur general de la maison du roy de la Grande Bretagne, et de madame Marie O’Brien, son epouse, le parrain tres haut, tres puissant, tres excellent et tres vertueux monarque Jacques second, roy d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse, la marraine tres illustre dame madame Fits Roy, contesse de Suseks, la ceremonie faite en presence de messire Isaac Michel, pretre et vicaire de cette parroisse, revetu de surpelis et d’estolle, qui a signé avec M. l’abbé de Ronchy
James R.
J. Ronchi, Fitz Roy Sussex »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 33v] A me Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, aussi tresorier general de l’Argenterie du Roy, la somme de dix neuf mil sept cens soixante seize livres deux sols pour, avec XVIm l. qu’il a ci devant receus, faire celle de XXXVm VIIc LXXVI l. II s. pour le parfait paiement de la despence faicte en lad. argenterie pour le balet qui a esté dansé devant Sa Majesté au vieux chasteau de Saint Germain en Laie au mois de febvrier 1670 suivant l’estat arresté par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre du Roy, cy : XIXm VIIc LXXVI l. II s.
[…]
[f. 39] Aud. [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de neuf cens vingt quatre livres pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à Edme vieille, voiturier par terre, pour son paiement du louage de 80 journées de charettes à trois chevaux, à raison de IX l. pour chacune, et de 34 journées de charettes à deux chevaux, à raison de VI l. pour chacune, pour porter et raporter des meubles de Paris es chasteaux de Saint Germain à Versailles et de Versailles à Saint Germain depuis le premier juillet jusques et compris le XIIIe septembre 1670, le tout par ordre et pour le service du Troy, cy : IXc XXIIII l.
[…]
[f. 40v] Aud. Melique, la somme de quinze mil deux cens cinquante deux livres dix sols pour, avec XVIm l. qu’il a ci devant receus, faire celle de XXXIm IIc LII l. X s. pour le parfait paiement des despences faictes aux Menus de la chambre du Roy pour le balet qui a esté dansé devant Sa Majesté au chasteau de Saint Germain en Laie au mois de febvrier 1670 suivant l’estat arresté par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre, cy : XVm IIc LII l. X s.
[…]
[f. 183] Aud. [Antoine Le Menestrel, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de mil huit livres six sols huit deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer M l. aux peres recolets de Saint Germain en Laie, de laquelle somme Sa Majesté leur a fait don pour leur donner moien d’acroistre leur eglise, et ce outre IIIm l. que Sa Majesté leur a desjà accordé pour le mesme effect suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et VIII l. VI s. VIII d. pour les taxations à II d. pour livre, cy : MVIII l. VI s. VIII d.
[f. 183v] Aud. Le Menestrel, la somme de mil huit livres six sols huit deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer M l. ausdits religieux recolets de Saint Germain en Laie pour emploier au paiement des despens à faire pour l’agrandissement de leur eglise suivant les ordonnances dud. sieur Colbert, et VIII l. VI s. VIII d. pour les taxations à II d. pour livre, cy : MVIII l. VI s. VIII d.
[…]
[f. 265] Au nommé Soulegre, consierge du vieux chasteau de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres à lui acordée par gratification en consideration de la modicité de ses gages pour l’entretenement de l’horloge dud. chasteau, cy : IIIc l.
[…]
[f. 275] Aud. [capitaine Prevost, exempt des gardes de la prevosté de l’Hostel et grande prevosté de France], la somme de douze cens livres pour avoir vaqué pendant deux mois, avec deux gardes, pour arrester tous les mandians et vagabons qui estoient à Saint Germain en Laie ou sur les grands chemins des environs et les avoir conduits à l’hospital general de la ville de Paris, cy : XIIc l. »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 27] A [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de dix mil livres que Sa Majesté lui a ordonnée pour [f. 27v] emploier au fait de sa charge, mesmes à compte des despences à faire pour le balet que Sa Majesté veut faire danser devant Elle au chasteau de Saint Germain en Laue au mois de novembre 1671, cy : Xm l.
Aud. Olivier, la somme de vingt mil livres pour, avec Xm l. qu’il a ci devant receus, faire XXXm l. que Sa Majesté lui a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes à compte des despences faites pour le balet que Sa Majesté a fait danser devant Elle au chasteau de Saint Germain en Laye, cy : XXm l.
[…]
[f. 33] A lui, la somme de treize cens trente deux livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer, scavoir XIIc LX l. aux 24 violons du Roy pour avoir esté 35 jours à Saint Germain en Laie pour servir au balet des balets que Sa Majesté a fait danser [f. 33v] devant Elle à raison de XXX s. par jour à chacun, et LXXII l. à Dumanoir, repetiteur, qui fait le 25e violon, pour y avoir esté 48 jours, à raison de XXX s. par jour, cy : XIIIc XXXII l.
[…]
[f. 34] Aud. Melique, la somme de deux mil trois cens trois livres pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres, scavoir à Blavette, maistre des coches d’Orleans, VIIIc XXX l. pour le louage de cinq journées de carrosses à 6 chevaux qu’il a fournis pour mener trois fois les femmes de chambre de Madame du chasteau de Saint Germain en Laye en celuy de Versailles et les avoir ramenées deux fois de Versailles à Saint Germain depuis le 29 juillet jusque [f. 34v] au 7 novembre 1671 à XXX l. par jour et le louage d’un carosse à 4 chevaux depuis le 28 septembre jusqu’au 31e octobre 1671, faisant en tout 34 jours à raison de XX l. par jour pour avoir mené la damoiselle du Ludre, l’une des filles de la Reine, à Sainte Reyne et l’aboir ramenée, le tout par ordre du Roy […] [f. 35], cy : IIm IIIc III l.
[…]
[f. 37] A [Pierre Bourlon, tresorier des Venneries et fauconneries du Roy], la somme de trois mil six cens livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer au sieur comte du Lude, capitaine du chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir XVIIIc l. pour les gages et entretenement d’un faisandier que Sa Majesté a ordonné estre estably dans la [f. 37] maison du Val du parc dud. chasteau et pareille somme de XVIIIc l. aussi pour les gages et entretenement de quatre renardiers et deux valets de limiers pour le loup que Sa Majesté a ordonné estre pareillement establis dans lad. capitainerie à raison de IIIc l. chacun pendant lad. année 1671, cy : IIIm VIc l.
[…]
[f. 182] A [Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de mil huit livres six sols huit deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer M l. aux religieux recolets de Saint Germain en Laye pour leur donner moien de continuer le bastiment de leur eglise, et VIII l. VI s. VIII d. pour les taxations dud. Le Begue, cy : MVIII l. VI s. VIII d. »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 30v] A lui [Pierre Olivier, seigneur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de dix mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes à compte des despences du balet des balets que Sa Majesté a fait danser devant Elle au chasteau de Saint Germain en Laye, cy : Xm l.
[…]
[f. 31] A luy, la somme de deux mil neuf cens quatre vingts treize livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres, scavoir à Claude Legrand, menuisier, IIc IIIIxx XVI l. pour un billart tout garni, mesmes d’une couverture de peau par-dessus, qu’il a fourny pour monseigneur le Dauphin, à Golle, ebeniste, XVIIIc l. pour un bureau de marqueterie garny de plusieurs tiroirs qu’il a fourny pour le service du Roy, à Dupré, doreur, IIIIc l. pour avoir doré d’or bruny six fauteuils, un lit de repos, une table, six bordures de tableaux et autres menues fournitures et ouvrages [f. 31v] de menuiserie pour le service du Roy, et à Lemire, orfevre, IIIIc XL l. tant pour avoir racommodé un grand miroir de filigranne et l’avoir mis en estat de servir que pour avoir blanchi et racomodé 39 pieces d’argenterie qui servent dans les appartemens du Roy et de la Reyne à Saint Germain en Laye, cy IIm IXc IIIIxx XIII l.
[…]
[f. 34] A lui [Nicolas Melique, tresorier des Menus plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de quinze cens livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à lad. troupe des comediens du palais Royal à eux ordonée par gratification à cause du sejour qu’ils ont fait à Saint Germain en Laye pendant le carnaval de la presente année 1672, cy : XVc l.
[…]
[f. 36v] Aud. Melique, la somme de sept cens soixante cinq livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer scavoir celle de VIIc XX l. aux 24 violons du Roy pour avoir esté 20 jours à Saint Germain en Laye pour servir au balet des balets que Sa Majesté a fait danser devant Elle à raison de XXX s. par jour pour chacun et XLV l. à Dumanoir, repetiteur, qui fait le 25e violon, pour avoir vaqué pendant 30 jours aux repetitions scavoir dix jours à Paris et 20 jours à Saint Germain en Laye, cy : VIIc LXXV l.
[…]
[f. 41] Aud. [François Chapelain, tresorier des offrandes et aumosnes du Roy], la smme de cinq cens soixante dix livres trois sols pour le paiement de la despence faite pour les pains benits qui ont esté rendus au nom de monseigneur le Dauphin en l’eglise parroissialle de Saint Germain en Laye le premier may 1672, cy : Vc LXX l. III s.
[…]
[f. 48v] Aud. [François Duvau, tresorier general de la maison de la Reine], la somme de mil quatre vingts dix sept livres deux sols pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à Antoine Ravet, maistre de l’hostellerie de l’image Sainte Catherine de Saint Germain en Laie, pour son paiement du louage de six chambres, 14 lits et une escurie à six chevaux qu’il a fournis pour les escuries de lad. dame Reine pendant 207 jours à diverses fois à raison de V s. par jour pour chacune desd. chambres, V s. pour chacun desd. lits et I s. pour l’atache de chaque cheval, le tout pendant l’année 1671, cy : M IIIIxx XVII l. II s.
[…]
[f. 223] Aud. [François Sebastien Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de trente six mil deux cens dix neuf livres dix sept sols trois deniers pour employer au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer XXXVm IXc XX l. X s. VI d. à la dame duchesse de Verneuil pour son paiement d’une maison qu’elle a vendue à Sa Majesté appellée la Religion scituée à Saint Germain en Laye, rue [f. 223v] de Pontoise, tant pour le prix de l’acquisition par elle faite que pour les augmentations et reparations qu’elle y a fait faire depuis lad. acquisition, et IIc IIIIxx XIX l. VI s. IX d. pour les taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : XXXVIm IIc XIX l. XVII s. III d.
Aud. Delaplanche, la somme de neuf cens soixante quatre livres deux deniers pour emploier au fait de sad. charge, mesmes d’icelle delivrer IXc LVI l. X s. IX d. au sieur de Pomponne, conseiller du Roy en ses conseils, secretaire d’Estat et des commandements de Sa Majesté, pour son remboursement de pareille somme qu’il a emploiée pour les reparations qu’il a esté obligé de faire à son appartement de la cour des cuisines du chasteau de Saint Germain en Laye, et VII l. XIX s. V d. pour les frais et taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : IXc LXIIII l. II d.
[f. 224] Aud. Delaplanche, la somme de cinq mil huit cens soixante dix sept livres quinze sols pour emploier au fait de sa charge, mesmes celle delivrer Vm VIIIc XXIX l. III s. V d. aux particuliers cy apres nommez pour le paiement du prix et non jouissance des terres et vignes dont ils estoient proprietaires, acqises au profit de Sa Majesté à cause de la grande terrasse du parc de Saint Germain en Laye, scavoir à la veuve de feu Jean Hequet celle de VIc IIIIxx III l. VII s. pour le prix principal à elle appartenant, à Jean François Hequet, VIIIc XXXIII l. XVII s. VI d. pour 74 perches ½, à Jean Lefebvre VIc XXII l. pour 60 perches ½, à Charles Laisné, CLXXII l. X s. pour un quartier, à René Bailly, IIc IIIIxx I l. XV s. pour 24 perches ½, à Claude Le Gresle, IIIc LX l. VI s. pour 32 perches ¾, à Marin Rafron CLV l. XVI s. V d. pour 16 perches ¾, à [f. 224v] la veuve Denis Heurtier CIII l. X s. pour 10 perches, à Claude Mercier LXII l. II s. pour 6 perches, à Henri Gentil IIIIxx XV l. XIIII s. IX d. pour neuf perches ¼, à Noel Pintret XLIII l. II s. VI d. pour 4 perches demy tiers, à Gilles Pequet CLVII l. XI s. pour 17 perches, à Jean Olivier IIIc XXVIII l. VI s. VI d. pour 29 perches, à Pierre Heurtier Vc XXI l. VI s. V d. pour 48 perches, à Jean Delalande IIc LI l. XI s. III d. pour 23 perches ½, à la veuve Beaufranc LXX l. III s. pour six perches et demie, à Denis Fournier CLVIII l. XIII s. pour 17 perches ¼, à Claude Jolly XXIIII l. III s. pour trois perches ½, à Charles Mercier IIc LXXII l. XIIII s. VIII d. pour 29 perches, à Jacques Michée IIc XXXIII l. IX s. pour 26 perches, à Jean Heurtier pour six perches ½ LXV l. XIX s. IIII d., à la veuve François Richer CLXXV l. XIX s. pour 17 perches, et à Charles Soret CLV l. V s. pour 15 perches, le tout [f. 25] suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert et XLVIII l. XI s. VI d. pour les taxations dud. tresorier à II d. pour livre, cy : Vm VIIIc LXXVII l. XV s.
[…]
[f. 225v] Aud. Delaplanche, la somme de seize mil quatre cens soixante seize livres treize sols sept deniers pour emploier au fait de sad. charge, mesmes XVIm IIIc XL l. X s. II d. aux particuliers cy apres denommez pour leur paiement du prix des prez, vignes, terres et heritages dont ils estoient proprietaires, acquis au profit [f. 226] de Sa Majesté pour servir à la construction de la terrasse au long du parc dud. chasteau de Saint Germain en Laie, scavoir à Jean Delinet IIc IIIIxx XIII l. XV s. pour 25 perches ½ de terre, à Jean Guerard IIc LXXVI l. pour 23 perches de vigne, à Estienne Thomas CLI l. XVI s. pour 21 perches ½, à Charles Fanis, IIc XV l. VII s. III d. pour 20 perches ¼, aux heritiers Nicolas Delagarde CLIII l. III s. VI d. pour 14 perches demy quart, à Estienne Delagarde XIIIc XL l. XIII s. pour 95 perches un quart, à Martin Baron VIxx l. VI s. III d. pour 11 perches ½ demy quart, à Michel Pierre C IIIIxx VIII l. pour 18 perches de terre, aud. Michel Pierre IIc IIIIxx XIII l. V s. pour 25 perches ½, à Jean Dubreilh IIc XXXII l. XI s. IX d. pour 20 perches, à Piere Harouard CXV l. pour demy quartier, à Samson Beaufranc IXc IIIIxx XIIII s. VI d. pour un arpent 23 perches ½, à la veuve Nicolas Belsure IIIIc XLV l. XVIII s. I d. [f. 226v] pour 47 perches, à Vincent Le Greslé CLXXV l. XIX s. pour 17 perches, à Jean Hecquet VIxx l. III s. VI d. pour 11 perches et demie, à Jean Raffron le jeune IIc XVIII l. X s. pour 22 perches, à Nicolas Lamoureux VIc II l. pour 47 perches 1/3, à Jullien Harouard LXXIIII l. VII s. IIII d. pour 7 perches 1/6, à Jean Rousseau IIc LV l. III s. VI d. pour 27 perches ½, à Jean Thomin IIc IIIIxx VIII l. V s. IIII d. pour 31 perches 1/3, à Pierre Bailly VIIc XLV l. XII s. X d. pour 70 perches, à Jean Grandhomme CLX l. VIII s. VI d. pour 20 perches ¾, à la veuve Claude Salle LIX l. XVI s. pour six perches ½, à Jacques Audesseau CXIII l. XVII s. pour 11 perches, à Marie Bailly CXLIII l. XV s. pour un quart de pré, aux heritiers de Jacques Prieur LXXII l. IX s. pour 7 perches, à Claude Sallé IIIc LXII l. V s. pour 45 perches, à François Lejeune CLXV l. pour 15 perches ¾, à la veuve Dimanche Montaudouin CLVI l. X s. VI d. pour 15 perches demy quart, [f. 227] à Nicolas et Vincent Jourdain IIIIxx XII l. pour 10 perches, à Jean Rafron IIc III l. pour 21 perches, à Nicolas Dubois CXLIII l. XV s. pour 18 perches ¾, à Philipes Rafron VIc IX L. IIII s. III d. pour 64 perches ½, à la veuve Germain Guiot CXLIII l. XV s. pour demy quartier, à François Burez CXXXVIII l. pour 20 perches, à Guillaume Thomin C IIIIxx VII l. pour 16 perches 2/3, à Pierre Lejeune CXLVII l. IIII s. pour 16 perches, à Matthieu Mercier LXIIII l. VIII s. pour 7 perches, à la veuve Antoine Delarue IIc XXIIII l. XVI s. VI d. pour 25 perches ½ de terre, à François Dubret LXXI l. III s. VI d. pour 7 perches moins demy quart, à Charles Delarue CXI l. IIII s. pour 11 perches de terre, à Nicolas Lamoureux LVI l. VII s. pour 7 perches, à la veuve François Lanson CXV l. pour 10 perches, à la veuve Sébastien Pierre VIc III l. XV s. pour 70 perches ½, à Jullien Hors C l. XIII s. pour demy quartier [f. 227v] de terre, à Estienne Grivet CXIX l. I s. pour 11 perches ½, à Claude Fremin XXXI l. I s. pour quatre perches ½, à la veuve Vincent Deguigni IIIc IIIIxx XIX l. pour demy arpent, à Jacques Marchans CLXXIIII l. pour 25 perches, à la veuve Claude Gombaut XVIIIc XXX l. pour trois arpens, à Estienne Davole IIm LVI l. pour deux arpens 66 perches ¼, à Louis de Lasseré C IIIIxx XVI l. X s. pour 22 perches de terre, et CXXXVI l. III s. V d. pour les taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : XVIc IIIIc LXXVI l. XIII s. VII d.
[…]
[f. 278] Aux religieux recolets de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres dont Sa Majesté leur a fait don, cy : IIIc l.
Ausd. recolets de Saint Germain en Laye, pareille somme de trois cens livres en don, cy : IIIc l.
[f. 276] A une troisieme fille d’augmentation pour servir les malades de l’hospital Saint Germain en Laie, la somme de cent cinquante livres en don, cy : CL l.
[f. 276v] Aux petits peres augustins des Loges de la forest Saint Germain en Laie, la somme de cent cinquante livres en don, cy : CL l.
[…]
[f. 357] Mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année derniere mil VIc soixante douze
[…]
[f. 376v] A lui [René Bourlon, tresorier general des venneries et fauconneries du Roy], la somme de trois mil six cens livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer au sieur comte du Lude, gouverneur et capitaine des chasses du chasteau de Saint Germain en Laie, scavoir XVIIIc l. pour l’entretenement d’un faisandier au Val du parc dud. chasteau et XVIIIc l. pour l’entretenement [f. 377] de quatre renardiers et 2 valets de limiers pour le loup, cy : IIIm VIc l.
[…]
[f. 442] A luy [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de sept mil sept cens soixante quatre livres trois sols quatre deniers pour emploier au fait de sad. charge, mesmes celle de VIIm VIIc l. au paiement des despences à faire pour le restablissement du jardin du boulingrin, reparation et entretien du buis du grand parterre du chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir IIIm IIIc l. pour le treillage de fer, IIIIc L l. pour les seuils de pierre et pour poser le fer des portiques, XIXc l. pour le treillage d’eschalats, VIIIc l. pour les rigolles à faire et à remplir en plantant les cypres, restablir les allées avec les coupes et sable de riviere, XIIc l. pour le restablissement et entretien du buis dud. grand parterre, le tout suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et LXIIII l. III s. IIII d. pour les taxations, cy : VIIm VIIc LXIIII l. III s. IIII d.
[…]
[f. 486] A Soulaigre, concierge du chasteau de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté lui a fait donc, cy : IIIc l.
[…]
[f. 497] Au directeur de l’hospital de la charité de Saint Germain en Laie, la somme de cent cinquante livres que Sa Majesté a ordonné estre mise en ses mains pour la subsistance et entretenement pendant l’année 1672 d’une troisieme [f. 497v] fille augmentée aud. hospital pour servir les pauvres malades ainsi qu’il est acoutumé, cy : CL l.
[…]
[f. 542] A me Louis Le Cosquino, garde general des meubles de la Couronne, la somme de trois mil huit cens soixante huit livres trois sols pour le paiement de la despence que Sa Majesté a ordonné estre faicte dans led. garde meuble pendant les six premiers mois de lad. année 1672, [f. 542v] scavoir IXc l. pour les gages et nourriture de trois garçons, VIIc L l. pour trois portefaix, IIc L l. pour un portefaix extraordinaire qui a incessamment travaillé aud. garde meuble pendant led. temps, et XIXc LXVIII l. III s. pour diverses menues despences faites pour ports et raports de meubles dans les maisons roialles de Saint Germain et Versailles, logement de l’ambassadeur d’Espagne, ouvrages de serrurie faits pour led. garde meuble depuis le 26 aoust 1671 jusques au mois de juin 1672, journées de tapissiers et porteurs extraordinaires qui ont travaillé pour les deux festes Dieu tant à Paris qu’audit Saint Germain, et generalement pour toutes les despences dud. garde meuble pendant lesd. six premiers mois, cy : IIIm VIIIc LXVIII l. III s. »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 611] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Gedeon du Metz, conseiller ez conseils de Sa Majesté, garde de son tresor royal, de payer et delivrer comptant ou assigner par ses quittances pour les restes de l’année mil six cens soixante seize […]
[…]
[f. 623] A me Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy, la somme de deux mil deux cens quatre vingts huit livres six sols huit deniers pour employer au fait de sa charge, mesme icelle delivrer aux desnommez cy apres pour des ornements d’eglise qu’ils ont faits et fournis par ordre du Roy et pour son service dans la chapelle du chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir à Leduc, marchand de soye, CXL l. XVI s. VIII d. pour 5 aunes de taffetas d’Angleterre violet à raison de V l. l’aune, IIII aunes de tafetas rouge à IIII l. XV s. l’aune, 18 aunes ¾ de tafetas vert et blanc à [f. 623v] IIII l. IIII s. l’aune, 1/8 de veloux violet et blanc à raison de XVIII l. l’aune, 2/3 de satin plein de VIII l. XV s. l’aune, et X l. pour une aune de gros de Naples, le tout pour restablir et mettre en estat de servir neuf chasubles, à Barreau, marchand passementier, IIIIc l. pour 20 aunes de passement et 27 aunes de dentelle d’or, 10 aunes de passement, 19 aunes de dentelle et 25 aunes de galon or et argent, et 17 aunes de dentelle d’argent, le tout à plusieurs prix et de divers poids pour border et chamarrer lesd. neuf chasubles, à Delaistre, chasublier, CXV l. pour les fournitures et façon desd. chasubles, à Gilbert, marchand linger, Vc IIIIxx III l. pour 80 aunes de toille baptiste à raison de IIII l. l’aune, 63 aunes de toille baptiste à XLVIII s. l’aune, 6 aunes 1/3 de toille commune à XXII s., 12 ceintures de toille à III l. la piece, le tout pour faire 18 aubes, 18 amicts, 6 napes, 24 [f. 624] purificatoires, 24 essuye mains et 12 corporaux, compris LXVII l. X s. pour les façons de tous lesd. ouvrages, à Plumet et Brillon, autres marchands lingers, IIIIc IIIIxx XIX l. X s. pour plusieurs sortes de dentelles blanches qu’il ont fournies pour border et chamarrer tous les linges cy dessus à divers prix, et à Noroy et Potié, tapissiers, Vc L l. pour un tapis et trois careaux de velours rouge garnis de frange et galon d’or et d’argent, cy : IIm IIc IIIIxx VIII l. VI s. VIII d.
[…]
[f. 700v] Aud. [Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens de Sa Majesté, arts et manufactures de France], la somme de cent soixante un mil trois cens trente trois livres six sols huit deniers pour d’icelle employer CLXm l. au parfait payement des despenses faites pour les bastimens des maisons royalles pendant l’année 1676, savoir […] XXXm l. pour les ouvrages de maçonnerie du bâtiment [f. 701] et jardin du Val suivant les ordonnances particulières dud. sieur Colbert […], cy : CLXIm IIIc XXXIII l. VI s. VIII d.
Aud. Lebesgue, la somme de vingt deux mil soixante quinze livres sept sols six deniers pour d’icelle employer XXIm VIIIc IIIxx XII l. XIX s. au remboursement des proprietaires des terres et heritages acquis au profit du Roy qui se trouvent compris dans le dessein du jardin de la maison que Sa Majesté a fait bastir au Val lez Saint Germain en Laye, tant pour le prix principal que pour les non jouissances desd. terres et heritages, le tout suivant les contrats d’acquisition passez par devant notaires, l’estat de liquidation arresté au conseil royal des Finances le 18 juillet 1676, l’arrest du conseil d’Estat dud. jour et les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et C IIIIxx II l. VIII s. X d. pour les taxations dud. tresorier à II d. pour livre, cy : XXIIm LXXV l. VII s. X d.
[…]
[f. 734v] Aux religieux recollets de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres que Sa Majesté leur a accordée pour payer les frais de l’assemblée qui se fait dans leur couvent de tous les superieurs de la province de Paris ainsi qu’il est accoutumé, cy : IIIc l.
[…]
[f. 782v] Au sieur de Beaumont, chapelain de la chapelle du chasteau de Saint Germain, la somme de six cens livres par gratification en consideration de quelques menues despenses qu’il a esté obligé de faire pendant plusieurs années lors du sejour de Sad. Majesté aud. chasteau, cy : VIc l.
[…]
[f. 795] Au sieur Portail, conseiller du Roy en sa cour de parlement, la somme de mil livres à luy accordée par gratification à cause du passage du pont de Chatou des officiers de la Maison, court et suite de Sad. Majesté pendant lad. année 1676 ainsi qu’il est accoutumé, cy : M l. »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 115v] A me Sébastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de Sa Majesté, la somme de dix neuf cens quarante trois mil cinquante huict livres six sols huict deniers pour employer au faict de sa charge, mesmes […] [f. 118] Lm l. pour les ouvrages et réparations [f. 118v] à Saint Germain en Laye, Fontainebleau, Vincennes, Compiègne et autres maisons royalles, XXX m l. pour les ouvrages et augmentations à faire au jardin du Val les Saint Germain en Laye, […] [f. 119] et Cm l. pour les despences extraordinaires et impreveues, et XVIm LVIII l. VI s. VIII d. pour les taxations dud. tresorier à raison de II d. pour livre, cy : XIXc XLIIIm LVIII l. VI s. VIII d.
[…]
[f. 301] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Gedeon du Metz, conseiller du Roy ez conseils de Sa Majesté, garde de son tresor royal, de payer et delivrer comptant ou assigner par ses quittances pendant les mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année mil six cens soixante dix sept […]
[…]
[f. 317] Aud. [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de seize cens quatre vingts quinze livres quinze sols quatre deniers pour icelle delivrer aux desnommez cy apres, scavoir IIIc L l. à Delaunoy, tapissier, pour avoir doublé de toille, rentrait les trous, repris les relais d’une tenture de tapisserie verdure fabrique de Beauvais en 7 pieces de 24 aunes de cours sur 3 aunes de hault [f. 317v] et l’avoir rubanné partout où besoing a esté, IIIc XXXIII l. à Ferault, autre tapissier, pour avoir pareillement doublé de toille et racommodé deux tentures de tapisserie aussi verdure fabrique de Beauvais en 13 pieces de 38 aunes de cours sur 2 aunes 2/3 de hault, IIIc LIX l. XV s. IIII d. à Gilbert, marchand linger, pour 106 aunes de toille de diverses qualitez par luy fournies pour servir à faire des ornemens de linge nécessaires pour la chappelle de Saint Germain en Laye specifiez cy apres, scavoir 6 surplis, 18 amicts, quatre grandes napes d’autel, 6 autres petites napes, 12 essuymains, une douzaine de torchons, 7 tours d’autel et autres fournitures, et VIc LIII l. à Golle, ebeniste, scavoir IIc XX l. pour une table bleue façon de lapis ornée de festons et fleurs et de bronse bruny pour servir dans le cabinet dudit chasteau de Saint Germain en Laye, IIc XVI l. pour six autres tables de bois de noyer accompagnées chacune d’une paire de gueridons aussi de bois de noyer à raison de XXXVI l. la piece, et IIc XVII l. pour plusieurs journées de luy et de trois garçons qui ont travaillé à remettre en estat plusieurs [f. 318] meubles du chasteau de Versailles compris quelque racommodage de table et gueridons, cy : XVIc IIIIxx XV l. XV s. IIII d.
Aud. de Prelabbé, la somme de dix huit cens cinquante livres pour icelle delivrer à Golle, ebeniste, pour son payement d’un grand bureau de six pieds de long orné de marqueterie de cuivre doré et d’estain gravé, d’un autre bureau de bois d’Allemagne à compartimens d’ebeine, deux gueridons de marqueterie de fleurs au naturel avec leurs bases et chapiteaux de cuivre doré, d’une table et deux gueridons de bois de noyer et pour plusieurs racommodages de tables, cabinets, chandeliers et autres meubles, le tout pour servir dans ses appartements du château de Saint Germain en Laye : XVIIIc L l.
[…]
[f. 331] Aud. [François du Vau, tresorier general des maison et finances de la Reyne], la somme de deux mil cinq cens quatre vingts dix livres neuf sols pour delivrer à Antoine Ravet, hoste de l’Image Sainte Catherine à Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de huit chambres, seize lits et une escurie à six chevaux qu’il a fournis aux officiers de l’escurie de lad. dame Reyne depuis le premier janvier jusqu’et compris le XIII juillet 1676, et depuis le IX novembre jusqu’au dernier jour de may 1677, faisant 397 journées à raison de VI l. VI s. pour chacune, ensemble pour une chambre et deux lits depuis led. jour XIII juillet 1677 jusqu’au 9 novembre aud. an 1677, faisant 119 jours à raison de XV s. pour chacun, le tout sur le pied de V s. pour chacune chambre, V s. pour chacun lit et I s. pour l’attache de chacun cheval, cy : IIm Vc IIIIxx X l. IX s.
A luy, la somme de huict cens quatre vingts six livres dix sols pour delivrer à Antoine Caigné, habitant de Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de deux chambres et quatre lits qu’il a fournis pour les officiers des [f. 331v] escuries de lad. dame Reyne depuis le XIIII juillet 1676 jusqu’au IX novembre de lad. année, faisant 120 jours, ensemble six chambres, six lits, une cuisine et une cave depuis led. jour 9 novembre jusqu’au dernier jour de may 1677, faisant 202 jours, à raison de XXX s. par jour pour les 120 premiers et de III l. X s. pour les 202 autres, le tout sur le pied de V s. pour chacune chambre, V s. pour chacun lit, V s. pour la cuisine et V s. pour la cave, cy : VIIIc IIIIxx VI l. X s.
Aud. du Vau, la somme de quatre mil soixante livres douze sols six deniers pour delivrer à Louis Guillon de Fonteny, maitre de la maison où pend pour enseigne l’Ours à Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de 10 chambres, XX lits, une salle, deux greniers, cinq remises de carrosse et trois escuries à cinquante chevaux qu’il a fournis pour le service de lad. dame Reyne pendant l’année entiere 1676 à raison de XI l. XI s. VI d. par jour et de V s. pour chacune chambre, chacun lit et pour la salle, II s. VI d. pour chacun grenier et chacune remise, et I s. pour l’attache de chacun cheval, cy : IIIIm LX l. XII s. V d.
[…]
[f. 430v] Aux religieux augustins deschaussez du couvent des Loges, pareille somme de trois cens livres à eux accordée pour leur subsistance pendant l’année 1677, cy : IIIc l. »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 6] A [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de deux mil livres pour employer au fait de sa charge, mesmes à compte des despenses faites pour les opera qui sont representez devant Sa Majestez à Saint Germain en Laye, cy : IIm l.
[…]
[f. 11] Audit [Maurice du May, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de deux mil cent trente sept livres dix sols pour employer au fait de sa charge, mesme icelle delivrer aux vingt cinq joueurs de violon ordinaires de la Chambre du Roy pour leur nourriture depuis le XII decembre 1677 jusques au sixiesme febvrier 1678 qu’ils ont servy tant aux repetitions qu’aux representations des 4 operas d’Alceste, Thesée, Athis et Cadmus qui ont esté faites devant Sa Majesté à Saint Germain en Laye faisant 57 journées, à raison de IIIIxx V l. X s. et de XXX s. pour chacun par jour, cy : IIm CXXXVII l. X s.
[…]
[f. 12v] A [François Chapellain, tresorier des offrandes et aumosnes du Roy], la somme de six cens neuf livres douze sols pour le paiement de la despense [f. 13] qui a esté faite pour les pains benits qui ont esté rendus au nom de Sa Majesté en l’eglise de Saint Germain en Laye le premier jour de l’an 1678 suivant les parties certifiées par le sieur Ladvocat, l’un des aumosniers du Roy, cy : VIc IX l. XII s.
Audit Chapelain, la somme de cinq cens trente sept livres quatorze sols pour employer au paiement de la despenses des pains benits qui ont esté rendus au nom de monseigneur le Dauphin le 9 janvier 1678 en l’eglise paroissialle dudit Saint Germain en Laye suivant l’estat certifié par le sieur evesque d’Orléans, premier aumonsier de Sa Majesté, cy : Vc XXXVII l. XIIII s.
[…]
[f. 64v] A me Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de trois millions trois cens quatre vingts dix neuf mil quatre cens quarente livres unze sols à luy ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesme […] [f. 67v] XIIm l. pour les ouvrages et reparations à faire à Saint Germain, le Val, Vincennes et autres maisons royales […], cy : III millions IIIc IIIIxxx XIXm IIIIc XL l. XI s.
[…]
[f. 247] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Estienne Jehannot, sieur de Bartillat, conseiller au conseil d’Estat de Sa Majesté et garde de son tresor royal, de payer comptant ou assigner par ses quittances durant les mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année derniere mil six cens soiixante dix huit […]
[…]
[f. 266] A [Jean Martial de Fenis, tresorier des veneries et fauconneries du Roy], la somme de cinq mil huit cens soixante livres pour icelle delivrer au sieur duc du Lude pour le paiement des casques des livrés du Roy que Sa Majesté a ordonnées estre faites pour les officiers de la capitainerie du chateau de Saint Germain en Laye à raison de IIc L l. pour celle du capitaine, IIc l. pour celle du lieutenant, C l. pour celle du procureur de [f. 266v] Sa Majesté, IIIIxx l. pour celle du greffier et IIIIxx X l. aussy pour chacune des 58 autres casaques, scavoir 3 pour 3 rachasseurs, 48 pour les gardes tant à pied qu’à cheval, une pour le faisandier du chasteau du Val du parc de Saint Germain, 4 pour les renardiers et deux pour les vallets de limiers pour le loup, cy : Vm VIIIc LX l.
[…]
[f. 267] Aud. [François du Vau, tresorier general des maison et finances de la Reyne], la somme de sept cens quarante cinq livres dix sols pour icelle delivrer à Antoine Cagné, habitant de Saint Germain en Laye, pour son paiement du loyer de six chambres, une salle, une cuisine, une cave et sept lits qu’il a fournis pour les officiers de l’escurie de maditte dame Reyne depuis le quinze novembre 1677 jusques au VIIe febvrier 1678, faisant 84 jours à raison de III l. XVII s. VI d. pour chacun jour, ensemble pour une salle, deux chambres et sept lits depuis le dernier may jusqu’audit jour 15 novembre 1677, faisant 168 journées à raison de II l. X s. chacune le tout sur le pied de V s. pour chacune chambre, V s. pour chacun lit, V s. pour la salle, V s. pour la cuisine et II s. VI d. pour la cave, cy : Vc XLV l. X s.
[…]
[f. 267v] A luy, la somme de quatre mil soixante livres douze sols six deniers pour icelle delivrer à Louis Guillon de Fonteny, maitre de la maison où pend pour enseigne l’Ours à Saint Germain en Laye pour son paiement du loyer de 10 chambres, 20 lits, une salle, deux greniers, 5 remises de carosse et 3 escuries à 50 chevaux qu’il a fournies pour le service de la Reyne pendant [f. 268] l’année entière à raison de XI l. XI s. VI d. par jour et de V s. pour chacune chambre, chacun lit et pour la salle, II s. VI d. pour chacun grenier et chacune remise et un sols pour l’attache de chacun cheval, cy : IIIIm LX l. XII s. VI d.
[…]
[f. 336v] Aux recolets du fauxbourg Saint Laurent et de Saint Germain en Laye, la somme de neuf cens livres par aumosne, cy : IXc l.
[…]
[f. 337v] Aux augustins deschaussez des Loges de la forest de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres par aumosne, cy : IIIc l. »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 5] Aud. [Jean de la Valette, tresorier general des escuries du Roy], la somme d’unze cens quatre vingts cinq livres pour delivrer à Charles Ravet, maitre de l’hostellerie du Grand Cerf de Saint Germain en Laye, pour le loyer des chambres, lots et escuries qu’il a fourny pour la petite escurie, scavoir C IIIIxx IIII l. pour 2 chambres et six lits pour les cochers de Sa Majesté depuis le premier mars jusqu’au dernier may 1677, VIc LVIII l. pour sept chambres et huit lits pour les officiers de lad. escurie et pour l’attache de 40 chevaux depuis le 14 novembre 1677 jusqu’au 17 febvrier 1678 et IIIc XLIII l. pour six lits fournis aux cochers depuis le 14 avril jusqu’au 22 aoust 1678 et l’attache de 40 chevaux pendant led. temps, le tout à raison de V s. par jour pour chaque chambre, [f. 5v] V s. pour chaque lit et I s. pour l’attache de chaque cheval ainsi qu’il est accoutumé : XIc IIIIxx V l.
[…]
A [Georges Danetz de Melun, autre tresorier des ecuries en exercice en 1678], la somme de quatre cens quatre vingts quatre [f. 5v] livres seize sols pour delivrer scavoir à Jacques Dufresne, habitant de Saint Germain en Laye, IIIIc XII l. XVI s. pour le loyer de ses escuries à 30 chevaux, trois chambres, un lit et un grenier occupez pour le service du Roy depuis le 15 novembre 1677 jusqu’au 7 janvier 1678, depuis le 7 avril jusqu’au 12 may 1678 et depuis le 3 juin jusqu’au 18 aoust de lad. année 1678 à raison de V s. pour chacune chambre, V s. pour le lit, II s. pour le grenier et I s. pour l’attache de chaque cheval, et aux nommez Grouet et Mortillon, habitans de Fontainebleau, LXXII l. pour le loyer de leurs escuries occupez par 30 chevaux de monseigneur le Dauphin depuis le 22 aoust jusqu’au 10 octobre 1678 à lad. raison d’un sol pour l’attache de chaque cheval ainsi qu’il est accoutumé, cy : IIIIc IIIIxx IIII l. XVI s.
[…]
[f. 9] Aud. [Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de quatre mil six cens vingt neuf livres dix sols six deniers pour delivrer à Marcadé, orfevre, pour son payement des pieces d’argenterie cy apres, scavoir IIIm IXc XXIIII l. VII s. VI d. pour 2 chandeliers d’argent à six branches avec des marques et autres ornemens à l’antique pour servir dans la salle du billard [f. 9v] du château de Saint Germain en Laye, pesant ensemble 100 marcs 5 onces à raison de XXXIX l. le mars, VIc XLIII l. XV s. pour deux petits chenets d’argent composez de deux vases sur des pieds destaux avec des ornemens antiques pesant ensemble 16 mars 2 onces à raison de XXIX l. le marc, compris X l. pour les fers desd. chenets, et LXI l. VIII s. tant pour avoir blanchi, resoudé et racommodé 16 pieces d’argenterie dud. château de Saint Germain en Laye, fourny une once 4 gros d’argent, que pour avoir doré entierement et racomodé une burette d’argent, le tout par ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : IIIIm VIc XXIX l. X s. VI d.
[…]
[f. 15] Aud. [Maurice du May, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de deux mil livres pour delivrer aud. Allard pour gratification en consideration du divertissement qu’il a donné à Sa Majesté avec sa trouppe de sauteurs à Saint Germain en Laye le 25 janvier 1679, cy : IIm l.
[…]
[f. 55] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy, arts et manufactures de France, la somme de quatre mil trente trois livres six sols huit deniers, pour d’icelle delivrer IIIIm l. aux particuliers cy apres nommez pour leur remboursement des murs et espaliers des jardins dont ils estoient [f. 55v] proprietaires et qui ont esté abatus à cause de celuy que Sa Majesté a fait faire au Val lez Saint Germain en Laye, savoir IIm XXXI l. VI s. I d. à la dame de Carrieres et XIXc LXVIII l. XIIII s. XI d. à la veuve Olivier, suivant l’estimation qui en a esté faite et les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et XXXIII l. VI s. VIII d. pour les taxations dud. tresorier à II d. pour livre, cy : IIIIm XXXIII l. VI s. VIII d.
[…]
[f. 87v] Au frere Damien, recolet, la somme de trois cens livres ordonnée estre mise en ses mains pour employer en achapt d’ornemens de sacristie pour les recollets de Saint Germain, cy : IIIc l.
[…]
[f. 94v] A Marie Lallemande, pauvre veuve de Saint Germain en Laye, la somme de soixante livres par don, cy : LX l.
[…]
[f. 95] Au sieur Legrand, procureur du Roy en la justice de Saint Germain en Laye, la somme de deux cens livres pour avoir vacqué pendant 2 mois a faire enlever les terres de la porte de Mareil dud. lieu, cy : IIc l.
[…]
[f. 95v] Au nommé Soulaigre, concierge du vieux château de Saint Germain en Laye, la somme de trois [f. 96] cens livres par gratification ordinaire pour l’année 1679, cy : IIIc l.
[…]
[f. 102] Aux peres augustins deschaussez des Loges de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres, cy : IIIc l.
[…]
[f. 309] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Gedeon du Metz, conseiller ez conseils de Sa Majesté, garde de son tresor royal, de paier et delivrer comptant ou assigner par ses quittances durant les mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année M VIc soixante dix neuf […]
[…]
[f. 326v] A [Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de deux mil huit cens vingt sept livres treise sols pour icelle delivrer aux desnommez cy apres, scavoir à Golle, ebeniste, MIX l. pour 6 tables de bois de noyer et d’ebeine ornées de marqueterie de differentes fleurs avec 12 gueridons de mesme, compris LXVII l. pour raccommodage de 2 bureaux, d’une table et de 2 gueridons, et quelques journées de [f. 327] luy et de ses garçons qui ont travaillé aud. château de Fontainebleau, à Villiers, tapissier, Vc LXX l. pour avoir recousu les relais, doublé de toille blanc et garny de surfaix une tenture de tapisserie de 3 aunes ¾ de hault sur 43 aunes de cours representant l’histoire de Josué en 8 pieces, à Ferrault, autre tapissier, IIIIc II l. pour avoir refait les trous, recousu les relais et toutes les toilles, garnies de surfaix et rubanné les costez d’une tenture de tapisserie de 4 aunes ¼ de hault sur 40 aunes de cours representant l’histoire de Pastor Fido en 8 pieces, à Herault, peintre, LVII l. pour 2 tableaux representant des pots de fleurs pour servir à la chambre des Parfums dudit château de Saint Germain en Laye, et à Duru, garde des meubles du château de Vincennes, VIIc IIIIxx IX l. XIII s. pour plusieurs menues despenses qu’il a faites pour journées de garçons et racommodages de meubles dudit château pendant les années 1677 et 1678 et 1679, le tout par ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : IIm VIIIc XXVII l. XIII s.
[…]
[f. 327v] Aud. Turlin, la somme de trente deux mil cent quarente sept livres douze sols quatre deniers pour icelle delivrer aux desnommez cy apres pour leur payement d’un meuble complet de contretaille de velours rouge cramoisy et satin jaune en broderie qu’ils ont fait par ordre et pour le service de Sa Majesté pour servir dans un des appartemens du château de Saint Germain en Laye, scavoir à Duc, marchand de soye, VIm Vc LXII l. I s. X d. pour 157 aunes ¼ de velours rouge cramoisy à raison de XXIIII l. l’aune, 33 aunes de damas de Gennes rouge à XI l. II s. VI d., 43 aunes de damas blanc à V l. X s. l’aune, 91 aunes 5/8 de satin de Florence blanc à VIII l. XV s. l’aune, 15 aunes de ratine de Hollande blanche à VIII l. X s. l’aune, [f. 328] 7 aunes de ratine couleur de feu à XIII l. X s. l’aune, 126 aunes de gros de Tours cramoisy à VII l. l’aune, 57 aunes de tafetas rouge cramoisy à IIII l. Xv s. l’aune et 2 aunes de taffetas d’Angleterre blanc à IIII l. l’aune, le tout pour faire led. meuble et sa suite, à Titon, brodeur, Vm IXc XXXII l. X s. pour 98 aunes 7/8 de contretaille en broderie d’argent par luy faite pour les meubles à raison de LX l. l’aune de drap de soye, à Levasseur, marchand passementier, XVIIm CLXXVII l. V s. pour 12 aunes 1/12 de riche campanne d’argent à raison de IIIc XI l. VI s. l’aune, 88 aunes ¼ de satin enrichi de broderie or et argent à LXVIII l. VIII s. VIII d. l’aune, 23 aunes ¾ de contretaille en broderie d’argent à XXX l. l’aune, 1533 onces 7 gros de frange et molet d’argent à IIII l. l’once, 16 onces 3 gros de bouquets garnis d’argent trait à VI l. XIII s. VI d. l’once et IIc XLVI l. II s. I d. pour plusieurs menues fournitures, le tout pour border, chamarrer et garnir led. meuble, à Mathelin, menuisier, CXX l. pour un bois de lit, 4 fauteuils, 12 sieges plians, un pied d’escran et une chaise à layette, à Dupré, doreur, CLVI l. pour [f. 328v] avoir peint et doré 4 fauteuils, 12 sieges plians et un escran, à Demange, plumassier, VIIIc l. pour quatre bouquets de plumes bkanches avec leurs aigrettes, et à Bon, tapissier, XIIIIc l. pour ses fournitures et façon dud. meuble consistant en un lict, 12 sieges plians, quatre fauteuils, quatre carreaux, un escran, une tenture de tapisserie, 3 rideaux de fenestre, 4 portieres et une chaise à layette, cy : XXXIIm CXLVII l. XII s. IIII d.
Aud. Turlin, la somme de treize mil huit cens livres huit sols dix deniers pour icelle delivrer aux desnommez cy apres pour leur payement de plusieurs fournitures de meubles par eux faites par ordre du Roy pour servir dans un des appartemens du château de Saint Germain en Laye, scavoir à Duc, marchand de soye, IIm IXc IIIIxx IX l. X s. pour 92 aunes 2/3 de celours de Gennes vert à raison de XXIIII l. l’aune, 34 aunes de damas blanc à V l. X s. l’aune, 45 aunes de gros de Tours rouge cramoisy à VII l. l’aune, 64 aunes ½ de tafetas d’Angleterre vert à IIII l. l’aune et une aune de mohaire bleue à V l. X s. l’aune, le tout pour faire une tapisserie, un lit de repos, un tapis, des sieges et des [f. 329] rideaux de fenestre, à Le Brun, marchand tapissier, IIIm Vc IIIIxx XIX l. XIIII s. pour 55 aunes 3/8 de brocatelle de Venize de diverses couleurs à XXIII l. II s. l’aune, 42 aunes 2/3 de brocat en bordure à XVIII l. XVIII s. l’aune, 110 aunes de brocatelle de Venize à V l. V s. l’aune, 150 aunes de damas de Flandres à III l. III s. l’aune, 104 aunes de ligature de fil et laine à XXV s. III d. l’aune et 394 aunes ½ d’estoffe fil et laine à XVIII s. X d. l’aune, le tout pour faire trois tentures de tapisseries, six sieges, un tapis de table et autres meubles, à Delaballe, marchand drapier, Vc XIII l. IIII d. pour 42 aunes de serge de Londres à raison de V l. X s. l’aune, 20 aunes de frise à XL s. l’aune et 173 aunes de serge d’Aumale à XXVIII s. l’aune pour faire des housses, à Levasseur, marchand passementier, Vm CXXXIX l. XIIII s. X d. pour 929 onces un gros de frange, molet et galon d’or à raison de V l. V s. l’once et 58 onces un gros ½ de frange, galon et mollet d’or et d’argent à IIII l. X s. l’once, le tout pour border, galoner et garnir le meuble de velours vert et de brocart or et argent, à Mathelin, menuisier, CXXXV l. pour 2 bois de lit, 24 sieges plians, [f. 329v] 2 fauteuils et une table, à Dupré, doreur, CXXIIII l. pour avoir peint et doré 24 sieges plians, 2 fauteuils, et à Doublet, tapissier, XIIc IIIIxx IX l. V s. pour ses fournitures et façon de quatre tentures de tapisserie de diverses estoffes, un lit de repos, 2 portieres, 2 fauteuils, 6 sieges plians, quatre carreaux, un escran, 2 tapis de table, 4 matelats, 2 traversins, 2 sommiers et 4 couvertures de laine blanche, cy : XIIIm VIIIc l. VIII s. X d.
[…]
[f. 351v] Aud. [François Duvau, tresorier general des maison et finances de la Reyne], la somme de deux mil quatre cens vingt livres pour icelle delivrer à Charles et Adrien Girard pour le loyer des chevaux qu’ils ont fourny pour le service de lad. dame Reyne pour le voiage de Saint Germain suivant l’estat arresté par le sieur marquis d’Hautefort, premier escuier de lad. dame, cy : IIm IIIIc XX l.
[…]
[f. 352] Aud. Duvau, la somme de dix sept cens seize livres quinze sols pour icelle delivrer à Antoine Cagné, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer de huit chambres, 10 lits, une salle, une cuisine et une cave qu’il a fourny pour les escuries de lad. dame reyne depuis le 7 febvrier 1678 jusqu’au premier janvier 1679, faisant 327 jours, à raison de V s. par jour pour chacune desd. chambres, lits, cuisine, cave et salle ainsi qu’il est accoutumé, cy : XVIIc XVI l. XV s.
A luy, la somme de quatre mil soixante livres douze sols six deniers pour delivrer à Louis Guillon de Fonteny, maitre de la maison où pend pour enseigne l’Ours au lieu de Saint Germain en Laye pour son payement du loyer de 10 chambres, 20 licts, une salle, 2 greniers, 5 remises de carrosses et 3 escuries à 50 chevaux, qu’il a fournis pour l’escurie de lad. dame Reyne pendant l’année entiere 1678 à raison de XI l. XI s. VI d. par jour et de V s pour chacune chambre, chacun lit et pour la salle, II s. VI d. pour chacun grenier et chacune remise de carrosse et un sol [f. 352v] pour l’attache de chacun cheval cy ladite somme de : IIIIm LX l. XII s. VI d.
Aud. Duvau, la somme de deux cens soixante dix sept livres quatre sols pour delivrer au sieur de Morensaye, proprietaire de la maison du Pressoir à Saint Germain en Laye, pour le loyer d’une escurie à 24 chevaux, greniers et une forge qui ont esté occupez pour le service de lad. dame Reyne depuis le premier janvier jusqu’au 7 febvrier 1678 et depuis le 7 avril jusqu’au 22 aoust de la mesme année, à raison de XXXI s. VI d. par jour ainsi qu’il est accoutumé, cy : IIc LXXVII l. IIII s.
A luy, la somme de deux mil vingt six livres trois sols pour delivrer à Antoine Ravet, maitre du logis de l’Image Sainte Catherine de Saint Germain en Laye, scavoir XIXc XXXI l. pour le loyer de huit chambres et 26 licts, une escurie à 12 chevaux et une salle occupez par les officiers de l’escurie de lad. dame Reyne depuis le 15 octobre 1678 jusqu’au 25 juillet 1679, faisant en tout 282 journées à raison de VI l. XVII s. par jour et de V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lict, XII s. pour l’escurie et V s. pour la salle [f. 353] et IIIIxx XV l. III s. pour le loyer d’une autre escurie à six chevaux et 2 remises de carrosse qui ont aussi esté occupez dans ladite maison pour le service de lad. dame Reyne depuis le premier febvrier jusqu’aud. jour 25 juillet 1679, faisant 173 jours à raison de VI s. pour l’escurie et II s. VI d. pour chaque remise, cy : IIm XXVI l. III s.
A luy, la somme de neuf cens cinquante livres V s. pour delivrer à Antoine Cagné, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer de huit chambres, 10 lits, une cuisine, une cave qui ont esté occupez par les officiers de ladite dame Reyne depuis le premier janvier jusqu’au dernier juin 1679, faisant 181 jours à raison de V l. X s. par jour et de V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lit, V s. pour la sale, V s. pour la cave et V s. pour la cuisine, ainsi qu’il est accoutumé, cy : IXc L l. V s.
[…]
[f. 379v] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de France, la somme de six millions deux cens soixante dix huit mil cent soixante quatre livres treise sols deux deniers, pour d’icelle employer VI millions IIc XXVIm IIc LXXIX l. au payement des ouvrages des bastimens mentionnées cy apres pendant l’année 1679 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en ses conseils, surintendant et ordonnateur general des Bastiomens de Sa Majesté, arts et manufactures de France, scavoir […] [f. 382v] IIIIc IIIIxx Vm l. pour les depenses de Saint Germain et autres maison royalles, scavoir LXXVm l. pour les ouvrages et reparations à faire à Saint Germain, le Val, Monceaux, Vincennes et autres maisons royalles, Xm l. pour regaler et achever l’advenue des Loges dans la forest de Saint Germain, IIc m l. pour employer à compte de ce qui est deub aux ouvriers qui ont travaillé les années précédentes […], cy : VI millions IIc LXXVIIIm CLXIIII l. XIII s. III d.
[f. 383] Aud. Delaplanche, la somme de cent cinquante un mil deux cens cinquante livres pour d’icelle employer CLm l. à compte des murs de maçonnerie, escarpemens et autres ouvrages à faire pour enclorre le nouveau parc que Sa Majesté a ordonné estre fait dans la forest de Saint Germain en Laye suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et XIIc L l. pour les taxations dud. tresorier à raison de 2 d. pour livre : CLIm IIc L l.
[…]
[f. 416] Aux augustins deschaussez du couvent des Loges prez Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres en consideration des despenses extraordinaires qu’ils ont esté obligez de faire pour la tenue de leur chapitre pendant l’année 1679, cy : IIIc l. »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 5v] A [Christophe Dalmas, tresorier general des escuries du Roy], la somme de sept cens vingt sept [f. 6] livres douze solz pour icelle dellivrer à Jacques Dufresne, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer d’une escurie à XXX chevaux, deux chambres vuides, un grenier, deux chambres garnies, une autre chambre à cinq lits et trois autres licts qui ont esté occupez pour le service du Roy par les officiers des escuries depuis le premier decembre 1680 jusques au XVIe avril 1681 à raison de V s. chaque chambre, V s. chaque lict, II s. pour le grenier et I s. par jour pour l’attache de chaque cheval ainsy qu’il est accoustumé, cy : VIIc XXVII l. XII s.
Aud. Dalmas, la somme de quatorze cens soixante huict livres quatre solz pour delivrer à Charles Ravet, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer des chambres et escuries qui ont esté occupées pour le service de Sa Majesté, scavoir une escurie à LX chevaux, sept chambres, un cabinet, une cuisines et seize licts, depuis ce VIIIe jusques au XIIIe juillet 1680 [f. 6v] et une escurie à LXX chevaux et pareil nombre de chambres, lits, cabinets et cuisine depuis le premier decembre 1680 jusqu’au XXX avril 1681 à raison d’un sol par jour pour l’attache de chaque cheval, V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lots, II s. pour la cuisine et II s. pour le cabinet par jour ainsy qu’il est accoustumé, cy : XIIIIc LXVIII l. IIII s.
Aud. Dalmas, la somme de deux cens soixante huict livres cinq solz pour icelle dellivrer à la veuve Allardin de Saint Germain en Laye pour le loyer d’une escurie à XXX chevaux, une chambre et un cabinet qui ont esté occupez pour le service de Sa Majesté depuis le 2e decembre 1680 jusqu’au 16e avril 1681 à raison de XXX s. par jour pour l’escurie et X s. pour la chambre et le cabinet par jour ainsy qu’il est accoustumé, cy : IIc LXVIII l. V s.
[…]
[f. 14v] Aud. [Pierre de Soubeyran, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de quatorze mil cent quatre vingts neuf livres dix huict solz dix deniers pour icelle delivrer aux denommez cy apres pour leur payement de plusieurs fournitures de meubles par eux faites pour les appartemens du chasteau de Saint Germain, scavoir à Le Duc et Marsollier, marchands de soye, IIIIm Vc XXXI l. XV s. X d. pour 99 aunes 1/3 de velours de Gennes vert à 24 l. l’aune pour faire une tapisserie et trois portieres pour le cabinet de monseigneur le Dauphin, 4 aunes ½ de velours rouge à XXIII l. X s. l’aune et 24 aunes 1/6 de velours bleu à XXI l. l’aune pour faire des fauteuils, sieges plians, et des tapis de table, 36 aunes de damas de Gennes rouge cramoisy de Girolles à XI l. V s. l’aune pour faire une tapisserie pour le petit cabinet du Roy, 9 aunes de damas de Gennes vert à IX l. l’aune et 30 aunes de damas de Luques blanc à V l. V s. l’aune pour faire des rideaux de [f. 15] fenestres, 56 aunes 5/6 de gros de Tours rouge cramoisy à VII l. l’aune pour garnir des armoires, 96 aunes ¾ de taffetas d’Angleterre vert et bleu turquin à IIII l. l’aune et 9 aunes ½ de tabis vert d’une aune de large à VIII l. X s. l’aune pour faire des housses de sieges, et 3 aunes de satin vert à VIII l. X s. l’aune pour doubler des pantes, à Levasseur, marchand passementier, VIm VIc V l. XI s. pour 68 aunes 1/3 de frange, 117 aunes de mollet, 431 aunes de gallon et huict tresses, le tout d’or pur, pezant 779 onces à V l. V s. l’once, 410 aunes de galon, 39 aunes de mollet et 4 tresses, le tout or et argent, pezant 408 onces 2 gros à 4 l. 10 s. l’once, 5 aunes ½ de grande et riche dantelle or et argent pezant 39 onces 7 gros à VIII l. XV s. l’once, 400 aunes de cordon de soye blanche pezant 229 onces 2 gros à XXVI s. l’once et 210 aunes de galon de soye verte à III s. l’aune, le tout pour garnir les meubles cy dessus et pour border et galonner douze [f. 15v] feuilles de paravant, et à Doublet, tapissier, IIIm LII l. XII s. pour fournitures et façons d’une tapisserie de velours, une de damas, 3 portieres, 16 fauteuils, 36 sieges plians, 12 grands tabourets, 42 feuilles de paravant, 36 carreaux, 2 lits de repos, 4 tapis de table, 2 niches de chiens, fourny 5 matelas, un traversin, 12 peaux bleues pour des tapis de table, racomodage de 5 matelas et d’autres menus meubles, le tout fait et fourny par l’ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : XIIIIm C IIIIxx IX l. XVIII s. X d.
[…]
[f. 26v] A luy, la somme de quatre mil livres pour employer à compte des depenses faites pour la representation que Sa Majesté a ordonnée estre faite dans le chasteau de Saint Germain des ballets et comedies de Pourceaugnac et du Bourgeois gentilhomme, cy : IIIIm l.
[…]
[f. 29v] Aud. de Soubeyran, la somme de sept mil trois cens cinq livres XVI s. V d. pour icelle dellivrer aux denommez cy apres pour leur payement de plusieurs fournitures de meubles par eux faites par ordre du Roy pour servir dans les appartements du chasteau de Saint Germain en Laye [f. 30] et Versailles, scavoir à Duc et Marsollier, marchands de soye, IIIm IIc XXIX l. XV s. II d. pour 28 aunes ½ de veloours de Gennes rouge cramoisy à raison de XXV l. l’aune, 7 aunes ¾ de velours vert à XXIII l. l’aune, 4 aunes ½ de velours bleu à XVIII l. l’aune, 18 aunes ½ de brocart tout argent fillé à XXXI l. X s. l’aune, 55 aunes de gros de Tours rouge cramoisy à VII l. V s. l’aune, 14 aunes de damas de Gennes vert et bleu à IX l. l’aune, 18 aunes de damas rouge cramoisy à XI l. II s. III d. l’aune, 4 aunes 2/3 de tabis tres fort à VIII l. X s. l’aune, 26 aunes de tabis rouge cramoisy et violet à V l. V s. l’aune, 51 aunes de taffetas d’Angleterre rouge cramoisy à V l. l’aune, 9 aunes de taffetas violet et vert à IIII l. l’aune, 81 aunes 5/8 de taffetas vert, bleu et blanc à III l. XV s. l’aune, et 100 aunes de taffetas d’Avignon aurore à XXXV s. l’aune, le tout pour faire 6 fauteuils, 18 sieges plians, une chaise de commodité, 2 tapis de table, deux carreaux, une [f. 30v] housse de chenet, des housses de sieges, garnir une armoire et restablir des feuilles de paravans et autres meubles, à La Balle et Charon, marchands drapiers, XIc LXXVI l. pour 19 aunes de drap vert pour couvrir des billards à raison de XIIII l. l’aune, 60 aunes de serges de Londres escarlatte et rouge cramoisy pour faire des housses de sieges à V l. III s. IIII d. et 300 aunes de frise aurore pour enveloper deux meubles l’un de brocart, or et argent, et l’autre de velours rouge à XL s. l’aune, à Lebrun, marchand tapissier, XIIIIc LXX l. pour 70 aunes de brocatelle de Venise fonds jaune et rouge pour faire une tapisserie de cabinet au chasteau de Versailles à raison de XXI l. l’aune, à Levasseur, marchand passementier, VIIIc IIIIxx XIIII l. I s. III d. pour 198 onces 5 gros ½ de galon et tresses pour galonner des paravants de velours rouge et vert à IIII l. X s. l’once, à Mathelin, menuisier, IIc IIIIxx XVI l. pour un grand bois de lict, [f. 31] trois autres licts de repos, 3 fauteuils, 36 sieges plians, 4 tabourets, une table, trois chaises à layettes et 12 chaises brisees, et à Cucci, ebeniste, IIc XL l. pour 5 plaintes dorées d’or moulu en forme de terrasse enrichies de coquilles, feuilles et autres ornemens pour servir à mettre des figures d’argenterie dans un des appartemens du chasteau de Versailles, le tout fait et fourny par ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : VIIm IIIc V l. XVI s. V d.
[…]
[f. 34v] A luy, la somme de deux mil livres pour, avec IIIIm l. dont a esté cy devant fait fonds, faire VIm l. pour employer à compte de la depense faite pour la representation aud. chasteau de Saint Germain en Laye des comedies de Poursougnac et du Bourgeois gentilhomme, cy : IIm l.
[…]
[f. 41] Aud. [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre de Sa Majesté], la somme de deux mil trois cens quatre vingts trois livres quinze solz pour, avec celle de deux mil livres dont il a esté cy devant fait fonds, faire IIIIm IIIc IIIIxx III l. XV s. pour le parfait payement de la depense qui a esté faite pour quinze comedies qui ont esté representées devant Sa Majesté au chasteau de Saint Germain et pour un bal en masque le jour du mardy gras et autres menues depenses, le tout suivant les parties arrestées par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, cy : IIm IIIc IIIIxx III l. XV s.
[…]
[f. 45] A luy, la somme de mil livres pour, avec IIm l. d’une part et IIm IIIc IIIIxx III l. XV s. d’autre dont a esté cy devant fait fonds, faire Vm IIIc IIIIxx III l. XV s. pour employer à l’entier et parfait payement des depenses qui ont esté faites pour un bal et quinze comedies qui ont esté representées devant Sa Majesté dans le chasteau de Saint Germain en Laye pendant le mois de janvier et fevrier 1681 suivant l’estat arresté par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre, cy : M l.
[…]
[f. 46] A luy, la somme de huict mil livres pour employer à compte des depenses faittes pour la representation que Sa Majesté a ordonnée estre faite au chasteau de Saint Germain en Laye des balets et comedies de Pourceaugnac et du Bourgeois gentilhomme, cy : VIIIm l.
A luy, la somme de quatre mil sept cens quarante neuf livres dix sept solz pour, avec XXXVIIIm l. dont Sa Majesté a cy devant fait fonds, faire XLIIm VIIc XLIX l. XVII s. pour employer au parfait payement de la depense faite pour le ballet du Triomphe de l’Amour qui a esté dansé devant Sa Majesté à Saint Germain en Laye pendant les mois de janvier et febvrier 1681 suivant l’estat arresté par le sieur duc de Créquy, premier gentilhomme de la chambre, cy : IIIIm VIIc XLIX l. XVII s.
[…]
[f. 47v] Aud. Melique, la somme de quatre mil cinq cens quatre vingts trois livres douze solz six deniers pour employer au payement de la depense qui a esté faite pour la demolition du theatre du Triomphe de l’Amour et renouvellement de celuy de Proserpine à Saint Germain, et restablissement de celuy de Fontainebleau suivant l’estat qui en a esté arresté par le sieur duc de Crequy, premier gentilhomme de la chambre, cy : IIIIm Vc IIIIxx III l. XII s.
[…]
[f. 48] Aud. Melique, la somme de huict mil livres pour employer à compte des depenses faites pour la representation de l’opera d’Atis dans le chasteau de Saint Germain en Laye, cy : VIIIm l.
A luy, la somme de quatre mil livres pour, avec VIIIm l. dont a esté cy devant fait fonds, faire XIIm l. pour la representation dans led. chasteau des comedies de Pourceaugnac et du Bourgeois gentilhomme, cy : IIIIm l.
[…]
[f. 123] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de Sa Majesté, la somme de deux millions neuf cens huict mil six cens dix livres neuf solz deux deniers, pour d’icelle employer II millions VIIIc LXXIIIIm VIc LV l. au payement des maisons royalles, ornemens, reparations et entretenemens desd. maisons pendant lad. année 1681 et autres depenses ainsy qu’il ensuit, scavoir […] [f. 125] IIIIc LXVIm l. pour les depenses de Saint Germain, Marly et [f. 125v] autres maisons royalles, scavoir XXm l. pour achever le nouveau jardin de Saint Germain en Laye et la grille qui le doit fermer, XXm l. pour les depenses extraordinaires du chasteau de Saint Germain, VIm l. pour achever la pompe du moulin de Palfour […], cy : II millions IXc VIIIm VIc X l. IX s. II d.
Aud. Delaplanche, la somme de six cens [f. 126] quatre vingts quinze mil sept cens cinquante livres pour d’icelle employer VIc IIIIxx Xm l. au payement des depenses cy apres faites suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, scavoir IIc m l. pour les fondemens et eslevation de huict pieds au dessus du rez de chaussée des quatre pavillons que Sa Majesté a resolu de faire aux quatre aisles de son chasteau de Saint Germain par estimation, XXXm l. pour le bastiment à faire pres du grand escallier du chasteau de Versailles pour servir de chapelle, Lm l. pour l’achevement des ouvrages du chasteau de Chambord et le bastiment des escuries pour trois cens chevaux, XLm l. pour achever la grande piece d’eaue au dessous de l’orangerie de Versailles outre LXm l. et fonds, fait IIc m l. pour les parfaits payemens de tous les ouvrages faits [f. 126v] les ouvrages faits les années dernieres, XLm l. pour continuer les ouvrages des estangs des Gressets, des Maroettes et de Vaucresson, Xm l. pour les ouvrages du chasteau de Clagny outre XXm l. de fonds cy devant fait et IIIIxx m l. pour la balustrade d’argent pour la chambre du Roy et Vm VIIc L l. pour les taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : VIc IIIIxx XVm VIIc L l.
[…]
[f. 233] A Soulaigre, concierge du chasteau de Saint Germain en Laye, la somme de huit cens quatre vingts quatorze livres pour le netoyement des salles des gardes, escaliers, cours et lieux communs dud. chasteau pendant les six premiers mois 1681, scavoir IIIc LX l. pour 2 hommes qui ont servy aud. nettoyement pendant led. temps à raison de XX s. chacun par jour, CXLIIII l. à deux femmes pendant quatre mois faisant CXX jours à raison de XII s. chacune par jour, IIc LXX l. pour un cheval qui a [f. 233v] servy à porter les immondices pendant lesd. six mois, à XXX s. par jour, et CXX l. pour fournitures de ballets, pelles, ratissoires, sceaux et autres ustancilles necessaires pour led. nettoyement, cy : VIIIc IIIIxx XIIII l.
[…]
[f. 238v] Au sieur du Mesnil, medecin, la somme de six cens livres par gratification en consideration du soin qu’il a pris des malades de la charité de Saint Germain pendant l’année 1680, cy : VIc l. »

Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes

« Sachent tout que nous Phellippe Branche, chevalier, nagueres bailly et capitaine de Mante, de Montjoie et Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur general des finances de Normandie, la somme de deux mil livres tournois, monnoie a present courant, VI oubles pour X d. t., en prest et paiement et sur ce qui nous est deu pour trois quarts d’an commençans au Noel mil CCCC et vint deux et finans a la Saint Michel ensuivant mil CCCC vint trois darrenier passez des gaiges et regars de nous, cinq autres hommes d’armes a cheval et partie des archiers pour l’enforcement dudit bailliage de Mante, IIII autres hommes d’armes a cheval, quatre hommes d’armes a pié et partie des archiers que nous avons tenus durant lesdiz III quart d’an pour la sauvegarde desdiz lieux de Montjoie et Saint Germain en Laye, et poour les gaiges et regars de XII autres hommes d’armes a cheval, dix hommes d’armes a pié et XXIX archiers par nous tenus pour la sauvegarde de ladite ville de Mante par IIIIxx III jours commençant le VIIIe jour de juillet mil CCCC vint trois et finans le XXVIIIe jour de septembre ensuivant, tous inclus, que noz endentures finerent, lequel prest et paiement ledit receveur general nous a fait par vertu de trois lettres de garans de monseigneur le regent le royaume de France, duc de Bedfort, donnees le deux premieres le VIe jour de septembre l’an mil CCCC et vint trois et l’autre le XXVIIe jour dudit mois ensuivant darrenier passé, sur lesquielx gaiges et regars mons. le tresorier de Normande par ses lettres de expedicion donnees le XIXe jour de ce present mois mande audit receveur general que, oultre et par dessus la somme de VIIc l. t. que pieça nous avoit paié sur noz diz gaiges et regars et de nosdits gens, il nous paiast ladite somme de IIm l. t. dessusdite, de laquelle somme nous noz tenons pour content et bien paiez et en quittons le Roy nostre seigneur, mondit seigneur le regent, ledit receveur et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellé ces presentes lettres de nostre signet le XXIIe jour de mars l’an mil quatre cens et vint trois. »

Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes

« Sachent tout que nous Jehan Hanforde, chevalier, capitaine de Montjoye et de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur general des finances de Normandie, la somme de deux cens vint et six livres dix huit solz deux deniers tournois en prest et paiement des gaiges et regars de nous, IIII aultres hommes d’armes a cheval, trois hommes d’armes a pié et XXIIII archiers de nostre compagnie desservis a la garde, seurté et deffense desdites places pour le tiers mois d’un quartier d’an commençant le IXe jour de janvier l’an mil IIIIc XXIII dernier passé, ce prest et paiement a nous fait par vertu des lettres de garand de mons. le regent le royaume de France, duc de Bedford, donnees le XXIIe jour de mars mil CCCCXXIII dernier passé, expediees par le tresorier et gouverneur general desd. finances, de laquelle somme de IIc XXVI l. XVIII s. II d. t. dessusdite nous nous tenons pour contens et bien paiez et en quittons le Roy nostre sire, mondit seigneur le regent, ledit receveur general et tous autres. En tesmoins de ce, nous avons scellé ceste presente quittance du scel de noz armes le XXVIIe jour d’aoust l’an mil CCCC vint et quatre. »

Récit par Marie Dubois, valet de chambre du roi, de séjours de la cour à Saint-Germain-en-Laye

« [p. 140] 23 [septembre 1648]. La Reyne, ayant ouy la messe, monta en carosse et fut querir monsieur le duc d’Angeou à Besanval et arriva sur le midy. Le Roy les fut recevoir dans la cour, et, quoyque monsieur d’Angeou eut encore le visage tout rouge de sa petite verolle, le Roy ne laissa pas de se jetter à son col, et ces deux enfans se tenoient collés leurs visages l’un contre l’autre, se baisant [p. 141] tendrement, et pluroient de joye, ce quy ravissoit tous ceux quy les voyoient. Monsieur ne coucha pas à Ruel, il partit sur le soir pour aller coucher à Croissy.
Ce mesme jour, le provos des marchands et messieurs du cardenier de Paris vinrent et reçurent toute asseurance de la Reyne et de messieurs d’Orléans et de Condey. Le parlement et les peuples de Paris n’estoient pas fort asseurés et les affaires estoient à la veille de prendre ung mauvais biais, ce quy obligea messieurs d’Orléans et de Condey à leur faire ces lettres suivantes :
Lettres de monseigneur le duc d’Orléans et de monsieur le Prince à messieurs du parlement
A Messieurs de la cour de parlement du Roy, mon seigneur et nepveu, à Paris
Messieurs,
Vous savez les soings que j’ay pris pour accomoder les affaires presentes et y apporter tout le tamperament que le service du Roy, mon seigneur et nepveu, et la satisfaction de vostre compagnie ont peu desirer. Et, comme j’ay jeugé que, dans l’estat où elles se truvoient, une conference seroit tres utile pour regler toutes choses, j’ay bien voulu vous faire encore cette lettre pour vous prier de desputer quelques uns de vostre corps pour se truver au lieu où sera la Reyne et adviser aux moyens quy seront convenables pour l’accomplissement des volontés de Leurs Majestés et pour le repos public. Je veux croire que vous concourerez avecque moy dans ce bon dessein et que vous aurez la mesme creance à ce que le sieur de Choisy, mon chancelier, vous dira sur ce subjet que vous l’auriez à moy mesme, quy suis, Messieurs,
Vostre affectionné amy.
Gaston
De Ruel, ce 23 septembre 1648
[p. 142] Lettre de monsieur le Prince à messieurs de la cour de parlement, à Paris
Messieurs,
Ne pouvant aller au parlement, aynssy que m’aviez temoigné le souhaiter par vostre desputation d’hier, et prevoyant les inconvenients quy pourraient arriver sy vous continuez vostre deliberation sans que j’eusse eu le bien de vous voir auparavant, j’ay creu vous devoir inviter, comme le faict monsieur le duc d’Orleans, à Saint Germein, à une conference où nous puissions traiter des desordres quy peuvent estre presentement dans l’Estat et tacher d’y remedier. Le zele que j’ay pour le service du Roy et l’affection particulleire que j’ay pour vostre compagnie m’obligent à vous proposer cet expedient pour remedier à des maux auxquels vous et moy ne pourrons peut estre plus donner ordre, sy vous laissez perdre cette occasion. La Reyne est dans tous les sentiments de bonté que vostre compagnie peut attendre d’elle. Monsieur le duc d’Orleans vous temoigne assez les siens par les soings qu’il a pris jeusques à cette heure et par la lettre qu’il vous escrit, et moy je n’ay point de plus forte passion, apres celle que j’ay pour le bien de l’Estat et pour le maintien de l’autorité royale, que celle de vous servir. Faictes donc paroitre en cette occasion cette affection que vous avez toujours temoignée en contribuant tout ce quy est en vous pour l’accomodement des affaires. Donnez moy lieu, par les services que je vous rendray auprès de Sa Majesté, de vous temoigner que je suis, Messieurs, vostre tres humble et tres affectionné serviteur.
Louis de Bourbon
A Ruel, ce 23 septembre 1648
Apporté par le chevalier de Rivière.
[p. 143] Ce mesme jour, l’on fit commendement pour aller le lendemain à Saint Germein. Et le lendemain 24, tout partit et la reyne d’Angleterre delogea du viel château et alla loger au Louvre à Paris. Le Roy arriva d’assez bonne heure et la Reyne sur les six heures, et fut descendre à la chapelle du viel château, où elle entendit les litanies, quy ont de coustume de se chanter tous les soirs. La Reyne, quy est fort propre, truva dans le chasteau mille puanteurs, que les Anglois y avoient laissées : ce sont gens quy vivent fort sallement. L’on truva sur un fumier force serpens dans une lie de vin d’Espagne, quy avoit esté vidé dans le bour, et dit on que ces choses là servent à ceux quy sont ladres, de quoy l’on accusoit ung millor. Tout le viel chasteau se truva occupé, la cour estant fort grosse. Monsieur d’Orleans eut pour luy et pour Madame, sa femme, tout le chasteau neuf. La nuict du 24 au vingt cinq, la seconde chambre de la Reyne, quy estoit demeurée dans le chasteau de Ruel, fut vollée, les coffres ouvers et tout le plus précieux pris. La Reyne y avoit ung vallet de chambre et ung tapissier, quy furent coucher au bourg au lieu de coucher dans la mesme chambre pour garder les meubles, de sorte qu’ils faillirent tous deux à estre chassés. Aussy estoient ils fort blamables. C’est à quoy nous devons bien prendre garde, lorsque nous sommes ou à la premiere ou à la dernière chambre. Y estant, nous sommes obligés, sur peine de la vie, de les conserver.
Le vendredy 25, messieurs les deputés du parlement vinrent au nombre de 21, lesquels salluerent Leurs Majestés et monsieur le cardinal, et ensuite le Roy leur donna à disner, à l’issue duquel ils furent au chasteau neuf, dans le grand cabinet de Monsieur d’Orleans, à main gauche en entrant, et s’enfermerent avecque messeigneurs d’Orleans, de Condey, de Conty et de Longueville, et furent deux heures en conference. A l’issue de laquelle, ces messieurs s’en retournèrent à [p. 144] Paris.
Pendant qu’ils estoient enfermés, je voulus voir le chambre où le defunct Roy, mon mestre, mourut, et j’y truvay monsieur l’abbé de La Rivière logé, monsieur d’Orleans n’y ayant pas voulu loger, mais bien son favory. Je ne consideray pas ce lieu sans soupirer et prier Dieu pour mon defunct cher mestre.
26 [septembre]. Le courrier d’Alemagne arriva quy apporta nouvelles de la pax d’Allemagne, mais j’ay crainte qu’elle n’ayt pas lieu. La Reyne fut voir madame la duchesse d’Orleans au chasteau neuf.
27 [septembre]. Ce jour de dimanche, je fus au disner de monsieur le Prince et le remerciay de l’honneur qu’il m’avoit faict de me donner quartier. II me fit la grace de me prendre la main, de me la serrer et de me dire : « Monsieur, vous vous moquez de moy, je suis vostre serviteur ». Ce discours me fit voir que je n’estois pas mal dans son esprit et que toutes les fois que j’avois escrit les petites nouvelles à monsieur Dumont, l’un de ses segretaires, Son Altesse les avoit lues, aynssy que m’a dit dudepuis monsieur Dumont. Monsieur le Prince estant hors de table, il alla au chasteau neuf, suivy de messieurs de Conty et de Longueville et de plusieurs autres, à la seconde conference avecque les mesmes deputés du parlement et les mesmes princes. Aussy, cette fois là, ils y appelerent messieurs le chancellier, de La Meillerès et de Tuebeuf pour les finances. Messieurs les princes sortirent par deux fois pour conferer ensemble et envoyèrent monsieur de La Riviere truver la Reyne. A l’issue de la conference, ils se separèrent à l’ordinaire.
28 [septembre]. Le Roy continua ses divertissements ordinaires : le jour, à l’estude, à la promenade, et le soir au collin mallar, où les princes et seigneurs [p. 145] prenoient leur part du divertissement. Et pour moy, je faisois ma cour chez madame la Princesse et chez les autres princes et princesses desquels j’ay l’honneur d’estre cogneu.
29 [septembre]. Il y eut grande chasse du cerf où le Roy et tous les princes et seigneurs estoient. C’estoit avecque les chiens de monsieur d’Orléans. Le cerf fut pris.
30 [septembre]. Je pris congé du Roy à l’issue de son souper et fus au souper de madame la Princesse la mere, où madame la Princesse la jeune estoit arrivée de jour, de laquelle je pris congé, comme de tous mes amis, et me fus retirer sur la meinuict.
[…]
[p. 183] En ce temps [mars 1649], le Roy, la Reyne et le Conseil estoient à Saint Germein en Lès, et l’armée du Roy autour de Paris, qu’il avoit bloqué et afamé depuis le jour qu’il en estoit party, quy estoit la veille des Roys, à cause des desobéissances de messieurs du parlement. Messieurs les princes de Conty, de Longueville, de Beaufort et autres se jeterent dans Paris et apuierent le parlement contre Sa Majesté. Le desordre estoit tres grand dans l’Estat, grandes partiallités. Il nous faillut assembler nombre d’officiers du Roy pour gaygner Saint Germein, nous faillut aller par Illiers en Beausse, par Dreux, et, à chaque village, il failloit quiter espée et pistolletz. L’on faisoit garde partout et n’y avoit neulle seureté pour les passants : tous les peuples tenoient pour le parlement et assassinoient ceux quy alloient au service du Roy. Ils nous appelloient les Masarins, à cause du gouvernement de monsieur le cardinal Masarin, quy estoit chef du Conseil et fort haï.
Je raportay à Saint Germein ce que j’avois veu et [p. 184] mesme le dit à quelques ungs du Conseil du Roy, des plus affidés à la Reyne et à des familliers de monsieur le cardinal de Masarin, comme à monsieur le commandeur de Souvrey et à quelques autres desquels j’estois cogneu, et auxquels je fis voir aussy l’afection que monsieur le duc de Vandomes avoit faict voir dans des rancontres dans le Vandomois où il estoit alors, et ce que j’en dis c’estoit par ordre de monsieur de Souvrey, premier gentilhomme de la Chambre, quy estoit alors à Vandomes, près monsieur le duc, de quoy je reçus après compliment, lorsque monsieur de Vandomes vint à la cour.
Nous partimes le 28 mars, le dimanche des Rameaux, après le service, et arivames à Saint Germein le mercredy, et entrasmes le jeudy absolu en quartier où, estant à tenebres, dans la chapelle du chasteau, les nouvelles de la paix vinrent, que les desputés du Roy aresterent à Ruel avecque monsieur le Premier President et autres nommés de messieurs les princes et du parlement. Sy tost que l’on entendit cette novelle, quy ne pouvoit venir que du Ciel, tout le monde se jeta
à genoul et loua tout Dieu de tout son coeur.
Toutes les festes de Pasques se passèrent en joye. Tous les princes, excepté monsieur de Beaufort, vinrent. Tous les corps du parlement et de Paris, les ungs après les autres, que le Roy regalla d’importance, asseurerent Leurs Majestés de leurs fidelités et obeissances. De là à quelques jours, monsieur d’Orléans fut à Paris, les princes et princesses aussy, quy y furent tous les bien receus.
Le 30 du mois d’avril, Leurs Majestés et toute la cour partirent de Saint Germein pour Compiegne, et vint on coucher à Chantilly, où monsieur le Prince fit l’honneur de la meson à merveilles. Ils y sejeurnerent deux jours et puis furent à Compiegnes.
[…]
[p. 291] Le cinquieme may [1652], il arriva un garçon quy me fut envoyé exprès de Saint Germein, où estoit la cour durant le siège de Paris, que monsieur Le Conte et mes cousins de La Boullière m’envoyerent pour me donner avis que Artus de Plannes, l’ung de mes compagnons, estoit mort et que Leurs Majestés n’avaient pas voulu disposer de la charge, qu’ils en vouloient remplir les deux anciens, quy ne servoient que de deux ans l’ung. Et, moy, quy estois l’ancien sans contredit, je me resolus de partir. […]
La guerre civile estoit sy allumée qu’elle me fit bien cognoître la dangereuse extremité que c’est d’aller par la campagne pendant la guerre civile où tout est en armes et en allarmes. […] [p. 292] Partant le lendemain matin, nous fumes passer à Roussières remercier M. l’abbé, quy nous donna encore le mesme Allemand pour nous guider par des petits chemins escartés jeusques à Montfort pour esviter les bois de Saint Leger, où tous ceux quy y passoient estoient volés et la plupart tués. Nous nous separasmes à Montfort et fusmes, le vallet de pied et moy, coucher à Saint Germein, tojours partis quy nous venoient recognoître et bien souvent pour nous piller. Les couleurs de la [p. 292] Reyne me firent du bien et une faveur toute particuliere. Ce jour là, l’armée du Roy estoit occupée à l’Ille Adan, qu’elle prit, sans cela je n’aurois pas manqué à faire mon entrée dans Saint Germein aynssy que me dit madame de Vandosmes : « Il me semble, dit elle, que je suis à Saint Germein et que je vous y vois arriver tout neu, couvert seullement d’une mechante chemise fort salle qu’un de ceux quy vous auront vollé vous auront baillée pour la vostre ». Elle avoit envoyé lematin cinq des siens bien montés et armés, quy furent bien bastus par les chemins.
Enfin, par la grace de Dieu, j’arrivay en santé. Je fus voir mes supérieurs et ensuite Leurs Majestés.
Monsieur et madame de Souvrey me firent voir comme ils avoient travaillé pour moy. Monsieur de Crequy, quy estoit en année, estoit à Paris : quoyqu’il eut passeportz du Roy et des Princes, et congé, il ne laissa pas d’avoir de la peine de sortir. Pour moy, je truvois trop de peril d’aller à Paris pour le voir : je l’attendis. Il vint, avecque luy La Planche, l’ung de mes compagnons, quy pretendoit deux mille livres sur la charge vacante, disant que Bonnefont les avoit eues de Moreau, quy estoit entré dans la charge de Butanger. Gomme nous fumes devant monsieur de Crequy, La Planche, Dalbanes (quy estoit le beau frere du defunct, auquel la Reyne donnoit l’autre moitié), monsieur de Crequy dit : « La Reyne vous gratifie vous deux de la charge de défunct de Plannes, mais vous donnerez tous deux deux mille livres à La Planches ». Je pris la parolle et le priay de me permettre de dire mes raisons, ce qu’il eut à gré. Je lui dis : « Monsieur, vous savez que l’ancien, [p. 294] quy entre par le droit de ses services, ne paye rien. Vous avez observé et continué l’ancien ordre vous mesme, dans vostre derniere année, après la mort de Butanger. Porteau, quy estoit l’ancien, entra sans argent. Mais Moreau, quy estoit après, paya les deux milles livres à Bonnefonds ». Monsieur de Créquy, quy est homme de peu de parolle, dit à Darbanes : « Il faut que ce soit vous quy les payez à La Planches, autrement vous ne servirez pas ». Ce que Darbanes accorda : passerent ung escrit pour la somme et, après, monsieur de Crequy me permit de quitter l’espée et le manteau et d’achever de servir le quartier, quy estoit le mien. Il faut observer que tout officier quy meurt dans le service, c’est-à-dire pendant son quartier, les gages sont à la veuve ou aux heritiers. C’est pourquoy je n’y pouvois rien pretendre. Darbanes, quy parloit pour tous ces heritiers, m’acorda le tiers des gages, et ainsy j’achevay de servir le quartier pour entrer en possession de la charge entiere.
Pendant ce temps, les allées et veneues de Saint Germein à Paris se faisoient continuellement. Monsieur le maréchal de L’Opital, gouverneur de Paris, faisoit force voyages. Les troupes des Princes estoient tout autour de Paris, tenoient les ponts de Neuilly et furent prendre Saint Denis, où estoit monsieur le Prince en personne. Les troupes du Roy le reprirent le lendemain, où il y eut force gens tués, et mesme de ceux de Paris, lesquels estoient sortis assez imprudemment et furent poussés et battus jeusques dans les faubourgs. Ce quy fit grand bruict à Paris. Enfin, après force allées et veneues, il fut conclu que l’armée du Roy se retireroit à dix lieues de Paris, ce quy fut faict.
Il arriva que, pendant ce temps là, le coronel Rabe, quy commandoit le régiment des Cravattes, vint à
Saint Germein, avecque sa femme. Il y avoit peu de temps que, passant par icy, il m’avoit obligé de bonne [p. 295] manière, aynssy qu’il est en son lieu cy davant, tellement que je leur randis à tous deux force civillitez. Leurs Majestez seurent la courtoisie qu’il m’avoit faicte, toute la cour luy fit voir que l’action qu’il avoit faicte en me donnant Coustures et en l’évitant du pillage des quatre régiments de cavallerie quy marchoient soubs ses ordres luy estoit glorieuse, et mesme Leurs Majestés luy en témoignerent quelques choses. Je n’oubliay donc rien à toutes les choses que la recognoissance et la civillité m’obligeoit de faire : Monsieur donna le bal au Roy et aux dames, j’obtins permission de luy amener, où le Roy la reçut à merveille et la baisa, et Monsieur à l’entrée du bal et à la sortie, et eurent toutes les civillitez que l’on pouvoit souhaiter, tellement qu’ils s’en allerent à l’armée fort satisfaictz des ressentiments que j’avois du bien qu’il m’avoit faict, et à mes amis. Aussy ne faut il pas estre ingrat lorsque l’on a receu des courtoisies des gens de guerre et que l’on les voit à la cour : il faut en donner cognoissance au Roy et faire qu’ils truvent satisfaction d’avoir obligé articullierement ceux quy sont au Roy. Et, tout petit que l’on soit, on peut en ces lieux là leur rendre des services bien signalés, ce quy les oblige, dans les commandements qu’ils ont, de considérer ceux quy ont l’honneur d’estre au Roy.
L’armée du Roy marcha vers Estampes, où estoit la plupart des troupes de messieurs les Princes, commandée par le marquis de Tavannes.
Leurs Majestez partirent, le vingt et deux, de Saint Germein pour Corbet. […]
[…]
[p. 447] Le mercredy 30 avril [1665], la Cour estant à Saint Germain, Madame la contesse de Fles, premiere dame d’honneur de la Reyne mere Anne d’Autriche, la Reyne estant avecque elle, je lur monstray le desseing de la chapelle, et mesme les deux morceaux de pierre. […]
[p. 449] Le 21 may, le Roy fit assembler tous les fameux chirurgiens pour voir le mal que la Reyne sa mere avoit à la mamelle gauche et pour apprendre d’eux le remede qu’il y pourroit avoir. Apres qu’ils l’eurent veue, ils se rendirent tous, par l’ordre du Roy, dans sa chambre. Sa Majesté s’y rendit aussy, et Monsieur son frere, estant tous deux debout, testes nues, appuiés contre la croyzée de la chambre, ils entendirent tous ces illustres parler les ungs apres les autres sur le sujet de ce facheux mal ; ils vinrent tous d’accord que c’estoit ung cancer et par consequent incurable, et qu’il n’en failloit attendre que de mauvaises evenements. Comme en effet, le 28 du mesme mois, elle se truva mal, pendant heuict jours elle fut seignée trois fois, c’estoit une erezipelle. Le Roy en fut tellement touché que par plusieurs fois il en plura amerement. Monsieur, Madame suivirent le Roy et la Reyne par leurs larmes.
Je ne puis achever le chapitre de mon quartier sans parler de monseigneur le Dauphin. C’est un enfant admirable. Je ne pus m’empecher de luy procurer une picque et ung petit mousquet par l’agrement de madame la marechalle de La Motte, sa gouvernante, et le tout de la façon de Saint Mallo, artillier du Roy, [p. 450] et par le consentement et l’ordre du Roy. Ung matin, il eut sa petite picque que Saint Mallo et moy luy portasmes ; il ne fut jamais tant de joye qu’il en reçut. Elle estoit bleue, le fer du haut et du bas doré. Il l’aporta monstrer à Leurs Majestez et s’en divertit à merveilles. Mais lorsque le petit mousquet monté sur de beau noyer, avecque des petits dauphins d’argent dessus la plaque bien gravée, fut arrivé, madame la marechalle de La Motte fit difficulté de luy donner, disant que, lorsqu’il avoit des armes à la main, il devenoit furieux et que cela l’empechoit d’estudier. J’entray dans la chambre de Monseigneur faché de n’avoir peu obtenir l’agrement du mousquet. Sy tost que Monsegneur me vit, il me parla de son mousquet ; je luy dis en particullier, comme sy c’eut esté ung homme, que je n’estois pas assez puissant pour luy faire donner, quoy qu’il fut à Saint Germein, et qu’il failloit qu’il priat monsieur le duc de Saint Agnan, son bon amy, quy estoit là present, pour luy faire donner. Monsieur le duc estoit dans ung coing de la chambre, quy parloit à monseigneur l’archevesque de Rouan.Cet enfant de trois ans et demy part de la main et dit : « Monsieur de Saint Agnan, mon bon amy, mon mignon, mon favry, je vous prie que le Roy et madame la marechalle me donnent mon petit mousquet ». Monsieur de Saint Agnan luy dit : « Mon mestre, ne redites pas ces parolles là, vous me feriez esvanouir. Je vous promets que s’il ne faut qu’aller à Paris à pied, que je vous l’iray querir et que le Roy et madame la marechalle vous le [p. 451] donneront ». Il l’eut des le mesme jour. Le Roy dit qu’il n’y auroit pas de danger de boucher la lumière, crainte qu’il se blessat ; elle ne fut pourtant pas bouchée. Le Roy le voulut tirer le premier, en presence de monseigneur le Dauphin.
Sur la fin du quartier, ung soir que j’estois de garde, esclairant au Roy, l’on parla de monseigneur le Dauphin. Je pris la liberté de dire que Monseigneur, estant sur les bras de madame la marechalle, il y touchoit le sein par dessus son mouchoir de col et dit à monsieur de Langlée qu’il touchat par dessoubs. « Comment, dit madame la marechalle, il n’y a que vous en Frances quy ayt la liberté d’y toucher. Le Roy ne l’a pas ». Monseigneur luy dit : « Ah ! Madame, le Roy est le mestre ».
« Syre, il y a deux jours que monseigneur le Dauphin, sortant de table, voulut entrer chez madame la marechalle, quy mangeoit, quy avoit faict fermer la porte, crainte qu’il n’entrat. Comme il eut longtemps heurté, madame la marechalle commanda à ung marmitton nommé Claude d’ouvrir la porte, et de s’y tenir, et de dire qu’il avoit ordre du Roy de ne laisser entrer personne. Ce garçon fit cette action avecque ung visage assez asseuré. Monseigneur le Dauphin, le considérant gras et sale, avecque ung grand davanteau sale davant luy, en eut horreur, se retire trois pas et dit : « Ce marmiton, ce traditor, quy m’a empeché d’entrer ». Monsieur de La Feuillades dit : « Qu’est ce quy luy apprend ces mots là ? » Le Roy dit : « Mon filz entend tout ». Et je dis : « Syre, monsieur l’ambassadeur d’Espagnes l’ayme d’amour, se vient jouer avecque luy, comme s’il estoit lui mesme ung enfant, luy parle toujours espagnol, et monseigneur le Dauphin luy respond jeuste ». Le Roy truva bon ce que je dis.
[…]
[p. 467] Le temps vint qu’il failloit aller servir le Roy, estant encore, grace à Dieu, en estat de servir. Je partys, après avoir faict mes petites devotions à mon ordinaire, et m’en allay en compagnie à Saint Germein et y arrivay le dernier jour de mars [1667], la cour y estant. Nous entrasmes en quartier chez le Roy et chez monseigneur le Dauphin que nous servions par jour alternativement, le Roy ne donnant pas d’autres officiers à monseigneur le Dauphin que les siens. Il se truva qu’ung de nos camarades nommé Du Pont manquat sans que l’on peut savoir ce qu’il estoit deveneu, Monsieur le conte du Lude l’ayant dit au Roy à son lever, le Roy dit qu’il luy avoit donné congé d’aller en Itallie. […]
[p. 469] [Le Roi] ayant son desseing arresté pour la guerre de Flandre, partit le 16 may de Saint Germein, pleing de magnificences, où les trompettes, les timballes et tambours faisoient merveilles. La Reyne alla aussy accompagner le Roy jusques à Amiens. Le Roy, sortant de la chapelle pour monter en carosse, avecque la Reyne et plusieurs princesses et dames, je me jetay à genoulz et luy embrassay la cuisse ; il me regarda et monta en carosse. Je me retiray pour plurer à mon particulier, voyant que mon age ny mes forces ne me permettoient pas de suivre mon bon mestre à l’armée, ayant ordre du Roy de demeurer auprès de monseigneur le Dauphin, avecque mon filz de Montigny (pour lequel j’avoys demandé) et La Planche, l’ung de nos vielz camarades, quy estoit incommodé de la veue.
Leurs Majestez estant partis, je montay chez monseigneur le Dauphin, où j’eus l’honneur de le servir à son disner, me tenant derriere sa chere. Là, ma playe se rouvrit : ce cher enfant, agé de cinq ans et demy, nous raconta avecque beaucoup de tendresse comme le Roy luy avoit donné sa benediction et l’avoit embrassé et baisé. Son repas estant faict, il nous demandoit sy le Roy estoit arrivé à Andilly, quy estoit la disnée, et après à Champlastreux, où estoit la couchée, quelles distances il y avoit les ungs des autres. Après, il se mit dans son faulteuil et ne se voulut faire entretenir que du Roy et de la Reyne. Quelques cavaliers de la brigade de la compagnie des gendarmes de la Reyne, commandez par [p. 470] monsieur le marquis de Rouville, quy estoit pour la garde et la conduite de Monseigneur, le vinrent voir. Toute l’après disnée se passa fort tristement et se coucha de mesme.
Le Roy auparavant que de partir avait faict ung camp de 13 à 14 mille hommes dans la plaine d’Ouille, proche Saint Germein, pour establir les ordres et rangs dans la marche, et logement de ses armées, où luy mesme avoit campé, y ayant ses tentes, son lit de camp et toutes les choses nécessaires dans les armées. Le Roy n’y coucha pas, mais il y passoit les jours entiers, y mangeoit, et mesme y traita la Reyne et les dames de la cour. Ces premisses estoient pour une marque de ses desseins, que je prie Dieu qu’il bénisse ses armes et sa personne sacrée et qu’il la conserve, comme la personne du monde quy nous est la plus chere en Frances, comme estant le plus grand roy et le plus honneste homme quy ayt esté, que je prie Dieu derechef de l’accompagner et de marcher toujours à sa droite, comme il fit à celle de David.
Le mariage de monsieur de Guize et de madamoiselle d’Allansson fut le 15 may à Saint Germein. Le Roy en fit tous les honneurs.
Le mardy 17 may, monseigneur le Dauphin estant esveillé se fit porter dans le lit de madamoiselle de Toussy, quy avoit esté obligée de coucher dans la chambre de Monseigneur, avecque madame la marechalle de La Motte, sa mere, gouvernante de Monseigneur. Elle avoit une petite chienne, quy avoit receu une atteinte de Monseigneur ; elle le fuioit et luy la vouloit prendre. Cette petite beste couroit entre les draps, [p. 470] comme une navette, et luy quy la suivoit pour la prendre, ce quy occupoit assez mademoiselle de Toussy à cacher ce qu’il luy descouvroit, estant agée de 18 ans et belle comme le jour.
Comme nous habillions Monseigneur, il me commanda d’emplir, de l’eau qu’il buvoit ordinairement, son flacon d’argent doré, quy estoit ung peu plus gros qu’une noyx, pour mettre dans sa poche pour boire par les chemins, s’il avoit souef. Voilà toute la provision qu’il fit pour son voyage. Faisant cette petite provision, Basin et Montigny, l’ung son mestre pour luy apprendre à jouer au volant et à la paulme, l’autre vallet de chambre du Roy, mon petit filz, agé de 15 à 16, entrerent dans sa chambre, la botte levée et le fouet de postillon à la main. Voilà la premiere joye du voyage : il voulut manier leurs fouetz et savoir comme ils estoient montés et leur dit qu’il leur vouloit voir piquer la masette, comme de faict il leur en envoya louer chacun une, comme à moy. La trousse du corps estant faicte, je dis à monseigneur le Dauphin que je voulois le servir comme le filz du Roy, mon mestre, qu’il failloit partir davant afin qu’il truvat son lit prest lorsqu’il arriveroit à Champlâtreux, où estoit la couchée. Il truva cette proposition rude, mais comme il estoit dejà fort raisonnable, quoyqu’il n’eut que cinq ans et demi, il se contenta de mes raisons et nous laissa partir, à condition que nous luy baiserions la main, ce que nous fimes tous trois prenant congé de luy, quy monta en carosse avecque Madame sa soeur, quy n’avoit que six mois, sur les onze heures.
[…]
[p. 515] Arrivant à Saint Germein le dernier de mars [1671], par ung temps de neiges et de glaces rudes et facheuses, je truvay le saint jubillé que j’eus l’honneur de faire avant le lever du Roy, où je me truvay seul de vallet de chambre. Monsieur le duc de Gevres, auparavant capitaine des gardes du corps et à l’heure premier gentilhomme de la Chambre, m’ayant demandé où estoient mes camarades, je luy dis que je croyois qu’ils seroient à Versaille, où le Roy alloit sytost qu’il auroit disné. Il me commanda de demeurer de garde au lit du Roy, ce que je fis, couchant dans la chambre du Roy les dix et heuict jours que Sa Majesté demeura à Versailles, le Roy nous donnant ung escu par jour pour nostre noriture et deux buches et deux fagotz et une livre de grosses bougies pour la chambre du Roy.
Le Roy revint le samedy 18 [avril] et partit le judy [p. 516] d’après, le 23, pour son voyage de Flandres, avecque la Reyne. Monseigneur le Dauphin, monsieur d’Anjou et Madame demeurerent à Saint Germein. Monsieur le duc de Gevres et madame la marechalle de La Motte, gouvernante des Enfans de France, avoient concerté ensemble que je demeurerais aupres de monsieur d’Angeou. Mais l’ayant dit au Roy, il commanda à M. de Gevres de me renvoyer chez moy, ce qu’ayant seu le mercredy au soir, la veille du depart du Roy, je priay
monsieur de Gevre de me donner lieu de faire mon petit compliment au Roy. Ce qu’il fit de très bonnes graces : le Roy s’etant levé de sur sa chere percée, ayant mis sa robe de chambre sur ses espaules, estant au chevet de son lit, monsieur de Gevres m’ayant faict place et lieu d’approcher le Roy seul, je luy dis : « Sire, je remercie très heumblement Vostre Majesté de m’avoir donné mon congé. Je m’en vais dans ma heutte prier Dieu jour et nuict pour vous. Pour vostre chapelle, monsieur de Haultefort y a entendu la messe, M. de Chanteloup l’a
veue : ils peuvent dire à Vostre Majesté ce que c’est. Je vous demande pardon sy je vous ay importuné pour une desplorable esglize, quy a receu le pillage et l’incendie par les ordres de Jeanne d’Albret, aynssy que l’on m’a dit, dans le temps qu’elle desclara la guerre sy sanglante à l’Esglize. Je ne pouvois pas m’adresser à d’autre qu’à Vostre Majesté pour son retablissement. Et quand il vous plaira me confier quelque argent, j’entreprenderay le grand autel et ung retable où vos magnificences royales seront plus estendues ». Le Roy me fit l’honneur de me dire : « Et bien, ce sera pour ung autre foys ». Je luy baise sa robe et luy dis : « Adieu, mon bon mestre ». […]
[p. 517] Le temps estant veneu, je partis à l’ordinaire, après m’estre confessé et comeunié, le jour de saint Jean, et fus coucher à Montoire et le lendemain à Chasteaudung pour partir avecque le carosse et pour me truver le dernier juing à coucher à Saint Germein, où estoient demeurés monseigneur le Dauphin, monsieur d’Anjou et Madame, le Roy et la Reyne estant en Flandres. J’avoys pour competiteur du quartier de service auprès de monseigneur le Dauphin l’ung de mes camarades nommé La Planche, quy estoit de ces certains philosophes aigres sur toutes choses, contredisant sans cesse sur toutes choses. Il avoit dejà servi ung quartier monseigneur le Dauphin depuis qu’il estoit entre les mains des hommes ; neanmoings, comme il estoit de ceux quy pretendent tout et ne font rien, il disoit qu’il servoit tous les ans et que je ne servoys que de deux ans l’ung, et que par consequent il devoit servir deux quartiers contre moy ung. Nous dismes toutes nos raisons à M. le duc de Gevres, auquel je dis : « Sy je ne suis mort ou malade, je seray au premier jullet auprès de monseigneur le Dauphin. Je suis l’ancien du corps des valletz de chambre. Ce droit m’appartient. Je m’y truveray, Dieu aydant ». Aynssy dit, aussy faict. Sytost que je fus arrivé, j’en donnay avis à M. le duc de Gevres, quy estoit en année, et de plus je luy manday que Rome estoit mort, l’un de mes camarades du quartier de janvier, que le Roy avoit resolu de remplir ceux de nous quy ne servoient que de deux ans l’ung ; mais le Roy, quy aymoit ung nommé La Vienne, barbier, luy donna la charge de Rome, qu’il vendit six mille escus. Tout le corps des valletz de chambre y eut assez grand regret.
Pour suivre mon sujet, j’entray donc de quartier le premier jullet auprès de M. le Dauphin et mon competiteur ne parut point.
[p. 518] Le premier jour de juillet, je m’establis avecque les ceremonies ordinaires, estant au lever de M. le duc de Montausier et faisant toutes les choses quy se font en semblables rencontres. Je relevay Moreau, du quartier de janvier, quy avoit servi avril, et quy tesmoigna bien de la joye d’en sortir. Ce jour se passa à faire mon establissement. Il faillut changer de logement et de façon de vivre, faisant ordinaire dans ma chambre, ayant ung escu du Roy par jour pour ma noriture.
Mon vallet me tenoit à onze heures mon disner prest, à six heures mon souper. Je ne demanday jamais à messieurs de La Chenardiere et de La Faye, avecque lesquels je servoys, que la messe du Roy, qu’ils m’accorderent, aymant uniquement la meusique du Roy, quy est belle et bonne à merveilles. La Chenardiere estant vallet de chambre ordinaire à cause de ses hautes sciences, soit des langues latines, grecques, hebreues, et La Faye servoit six mois aussy à cause de sa langue latine. Ce premier jour, je me tins peu à l’estude (j’avois trop d’affaires pour m’establir), quoyque monseigneur le Dauphin me tesmoigna par sa veue qu’il eut esté bien aise que je luy eusse veu faire son thesme.
2 [juillet]. Je commençay ce jour à prendre mon poste derrière la chere de monseigneur le Dauphin et perdis très peu ma place pendant mes trois moys de quartier, au point que je surprenois les plus fortz d’estre environ trois heures le matin et autant le soir debout, à soixante et douze ans, ce quy surprenoit beaucoup de gens. Je me [p. 519] resouvenois du service que j’avois rendu au Roy, l’ayant servy à ses estudes que luy faisoit feu monseigneur de Paris, son precepteur. Ce mesme jour donc, quy estoit le 2, messeigneurs les princes de Conty, agez de dix à douze ans, vinrent à l’estude de Monseigneur, quy expliqua en latin et en françois la cheute de Davit avecque Berssabée, la mort d’Eurie, comme Absallon tua son frere Amenon et la raison du viol de sa soeur Tamar, la revolte d’Abssallon, sa mort, la vanité de Davit dans le desnombrement de ses troupes, sa penitence. L’estude finie, ilz entendirent la messe et disnerent avecque Monseigneur. L’après disnée, ilz furent longtemps sur la terrasse testes neues. Monseigneur logeoit au viel chasteau du costé du nord. Ilz prirent congé de Monseigneur, quy rentra à sa seconde estude, et, estant derriere sa chere, il me commanda d’ouvrir les chassis. Le vent estoit du nord grand et froid : je luy dis que le vent luy feroit mal et qu’il avoit esté avecque messieurs les princes de Conty neues testes sur la terrasse et qu’il se souvint que l’air de la terrasse de Compiegne luy avoit causé tant de mal ; et, de faict, il se truva mal sur le soir d’une esbullition et prit ung lavement, et soupa dans son lit, où mesdamoiselles de Langes et de Lavallettes, avecque leurs luths et leurs voix, le vinrent
divertyr jusques à dix heures du soir, qu’elles prinrent congé.
Ce mesme jour, je luy appris à cognoitre les lievres au giste, à discerner les malles d’avecque les femelles, quy ont les oreilles avallées sur les deux espaules et les malles les ont colées sur les reins, et d’autres avantures de chasse qu’il fut bien aise d’entendre.
[p. 520] Le 3, il n’y eut point d’estude : il y eut promenade. Au soir, ung lavement.
Le 4, il y eut de l’estude, et le 5, il prit medecine. Madamoiselle le vint voir, à laquelle il donna collation dans l’antichambre ; mais Monseigneur n’y fut pas.
Le 6, il commença ses bains delicieux pour l’abondance de fleurs d’oranger, d’œillets et d’autres, quy estoient 4 doigts d’espais sur l’eau, et force bouquets attachés dedans son pavillon. Dans le commencement, il y avoit luths et violles, mais ilz le faisoient estudier et chassèrent tous ces beaux divertissements.
Le 7 et 8, il continua et me commanda, estant dans le bain, d’aller voir Madame de sa part. L’après disnée, il estudia et eut bien de la peine à faire son thesme, disant : « Vous me gardez icy ung bon solliscisme ou deux », et prit grand soing pour s’en esclaircir, s’adressant à M. de
Condon, son précepteur : « Vous m’avez dit que vous me soulageriez en tout ce que vous pourriez, et vous ne le faictes pas ». Ce reproche fut très à propos, voyant qu’il avoit assez peu de tendresses pour mon petit mestre, quy recevoit souvent des fellulles, que monsieur de
Condon luy eut peu eviter.
Le 9, le bain continua, et, l’après disnée, à la leçon, il eut quelques demelés avecque M. de Condon, ce quy se passa, Monseigneur luy presentant la main, luy disant : « Monsieur, raccommodons-nous ».
Le vendredy 10 juillet, entrant dans le bain, messieurs les barbiers et garsons de la Chambre avoient faict une couronne de fleurs, quy pendoit sur la teste de Monseigneur, M. de Montausier dit : « Il faut attendre à 50 ans d’icy ». Monseigneur repartit : « Je ne la souhaite qu’à 100, priant Dieu qu’il conserve le Roy ». Sortant du [p. 521] bain, il essaya ung fort bel habit pour aller au devant du Roy, quy devoit arriver le lendemain de son voyage de
Flandre. Il devoit aller au davant jusques à la disnée. M. de Condon luy demanda comment il aborderoit le Roy et la Reyne. Luy ayant dit que ce seroit avecque les caresses les plus passionnées qu’il se pouvoit, M. de Condon luy dit : « Lorsque le Roy sera dans son carosse et que vous y serez aussy, il vous fera des questions sur vos estudes » ; et lors il dit en latin qu’il prieroit le Roy de luy faire des propositions en latin, qu’il luy reponderoit. Ensuite, il fit collation et, avant que d’aller à la promenade, il alla dire adieu à monsieur d’Angeou, son frère, quy estoit malade il y avoit six mois. Après cette visite, Monseigneur s’en revint tout réjouy : « Bonbon, mon frère se porte beaucoup mieux ». C’estoit sur les six heures du soir. Cependant, à cause de l’arrivée de Leurs Majestez, nous avions commandement d’aller preparer le lit et l’appartement de monseigneur le Dauphin au chasteau neuf ; faisant ce remue mesnage, l’on nous vint dire que monsieur d’Angeou se mouroit, comme de faict il mourut sur les sept heures du soir Philippe de Bourbon, duc d’Anjou, par ung temps d’esclairs et de tonnerres. Et l’on remarqua que, dans le temps de sa naissance, il plut à verse.
Machinet, garson de la garde robe de monseigneur le Dauphin, fut à toutes jambes porter ces nouvelles à monsieur le duc de Montausier, gouverneur de monseigneur le Dauphin, qu’il luy dit en secret. M. de Montausier dit à M. Millet, soubs gouverneur, d’amener Monseigneur doucement et qu’il alloit davant. Monseigneur le Dauphin, estant de retour, auquel on avoit celé la mort de Monsieur, nous dit : « Lorsque Machinet est veneu à toutes jambes parler en particulier à M. de [p. 522] Montausier, j’ay eu envie de plurer, et je croys que l’on me celle quelques choses ». Monsieur de Montausier, madame la marechalle de La Motte, première dame d’honneur et gouvernante des Enfans de Frances, truverent à propos que monsieur l’esvesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, allat au davant du Roy porter cette triste nouvelle. Il marcha toute la nuict et arriva à Luszarche au lever de Roy, lequel le voyant luy dit : « Il n’y a donc pas eu moyen de sauver ce pauvre enfant ». Après quelques raisons, le Roy luy dit : « Pour moy, je veux ce que Dieu veult, mais allons voir la Reyne », quy leur dit qu’Elle estoit resignée à la volonté de Dieu, mais qu’elle les prioit de la laisser plurer tout son soûl. Cependant on ne dit point cette triste nouvelle à Monseigneur que le semdy onze, après son réveil, quy plura amerement et nous reçut dans sa chere, les mains croyzées et les yeux baignés de larmes. Il fut question de prendre ung habit de deuil et partir
pour Franconvilles, où Leurs Majestés venoient disner, où Monseigneur les fut truver, où les ungs et les autres respandirent force larmes. Ils vinrent coucher à Méson, où nous eumes ordre d’aller pour y servir Monseigneur, ce quy fut faict, où nous truvasmes Leurs Majestez bien affligées.
Lendemain 12, nous revismes coucher à Saint Germein et Leurs Majestez à Versailles, où ils menerent Monseigneur jusques là dans leur carosse et revint dans le sien coucher à Saint Germein. Et, le mesme jour, à dix et onze heures du soir, l’on fit le convoy des funérailles de feu M. d’Anjou.
Le 13, M. de Joyeux, premier valet de chambre, nestoyant les dents de Monseigneur, quy remuoit toujours et quy parloit aux uns et aux autres, au point que [p. 523] l’on ne les y pouvoit nestoyer, je luy dis que, lorsque le Roy se faisoit nestoyer les dents, il se tenoit ferme comme ung rocher. Monseigneur repartit : « Le Roy n’est il pas ung rocher sur la terre ? » Ce mesme jour, à son lever, madame la marechalle de La Motte, premiere dame d’honneur et gouvernante des Enfans de Frances, vint, accompagnée de toutes les femmes et norisses de feu monseigneur d’Anjeou, voir M. le Dauphin et luy demanderent sa protection, estant dans la derniere affliction. Ses leçons à l’ordinaire, et au soir la promenade, et, après souper, la meusique, où fut la Reyne et les dames.
Le 14, il continua ses bains, et, à l’ordinaire on le pressa pour ses leçons, au point qu’entrant dans son lit l’on le fit habiller et priant Dieu, il luy prit une foyblesse ; au lieu de le remettre dans son lit, on le pressa de s’habiller. Il eut besoing d’aller à sa chere percée où il luy prit une foyblesse et tomba entre mes bras. Nous luy fismes prendre du vin ; il revint. Le voyant dans cet estat, je dis à monsieur de Montausier et à ceux quy estoient là que j’allois raccommoder son lit et qu’il failloit l’y remettre. Le lit raccommodé, ilz se mocquèrent de moy et me dirent que je ne cognoissois pas monseigneur le Dauphin et que, ce que je voyois, tout cela n’estoit que pour eviter l’estude, et l’y pousserent, et ne luy firent non plus de quartier que les autres jours. Neanmoings, il se truva mal tout le jour et ne dormit pas bien la nuict ensuivante, ce quy obligea M. Vallot et les autres medecins à luy faire prendre medecine, le lendemain 15. Il faut dire une vérité que je n’ay jamais veu enfant, ny personne, quy les prenne avecque tant de facilité que faict monseigneur le Dauphin. Toute la Cour le vint visiter, et, comme il faisoit beau, il ne laissa pas de sortir le soir du mesme jour.
Le 16, il prit ung lavement, et toujours son estude ordinaire, où fut le pere Ferrier, confesseur du Roy. [p. 524] Il continua assez bien ses estudes et ses exercices jusques au 26, qu’il commença à faire ses thesmes luy seul.
Le lundy 27, Philliber Esmanuel de Beaumanoier, esvesques du Mans, mon bon amy, mourut à heuict heures du soir. Et, le lendemain 28, le pere Ferrier estant à l’estude de monseigneur le Dauphin, le frere du pere m’en apprit la novelle. Et le mesme soir, je m’en alloy au coucher du Roy luy demanday le serment de fidelité quy appartenoit à Sa Majesté pour Philipe Le Moyne, fils de mon cousin de La Fosse Boulliere. Le Roy m’ayant demandé pour quy c’estoit, luy ayant dit que c’estoit pour ce garson, mon parent, il me commanda de donner mon placet au pere Férier, et que d’autres luy avoient demandé et qu’il verroit à quy la deveroit donner.
Le 29, toute la Cour partit pour Versailles. […]
[p. 538] Le lendemain [30 septembre], quy estoit le dernier du quartier, l’estude du matin fut assez bonne, et Monseigneur s’en vint à Saint Germein en carosse avecque Leurs Majestez. Le soir, Monseigneur se divertissoit sur sa table à crayonner des fortifications, avoit coupé de petits morceaux de papier, dont il fit ung petit bouchon, se jouant il traversa sa chambre pour le venir jeter dans le feu. Le foyer de sa cheminée est de marbre. Les deux pieds luy manquerent, il tomba assez rudement. J’estois seul à la cheminée, je le relevay promptement. Je croys [p. 539] que la teste ne porta pas. Au soir, M. de Condon le dit à la Reyne, à laquelle j’avois presenté ung placet pour nostre pauvre esglize et quy m’avoit promis quelques choses. Je Luy dis que quartier estoit finy et que sy elle vouloit donner quelques choses. Elle me dit : « Le Roy ne vous a rien donné, je ne vous donneray rien aussy ». Je pris congé d’elle et allay au coucher du Roy, prenant congé de luy et le remerciant de tous ses bienfaictz. Il se prit à rire. Dans cet instant, quatre ou cinq de mes camarades l’entourèrent pour le service de M. le Dauphin. Il appela M. le duc de Gevres, premier gentilhomme de la Chambre en année, et luy commanda de prendre le nom de tous ces vallets de chambre et les faire servir les ungs après les autres, sans considérer desquelz quartiers ils pourroient estre. »

Dubois, Marie

Lettre de l’ancien aumônier du pénitencier demandant un logement au château de Saint-Germain-en-Laye

« Sire,
Votre Majesté, en supprimant le pénitencier militaire de Saint-Germain, m’a privé de ce que j’aimais le plus dans l’exercice de mon saint ministère, et, pour me consoler sans doute, Votre Majesté m’annonce que, restant aumônier de la maison, j’aurais bientôt un autre troupeau.
Quand ce réalisera cette promesse ? J’avoue, Sire, que cela ne me regarde pas. Mais ce que je crois pouvoir vous demander avec confiance, c’est que Votre Majesté m’accorde un petit logement dans ce vieux et grand château, où il y en a tant d’inutiles qui, faute d’habitant, vont se dégrader bientôt.
Je demande la faveur de l’aumônier des châteaux de Versailles et de Saverne.
Sans aucun traitement ni rémunération quelconque, je vous prie, Sire, de me concéder deux ou trois chambres, et je pourrai du moins veiller à la conservation de la chapelle antique, magnifique encore, bâtie par saint Louis, et admirée par Votre Majesté dans sa dernière visite.
Accordez-moi cette grâce, Sire, et je vous promets de faire dans cette chapelle, maintenant si nue, pour votre famille et pour vous, Sire, les meilleures prières de mon cœur.
Recevez l’hommage du profond respect avec lequel j’ai l’honneur d’être, Sire, de Votre Majesté le très humble et très dévoué serviteur.
Louis-Marie Codant
Prêtre, ex-aumônier du pénitencier militaire
Saint-Germain-en-Laye, 15 février 1857 »

Ministère d'Etat

Arrêté nommant un régisseur au château de Saint-Germain-en-Laye

« Ministère d’Etat
Secrétariat général
Bâtiments
Service extraordinaire
Arrêté
Au nom de l’Empereur
Le ministre d’Etat,
Sur le rapport du secrétaire général,
Arrête :
Article premier
M. O’Connell (Richard Théodore), lieutenant de cavalerie en retraite, est nommé régisseur du château impérial de Saint-Germain-en-Laye.
Il recevra à ce titre un traitement annuel de dix-huit cents francs (1800 f.).
Art. 2
La dépense qui résultera de cette nomination sera imputée sur les fonds affectés à l’entretien des bâtiments et édifices publics, article XII (1ère section) du budget de l’exercice 1857.
Art. 3
Le secrétaire général est chargé de l’exécution et de la notification du présent arrêté qui aura son, effet à partir du 1er octobre 1857.
Fait à Paris, le 23 septembre 1857
Achille Fould »

Ministère d'Etat

Lettre concernant la nomination d’un commandant militaire au château de Saint-Germain-en-Laye

« Ministère d’Etat
Secrétariat général
Bâtiments
Service extraordinaire
Minute de lettre
Du 1er juillet 1858
Le ministre à M. de Girardin (Amable), général de brigade
Monsieur,
J’ai l’honneur de vous annoncer que je viens de vous nommer commandant du château impérial de Saint-Germain-en-Laye.
Je fais approprier l’appartement qui vous est destiné dans le château et vous serez avisé prochainement du jour où vous pourrez en prendre possession.
Recevez etc.
L’inspecteur général des Travaux
Signé Guillaumot »

Ministère d'Etat

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