Statère de billon, type Vénète. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Revers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type Vénète. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Revers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C.
Avers
Statère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Photo montage, avers et revers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Avers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C.
Revers
Statère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Revers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Avers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Revers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C.
Photo montage, avers et revers.
Statère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Avers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type à l’octopède. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Revers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type Riédon. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C.
Avers
Statère de billon, type Riédon. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Avers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type Riédon. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Revers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type Riédon. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C.
Revers
Statère de billon, type Riédon. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C.
Revers
Statère de billon, type Riédon. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C.
Avers
Statère de billon, type Riédon. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Avers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeStatère de billon, type Riédon. Saint-Aubin-du-Pavail (Ille-et-Vilaine), Piolaine. Achat (2018). Ier s. av. J.-C. Revers.
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeBronze , Carnutes. Profil féminin à droite , derrière fleur à cinq pétales. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 655
Avers
Bronze , Carnutes. Aigle , la tête tournée à droite , vers un serpent. Prov. fouilles d’Alésia, Num 655
Revers
Potin , Sénons. Profil très stylisé à gauche, chevelure faite de petits traits. Ier siècle av. J.-C.Prov. fouilles d’Alésia, Num 618
Avers
Potin , Sénons. Cheval filiforme à gauche. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 618
Revers
Quinaire, argent, Eduens. Buste de diane , diadémé à droite. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 487
Avers
Quinaire, argent, Eduens. Buste de diane , diadémé à droite. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 487
Revers
Quinaire, argent, Eduens. Buste féminin à gauche, imité des deniers romains. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 388
Avers
Quinaire, argent, Eduens. Guerrier de face , tenant dans la main droite un sanglier enseigne ; légende VIIPOTAL. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 388
Revers
Drachme d'argent, Arvernes. Anépigraphe ; tête nue bouclée à droite. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 357
Avers
Drachme d'argent, Arvernes. Cheval à gauche; au -dessus volute , au -dessous , anneau perlé, centré d'un point. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 357
Revers
Drachme d'argent, Arvernes. Buste à droite, diadème dans les cheveux; collier perlé ; volute devant le visage. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 286
Avers
Drachme d'argent, Arvernes. Cavalier au galop à droite ; à l'exergue légende EPAD. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 286
Revers
Vue d’ensemble de 7 monnaies provenant des fouilles d’Alésia et de 2 monnaies provenant des fouilles de Gergovie. De gauche à droite et de haut en bas : Num 281 ; Num 357 ; Num 286 ; Num 388 ; Num 487 ; Num 618 ; Num 655 ; Num 2726 ; Num 2736
Vue d'ensemble avec mire
Vue d’ensemble de 7 monnaies provenant des fouilles d’Alésia et de 2 monnaies provenant des fouilles de Gergovie. De gauche à droite et de haut en bas : Num 281 ; Num 357 ; Num 286 ; Num 388 ; Num 487 ; Num 618 ; Num 655 ; Num 2726 ; Num 2736
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeVue d’ensemble de 7 monnaies provenant des fouilles d’Alise (à gauche) et de 2 monnaies provenant des fouilles de Gergovie. Ier siècle av. J.-C. Num 281 ; Num 286 ; Num 357 ; Num 388 ; Num 487 ; Num 618 ; Num 655 ; Num 2726 ; Num 2736
Vue d'ensemble avec échelle
Vue d’ensemble de 7 monnaies provenant des fouilles d’Alésia (à gauche) et de 2 monnaies provenant des fouilles de Gergovie. Ier siècle av. J.-C.Num 281 ; Num 286 ; Num 357 ; Num 388 ; Num 487 ; Num 618 ; Num 655 ; Num 2726 ; Num 2736
Vue d'ensemble
Statère de laiton , Arvernes. Anépigraphe, tête nue bouclée à gauche. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 281
Avers
Statère de laiton , Arvernes. Cheval à gauche ; au-dessus S couché ; au-dessous amphore. Ier siècle av. J.-C. Prov. fouilles d’Alésia, Num 281
Revers
Drachme, argent, Tolosates. Tête à droite dite en panache. Ier siècle av. J.-C. Prov. Fouilles Gergovie, Num 2726
Avers
Drachme, argent, Tolosates. Croix bouletée au centre, cantons avec globules, lunules , annelet. Ier siècle av. J.-C. Prov. Fouilles Gergovie, Num 2726
Revers
Drachme, argent, Arvernes. Buste à droite, légende PICTILOS. Prov. Fouilles Gergovie, Num 2726
Avers
Drachme, argent, Arvernes. Cheval au galop à droite ; au -dessus volute, au-dessous fleuron. Ier siècle av. J.-C. Prov. Fouilles Gergovie, Num 2726
Revers
Le fonds des Nouvelles acquisitions françaises a été créé en 1862. Tous les manuscrits en langue française entrés après cette date y ont été enregistrés. Ce fonds est toujours ouvert.
Répartition par formats :
NAF 1-1449 : Moyen format
NAF 1450-1500 : Très-grand format
NAF 1501-2000 : Petit format
NAF 2001-4000 : Grand format
NAF 4001-5000 : Petit format
NAF 6501-7500 : Moyen format
NAF 7501-8500 : Petit format
NAF 8501-9900 : Grand format
NAF 9901-10000 : Très-grand format
De 1900 à 1964, deux séries de cotes ont coexisté, la tranche des 10000, réservée aux volumes de petit format, et celle des 20000, à ceux de grand format. Depuis 1965, tous les manuscrits sont cotés dans une série unique.
Le lecteur pourra, s'il le souhaite, consulter les volumes imprimés qui ont servi à constituer le présent catalogue en ligne. Ceux-ci sont accessibles, en ligne aussi, sur le site de la BnF.. Le descriptif ci-dessous donne la liste de ces volumes et leur contenu :
Tome I (1899), manuscrits NAF 1 à NAF 3060
Tome II (1900), manuscrits NAF 3061 à NAF 6500
Tome III (1900), manuscrits NAF 6501 à 10000
Tome IV (1918), manuscrits NAF 10001 à NAF 11353 et NAF 20001 à NAF 22811
Les notices des manuscrits des manuscrits NAF 11354 à NAF 13004 et NAF 22812 à NAF 24218 ont paru avec un index sommaire dans des numéros de la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes :
Tome LXXVIII : NAF 11354 à NAF 11388 et NAF 22812 à NAF 22820
Tome LXXXII : NAF 11389 à NAF 11650 et NAF 22821 à NAF 22922
Tome LXXXV : NAF 11651 à NAF 11788 et NAF 22923 à NAF 23054
Tome LXXXIX : NAF 11789 à NAF 12034 et NAF 23055 à NAF 23286
Tome XCII : NAF 12035 à NAF 12279 et NAF 23287 à NAF 23648
Tome XCVI : NAF 12280 à NAF 12665 et NAF 23649 à NAF 23780
Tome CII : NAF 12666 à NAF 12871 et NAF 23781 à NAF 24098
Tome CVI : NAF 12842 à NAF 13004 et NAF 24099 à NAF 24218
Nouvelles acquisitions françaises 1946-1957. Paris : Bibliothèque nationale, 1967 : manuscrits NAF 13005 à NAF 14061 et NAF 24219 à NAF 25100
Nouvelles acquisitions françaises 1958-1971. Paris : Bibliothèque nationale, 1981 : manuscrits NAF 14062 à NAF 16427 et NAF 25101 à NAF 25245
Nouvelles acquisitions françaises 1972-1986. Paris : Bibliothèque nationale de France, 1999 : manuscrits NAF 16428 à NAF 18755
Les Nouvelles acquisitions françaises ont par la suite été cataloguées dans des inventaires rédigés sur ordinateur, qui n'ont jamais fait l'objet d'un catalogue imprimé.
(D'après la notice descriptive de la BnF : http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc7296x/ca101)
Fonds des Nouvelles acquisitions françaisesNotices.
« « On a beaucoup parlé, dit le Pays, du musée gallo-romain que l’on établit au château de Saint-Germain, mais nous croyons que l’on s’est fortement aventuré en prédisant une inauguration pour le 15 août prochain. Par une faveur spéciale, nous avons pénétré dans la grande salle des fêtes de François Ier où il est installé, et, à part une collection d’antiquités remontant à l’âge de Pière donnée par le roi de Danemark, nous pouvons affirmer que la plupart des vitrines sont encore très peu garnies.
Bien qu’on en ait dit, le musée Campana n’a rien fourni à celui de Saint-Germain et ne lui fournira absolument rien. Le premier se compose d’objets étrusques, grecs et romains, tandis que le second, essentiellement français, a pour but de mettre sous les yeux des personnes qui s’intéressent aux origines de notre histoire tous les objets que l’on pourra trouver se rapportant à l’industrie, à l’agriculture ou à la religion des Gaulois, ainsi qu’aux moyens dont ils se servaient pour faire la guerre.
Les fouilles pratiquées dans les localités où l’on suppose rencontrer des traces de la domination gauloise, plusieurs emprunts aux musées du Louvre, des échanges avec les divers musées de France, telles sont les sources où la collection gallo-romaine de Saint-Germain doit s’approvisionner.
M. le comte de Nieuwerkerke, surintendant des Beaux-Arts, dont le génie éclairé et le zèle sont si précieux en pareille circonstance, et M. Longperrier, conservateur des antiquités au Louvre, si renommé par sa science archéologique, ont imprimé une activité très grande à différents travaux, mais les fouilles sont si lentes, les correspondances avec les conservateurs des musées sont si étendues, qu’il serait téméraire de vouloir assigner une époque à l’organisation définitive du musée. »
On lit, sur le même sujet, dans le Constitutionnel :
« M. Millet, architecte, travaille avec activité à la restauration du vieux château de Saint-Germain.
Le château est remis en son état primitif rue des Ursulines, c’est-à-dire tel qu’il était au moyen âge et encore sous le règne de François Ier.
Déjà l’angle sud-ouest, où est un beffroi, est à très peu restauré avec ses créneaux, mâchicoulis, meurtrières, tour engagée, etc. etc.
Dans l’intérieur, l’habitation du concierge, à gauche du grand guichet, et deux belles salles du musée gallo-romain à droite et au rez-de-chaussée, sont complètement restaurées et remises dans le plus parfait état.
Les deux salles du musée sont déjà pleines d’objets de la curieuse époque de transition de notre pays, époque si peu connue encore. »
Le Constitutionnel, ou plutôt son correspondant, fait quelques erreurs dans ce dernier article. Le château de Saint-Germain ayant été entièrement construit sous François Ier, il ne rappellera le style du moyen âge que par des fenêtres du XIVe siècle à la partie supérieure de la tour de Charles V ; le campanile ou clocheton qui la surmonte n’a jamais mérité le nom de beffroi, n’est destiné qu’à renfermer les cloches de l’horloge, ne date que de François Ier et conservera le même style. Quant à la partie où se font les travaux actuels (une faute d’impression nécessairement), c’est l’angle nord-ouest et non pas sud-ouest qu’il faut lire.
Dans l’intérieur, les galeries du rez-de-chaussée n’ont été restaurées, ou pour mieux dire appropriées, que relativement à l’installation provisoire, dont elles ne sont en ce moment qu’une série de dépôt pour les collections gallo-romaines qui commencent à garnir ces deux salles ainsi que les vitrines disposées au premier étage dans la salle des fêtes.
Quant au Pays, nous sommes d’autant plus d’accord avec lui sur l’époque de l’inauguration du musée que nous recevons à l’instant une communication officielle de M. Rossignol, conservateur adjoint des Musées impériaux, chef de service, qui nous prie de mettre, par la publicité de notre feuille locale, le public en garde contre cette prétendue inauguration, fixée, disait-on, au 15 de [p. 130] ce mois, et dont on ne saurait avec certitude indiquer l’époque précise.
Nous devons dire enfin, en réponse au paragraphe du même article où il est question du musée Campana, que les objets en provenant seront rares, il est vrai, au musée de Saint-Germain, mais que cependant quelques-uns d’entre eux, d’origine essentiellement gallo-romaine, y feront nécessairement retour. »
« La restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, entreprise depuis l’année dernière, se poursuit activement. Déjà, le donjon, dernier vestige des additions faites par Charles V, réapparaît dégagé des bâtiments dont Mansart l’avait enveloppé il y aura bientôt deux siècles, et trois travées refaites dans le style de la Renaissance offrent du côté des jardins un échantillon de ce qui sera le monument quand il sera terminé.
Le château de Saint-Germain, en tant qu’édifice Renaissance, date de l’époque où la brique commençait à être employée comme enjolivement, aussi n’y figure-t-elle qu’en ligne ornementales, tandis que plus tard elle usurpe le principal rôle dans les constructions, ne laissant plus figurer la pierre qu’aux angles, aux voussoirs et aux refends, comme à la place Royale et à la mairie de Charenton.
L’étage en mâchicoulis qui domine l’escarpe et sert comme de soubassement aux appartements supérieurs a été transformé en galerie, sorte de chemin de ronde que soutient une série d’arceaux et qu’éclairent des ouvertures carrées. Sa partie supérieure forme une terrasse continue où s’ouvrent les fenêtres du premier étage.
Chacune des travées des étages supérieures est séparée par des éperons ouvrés en pilastres saillants et destinés à contrebuter les retombées de la voûte intérieure. Les fenêtres du premier étage sont de grandes baies cintrées ornées de filets en briques au tableau et surmontées d’un fronton angulaire accusé de la même façon. Ce premier étage est terminé par un entablement dont les ressauts sont également en briques et la frise en pierre. Au-dessus existe un étage en attique dont les baies cintrées s’ouvrent en retraite d’arcs de décharge. Plus haut, règne une balustrade de pierre dont les butées s’élevant à l’aplomb des pilastres servent de socles à des vases élégants ; à l’aplomb des fenêtres, les balustres sont alternés par des médaillons ouvrés portant en relief les uns la Salamandre, d’autres l’initiale de François Ier, et d’autres encore l’initiale de l’Empereur.
Au-dessus du donjon, qui malheureusement fait une assez triste figure, dominé qu’il est par les bâtiments voisins, au-dessus du donjon se dresse le beffroi, svelte colonnette annelée dont le chapiteau est surmonté d’un campanile. Du côté qui regarde la place, ce donjon est accosté par une tour ronde engagée, qui sert de cage d’escalier. Cette tour est ajourée au centre par une petite fenêtre aux saillies de briques, et des rosaces percées dans une sorte d’attique en éclairent le palier supérieur. Le tout est coiffé d’une calotte en section sphérique.
Les autres pavillons d’angle, bâtis sous Louis XIV, seront successivement démolis comme celui du donjon, et remplacés par des tours polygonales, afin de rendre aux quatre faces du château la pittoresque physionomie qu’il possédait avant d’avoir été dénaturé par la transformation de 1680.
La chapelle, une des plus curieuses parties du vieil édifice, sera débarrassée des placages qui la masquent d‘un côté, afin de lui restituer son style primitif. Cette chapelle, bâtie sous Louis IX, est par conséquent de la seconde moitié du XIIIe siècle. Ses baies, qui du côté de la cour ont conservé leur forme première, sont quadrilatères, mais divisées par un réseau de nervures qui y ferment des rosaces, des quatre-feuilles et des ogives, c’est une guipure pétrifiée ; chaque baie s’ouvre en retraite de hauts contreforts. A l’intérieure, cette petite église, malgré le ridicule mobilier qu’on lui a donné sous la Restauration, a conservé ses formes architecturales. La voûte en a été repeinte par Vouet.
Le musée gallo-romain, dont la création coïncide avec la restauration du château de Saint-Germain, est en voie de formation ; on l’installe provisoirement dans la salle des gardes et dans la galerie des fêtes, qui depuis porta le titre de salle de Mars et qu’on nomme maintenant galerie [p. 140] François Ier. Cette immense salle sera dallée avec toutes les anciennes mosaïques qu’on a pu recueillir.
Parmi les collections qui donneront à ce musée une valeur historique et artistique toute particulière, figurent celles déjà considérables d’armes et d’instruments domestiques en pierre et en bronze. A côté des objets trouvés en France, sera exposée la belle série d’objets analogues donnés à l’Empereur par le roi de Danemark, et qui offriront un point de comparaison très curieux du point de vue ethnologique.
En second lieu vient la collection de M. Boucher de Perthes, si connu par ses travaux archéologiques, puis les trouvailles faites dans les fouilles nombreuses opérées à diverses époques sur plusieurs points de la Gaule ; enfin, des pierres, des bijoux, des sceaux, des monnaies et des médailles formant une curieuse collection numismatique gallo-romaine ; des vases en verre, des statuettes en pierre et de bronze, des poteries, des briques, des spécimens de mortier peint ou à relief, pour décoration intérieure des habitations, aideront à mieux faire connaître les mœurs des premiers habitants de la vieille Gaule.
L’installation de ces collections dans la galerie de François Ier n’est que provisoire, il ne sera possible de s’occuper des aménagements définitifs que lorsque les travaux extérieurs seront terminés.
(Le Siècle) »
« Restauration du château et entretien des parterres
Nomination du nouvel architecte
Nos lecteurs, qui s’intéressent si vivement à la restauration de notre beau château de Saint-Germain et qui en suivent les travaux avec une si grande sollicitude, n’apprendront sans doute pas sans une évidente satisfaction que le continuateur de l’œuvre du regretté M. Millet est définitivement nommé, et qu’il vient de prendre possession de la place à laquelle il a été appelé, grâce à son talent et à son érudition, par la confiance du conseil des Bâtiments civils.
Si la curiosité est un défaut pour le plus grand nombre des humaines, c’est cependant presque une nécessité pour un journalise, car pour raconter il faut savoir ; or pour savoir, il faut aller et venir, questionner, écouter, etc. ; mais comme compensation, il doit posséder une qualité qui lui est non moins nécessaire, c’est la discrétion et le tact, soit qu’il doive taire ce qu’il a appris, soit qu’il faille atténuer ce qu’il peut dire.
Nous n’avons pas failli à notre mandat, bien naturellement, et dès que nous avons été certain de la nomination du nouvel architecte du château, nous n’avons eu de cesse que nous n’ayons appris qui il était, d’où il venait, ce qu’il faisait et, de plus, ce qu’il avait l’intention de faire.
Nos investigations ont été couronnées de succès, et comme les renseignements que nous avons pu nous procurer sont des plus flatteurs pour la personne qu’ils concernent, nous n’hésitons pas à donner libre cours à notre plume indiscrète, et à révéler aux amis de l’art architectural ce que nous avons pu glaner de côté et d’autres.
Disons d’abord que la continuation de la restauration du château de Saint-Germain, commencée par M. Eugène Millet, est confiée à un de ses émules les plus éminents.
M. Lafollye, tel est le nom du nouvel architecte, est un artiste du plus grand talent. Voici du reste un aperçu de ses états de service.
Médaillé à l’exposition des Beaux-Arts (Paris) 1868-1870 ; deuxième médaille 1872 ; chevalier de Légion d’honneur 1876 ; médaille 1ère classe 1878 ; médaillé à l’exposition universelle de Vienne (Autriche).
Architecte des Monuments historiques, on lui doit la belle restauration du château de Pau (façade du midi) et l’escalier d’honneur ; le château de Compiègne ; la restauration de l’hôtel de ville de Compiègne, dont la couverture en plomb repoussé est une œuvre d’art. Il était en outre architecte des haras de Pompadour, dans la Corrèze.
M. Lafollye continuera la restauration du château de Saint-Germain d’après les plans de M. Millet, et dans le même sentiment, avec quelques améliorations dans certains détails pourtant.
On parle en outre de la transformation et de l’embellissement des parterres, tels que corbeilles […], statues, etc. etc.
Sous ses ordres, on a fait disparaître ce petit jardin triangulaire qui interceptait si malheureusement la circulation au bout du chemin qui confine à la grille d’appui longeant le chemin de fer, en allant vers les Loges. Les pelouses de gazon qui figurent les anciennes pièces d’eau qui se trouvent devant l’esplanade du château et devant la grille des Loges vont aussi recevoir des enjolivements.
Puisque nous avons en M. Lafollye un digne continuateur des travaux de M. Millet, et qui ne doit sa nomination qu’à ses hautes capacités, félicitons donc de son choix le conseil des Bâtiments civils, et espérons qu’au moyen des subsides ordinaires et supplémentaires qui lui seront accordés, le savant architecte pourra donne une impulsion nouvelle aux travaux de restauration, et que, plus heureux que son prédécesseur, il pourra les terminer.
M. Lafollye va dernier notre concitoyen réel, et résidera habituellement dans nos murs ; on est en train d’aménager ses appartements particuliers pendant qu’il est allé faire une petite excursion au dehors.
N’ayant pas encore eu le plaisir de le rencontrer, il nous est impossible de dire à nos lecteurs s’il est grand ou petit, gros ou mince, brun ou blond ; mais on nous a assuré, chose bien plus essentielle, que c’était un homme des plus aimables, d’une affabilité très grande et animé des meilleurs intentions pour la ville de Saint-Germain ; il est, de plus, épris, paraît-il, d’une folle tendresse pour le monument confié à ses soins éclairés et pour le parterre qui en dépend. Tout cela est d’un très bon augure.
Th. L. »