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Notice d'autorité
Fillon, Benjamin
Personne · (1819-1881)

1842 : juge suppléant au tribunal de Napoléon-Vendée à la Roche-sur-Yon, chef lieu du département de la Vendée – depuis Napoléon Ier
1841 : premiers travaux à la Société des antiquaires de l'Ouest. Il y devient questeur en 1844, puis vice-président en 1846
1851 : démission de ses fonctions de juge suppléant après le coup d'état du 2 décembre
1864 : organise le 31e Congrès archéologique de France à Fontenay-le-Comte dont il est le secrétaire général
1870-1881 : collaboration à la Société de l'Histoire de l'Art français, rédige de nombreux articles dans diverses revues, participe à l'élaboration de la carte géographique de la Vendée propose et contribue à la nouvelle dénomination de rues à Fontenay-le-Comte
1878 : prêt de nombreux objets de sa collection personnelle pour l'Exposition universelle de 1878

Mentionné avant tout dans les dictionnaires comme archéologue, il participe à plusieurs fouilles en Vendée, dont la villa de Saint-Médard-des-Prés, révélatrice de sa méthode d'approche intellectuelle. Il s'attache, tout d'abord, à faire publier dans le quotidien de la ville où il habite, Fontenay-le-Comte, les avancées de ses recherches, marquant par là son intérêt à faire partager ses découvertes et à les rendre publiques. Les structures de la villa sont plus ou moins décrites, mais il s'astreint à une description scrupuleuse des objets qu'il range en un catalogue stylistique et chronologique, suivie de planches de gravures les représentant. Il fait ensuite appel aux techniques les plus avancées de son époque en demandant à des spécialistes, tel Eugène Chevreul, des analyses scientifiques de certains dépôts de matière conservés. Enfin, à l'aide de ces résultats et en s'appuyant sur les ouvrages reconnus de savants comme Winckelmann, il donne son interprétation des fonctions de l'objet, de son origine géographique et des circonstances de sa redécouverte et conclut qu' « arrivé à la fin d'un travail, qui demande à la fois le flair d'un archéologue et l'œil d'un artiste, on aura rendu à l'histoire un service signalé ».

De ce fait, Benjamin Fillon a élaboré une méthode particulière. Deux choses semblent être vraiment importantes dans ses recherches : dans un premier temps, son désir de prouver que l'histoire d'aujourd'hui découle de celle de ses ancêtres, d'où la nécessité de l'étudier et de la faire apprendre à tous. Le deuxième point est un croisement, indispensable pour lui, entre toutes les disciplines : ce décloisonnement lui semble nécessaire pour mieux appréhender la société actuelle et obtenir la meilleure analyse possible. Ainsi son ouvrage Poitou et Vendée, réalisé en collaboration avec l'aquafortiste Octave de Rochebrune et réédité en 1981, étudie plusieurs localités sous la forme de monographies, en partant de leurs origines jusqu'au XIXe siècle. Fillon y compile tous les travaux disponibles pour son sujet. Il montre aussi bien l'histoire, l'art et la configuration actuelle de ces différents lieux, ainsi que les personnalités historiques que les séjours d'hommes célèbres. Il tente par là de faire l'étude la plus complète possible de sa province. Même si ce livre reste inachevé, il aura permis de mettre en lumière la Vendée.
Par la suite et grâce à la connaissance d'Anatole de Montaiglon, avec lequel il participe dès 1870 à la Société de l'Histoire de l'Art français, Benjamin Fillon élargit son champ d'activité à l'histoire de l'art. La plupart de ses articles, publiés par cette société, consiste en une suite de documents, devis portant sur des artistes français. En effet, pour ses recherches en histoire de l'art, il tient toujours à s'appuyer sur des documents écrits de l'époque étudiée. Puis, il ordonne les productions artistiques selon un ordre chronologique et stylistique tout en élaborant une évolution linéaire de l'art scandée par des phases de transformations ou de dégénérescences. Dans cette optique, il invente des classifications, qui même si elles n'auront pas vraiment de suite, dévoilent sa manière de penser. Ainsi, dans un de ses principaux ouvrages L'Art de la terre chez les Poitevins, suivi d'une étude sur l'ancienneté de la fabrication du verre en Poitou, où il retrace les caractéristiques et l'évolution chronologique de la céramique de sa région, il sépare des périodes comme l'époque gallo-romaine, en période gallo-romaine et romano-gauloise, suivant l'influence dominante sur les objets. C'est-à-dire que l'influence dominante est gauloise à l'époque gallo-romaine et elle est romaine à l'époque romano-gauloise. Il ne lui semble toutefois pas possible que des objets considérés comme des œuvres d'art puissent provenir de la même période que d'autres moins aboutis.
Passionné par la Renaissance française, style dans lequel il fait restaurer son château La Court d'Aron, il s'attarde sur les faïences dites d'Henri II et retrace l'histoire de son attribution à la communauté d'Oiron – théorie qui fut réfutée par Edmond Bonnaffé en 1888. Fillon a cependant limité les recherches de l'origine de cette production au Poitou.

De même que cette attribution erronée, le point sombre de cette personnalité est qu'actuellement des documents utilisés pour ses travaux sont soupçonnés d'avoir été falsifiés et il aurait « inventé » certaines découvertes archéologiques, telle celle du trésor de l'étang de Nesmy, dont il a fallu 80 ans avant de prouver l'impossible existence. Fidèle à sa méthode, il s'est appuyé sur des documents contemporains avec tant de rigueur qu'après lui, des savants, et parmi les plus renommés Joseph Déchelette, tentèrent sans succès de percer le secret de cette « découverte ».

Benjamin Fillon est une personnalité à comprendre aussi par ses collections. Dispersées et vendues après sa mort, elles furent également l'objet d'études, de prêts lors d'expositions comme l'Exposition universelle de 1878 et de dons à certains musées parisiens tel le Louvre car, selon lui, « il importe aussi que les objets de quelque valeur entrent comme spécimens, dans les collections publiques, et qu'on les accompagne de bonnes notices qui leur servent de certificats de notoriété ».

Filhol, Henri
/ · Personne · 1843 - 1902
Figueiredo, José
Personne · 1871 - 1935

Museu Nacional de Arte Antica

Fierens-Gevaert, Hippolyte
Personne · 1870 - 1926

Critique d'art et musicologue
Professeur à l'Université de Liège (Belgique)
Conservateur des Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles

Musée royal des Beaux-Arts de Belgique

Fierens, Paul
Personne · 1895 - 1957

Professeur d'esthétique et d'histoire de l'art moderne à l'Université de Liège.

Field, Henry
Personne · 1902 - 1986

Anthropologue

Fichot, Charles
/ · Personne · 1817 - 1904

Peintre, dessinateur, graveur, lithographe.

Fiala, Franz
Personne

Zemaljski Muzej, Sarajevo (Bosnie-Herzégovine)

Fevret, Louis
Personne · ?

Conservateur du musée archéologique de Dole

Feuvrier, Julien
Personne · 1851 - 1936

Professeur honoraire 
Conservateur du musée d’archéologie de la ville de Dole

Feuardent, Félix - Bienaimé
Personne · 1819 - 1907

Numismate.
Membre de la Société des antiquaires de Normandie.
Daguerréotypiste amateur actif vers 1850 à Cherbourg-Octeville (Manche). -
Associé à Camille Rollin (18..-1906), à partir de 1860 dans la société Rollin et Feuardent (Monnaies, Médailles, Antiquités, Librairie Numismatique à Paris et Londres) ; ils coéditent la Revue Numismatique.

Fessard, ?
Personne · ? - ?
Fertré, André
Personne · 1886 - 1971

Dessinateur
Secrétaire de la société Les Amis de Maxime Echivard

Ferry, Jules
Personne · 1832 - 1893

Avocat et homme politique,
Ministre de l'instruction publique (1879-1881)
Président du Conseil (1880-1881 ; 1883-1885).

Ferry, ?
Personne · ? - ?
Ferrus, L.
Personne · ? - ?

Chef d’escadron à la Section technique de l’artillerie

Ferret, P.
Personne · ? - ?

Curé de Drée (Côte d'or)

Ferrero, Ermanno
Personne · 1855 - 1907

Archéologue et historien italien
Professeur à l'Université de Turin
Membre de la Reale Accademia delle scienze di Torino

Ferray, Édouard
Personne · 1845 - 1903

Pharmacien de première classe.
Elève du laboratoire de recherches du Collège de France.
Membre de la Société d'émulation.

Ferrand, J.
Personne · ? - ?
Fermond, G.
Personne · ? - ?

Mairie de la ville de La Rochefoucauld 
Membre de la Société archéologique de la Charente

Férigoule, Et.
Personne · ? - ?

Conservateur des musées d'Arles

Féraud, ?
Personne · ? - ?

Cabinet du gouverneur général de l'Algérie

Fer, Nicolas (de)
/ · Personne · 1647 ? - 1720

Éditeur et marchand de cartes et d'estampes ; graveur. - Géographe (ordinaire) de Sa Majesté catholique (1702) et de Monseigneur le Dauphin 1690) ; géographe des Enfants royaux. - Fils du marchand d'estampes Antoine de Fer. Dit âgé de 12 ans lors de son entrée en apprentissage chez le graveur Louis Spirinx (mai 1659). Travaille avec son père jusqu'à la mort de ce dernier en juin 1673, puis avec sa mère jusqu'en 1687, année où celle-ci lui cède son commerce (8 nov. 1687). Ingénieur et cartographe. A sans doute exercé l'art de la gravure mais aucune œuvre à son nom ne semble avoir subsisté. Emploie plusieurs graveurs qui emportent l'ouvrage dans leur atelier. Inventaire après décès 6 nov. 1720. Faute d'acheteur, ses trois gendres, le papetier Guillaume Danet, les graveurs Rémy Richer et Jacques-François Bénard, se partagent l'affaire en trois lots égaux. Seuls G. Danet et J.-F. Bénard continuent le commerce.

Fellenberg, Edmond de
Personne · 1838 - 1902

Géologue, archéologue
Conservateur du musée archéologique de Berne

Feldhaus, Franz M.
Personne · 1874 - 1957

Ingénieur
Historien des techniques

Febvre, Pierrette Victoire
/ · Personne · 1777 - 1864

Fille d'un avocat au parlement, Pierrette Victoire Lamarre naît à Autun en 1777. Elle épouse Philibert Marie Febvre, receveur des domaines et bois à Autun, en 1795. En 1802, Philibert Marie et Pierrette Victoire Febvre vivent à Mâcon et Monsieur Febvre est désormais rentier. Il meurt en 1849 et Pierrette Victoire Febvre lui survit jusqu'en 1864. Bien que dans sa déclaration de succession il soit fait mention d'un "cabinet des antiques de M. Febvre", il semble que c'est elle qui a constitué cette collection dont il est fait mention dès 1848.
On retrouve dans ce cabinet des bronzes gallo-romains, mérovingiens, des émaux byzantins, des sceaux en bronze, etc. De son vivant, Madame Febvre fait plusieurs dons au musée de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône. Le reste de sa collection est dispersé après son décès. On retrouve des pièces de la collection Febvre au musée d'Archéologie nationale, au musée d'Orléans ainsi qu'au British Museum. D'autres entrent dans des collections privées.

Fébrinon, ?
Personne · ? - ?

Service géographique de l'armée

Féaux, Maurice
Personne · 1851 - 1934

Conservateur - adjoint au Musée du Périgord.

Fayolle, Gérard de
Personne · 1851 - 1933

Président de la Société Historique et Archéologique du Périgord.
Membre non résidant du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques.
Inspecteur général de la Société Française d'Archéologie.

Fawcus, Julie
/ · Personne · 1925 - 2014

Née Julie Hollands, elle grandit aux Etats-Unis. Elle voyage en Europe (Norvège, les Pays-Bas, France) où elle exerce en tant que jeune fille au pair. Elle rencontre Arnold Fawcus en 1949 à Paris avant de retourner aux Etats-Unis où elle enseigne jusqu’en 1956. De retour à Paris, elle devient l’assistante d’Arnold Fawcus, qu'elle épouse en 1979. Après la mort de son mari (1979), elle décide de fermer la maison d’édition en 1983 et de donner les archives de la maison d’édition à l’Université de Californie, Santa Cruz (UC Santa Cruz). Elle donne au Musée d'Archéologie nationale, les archives de l’abbé Breuil, qu’elle avait récupéré de son mari. Elle meurt en 2014.

Fawcus, Arnold
/ · Personne · 1917 - 1979

D’origine anglo-américaine, Arnold FAWCUS naît en Inde en 1917. A l’âge de neuf ans, il est envoyé en pensionnat en Angleterre, où il reste pour faire des études d’histoire au Trinity College de Cambridge. Il apprend à skier aux Etats-Unis dans la région du Sierra Nevada. Il rejoint l’équipe de ski britannique en 1938. Il réalise son service militaire en 1939 aux Etats-Unis. Il est mobilisé après l'attaque de Pearl Harbor comme instructeur militaire dans un régiment de montagne. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, il s’installe en France et lance une première maison d’édition qu’il abandonne rapidement. Il ouvre "Trianon Press" et publie son premier livre en 1947 (Les Baigneuses). Son activité porte sur l’édition de fac simile. C’est grâce à cette activité qu’il rencontre l’abbé Henri Breuil, qui cherche à faire reproduire des peintures rupestres. La collaboration entre les deux hommes prend fin à la mort de l'abbé mais Arnold Fawcus entend tout de même publier les travaux d'Henri Breuil. Arnold Fawcus meurt en 1979C'est pourquoi, Arnold Fawcus dispose d'une partie des archives de l'abbé, que sa veuve donne au Musée d'Archéologie nationale en 1985.

Favret, Pierre
Personne · ? - ?

Abbé
Professeur à l’institution Saint-Etienne (Châlons, Marne)

Favraud, A.
Personne · ? - ?
Faval, ?
Personne · ? - ?

Librairie Ernest Leroux, Paris

Faure, J
Personne · ? - ?

Employé (?) à L'écho artistique d'Alsace :musique, beaux-arts, littérature, organe des sociétés chorales et de gymnastique alsaciennes

Fauré, Gabriel
Personne · 1845 - 1924

Directeur du Conservatoire National de musique et de déclamation
Membre de l'Institut

Faure, ?
Personne · ? - ?