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Bibliothèque nationale de France
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Compte des paiements réalisés pour le duc de Touraine au cours d’un séjour à Saint-Germain-en-Laye

« Despence faicte pour monseigneur le duc de Tourainne par moy Jehan Poulain, varlet de chambre et garde de ses finances, pour le mois d’aoust mil CCC IIIIxx et dix
Premierement
A madame la duchesse, qui deubz lui estoient pour le mois d’aoust dessus dit a cause de IIc frans que monseigneur lui a ordonné prendre et avoir par chascun mois comme par les lettres dudit seigneur sur ce faites puet plus a plain apparoir, et quictance de ma dite dame, pour ce : IIc frans
A messire Jehan de Garencieres, chambellan de monseigneur, qui deubz lui estoient pour le dit mois d’aoust pour ses gaiges de la garde et deffense du chastel de Crevecueur en Brie a cause de LX frans que mon dit seigneur lui a ordonné prendre et avoir par chascun mois comme par les lettres d’icelui seigneur sur ce faites puet plus a plain apparoir, et quittance dudit chambellan, pour ce : LX frans
A monseigneur comptant par Denissot Maryete, son varlet de chambre, pour en faire sa volenté, par descharge de mondit seigneur sur ce faite donnee a Villiers lez Neaufle les Viez le XIIIe jour dudit mois d’aoust, pour ce : Vc frans
A Boniface des Morez, escuier d’escurie de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour conssideration des bons et agreables services qui lui a fait et pour lui aidier a deffraier des despens qui lui convient faire par chacun jour pour servir mondit seigneur comme par mandement d’icelui seigneur sur ce fait, donné a Saint Germain en Laye le XIIIIe jour d’aoust dessus puet apparoir et quittance dudit Boniface, pour ce : Vc frans
A monsieur de Bueil, chambellan de mondit seigneur, en deduction et rabat de la somme de Vc frans que ledit seigneur lui a donnee pour une foiz prendre et avoir des deniers de ses finances, a commencier a prendre le premier jour de juillet derrenier passé et pour les mois ensuivants, pour chacun d’iceulx mois X frans jusques affin de paié comme par les lettres d’icelui seigneur sur ce faites, donnees a Paris le XXIIIIe jour de juing dernier passé et quittance dudit chambellan pour ce pour les mois de juillet dessus dit et ce present mois d’aoust : IIc frans
A maistre Hugues de Guigant, secretaire de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une fois de grace especial pour consideration des bons et agreables services qui lui a faiz comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce faict donné a Saint Germain en Laye le XIe jour d’avril derrenier passé et quittance dud. secretaire, pour ce : C frans
A Betié Pirinelle, escuier tranchant de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour lui aidier a deffraier des despens qui lui a convenu faire ou voyaige qu’il a fait oultremer comme par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Paris le VIIIe jour dudit mois d’aoust puet apparoir et quictance dudit Pirinelle, pour ce : L frans
A Jehan de Bellenoiez, varlet de chambre de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour plus honorablement servir ledit seigneur comme il appert par les lettres d’icelui seigneur sur ce faites donnees a Paris le XXe jour de juing derrenier passé et quictance dudit Bellenoyes, pour ce : XXX frans
A Ernoullet Desmares, pallefrenier de monseigneur, que mondit seigneur lui a ordonné prendre et avoir pour les despens qui lui convient faire en allant de Paris en Angleterre mener devers le duc de Lanclastre un destrier que mondit seigneur lui a envoié, par commandement de bouche de mondit seigneur et quictance dudit Ernoullet, pour ce : XX frans
A Denis Manyere, varlet de chambre de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour achater un cheval pour aller en Lombardie en la compagnie de monsieur de Blarru devers le conte de Vertuz par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Saint Germain en Laye le XIIIe d’aoust dessus dit et quictance dud. Denis : XXX frans
Aux paiges de monseigneur que mondit seigneur lui a donné pour achater a eulx choses necessaires comme il appert par descharge de mondit seigneur sur ce faite donnee a Saint Germain en Laye le XIXe de juillet, pour ce : XX frans
A Jehan de Dreux, eschançon de monseigneur, que mondit seigneur lui a donnez pour une fois de grace especial pour achater un cheval comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Saint Germain en Laye le II jour dudit mois d’aoust et quictance dudit Jean de Dreux, pour ce : XXX frans
A Jehan de Billy, premier varlet de chambre de monseigneur, que mondit seigneur lui a ordonné prendre et avoir pour faire curer et nestoier la riviere de Vyenne qui passe par Saint Marceau par l’ostel de mondit seigneur et aussi pour faire faire les jardins dudit hostel et autres reparacions comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Poissy le premier jour de juillet derrenier passé et quictance dudit Billy : XXX frans
A Estienne Le Bievre dit le Hongre, brodeur, pour certaine broderie qu’il a faite pour madame la duchesse tant en robes comme autrement pour le fait de la rellevaille de sa gesine comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Paris le XXVIIe jour de juing derrenier passé et quictance dudit brodeur, pour ce : IIc frans
A Manuel Delanier, marchant de Jennez, qui deubt lui estoient pour la vente d’un chapel d’or garni de pierrrerie et de perles, et lequel chappel mondit seigneur a donné a madame la duchesse comme plus a plain puet apparoir par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Paris le XIIe jour d’avril derrenier passé et quictance dudit Manuel, pour ce : IIIm frans
A Provain, maistre fauconnier de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une soiz pour achater des gibessieres a laz pour aller en gibier, pour ce, par commandement de bouche de mondit seigneur, tant seulement fait ce IXe d’aoust : IIII frans
A Robin Denis et Baudequin de Gant, marchans de chevaulx, qui deubz leur estoient pour la vente de deux chevaulx par eulx faite pour mondit seigneur, c’est assavoir l’un du pris de X frans et l’autre de XLVII frans, lesquieulx chevaulx ont esté donné a Boniface des Morez, escuier d’escurie de monseigneur, et a Jehan Prunelle, escuier tranchant, comme il appert par mandemens de mondit seigneur sur ce fais donnez a Paris le VIIIe jour d’aoust dessusdit et quictance d’iceulx : VIIxx VII frans
A Guillin Le Chevaucheur, pour avoir porté hastivement lettres closes de monseigneur adreçans à mons. de Vairu, pour ce par commandement de bouche de mondit seigneur tant seulement : II frans
A Thevenin Bignet, orfevre de monseigneur a Paris, pour la vente d’un gobellet d’or couvert poinssonné a un fictellet garni d’un gros balloy et VI perles, pesant ensemble un marc VI onces XV estellins au feur de IIIIxx frans le marc, vault CXLVII l. X s. t., lequel goballet a esté donné a la prieure de Poissy, et pour un dyament en un annel XX frans, lequel mondit seigneur a retenu devers lui, pout tout ce par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Paris le VIIIe jour d’aoust dessus dit et quictance dudit orfevre : VIIIxx VII frans X s. t.
A Guillin Aurde, orfevre demourant a Paris, qui deubt lui estoient pour la vente d’un hanap et une aiguiere d’argent vermieulx dorez pesans VI marcs au feur de X frans le marc, et lesquieulz mondit seigneur a fait donner a l’enfant Jehan Taienne par messire Amaury d’Orgemont, chancellier de mondit seigneur, lequel a tenu ledit enfant sur fons ou nom de mondit seigneur, comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Saint Germain en Laye XXI d’aoust et quictance dudit orfevre, pour ce : LX frans
Aux nourrisses de l’enfant Jehan Taienne que monseigneur leur a fait donner comme il appert par descharge de mondit seigneur sur ce faite donnee le XXIe jour d’aoust dessus dit : XX frans
A maistre Thierry de Neufville, secretaire de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour lui aidier a supporter les fraiz et despens qui lui convient faire ou voyaige d’aller devers nostre saint père le pappe en la compaignie de messire Pie de Craon, si comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Saint Germain en Laye le XIIe jour d’aoust dessus dit et quictance dudit secretaire, pour ce : C frans
A plusieurs personnes cy apres declairés, c’est assavoir a messire Philippe de Flougny, presens chambellan dudit seigneur, pour aller devers monseigneur de Bourogne, C frans, a mons. Jaquet de Blarru, IIIc frans, a Boniface de Morez, escuier d’escurie de mondit seigneur, CL frans, a Denisot Maryee, C frans, qui vont devers le conte de Vertuz pour certaines besoignes touchant le fait d’icelui seigneur comme plus a plain appert par les lettres d’icelui seigneur sur ce faite donnees a Chambely XXVII dudit mois d’aoust et quictance d’iceulx, pour ce : VIc L frans
A messire Pierre de Craon, seigneur de la Ferté, qui lui ont esté ordonné, c’est assavoir pour en bailler a mons. Guillaume Maunivet pour aller devers le papper, IIIc frans, et audit messire Pie pour aller devers monseigneur de Berry, IIc frans, par mandement donné a Compiegne IX de septembre : Vc frans
A Adenet Augis, chevaucheur, pour avoir porté hastivement lettres closes aux receveurs de Chartres et Bonneval touchans assignacions de monseigneur, pour ce par commandement de bouche et quictance dudit chevaucheur : L s. t.
A Jehan Galemie, messaiger, pour avoir porté hastivement lettres closes des generaulx au receveur de Tours touchant le fait de l’assignacion de mondit seigneur, pour ce par commandement de bouche et quictance dudit messaiger : LXXV s. t.
A Jehan Bauldrin, messaiger, pour avoir porté hastivement autres semblables lettres au receveur des aides de la guerre a Senz par commandement de bouche et quictance dudit messaiger, pour ce : XXXII s. VI d. t.
A Estienot Dupuys, chevaucheur du Roy nostre sire, pour avoir porté autre semblables lettres avec une executoire pour execut. les receveurs et gientts de Touraine au receveur d’illec, pour ce par commandement de bouche de mondit seigneur et quictance dudit Dupuis : IIII frans
A Maistre Mahieu Regnault, phisicien de monseigneur, qui lui ont esté donné par mondit seigneur pour une foiz de grace especial comme il appert par ses lettres donnees a Saint Germain en Laye le XXIe jour de ce present mois, pour ce par quictance dudit phisicien : C frans
A Bertran Guasch, escuier, chambellan de monseigneur, qui lui estoient pour avoir paié les despens de Guelin et son frere, menestriers de mondit seigneur, durant le temps qu’ilz ont esté prisonniers a Moynier comme il appert par mandement de mondit seigneur donné a Paris le XXVIe jour de juing derrenier passé et quictance dudit chambellan, pour ce : CVI frans
A maistre Philippe de Crespe, phisicien de madame la duchesse, que monseigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour consideration des bons et agreables services qu’il a faiz a madite dame comme il appert plus a pplain par mandement de mondit seigneur donné a Saint Germain en Laye le XVe jour de ce present mois, pour ce par quittance dudit phisicien : CXX frans
A damoiselle Marie Paienne, femme de chambre de madame la duchesse, que monseigneur lui a donné pour avoir une robe, pour ce par commandement de bouche de mondit seigneur et quictance de ladite damoiselle : VI frans
A la bourciere qui a faict X gibbecieres qui ont esté mises es robes de gibier pour les broder et mectre les boutons par commandement de bouche de monseigneur tant seulement : VI frans X s. t.
A Philippote de Rousieres, pour XX aulnes de ruban, c’est assavoir XVI aulnes d’or et IIII d’argent pour emploier es dictes gibbecieres au feur de IIII s. p. l’aulne, pour ce par commandement de bouche de monseigneur tant seulement : V frans
A Jehan Macé, varlet de chambre de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une fois de grace especial pour les bons et agreables services qu’il a faiz a mondit seigneur comme il appert par ses lettres sur ce faictes donnees a Paris le Xe jour de ce present mois d’aoust, pour ce par quictance dudit Jehan Macé : L frans
A Jehan Responde, Lombart, qui s’en va par l’ordonnence de monseigneur en la compagnie de messire Jaquet de Blarru en Lombardie devers le conte de Vertus que mondit seigneur lui a pour ce donné comme il appert par ses lettres sur ce faictes donnees a Saint Germain en Laye le XIIe jour d’aoust, Chambly le XXVIIe jour d’aoust et quictance dudit Responde : IIc frans
Somme toute des parties dessus dictes : VIIm IIc XXV frans XVII s. VI d. t.
Nous Loys, filz de roy de France, duc de Touraine, conte de Valois et de Beaumont, a tous ceulx qui ce present rolle verront, salut. Savoir faisons que toutes les parties et mises escriptes en ce present rolle et montans a la somme de sept mille deux cens vint sinqe frans dix sept solz six deniers tournois ont esté faictes et distribuees par nostre commandement de bouche et ordonnance fait audit Poulain tant par noz lettres comme par nostre dit commandement de bouche et ycelles parties avois veues et visitees et fait gecter en nostre presence, et nous sont t. agreables ainsi avoir esté distribuees, si voulons que par rapportant ce present rolle les mandemens, quittances et descharges cy dessus nommees ycellui Jehan Poullain demeure plainement quitte et deschargié de ladicte somme de VIIm IIc XXV frans XVII s. VI d. t. partout ou il appartiendra, sanz aucun contredit, nonobstant quelconques ordonnances, mandemans ou deffenses contraires. Donné a Compiegne le IXe jour de septembre l’an de grace mil CCC IIIIxx et dix.
Loys
Par monseigneur le duc
Gilet »

Quittance pour la peinture de trois cheminées et de menuiseries dans la basse-cour du château de Saint-Germain-en-Laye

«  En la presence des notaires soubzsignez, Loys Poisson, peinctre ordinaire du Roy, a confessé avoir eu et receu comptant de noble homme maistre Henry Estienne, tresorier des Bastiments du Roy, la somme de six cens livres tournois en [vide] à luy ordonnée pour son premier payement des ouvraiges de peinctures et dorurre par luy faictz pour l’ornement ez troys cheminées des chambres, entichambre et salle du logis de la conciergerye ou basse court du viel chasteau de Saint Germain en Laye où est logé le sieur de Frontenac, cesdites ouvraiges faictz par commandement de Sa Majesté, d’aultant qu’Elle se logeoit tousjours aud. logis quant Elle alloit à la chasse en ce quartier, comme aussy sur autres ouvraiges de peinctures en coulleur de boys à huille par led. Poisson faictz ez portes et croysées dud. logis et celles du bastimens neuf dud. lieu, de laquelle somme de VIc l. il se tient pour contant, en quicte led. sieur Estienne, tresorier, et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé es hostel des notaires le premier jour de janvier avant midy mil six cens douze, et a signé.
Poisson,
De Monhenault, Herbin »

Récit de la réception de l’ambassadeur de Tripoli par le roi et la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye

« Le 9 juillet, il alla à l’audiance du roy d’Angleterre, conduit et presenté par mylord Pert, premier gentilhomme. Le roy le receut debout et, ayant fait 2 révérences profondes, il luy parla en ces termes, qui furent expliqués par le sieur Petit de la Croix :
Sire, la réputation des grandes qualités de Vostre Majesté m’a fait désirer d’avoir l’honneur de luy rendre mes profonds respects comme au véritable et légitime roy de la Grande Bretagne. Je souhaitte, Sire, de tout mon cœur, que les généreux soldats qui sont fidèles à Votre Majesté la puissent bientost accompagner en ce beau royaume. C’est avec le feu roy Jacques 2d, d’heureuse mémoire, que nous avons fait la paix qui dure encore à présent. J’ay veu dans l’ambassade que j’ay fait en Angleterre un nombre infini de braves gens qui m’ont marqué un grand désir de voir Vostre Majesté sur son trosne. Je joins mes vœux aux leurs et prie très humblement Vostre Majesté de m’honorer de ses ordres.
Le roy répondit qu’il luy estoit obligé de son honesteté et des vœux qu’il faisait pour luy, que si le ciel permettait qu’il fut un jour en estat de luy en témoigner sa gratitude, il le ferait avec un fort grand plaisir.
Le fils de l’envoyé eut aussy l’honneur de saluer Sa Majesté britanique.
Ensuicte, il passa chez la reine, qu’il salua profondément et luy fit à peu près le mesme compliment qu’il avait fait au roy. La reine répondit qu’elle souhaiterait d’estre un jour en Angleterre pour estre plus en estat de faire du bien à son maistre et à luy. Il répliqua : Tout voyageur arrive à bon port qui a Noé pour pilote et qu’elle estoit en bonnes mains.
Il eut en ce moment l’honneur de saluer la princesse. Il luy dit qu’il luy souhaittait bientôt un roy qui en fit une grande reine. »

Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes royaux

« [f. 33] Itinera, dona et hernesia anno Dominci MCCXXXIX, inter Ascensionem et Omnes Sanctos
[…]
Itinera
[…]
[31 mai 1239] Apud Sanctum Germanum in Laya, die Martis post quindenam Penthecoustes, computum fuit de IX diebus ad vadia, mille XVI l. IIII s. VII d.
[…]
[19 juin 1239] Apud Sanctum Germanum in Laye, Dominica ante sanctum Johannem Baptistam, computum fuit de VIII diebus ad vadia, IXc LII l. VI s. X d.
[…]
[Dona et hernesia]
[…]
[f. 35] [entre le 20 et le 23 mai 1239] Pro octo candellariis positis in capella Sancti Germani in Laia, VIII l. teste Adam de Mellento.
[…]
[f. 34] [30 mai 1239] Terricus Tocheboef, pauper miler, de dono, ad Sanctum Germanum, die Lunae post quindenam Penthecoustes, X l. teste Guillelmo de Braia.
[…]
[entre le 30 mai et le 1er juin 1239] Quidam homo de Pissiaco, de dono pro so equo perdito in servitio juvenis reginae, IIII l. teste consergio Sancti Germani.
[…]
[1er juin 1239] Moniales nigrae de Foissiaco versus Trecas, de dono, ad Sanctum Germanum, die Mercurii post quindenam Penthecoustes, X l. teste Guillelmo de Braia.
[…]
[entre le 1er et le 6 juin 1239] Castellanus de Sancto Germano, pro custodia minutarum avium pro VIxx XVI diebus a die Cinerum usque ad sanctum Johannem Baptistam, per diem, VIII d., IIII l. X d. VIII d.
[…]
[f. 35] [entre le 1er et le 6 juin 1239] Pro vadiis magistri Galteri, clerici imperatoris, ad Sanctum Germanum, septimana ante sanctum Barnabam, per Odardum de Villaribus, LXVI s.
[…]
[6 juin 1239] Portus de Pecco juxta Sanctum Germanum in Laya, die Lunae ante sanctum Barnabam, per Dinisotum, scutiferum, XLVI s.
[…]
[f. 36] [19 juin 1239] Domina de Boumez, de dono, ad Sanctum Germanum, Dominica ante sanctum Johannem, pro suis vadiis, X l. teste Guillelmo de Braia
[…]
[21 juin 1239] Quaedam femina de Chaciaco, quae petebat unum furnum apud Chaciacum, de dono, die Martis ante sanctum Johannem, apud Sanctum Germanum, XL s. teste domino Petro, capellano.
Herbertus de Lions, avicularius, qui attulit esperverium, eadem die, apud Sanctum Germanum, de foresta de Lions, XL s. teste Petro Juveni.
Et pro uno torcello quem similiter apportavit, XL s.
[…]
[21 ou 22 juin 1239] Castellanus de Sancto Germano, de dono ad suam filiam maritandam, XLII l. teste rege.
[…]
[21 ou 22 juin 1239] Quidam vetus homo qui venit ad regem de Hispania, ad Sanctum Germanum, pro sua infirmitate, de dono, XX s., teste Dinisoto, scutifero.
[…]
[22 juin 1239] Portus de Comflans, die Mercurii ente Sanctum Johannem, et batelli a Parisius usque ad Autolium, quando rex veniebat ad Sanctum Germanum, et elemosinae per Dinisotum, scutiferum, inter Sanctum Germanum et Pontisaram, CX s.
[…]
[entre le 24 et le 29 juin 1239] Odo de Cormalliis, de dono, septimana ante sanctum Johannem, pro sua infirmitate, ad Sanctum Germanum, C s. teste Guillelmo de Braia.
[…]
[f. 39] [17 juillet 1239] Item, pro expensa domini Caroli, pro tribus diebus a Sanctum Germanum, quando Rex venit a Medonta ad Pontisaram, Dominica ante Magdalenam, per magistrum Martinum, XIIII l. V s. VII d.
Et pro expensa suorum equorum de III diebus, XXIIII s. VI d.
Chatellons de Sancto Germano, pro custodia IIII falconum Januensium, pro XX diebus usque ad Magdalenam, et pro XVII esperveriis de eodem termino, XXXIII s. IIII d.
Et pro custodir aliarum minutarum avium de uno mense usque ad eundem terminum, XXIII s. IIII d.
[…]
[22 ou 23 juillet 1239] Elemonsinae per Dinisium, scutiferum, inter Pontisaram et Sanctum Germanum, die Mercurii ante Magdalenam, et a Sancto Germano usque Parisius, ipsa die Magdalenae, LIIII s. VI d.
[…]
[entre le 23 et le 25 juillet 1239] Pro collariis qui apportaveruynt dominum Carolum a Sancto Germano usque ad Vicenas, XXVII s. per Dinisium, scutiferum.
[…]
[entre le 28 et le 31 juillet 1239] Consergius Sancti Germani, pro sua roba aestatis, L s.
[…]
[f. 42] [entre le 7 et le 9 septembre 1239] Hugo Anglicus, qui fuit nuntius, tunc de dono, ad Sanctum Germanum, LX s. teste G. de Braia.
[…]
[entre le 7 et le 9 septembre 1239] Chatellons de Sancto Germano, pro custodia unius falconis et pro duobus esperveriis de XLVII diebus a Magdalena usque ad Nativitatem beate Mariae, et pro uno alio falcone de XXXIII diebus usque ad eundem terminum, XXV s. VI d.
Et pro tribus falconibus de Januis et uno hostorio de XX diebus, et pro tribus hostoriis de III diebus usque ad eundem terminum, XVIII s.
[…]
[entre le 7 et le 9 septembre 1239] Subcapellanus de Sancto Germano, de dono, XX s. teste Petro Juveni.
[f. 45] [entre le 21 et le 27 octobre 1239] Pro una stola broudata ad capellam Sancti Germani, IIII l.
[…]
[entre le 21 et le 27 octobre 1239] Pro una paratura toalliae altaris, LX s.
[…]
[f. 46] [entre le 21 et le 27 octobre 1239] Pro fornatura de custodiis capellae Sancti Germani, LXXII s.
[…]
[vers le 27 octobre 1239] Pro sejorno equorum, videlicet Parisius, Meleduni, Sancti Germani et alibi, LXXIII l. XVII s.
[…]
[f. 48] [Equi]
Consergius Sancti Germani in Laia, pro roncino, X l. teste Dinisio. »

Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le Journal de l’origine des fonds de l’Hôtel du roi

« [tablette 2 verso]
[De 3200 l. a] templo per litteram factam Pontisare, veneris post Pascha [14 avril 1284], habui :
Johannes […] sequenti, in septimis tabulis : 200 l.
Item, lune sequenti [17 avril 1284], ibi [apud Sanctum Germanum] pro coquina : 300 l.
Item, tunc ibi : [100 l.]
[de quibus :] [Elem]os[inarius] apud Pontisaram, pro die Pasche : 52 l. 13 s. 8 d.
et ego : 47 l. 6 s. 4 d.
[Item, tunc ibi] : [200 l.]
de quibus : pro vino : 160 l.
Mag. Julianus aurifaber, ad hernesia : […] l.
Dominus Montis Morenciaci, pro vadiis diei Pasche : 31 l. 19 s. 8 d.
et ego : […] l. 0 s. [4] d.
Item, martis sequenti, ibi : 200 l.
de quibus : pro pane : 160 l.
et ego : 40 l.
[Summa :] [1000 l.]
Item, tunc ibi : 100 l.
de quibus : Martinus Parvus, pro vadiis Ascen. : 20 l. 11 s. 2 d.
[…]ur., pro pallio : 9 l. 15 s. 0 d.
et ego : 69 l. 12 s. 10 d.
Item, mercurii [sequenti] [19 avril 1284] : [300 l.]
de quibus : pro avena : 240 l.
Bateste, mutuo suo : 10 l.
et ego : 50 l.
[Item, jovis sequenti] [20 avril 1284], pro forraria : 100 l.
P. de Chambliaco, ad hernesia, pro negociis privatis : 100 l.
[pro…] capellano domine Blanche
Item, dominica in festo S. Georgii [23 avril 1284], apud [Sanctum Germanum] : 300 l.
de quibus : pro coquina : 260 l.
Colardus Doay, mutuo suo, lune sequenti [24 avril 1284] : […]
[…] Bogelli, luparius, tunc ibi mutuo suo : 100 s.
Venatores mutuo suo die s. Ma[rci] [25 avril 1284] : […]
et ego : 10 l.
Item, mercurii post S. Marcum [26 avril 1284], ibi : 300 l.
de quibus : Panis : [160 l.]
Petrus de Chambliaco, per Cornutum, ad mutuum un septimis tabulis : 32 l.
[… ad] vadia Pasche, in dictis tabulis ad debitum et pro roba filii sui : 34 l.
[…]nero, jovis sequenti [27 avril 1284] mutuo : 18 l. 16 s. 0 d.
Item, P. de Chambliaco, tunc ad […] : [9 l. 9 s. 8 d.]
et ego : 45 l. 14 s. 4 d.
Summa ab alia : 1200 l.
[Item, veneris pos]t S. Marcum [28 avril 1284], apud S. Germanum : 400 l.
de quibus : pro coquina : 160 l.
pro vino : [160 l.]
[pro] pane : 80 l.
Item, dominica post S. Marcum [30 avril 1284], ibi pro forraria : 100 l.
Item, tunc ibi : [100 l.]
[de quibus :] Bateste, Senglarius, Bernardus Favoille, Poncius de Monte Rodat et Rad. de [Bosco Galteri], [pro] residuo vadiorum Ascen. : 97 l. 0 s. 7 d.
et ego : 0 l. 59 s. 5 d.
Item, tunc ibi : [300 l.]
de quibus : pro avena : 240 l.
Mag. Dyonisius de Aurelianis, lune sequenti [1er mai 1284], mutuo : 8 l.
Joh. [… ad] mutuum suum : 30 l.
et ego : 22 l.
[Item, martis] sequenti [2 mai], ibi elemosinarius, in compoto suo : 100 l.
Summa : 1000 l.
Summa : 3200 l.
[…]
[tablette 14 recto]
De 2000 l. quas cepi nomine meo, pro balistariis pagandis, per litteram factam apud Vicenas, martis ante Cathedram sancti Petri [19 février 1286], habui :
Mercurii sequenti [20 février 1286], Parisius : 1600 l.
per Marcellum, de quibus : […]
Philippus Danyel de Sancto Germano, ad debitum in nonis tabulis per uxorem suam : 100 s.
[…]
[tablette 16 recto]
Item, Templum de termino Omnium Sanctorum octogesimo quarto
[…]
Item, a Templo, per litteram factam apud Sanctum Germanum, martis post Nat. b. Virginis [12 septembre 1284] : 3200 l.
per P. de Meleduno
Item, Johannes de Castellario, per litteram factam tunc ibidem : 800 l.
ad misias scutiferie
[…]
Item, a Templo, per litteram factam apud Sanctum Germanum, martis ante S. Matheum [19 septembre 1284] : 2000 l.
per Marcellum qui ivit pro eis
Item, a Templo, per litteram quam Johannes Poucin fecit fieri, mercurii in vigilia S. Crucis [13 septembre 1284], me existente ad compotum Johannis d’Ays : 2000 l.
per P. de Meleduno de quibus tradidit domino G. de Bearnio 1500 l. »

Lettre concernant les messes célébrées dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye

« [p. 661] Charles, par la grace de Dieu roy de France, a nos amez et feaux gens de nos comptes a Paris, salut et dilection. Complains se sont a nous griesvement les religieux, prieur et convent de l’eglise de Nostre Dame de Hennemont lez Saint Germain en Laye comme ja pieça de moult long et ancien temps ilz, comme nos chapelains, aient fait le service divin en la chapelle ou chastel de Poissy, laquelle ja piece par le faict et occasion de nos guerres fut detruite avec le chastel et depuis par permission, ordenance de nostre tres cher seigneur et pere, dont Dieux ait l’ame, aient esté translatés, annexés et unis a la chapelle de nostre chastel de Saint Germain en Laye, en laquelle ils ont toujours continué et continuent en faisant chacun jour ledit service en livrant le luminaire en ycelle sans interruption ne deffaut aucun, en laquelle chapelle de Poissy lesdits religieux chapeleins avoient et prenoient de plein droit et fondation roialle les offrandes et tout le baise main, et semblablement, attendue lad. translation et union, ils les doivent et peuvent prendre en lad. chapelle dudit Saint Germain, et combien que le premier chapelain de lad. chapelle qui, de sa fondation, doit celebrer ou faire celebrer en lad. chapelle trois messes la semaine et aussi livrer luminaires, cierges et torches pour lesd. messes et pour la levation du benoist saint sacrement, dont il prend pour ce faire certaine somme d’argent et quantité de cire en nostre recepte de Paris, que nemoins iceluy premier chapelain n’y chante ne n’y fait chanter, passez sont trois ans ou environ, et encores nonobstant ce s’efforce de prendre et percevoir et avoir ycelles offrandes et baisemains contre droit et raison et au grand grief, prejudice et grant charge d’iceux religieux qui lesdites messes dient en icelle chapelle chacune semaine continuellement, et aussi en faisant icelles messes quierent du leur propre la cire et luminaire qui y appartient, combien qu’ils soient petitement fondés et fort grevez tant des bestes sauvages de la forest comme de gens d’armes passans par le pays, par quoy ils ne pourroient bonnement trouver ne livrer ledit luminaire, comme ils ne soient a ce aucunement tenuz dont ils sont moult chargiés et dommangés, et seroient encores plus se par nous ne leurs estoit sur ce pourveu de remede convenable, et mesmement que par privilege en tous chateaux et hostels roiaux aucun n’a droit de prendre aucune des choses dessusdites fors les chappelains ou chappelain celebrant et faisant esdits lieux continuelle residence, si comme ils dient, requerant sur ce nostre gracieuse provision. Pourquoy nous, ces choses consideré, attendu aussy que qui desert a l’autel de l’autel doit vivre, inclinans a leur sipplication, vous mandons et enjoignons expressement, en commettant, se metier est, que se souverenement et de plein appellez ceux [p. 667] qui pour ce seront a appeller, il vous appert les choses dessus dittes estre vrayes, faittes faire commandement audit premier chappelain de ladite chapelle de Saint Germain qu’il baille et face bailler et delivrer le luminaire, torche, cierges et autres choses qu’il doit bailler et delivrer pour faire ledit service divin, et ou cas qu’il en soit reffusans, contredisans ou dilayans, faites icelles choses delivrer et bailler aux dessusdits religieux ou a celuy ou ceulx qui deserviront a laditte chapelle en contraignant a ce tous ceux qui pour ce seront a contraindre en telle manière que ledit service y puisse etre fait et accomply. Car ainsy le voulons estre fait et ausdits religieux l’avons octroyé et octroyons de grace especial par ces presentes pour consideration des choses desssudites se mestier est. Donné audit lieu de Saint Germain en Laye le 2d jour de novembre l’an de gace mil CCC IIIIxx et quatre et le quint de nostre regne. »

Acte donné par Charles V en son château de Saint-Germain-en-Laye

« Charles, par la grace de Dieu roy de France, a noz amez et feaulx conseiller les generaulx tresoriers a Paris des aides ordenez pour la delivrance de nostre tres cher seigneur et père, dont Dieu ait l’ame, salut et dilection. Pour certaines et secretes besoignes nous envoyons hastivement nostre amé huissier d’armes Guillaume Arnaut de Lahas par devers nostre tres cher et tres amé frere le duc d’Anjou et nostre tres cher cousin le conte d’Armagnac, et vous mandons et estroitement enjoignons que tantost et sans delaiz ces lettres veues vous par Jehan Luissier, receveur general des diz aides, faites bailler et delivrer a nostre dit huissier d’armes, pour faire ses despens ou dit voyage, la somme de cinquante franz d’or, et par rapportant ces presentes tant seulement sanz autre quittance ou descharge quelconques, nous voulons les diz L franz estre alloez es comptes dudit Jehan Luissier par noz amez et feaulx les genz de nos comptes a Paris, nonostant ordenances ou deffenses a ce contraire. Donné en nostre chastel de Saint Germain en Laye le XXIIe jour d’aoust l’an de grace mil CCC LXVIII, et le quint de nostre regne.
Par le Roy
J. de Saint Martin »

Charles V

Rôle d’une montre tenue à Saint-Germain-en-Laye

« La monstre de messire Guillaume Le Bignot, chevalier bachelier, et de neuf escuiers de sa chambre, receue a Saint Germain en Laye le IXe jour de m[…] l’an mil CCC IIIIxx et deux
Le dit messire Guillaume
Esclanet de Boscherville
Loys de Tournebu
Commet de Couronne
Olivier du Mesnil
Guillaume du Val
Compaignon du Fay
Guillin du Val
Jehan de Launoy
Jaquet de Breteville »

Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes

« Sachent tout que nous François de Surienne dit l’Arragonnois, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu Pierre Bailli, receveur general de Normendie, la somme de sept cens livres tournois a nous ordonnee prendre et avoir des deniers de lad. recepte pour nous aider a supporter les fraiz et despens que avons faiz a cause de l’entretenement de soixante hommes d’armes a cheval et de soixante archers de nostre retenue pour la sauvegarde dudit lieu de Saint Germain et de plus grand nombre de gens de guerre que avons euz et entretenuz depuis le IIIIe jour de mars darrenier passé includ jusques au XIXe jour de ce present mois exclud en attendant que peussions avoir delivrance de ladite place de Saint Germain pour en prendre la possession comme il appartenoit. Ce paiement a nous fait par led. receveur par vertu des lettres du Roy nostre sire sur ce donnees le XXVIIe jour de ce present mois, expediees par les tresoriers de Normandie, de laquelle somme de VIIc l. t. nous sommes contens et bien paiez et en quictons par ces presentes le Roy nostre sire, led. receveur general et tous autres. En tesmoingt de ce j’ay signé ces presentes de mon seing manuel et scellé de mon scel le XXVIIIe jour de may l’an mil CCCC trente neuf.
F. L’Aragonoys »

Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes

« Sachent tous que nous Françoys de Surienne dit l’Arragonnoyz, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Baille, receveur general de Normendie, la somme de deux mil sept cens livres tournois en prest et paiement des gaiges de soixante hommes d’armes a cheval et soixante archers de nostre retenue a nous ordonnee pour la seurté et sauvegarde dudit lieu de Saint Germain desserviz a icelle sauvegarde par trois mois commençans le XXIXe jour de septembre et finis le XVIIIe jour de decembre darrenier passé incluz dont monstres ont esté faictes le XXIIe jour de novembre aussi darrenier passé par devant Robert Hedouys et Andry de Villiers, contrerolleur de la garnison dud. lieu de Saint Germain, a ce commis, en laquelle somme sont compris qui rabatus nous ont esté par ledit receveur quinze livres traize solz quatre deniers tournois pour vacacions et faultes de services faictes par plusieurs desd. gens d’armes et de trait, les parties contenues ou contrerolle sur ce fait par led. contrerolleur, et soixante livres tournois pour les gaiges dudit contrerolle au pris appartenant a lance a cheval et de deux archers de sa compaignie du nombre dessusd. desserviz par lesd. trois mois, dont il sera paié a part par ledit receveur en la manière acoustumee, lesquelles gens d’armes et de trait nous promectons bien et deuement pair de leursd. gaiges et regars et chacun d’eulx par testes sans frauldes. De laquelle somme de IIm VIIc l. t. nous sommes contens et bien paiez et en quictons par ces presentes le Roy nostre sire, ledit receveur general et tous autres. En tesmoing de ce, nous avons scellé ces presentes de nostre scel le penultieme jour de mars aprez Pasques l’an mil CCCC quarante.
De Villiers »

Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages

« Je Thugdual de Kermoisen dit Le Bourgois, capitaine de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de maistre Anthoine Ragnier, tresorier des guerres du Roy nostre sire et commis a la recepte generale de l’ayde mis sus ou lieu des appatz, la somme de cent livres tournois a moy ordonnee par led. seigneur pour la garde de lad. place pour demi an commençant le premier jour de juillet et finissant le derrenier jour de decembre derrenier passé, de laquelle somme de C l. t. je suis content et en quicte led. receveur general et tous autres, tesmoing le seel de mes armes cy mis avec mon signe le XVIIIe jour du mois de janvier l’an mil CCCC quarente neuf.
Le Bourge. De Kermoysan »

Lettre de l'ambassadeur de Venise signalant que la venue du roi au château de Saint-Germain-en-Laye a été retardée par les travaux en cours

« La tardanza dell’ espeditione della fabbrica in San Germano fa differito l’andata di S. M. in quel luogo fino hieri sera, che finalmente vi si ridusse, havendosi trattenuto questo tempo per il più al bosco di Vicenna. Attende hora a far assegnar li allogiamenti secondo il Suo gusto, et particurlarmente ha voluto destinare alli cardinali Borbon et Vandomo, et a tutti i signori di Guisa, nonostante che ognun di questi sia assente, et forse per non venir così persto in corte. Tutti gli ambasciatori intano per l’audienza che forse potrà esserne assegnata la settimana che viene, se la corte sarà in ordine. »

Confirmation par Louis VI des donations faites par ses prédécesseurs au prieuré de Saint-Germain-en-Laye, première mention de la résidence royale de ce lieu

« In nomine Sanctae et Individuae Trinitatis, ego Ludovicus, Dei gratia Francorum rex, universis Dei Eclesiae cultoribus, tam posteris quam instantibus et praecipue successoribus nostris, Francorum regibus, certum haberi, firmum teneri volumus, quod universa beneficia quae antecessores nostri, Francorum reges, ecclesiae Beati Vincentii et Sancti Germani de Leia, videlicet Robertus rex, qui ecclesiam ipsam a fundamento fundavit, et Henricus rex, filius ipsius, et Philippus, pater noster, contulerunt vel in posterum quilibet concessuri vel donaturi sunt, et nos bona voluntate et utili concedimus et firmamus :
In primis totam villam praedictae ecclesiae adjacentem, omnino liberam et quietam, cum sanguine et latrone et omnibus forisfactis in corpore villae factis sive omnibus consuetudinibus de corpore villae moventibus ; omnem quoque decimam vini et annonae meae et avenae quae attinent ad cellarium vel granarium Pissiaci, id est de Trel et de Charlavana et de ipso Pissiaco, et decimam Alvers, et annonae et leguminum et avenae undecumque sit ; similiter et decimam et annonae meae et avenae et leguminum de Aquilina et omnium crescentiarum mearum, si quae in ea fuerint factae ; molendinum quoque Filiolicurtis et unum modium annonae habendum perpetuo, unoquoque anno, de molendino quem pacto tali Columbenses monachi concesserunt fieri super stagnum Sancti Germani de Leia Bartholomeo de Fulcoio ; terram etiam Gaudine ; similiter et brancas de Leia, quantum necesse fuerit ad focum monachorum, necnon et mortuum lucum, quantum sufficit ad usum monachorum et hospitum suorum, et pasturam totam pecoribus monachorum et etiam hospitum suorum et, ut monachi centum porcos habeant libere discurrentes per totam Leiam tempore glandium ; vivum etiam nemus, quantum fuerit necessarium ad aedificia monachorum, vel nova facienda vel vetera reparanda ; Galterium quoque colibertum et omnem ejus posteritatem et quinque hospites apud Ruoldicurtem. Haec omnia benigne concedimus monachis Columbensibus Deo Sanctoque Germano servientibus.
Quae ne in posterum alicujus malivoli possint invidia infirmari vel vetustate deleri, nostri nominis karactere et sigillo signari et corroborari precepimus.
Actum publice apud Sanctum Germanum, presentibus episcopis nostris, Carnotensi videlicet Gaufredo et Manasse Meldensi cum clericis suis, abbate scilicet Santi Stephani de Valeia et Hugone de Leugis praeposito et Galterio de Bonavalle archidiacono et aliis multis. Data per manum Stephani cancellarii, anno Incarnati Verbi millesimo centesimo vicesimo quarto, regni vero nostri decimo septimo, Adelaidis reginae decimo.
Astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa.
S. Stephani dapiferi, S. Gisleberti buticularii, S. Hugonis constabularii, camerario nullo. »

Louis VI

Lettre de Marie de Médicis concernant des visites à ses enfants à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Monglat,
J’ay appris par les lettres que le sieur baron du Tour m’a rendues de vostre part et par celles que vous avez encores depuis escrittes au Roy mon seigneur et mesmes par ce que led. baron m’a dict de bouche la continuation de la bonne disposition de mon fils. J’espere que nous l’irons bientost voir pour reconnaistre occulairement ce que nous apprenons maintenant par la bouche d’autruy. Cependant, je vous prie d’en prendre tousjours le mesme [f. 47] soing que vous avez accoustumé. Je ne doute point qu’il ne soit visité par plusieurs sortes de personnes, sur quoy je vous diray qu’il me semble à propos que vous permetiez l’entrée et la liberté de le voir aux seigneurs, dames, gentilhommes et autres personnes de qualité mais non d’autres, et ayez tousjours egard que ceux à qui vous donnerez cette permission en usent avec l’ordre et le respect que luy est deub, comme je ne doubte point que vous ne sachiez bien faire. Aussi m’en remets de du tout sur vous, et prie Dieu etc. »

Lettre de Marie de Médicis concernant la prolongation du séjour du dauphin à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Monglat,
Je croy qu’il aura esté bien à propos de differer le partement de mon fils et de le laisser encore pour quelque temps à Saint Germain. C’est pourquoy j’ay bien volontiers favorisé la resolution qui en a esté prise. Vous m’avez faict plaisir de me mander de ses nouvelles et de mes autres enfans. Je vous prie de continuer tousjours à m’en faire scavoir. Le Roy mon seigneur a commencé sa diette et se porte bien, Dieu mercy, et moy aussi. C’est ce que je vous escriray pour cette heure, priant Dieu etc. De Fontainebleau ce XVIe octobre 1603. »

Marie de Médicis

Lettre concernant la punition au fouet du dauphin à Saint-Germain-en-Laye

« Monsieur,
La Reyne est aucunement en peine de ce que [f. 275v] monsieur de Monglat luy a dict que monseigneur le Dauphin se remettoit en ses opiniastretez accoustumées et qu’il ne se soucioit plus ny du maçon ny de toutes les menaces que l’on luy scavoit faire, et sur cela led. sieur de Monglay demande permission à la Reyne pour madame de Monglat de le fouetter quand ces humeurs là le tiendront. Là-dessus Sa Majesté escrit à lad. dame de Monglat qu’elle trouve bon qu’elle le fouette, mais que ce soit avec tant de circonspection que la colere qu’il en pourroit prendre ne luy engendre aucune maladie. Sa Majesté, estant un peu faschée de cette nouvelle, m’a commandé de vous en escrire particulierement et vous dire de sa part que vous luy ferez plaisir de luy mander à Elle mesme ou à moy pour luy representer ce qui en est, et si mond. seigneur est si opiniastre et si vous jugez à propos que l’on le fouete, ou bien comme quoy vous voulez qu’on le traicte pour ce regard, Sa Majesté m’ayant tesmoigné qu’elle recevra avec beaucoup de contentement les nouvelles qui en viendront de vous et le remere que vous mesmes y jugerez le plus convenable, et mesmes Elle n’a trouvé à propos de vous en escrire elle mesme, mais m’a commandé de le faire en mon nom, affin que mad. dame de Monglat n’en prenne ombrage. J’attendray donc sur cela de vos nouvelles pour les presenter à Sa Majesté etc. »

Lettre de Marie de Médicis concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Monglat,
J’ay esté bien aise d’entendre [f. 26] des nouvelles de la santé de mes enfans, qui me sont tousjours tres agreables. Mais vous ne me mandez rien de quelque mesnage que vous avez faict en leur despence depuis mon partement, dont l’on m’a ces jours cy escript et voulu faire quelques plainctes, ausquelles je vous diray que je n’ay voulu avoir aucun esgard, m’asseurant que vous n’auriez rien faict en cela qui ne soit bien à propos. C’est pourquoy je m’en repose entierrement sur vous. En effect, continuez à me bien servir comme vous avez tousjours faict et vous asseurez que je n’escouteray poinct les mauvais offices que l’on vous voudroit rendre. Nous voilà tantost sur nostre partement de ce lieu pour retourner vers vous. Je croy que ce ne sera pas sans vous aller veoir bientost, cependant je prie Dieu etc. »

Lettre de Marie de Médicis concernant une visite de la marquise de Verneuil à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Monglat,
Vostre lettre du XVI me fust rendue hier seullement, par où j’ay apris que la marquise faisoit desseing d’aller des le soir mesme à Saint Germain, tellement que je croy que ce voiage avoit esté faict lors de la reception de celle cy, et attendz des nouvelles de ce qui s’y sera passé. Mais en effect, j’auray à plaisir que, quand elle yra, elle ne voye ny mon filz ny mes filles, et me ferez service agreable d’y tenir la main. Je suis bien aise que tous se portent bien. Continuez à m’en mander [f. 26] des nouvelles, sur ce je prie Dieu etc. »

Lettre de Marie de Médicis concernant la maladie d’un de ses fils

« Madame de Montglat,
J’ay veu ce que m’escrivez de la malladie de mon filz. J’espere que ce ne sera rien. Vous me faictes neantmoings plaisir de me tenir curieusement advertie de toutes occurrences semblables. J’ay receu beaucoup de desplaisir de la maladie de mademoiselle Piolant et suis bien aise qu’elle se porte mieux. Mandez moy sy luy empire et en quel estat elle se trouverra et prenez tousjours soing de toute la bande. Sur ce je prie Dieu, Madame de Montglat, qu’il vous aye en sa garde de etc. »

Lettre de Marie de Médicis concernant le sevrage de Chrétienne de France

« Madame de Montglat,
J’ay vu ce que vous m’escrivez touchant ma fille Chrestienne, à quoy je ne vous puis faire autre responce sinon que si vous jugez que sa norrice n’ait plus de laict, il se fault resoudre à la sevrer, ce que je desirerois neantmoings que l’on peust differer quelques sepmaines jusques à ce que ce froid soit passé. C’est à vous à considérer sy cela se peult faire sans ce prejudice de sa santé, dont je me remetz sur ce que vous verrez estre pour le mieux et m’en manderez soigneusement des nouvelles et de tous noz autres enffans. Sur ce je prie Dieu etc. »

Lettre de Marie de Médicis concernant la vaisselle d’argent utilisée par le dauphin à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Montglat,
Le Roy mon seigneur a desiré que je vous fasse scavoir que son intention est que la vaisselle d’argent qui servoit à mon filz le Dauphin serve doresnavant à noz autres enffans, n’entendant pas que vous la teniez comme vostre. Vous en userez selon sa volonté et n’estant celle cy pour autre subject, je prie Dieu etc. »

Marie de Médicis

Lettre de Marie de Médicis concernant des soins à apporter au duc d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye

« Monsieur Le Maistre,
Prenez soigneusement garde à tout ce qui sera necessaire pour la santé de mon filz le duc d’Orleans et s’il eschet quelque accident extraordinaire, donnez un advis au sieur Hautain, medecin, affin que s’il est besoing il se rende à Saint Germain pour le veoir, ou pour le moings qu’il vous face scavoir son advis, lequel je desire estre suivy. Escrivez aussy à toutes occasions au sieur du Laurens ce qui se passera affin que par ce que vous menderez je sois informée de l’estat de la disposition de mond. filz et qu’il vous puisse aussy mander ce qu’il luy [f. 308] en semblera. Priant etc. »

Lettre de Marie de Médicis concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Montglat,
J’ay esté bien aise d’apprendre par vos lettres que mes enfans soient en bonne disposition et particulierement que mon fils le duc d’Orleans, nonobstant ses dents et le vomissement qu’il a eust, se [f. 79] porte tousjours de bien en mieux. Continuez à m’en mander des nouvelles. Je parts demain pour m’acheminer à Reims, d’où je me prometz d’estre de retour dans la fin de ce mois. Je les vous recommande pendant ce voiage, vous priant d’avoir le soing et prendre garde à tout ce qui sera de leur santé, affin que je les retouve à mon retour au mesme estat que je les ay laissez, et auquel temps j’adviseray à vous donner quelque contentement sur ce que vous me demandez par une des vostres. Sur ce je prie Dieu etc.
A Monceaux le Xe jour d’octobre 1610.
A madame de Montglat, gouvernante de mes enfants »

Lettre de Marie de Médicis concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Montglat,
J’ay depuis mon partement de Monceaux receu une de vos lettres, laquelle m’a donné toutte asseurance de la bonne disposition de tous mes enfans, dont je loue Dieu. Vous continuerez tousjours à les exerter avec le mesme soing et dilligence que vous y avez jusques icy apporté. J’ay esté bien aise que le page que je vous ay envoyé pour mon fils le duc d’Orleans [f. 80] face son debvoir de le servir. Je m’achemine tousjours pour gaigner la ville de Rheims, d’où je vous manderay des nouvelles et me ferez plaisir de me faire aux occasions scavoir de celles de mesd. enfans. Priant Dieu etc.
A Fere en Tardenois le XIIe jour d’octobre 1610.
A madame de Montglat, gouvernante de mes enfans »

Lettre de Marie de Médicis à l’une de ses filles à Saint-Germain-en-Laye

« Ma fille,
Je suis bien aise que vous m’ayez mandé de vos nouvelles et de celles de vos freres et sœurs, et d’entendre que vous soyez tous en bonne disposition. Continuez à faire bien honnestement vos exercices ordinaires, affin que lorsque vous serez pres de moy je reconnoisse que vous ayez bien employé le temps pendant que vous avez esté de par delà. Je prie Dieu etc.
De Paris le XXe fevrier 1611.
Vostre bonne mere
Marie
A ma fille »

Lettre de Marie de Médicis concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Montglat,
Vous me faictes bien plaisir de me donner advis à poinct nommé de la disposition de ms enfans, estant [f. 158v] neantmoings marrie des apparences de maladie que vous jugez à ma fille Chrestienne. Si vous voyez que cela continue et que l’on descouvre quelques signes de petite verolle ou rougeolle, je trouve bon que vous meniez avec vous tous les autres au chasteau neuf. C’est en cas que la maladie fust toute evidente, car autrement j’attendray de vos nouvelles pour vous mander sur cela ma volonté. Vous donnerez ordre à tout ce qu’il faudra pour cela et que ma fille soit bien assistée et secourue en cet accident. Sur ce etc.
A Fontainebleau le XVe avril 1611 »

Lettre de Marie de Médicis concernant la réalisation des portraits de ses enfants à Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Montglat,
J’ay esté priée par le sieur marquis de Botti, ambassadeur de mon cousin le grand duc de Toscane, de luy permettre, s’en retournant en Italie, d’emporter avec luy les portraicts d’aucuns de mes enfans, ce que luy ayant tres volontiers accordé, je vous fais celle cy à ce que vous ayez à recevoir de delà le peintre qu’il vous envoyera pour cet effect et que par ce moyen il puisse prendre le temps et le loisir en voyant mesd. enfans de travailler à leurs portraicts en vostre presence et avec plus de commodité, en quoy vous me ferez service bien agreable. Priant Dieu etc.
A Fontainebleau etc. »

Lettre de Marie de Médicis donnant des nouvelles de son séjour à Saint-Germain-en-Laye

« Madame la marquise d’Ancre,
Le desir que j’ay d’entendre de vos nouvelles me faict vous depescher ce laquay affin de m’en rapporter au plustost, et cependant je vous fais celle cy par son occasion pour vous faire scavoir des miennes et de ma bonne dispostion, et aussi pour vous donner advis de mon arrivée en ce lieu il y a deux jours avec le Roy monsieur mon fils, où nous pourrons sejourner jusques à ce que la commedie que ma fille aisnée et autres doibvent reciter soit representée, qui sera pour dimanche prochain. J’avois icy bonne compagnie, mais elle a esté ce jourd’huy augmentée par la cousine de mon cousin le comte de Saint Pol et pleusieurs autres gentilhommes, et vous diray que je suis bien contente, tant pour m’avoir donné toute satisfaction de ce qui s’estoit passé que pour voir maintenant les affaires qui sont de ce costè là entierement accommodées à mon contentement. Je me recommande à vous et prie Dieu etc.
A Saint Germain en Laye le XXVIIIe juillet 1611
A Madame la marquise d’Ancre, ma dame d’atour »

Lettre de Marie de Médicis concernant le départ du duc d’Orléans de Saint-Germain-en-Laye

« Madame la marquise d’Ancre,
Comme je voy que la maladie de mon fils le duc d’Orleans continue tousjours, je fais aussi estat de l’envoyer à Paris pour le loger à mon hostel de Luxembourg. C’est pourquoy je vous ay despesché ce laquay expressement pour vous prier de donner ordre au plus tost que faire ce pourra à faire reparer et accommoder tout ce qui sera necessaire pour son logement et de ses officiers aud. lieu. Il faudra y apporter de la diligence car je suis en volonté de le faire transporter d’icy apres demain. Je vous diray cependant comme mond. fils s’estant hier [f. 248] trouvé plus mal qu’auparavant, je le fis seigner au soir tout tard, dont il se porte maintenant assez bien, ce qui me donne encores esperence de mieux. Je me recommande à vous et prie Dieu etc.
A Saint Germain, le XVe novembre 1611 »

Lettre de Marie de Médicis concernant le départ de ses enfants pour Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Montglat,
Encores que je reconnoisse bien par vos deux dernieres lettres et par celles des sieurs Delorme et Hautin que mon fils d’Anjou, à cause de son flux de ventre, et mesmes ma fille à cause de la petite indisposition de vers qui lui est survenue, ne soient pas maintenant en assez bon estat de les metre par les chemins pour aller à Saint Germain en Laye, où j’ay deliberé qu’ils voisent pour un peu de temps, j’ay voulu vous dire par celle cy que, continuant en la resolution que j’en ay prise, je desire que vous soiez tousjours disposée de les mener tous avec leur suite incontient que la santé des uns et des autres le pourra permectre. Je croy que les maladies n’en sont pas grandes, de sorte que le vente de mon fils estant remis et raffermy, vous pourrez accomplir ce petit voyage. J’en attends encores de vos nouvelles. Sur ce je prie Dieu etc.
A Fontainebleau le Ve octobre 1613 »

Lettre de Marie de Médicis concernant le départ de ses enfants pour Saint-Germain-en-Laye

« Madame de Montglat,
Encores que j’ay grandement desiré que mes enfans allassent à Saint Germain, neantmoins vous avez bien faict de ne partir pas puisque mon fils a eu encores de la fiebvre et son catherre comme vous me le mandez par vostre lettre dattée d’hier au matin. Je vous envoye ce courrier expres affin qu’il me rapporte ce soir des nouvelles de mond. fils et ne delaisserez apres cela de m’en faire scavoir par les voyes ordinaires de la poste. Je prie Dieu etc.
A Fontainebleau le vendredy midy XIe octobre 1613 »

Lettre concernant le passage du roi par le pont de Neuilly

« Monsieur,
Monsieur Berryer a parlé à messieurs les interessez des gabelles, qui sont tous prestz à signer l’oblugation pour l’hostel d’Espernon en la forme qu’on la désirera. Madame la comtesse de Fleix, qui estoit venue icy cette apres disnée avec la Reyne mere, y est demeurée pour signer demain le contract, si bien, Monsieur, qu’il ne reste plus qu’à reformer l’ordonnance de fonds et y comprendre les interestz des IIIc IIIIxx IIIIm Vc XVI l. par proportions de temps, et les taxations du trésorier, comme vous l’avés trouvé bon. Je vous la renvoye, Monsieur, avec le calcul de ce à quoy montent les interests et taxations. Je vous supplie tres humblement d’avoir agreable de commander qu’on me l’a renvoie au plus tos, afin de mettre la derniere main à cette affaire.
Le Roy en passant hier à Neuilly trouva que le pont trembloit. Et la reyne d’Angleterre tesmoingna ensuitte à Sa Majesté qu’il estoit en tres mauvais estat. Elle m’envoya commander par un de ses gardes du corps d’y aller ce matin avec beaucoup de charpentiers pour reconoistre le mal et y faire travailler sur le champs. M. Le Vau, M. Warin, M. Petit, le bonhomme Dublet, Bruand, maitre des œuvres de charpenterie, Bergeron, entrepreneur du Louvre, y sont venus avec moy, et j’y aurai mené Villedot s’il eust esté en cette ville. Nous avons trouvé que tout le pont en general ne vault pas grand argent, qu’il est absolument necessaire de travailler, et promptement, à quelques reparations qui sont indispensables, et particulierement à mettre trois poutres au lieu de pareil nombre qui sont cassées, sept ou huit grand poteaux et contrefiches, remoiser et mettre des liens à touttes les travées, et rechercher le couchy de celles qui sont les plsu ruinées, moyenant quoy il n’y aura rien à craindre de quelque temps. Mais sans cella, tous demeurent d’accord, mesmes le maitre du pont et un charpentier assez entendu qui s’est trouvé sur le lieu, qu’il n’est pas en estat de pouvoir subsister. J’ay esté puis voir madame de Schomberg et luy dire l’estat des choses, mais ne l’ayant pas trouvée chez elle, elle m’a envoié deux heures apres un gentilhomme de ses parens en qui elle se confie de touttes ses affaires, pour m’asseurer qu’elle fera executer ponctuellement et le plus diligemment qu’il sera possible tout ce que l’on ordonnera. Sur quoy jay vu qu’il suffisoit d’ordonner au maitre des œuvres, en la presence dud. gentilhomme, et au charpentier des lieux de mettre demain douse charpentiers en besongne avec dix manœuvres, et lundy vingt et autant de manœuvres, pour faire tout ce qui est prescrit dans un mémoire qui leur a esté donné, ce qui leur sera d’autant plus aisé que la pluspart du bois necessaire se trouve tout amassé depuis longtemps sur les lieux. Le maistre des œuvres m’a donné sa parolle precise de n’y pas manquer. Je vous importune de tout ce detail, Monsieur, afin que si vous este d’avis d’en informer le Roy (qui en peut estre en peine), vous le puissiez faire. Les tresoriers de France avoient donné une ordonnance dattée du jour d’hier portant ordre aud. maitre des œuvres de travailler au pont dans trois jours à peine de cent livres d’amande, et trois jours apres de constraincte par corps. Voilà les propres termes.
Je suis avec plus de respect et de passion que personne au monde, Monsieur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur.
Ratabon
A Paris, ce 22 juillet 1662 »

Ratabon, Antoine (de)

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 13] A luy [Pierre Turlin, tresorier de l’Argenterie], la somme de six mil neuf cens quatre vintz huit livres dix sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes au payement de cinq paremens d’autel complets, y compris les chasubles, voiles de calices et autres ornements, ensemble le renouvellement de touttes sortes de linges et passemens, que Sa Majesté a commandé estre fait pour la chapelle de Saint Germain en [f. 13v] Laye, et icelle somme dellivrer scavoir au sieur Leduc, marchand de soye, XIIIIc XV l. X s. pour brocard d’or et d’argent, velours et autres estoffes qui ont servy à faire les paremens, XVc LXVI l. XIII s. au sieur Cosquino, marchant passementier, pour fournitures de dentelles, passements, franges, crespines d’or et d’argent, au sieur Leclerc, brodeur, M IIIIxx l. XIIII s. pour la broderie de plusieurs escussons des armes du Roy, fournitures et façons desd. paremens, au sieur Barat, marchant de dentelles, XIIIc XXV l. VII s. pour diverses dentelles qu’il a fournies pour garnir les aubes, napes et surpelis, et à la ame de Loches, lingere, XVc l. VI s. pour les thoilles, fournitures et façons de tout ledit longe, cy VIm IXc IIIIxx VIIII l. X s.
[…]
[f. 19v] A luy [Michel d’Aligre, tresorier des Menus Plaisirs], la somme de quatre cens quatre vingtz seize livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes au paiement du troisieme mois des logemens et licts des sous maistres, chantes et pages de la chapelle de Sa Majesté à Saint Germain en Laye, qui est escheu au 22e du mois de septembre dernier passé, sur le pied de XXXII logemens, à raison de X s. pour chacun par jour, cy : IIIIc IIIIxx XVI l.
[…]
[f. 20v] Audit d’Aligre, la somme de neuf cens dix sept livres que Sa Majesté a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle dellivrer, savoir IIIIc LVI l. au nommé Aubin pour son paiement des chandelliers de cristal qu’il a fournis tant à la chambre de Sa Majesté qu’à la galerie des comediens pendant huict jours, LIII l. au nommé Hertie, menuisier, pour des perches et autres fournitures qu’il a faites pour suspendre lesdits chandelliers dans lad. chambre et gallerie pour la representation des comedies, et IIIIc VIII l. pour le paiement des carrosses et chariots qui ont esté fournis pour conduire les comediens françois au lieu de Saint Germain en Laye, cy : IXc XVII l.
[…]
[f. 21] Audit Daligre, la somme de douze mil livres que Sa Majesté a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à la trouppe des comediens françois, à eux ordonnée par Sa Majesté pour le service extraordinaire qu’ils ont rendu à Saint Germain en Laye pendant le sejour de Sa Majesté, cy XIIm l.
[…]
[f. 23v] A luy, la somme de huict cens soixante neuf livres huict sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes icelle dellivrer aux desnommez cy apres pour le debris et loyer du logement qui a esté occupé dans leurs maisons pendant le sejour de IIIIxx XII jours que Sa Majesté a fait à Saint Germain [f. 24] en Laye l’année derniere, scavoir au sieur Legrand, la somme de CX l. VIII s. pour l’attache de XXIIII chevaux, à raison de XXIIII s. par jour, à la dame Lemaire, pareille somme de CX l. VIII s. pour pareille attache de XXIIII chevaux, au maistre de l’Image Nostre Dame, IIc LVII l. XII s. pour l’attache de six chevaux et le loier de cinq chambres garnies de deux licts chacune à raison de LVI s. par jour, au maistre de l’Image Sainte Catherine, IIc LXXVI l. pour l’attache de dix chevaux et le loier de cinq chambres à raison de III l. par jour, et au sieur Dumesnie, CXV l. pour l’attache de XXV chevaux à raison de XXV s. par jour, le tout pendant ledit temps de IIIIxx XII jours de sejour que Sa Majesté a fait audit Saint Germain, cy : VIIIc LXIX l. VIII s. »

Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Garmin, ce 11e avril 1663
Monsieur,
Je fut dimanche dernier pour avoir l’honneur de vous rendre compte de mon voyage de Versailles et de Saint Garmin, et recepvoir vos commandement, mais estant pressé de retourner le mesme jour, je ne put avoire ce bonheur : ce sera, s’il vous plais, pour dimanche prochin. Cependant, mon frere vous aura dict comme le Roy fut assé satisfait des advances des ouvrages de Versailles et le temoigna en disant deux ou trois fois que l’orangerie s’avançoit.
A vous dire le vray, le caot de tout ce melanges d’ouvrages se desbroulle et de jour en jour on vera croisre quellques choses de nouveau. Reste à y faire un tour de temp en temp pour y donner les ordres necessaire.
Cependant, j’ay planté mon piquet à Saint Garmin pour desbrouiller encor un aultre caot des logements et apartements du château vieux et neuf, bien plus mellangé et confus que les ouvrages de Versaille, comme vous pourés cognoiste par le memoire que mon frerre vous aura montré, mais bien esloigné de la despence de ceux de Versaille, n’estant que des racommodements, lesquelles je faicts acomoder avec tout le plus grand menage que je puis faire et avec la plus grande dilligence possible, car nous n’avons point de temp à perdre.
Et s’il vous plais, Monsieur, je m’intruiray un peu plus que je ne suis de touttes les aultres ouvrages, tant pour la descente du grand escallier que des terrasse et jardinages, pour vous informer particullierement de tout ce quy ce passera. Et pour ce faire, il faudroit, scauve vostre meilleur advis, qu’il ne fissions rien que de consert ensemble.
Monsieur Le Noste est ycy avec plusieur ouvriers pour faire le parterre en face du bout de la grande gallerie de l’apartement du Roy, où estoit un plan de preniers, lesquels on a abatus. La terres est esplanie et on commencera demin jeudy à planter le buis.
Le sieur Villedot cadet est aussy ycy avec cinq cens ouvriers environ. Il faict faire la fondation du gros mur pour soutenire led. parterre que faict faire le sieur Le Noste. Elle n’est que à demy fouillé dans la fondation.
Il faict demolire en delligence le grand escallier du fer à cheval de la descente du chasteau neuf.
Nous fessons travailler à tous les acomodements des logements des deux chateaux où il y a plussieurs massons. Je ne puis vous en dire davantage, car il n’y a encor rien d’achevez mais je pense que la semainne ne ce passera pas sans achever quelque chosse et dimanche j’oray l’honneur de vous l’aller dire.
Cependant, il vous plaira, sy vous le trouvé bon, de me faire scavoire vostre volonté que j’executeray autant vien que il me sera possible et avec autant de zel et d’efection que je suis, Monsieur, vostre tres heumble et tres obeisant serviteur serviteur et obligé.
Levau le jeune »

Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, ce 1er may 1663
Monsieur,
Je ne puis avoir le bonheur de vous joindre dimanche dernier pour recepvoir l’honneur de vos commandements, vous rendre compte de ce quy ce passe ycy et vous supplier de de me dire si il vous plait comme dessiré que j’agisse dans cette employ avec les sieurs Villetot. A presant que l’on a commencé à fonder et massonner partout, c’est ce quy m’a faict retourner plus promptement que je ne croyés sans avoir l’honneur de vous voire, pour leur trasser et leurs faire commencer touttes leurs dits ouvrages.
Mais auparavant, je vous demande escusse sy je prend la liberté de m’espliquer avec vous sy dessiré que il esxecutte leurs marché ponctuellement, dans lequelle il sont obligé de ne mettre que de la pierre de taille dure de Saint Cloud ou d’Arcuelle, et pour pierre tandre du vergelé ou Saint Leu avec du bon moilon et bon sable.
Cependant, il fons venire avec la pierre dure dud. Saint Cloud et d’Arceuelle plussieurs aultres pierres de Nanterre et aultre lieux circonvoisins. Sy lad. pierre dure ce trouvoit aussy bonne, je n’y trouveroit rien à dire, mais il y a de la diferance, elle est bonne, mais l’autre est bien meilleur.
Il mette en œuvres aussy toutte sorte de moilon quy font tiré sur le lieu, dont il y en a de tandre quy ne peut estre bon que à certainne ouvrages, lequelle je vouderois que l’on resserva pour ycelle, et le plus dure quy est le meilleur et tres bon pour les bonnes ouvrages, ce que j’ay peinne à obtenire.
Il employe le sable quy ce trouve sur le lieu quy pour cela n’en n’est pas meilleur. Je veray avec eux d’en trouver de meilleur dans lesd. lieux, au moins le choissire pour ne pas prendre le premier venu.
Je ne scay pas tout à faict ce que porte leur marché, mais pour des certainnes ouvrages quy sont à faire, il seroit tres necessaire d’en avoir de celuy de river. Il feroit de la peinne à le monter, et puis c’etz tout.
Toutte cest observations sont tres essencielle selon mon sentiment puisque la ruinne desd. ouvrages desja faicts ne sont arivée que par la faulte des bons mattereaux, ce quy ce recognois encor par tout le château, temoins la gallerie et terrasse quy va à la chappelle, que je faict estoyer, crinte que elle ne tombe devant que l’on la retablisse.
Ainssy il paroit que ceux quy ont faict autrefois lesd. ouvrages ont mis touttes pierres en œuvres sans y rien considerer, ce de quoy il ce fault coriger, et la crinte que j’ay que cetz messieur les entrepreneurs ne les y misse me faict prendre la ardiesse de leurs en comuniquer mon sentiment.
Mais auparavant, je vous supplie, Monsieur, de m’escusser sy je prend encor la liberté de vous en demander un ordre espres et de vostre volonté, car je leurs suis trop soubmis et trop foible pour leurs rien communiquer et disputter sans l’apuis et la forces de vos commandements, n’estant pas des entrepreneurs du commun.
Ainsy, Monsieur, je remest le tout à vostre bon jugement, an atandant l’honneur de vos commandements. Je suis vostre tres hinble et tres obeisant serviteur.
Levau »

Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal

« [f. 13] Audit [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de trois mil six cens une livres huict sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sadite charge, mesmes icelle deslivrer aux desnommez cy apres, scavoir à la dame Verbeck IIIm Vc I l. VIII s. pour son payement de deux seringues d’argent pour jetter des eaues de senteurs pesans deux marcs cinq gros un deuxiesme à XL l. le marc, qui ont esté mises dans le garde meuble du chasteau de Vincennes [f. 13v] et de deux chapelles d’argent vermeil doré concistantes en deux croix, quatre chandeliers, deux bassins, quatre burettes, deux calices, deux pattennes et une lampe pesans ensemble LII marcs deux onces deux gros à LIIII l. le marc, ensemble du racomodage de l’argenterie de la chapelle Saint-Roch et de trois missel, deux canons, deux evangiles et deux lavabo couverts de maroquin enluminez avec deux pulpitres, cinq chassis pour tendre les paremens d’autel et deux tringles de fer, avec quatre pittons pour suspendre les rideaux des chapelles, lesquelles deux chapelles et autres ornemens ont esté portez par l’ordre de Sadite Majesté en son chasteau de Saint Germain en Laye, et à Suzanne Louvrin, C l. pour deux grands bouquets de fleurs avec un estuy pour les mettre, qui ont esté pareillement portez en ladite chapelle de son chasteau de Saint Germain en Laye, cy : IIIm VIc I l. VIII s.
[…]
[f. 23] Audit Olivier, la somme de trois cens vingt quatre livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle deslivrer au sieur Valdor, marchand, pour son payement de deux pieces de tapisserie de cuir doré, fabricque d’Holande, contenant douze lez de six aunes de tour sur trois aunes de hauteur, faisans XVIII aunes en carré, à raison de XVIII l. l’aune, qu’il a livré pour le service de Sa Majesté et qui ont esté portez par son ordre en son chasteau de Saint Germain en Laye pour augmenter une tenture de mesme tapisserie de cuir doré, cy IIIc XXIIII l.
[…]
[f. 138] A [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de quinze mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour la continuation des despences à faire pour les bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain et Versailles, compris en ladite somme les taxation dudit Delaplanche à raison de VI d. pour livre, cy : XVm l. »

Lettre concernant l’envoi d’outils pour les travaux de Saint-Germain-en-Laye

« J’envoye les hoyaux qu’on a peu recouvrer par la diligence de ceux qui ont esté employez à cette fin des six heures du matin, mais d’autant que par le biller il n’est faict mention que de hoyaux au nombre de 500, et qu’on n’en a trouvé de faictz en si grande quantité, nous y avons adjousté d’autres outilz de la nature propre pour travailler en terre comme des picqz et pioches ou feuilles de sauge, jusques au nombre de 29, et des hoyaux 392. Que si ces picqz et feuilles de sauge peuvent servir, on n’en manquera pas pour un autre voyage. Sinon les taillandiers continueront à faire des hoyaux comme quelqu’uns font à present pour les envoyer le plus promprement que faire se pourra.
Cependant, on faict travailler aussy quelques charons pour les manches jusques au nombre des 500 demandé.
En cas que les picqz et pioches qu’on envoye presentement ne sont propres, on les renvoyera par le chartier, et nous les rendrons aux marchans.
Il y a plusieurs charons et taillandiers qui refusent à travailler aujourd’huy à cause de la feste.
Monsieur Pasterl travaille diligemment à faire achever l’apartement de monsieur le marechal de Grammont, sur l’esperance d’avoir de l’argent. Il fournit la massonnerie et charpenterie, le tout fort avancé pour est parachevé dans 15 jours. S’il plaist à Monseigneur de luy envoyer un billet de 4000 livres, son ouvrage montera bien à 7000 livres ou environ. Le menuisier, serurier et vitrier feront la mesme diligence.
Le present porteur est fort adroict, fidele et agissant aux employs qu’on luy donné, comme il a faict en cette occasion. Il nous servoit utillement à la garde du magazin des ferailles, plomb, bois et autres demolitions qu’on y reserroit pendant les années 60 et 61 que j’ay faict travailler à journées au bastiment du Louvre soubz les ordres de monsieur Ratabon. Ce fut luy seul qui saisit quattre volleurs chargez de plomb de la grande gallerie, à deux heures du matin, l’ayant commis d’y veiller toutes les nuictz comme il fit durant trois mois. Il mena adressement ces volleurs dans son magazin et les conduisit apres avec ayde dans les prisons de Fort l’Evesque, dont ilz ont esté relaschez sans punition exemplaire.
Depuis ce mémoire escrit, on a tant chercgé par tous les quartiers de Paris qu’on a trouvé les 500 hoyaux, mais on n’a peu en emmancher que le nombre de 392, et 29 pioches et picqz. Demain on envoyera le reste dans un tombereau.
Le 19e mars »

Cette lettre est annotée au revers : « Monsieur Le Vau, 19 mars 1664 ».

Le Vau, Louis

Lettre concernant les travaux à la garenne de Saint-Germain-en-Laye

« Nous faisons faire aux paysans les jours ouvrables ce que je vous avois promis leur faire les festes et dimanche. Je ne croyois pas la chose sy pressée. Je faisois mon compte que, dans trois moys, sans incommoder ny faire crier les peuples, quy ont tant à faire presentement aux vignes et quy gaignent jusques à 24 solz par jour, de les y faire venir de bon cœur les jours de feste, et de rendre la garenne en estat, que le Roy y pourroit courre au peril de ma vie en toutte seuretté, et pour cet effect je m’estoit proposé, pendant un temps, de me trouver le vendredy matin au bout du pont du Pec et faire passer toutz les bœufs quy viennent de Poissy dans la pleine, cela auroit affermy les terres remuées, et où un bœuf auroit passé, un cheval y pourroit bien passer. La voye que monsieur Mascarany a prise de les y faire travailler toutte la sepmaine est beaucoup plus courte, car je croy que nous n’y serons pas plus de trois sepmaines, mais quand cela sera tout labouré, il faudra bien trois moys pour laisser rafermir les terres.
Le jour que vous este party, j’estoit à Acheres au lict avec fiebvre.
Presentement, je coucheray à Saint Germain et je vous asseure que tout ce que vous me commanderés sera faict, et que tout ce que je vous prometteray sera executté punctuellement.
Je vous avoue que mon esprist n’est pas de faire le necessaire à contre temps, et que je me contente de songer aux choses utilles, et les faire faire quand on me l’a ordonné. Le sieur Haudeaux a osté les bucherons quy estoient à la haye aux Prestres et a tout mis en Vezinet.
A Saint Germain, le 24e mars 1664
Cuvyer »

Lettre concernant les travaux à la garenne de Saint-Germain-en-Laye

« A Saint Germain, ce 1er avril 1664
Le mauvais temps qu’il a faict depuis huict heures du matin nous a obligé de congedier les ouvriers sur le midy. Il y avoit hier prez de sept cens vignerons employez au racepage de la garene du Vezinet, sans compter vingt des baucherons venus de Brie qu’on envoya travailler dans la vente aux Prebstres. Nous esperons, si le mauvais temps ne continue pas, que l’un et l’autre racepage seront achevez à la fin de la semaine prochaine. J’attendray vos ordres touchant un fossé qu’on estime debvoir estre fait depuis le pont jusquez au lieu où finit le bois le long du grand chemin, comme aussy sur la proposition qui m’a esté faitte par monsieur Odeau de faire semer du gland dans les terriers qui ont esté bouleversez et où il y a des grandz vuides. Il assure qu’il y viendrat fort bien, on en trouverat dans les environ de Saint Germain à un escu le septier.
Il me reste fort peu d’argent pour payer les baucherons et je crois qu’il faudrat a peu prez deux mille livres pour parachever cette besogne.
Mascranni de Montangle »

Lettre proposant un mastic pour l’entretien des terrasses de Saint-Germain-en-Laye

« Monseigneur
L’homme que monsieur Perrault vous a parlé pour les terraces de Saint Germain prend la liberté de vous escrire pour ce donner à connoistre. Les ouvrages qu’il veult entreprendre, les fera bien. Le secret qu’il sayt pour enpescher de pourir les toilles, il le sayt bien. Qu’il vous plaise qu’il face veoir son ouvrage contre l’ouvrage des autres. Vous pouvés vous faire informer à monsieur le mareschal de la Ferté, comme j’ay couver son orangerie de masticq, mesmes monsieur Perrault luy mesme avec monsieur Le Veau on pris la peyne de la venir veoir et l’on visitée desus et desoubs. Il ne s’y est pas trouvé une gouste d’eau. Les personnes qui font les terrases n’on apris à faire le masticq que de luy qui est, Monseigneur, vostres tres humble et tres obeissant serviteur.
François Laguaist, faiseur de masticq demeurant rue Neufve Saint Martin, à l’image Sainte Anne
De Paris, ce 6e aoust 1664
Monseigneur, il vous plera me mander sy vous avés agreable que je me donne l’honneur de vous allé trouver à Fontainebleau vous faire connoistre mon travail. »

Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, le lundy VI juillet 1665
J’ay ce matin esté veoir monsieur Perault avant de partyr de Paris. Il m’a chargé de ces desseins et de ce mémoire. Mais je suis arrivé icy une heure trop tard pour les presenter à Monseigneur.
Aussytost que j’ay esté arrivé, j’ay faict mettre une dosse estoitte sur le petit pont levis du vieil chasteau à la place de celle qui estoit pourrye et ay visitté les autres dosses qui se sont trouvées bonnes.
Le sieur Batiste, sculpteur, me promist hier qu’il viendroit aujourd’hui travailler aux consolles qui sont soubz les corniches des portes des deux boutz de la gallerye des grottes. Il n’est pas encore venu. J’en ay donné advis à monsieur Perault par une lettre.
J’ay esté veoir le sieur Bretton, serrurier, pour veoir en quel estat sont les trois portes de fer qu’il faict pour le cabinet des terrasses neufves. Il m’a monstré les herses au dessus desd. portes et quelques anses de pannier pour orner les portes et m’a promis de les livrer dans trois semaines, qui est un temps bien bref.
On me dict hier à Paris que monsieur Francines estoit party pour venir icy donner ordre pour faire travailler à sa chape de ciment. Il n’est pas encores venu. J’en ay aussy escrit aud. seur Perault. L’on esteinct la chaux et on descharge le ciment.
J’ay esté chez le sieur Lavier, auquel j’ay donné un mémoire de ce qui manque au bastiment de monsieur Delagrange. J’ay veu touttes les portes collées et prestes à faire les emboistures, et les quatre croisées fort advancées. Il m’a asseuré de les envoyer vendredy au plus tard. S’il ne me manque pas, j’espere que l’on finyra led. bastiment dans cette semaine.
L. Petit »

Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, le vandredy dernier juillet 1665
Monsieur Francines est arrivé ce matin et m’a dict que le subject de son retardement a esté pour faire provision de matereaux affin de pousser son ouvrage et ne la point discontinuer quand il l’aura commencée. Il m’a dict qu’il dict hier à monsieur Perault qu’il ne la pouvoit commencer que jeudy prochain où il aura des matereaux pour travailler tout de bon. Cependant, il m’a dict de faire oster le pavé et les terres au dessus de la voulte jusques à la maçonnerie, ce que je faictz depuis lundy avec cinq hommes, dont je feray augmenter le nombre lundy prochain affin que cela ne retarde point l’ouvrage.
Il a faict descharger une battellée environ de cinquante muidz de ciment au port du Pec, qu’il faict charier aux terrasses avec deux voictures. Il a faict esteindre cinq muidz et demy de chaux et m’a dict qu’il a parlé à un chaufournier pour en faire cuire sur le lieu. Il m’a monstré du caillou qu’il faict charyer dans un batteau à Croissy, qui est bien net et bien choisy. Je prendray garde que le tout soit de mesme.
Le sculpteur travaille aux consolles des portes de la gallerye des grottes.
Bastiment de monsieur Delagrange
J’attendz la menuiserie du sieur Lavier et du plomb pour garnyr deux lucarnes qu’il a fallu ouvrir sur la rue. Je feray lundy garnyr touttes les croisées de vittre, affin de rendre led. bastiment en estat d’y pouvoir loger.
J’ay faict paver l’escuerye et faict hausser les mangeoires et ratteliers qui estoit trop bas d’un pied. On travaille à mettre des potteaux et faire une soubzpente de menuiserie dans lad. escurye.
L. Petit »

Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, le dimanche 30e aoust 1665
On n’a peu travailler qu’une journée et demye de la semaine derniere aux ouvrages de mastic à cause du mauvais temps, pour ce que je ne permets pas qu’on y travaille apres la pluye, que l’aire de ciment ne soit bien sec pour recevoir led. mastic. On establyt hier un second astelier pour led. mastic. C’est pourquoy on avancera beaucoup la semaine prochaine si nous avons du beau temps.
Il y a deux travées de mastic achevées, les paveurs travailleront lundy au pavé.
Il y a 29 ouvriers qui travaillent au restablissement des culs de four et thuyaux de cheminées du vieil chasteau, scavoir 10 maçons, 14 manœuvres, 4 tailleurs de pierre et un appareilleur.
On achevera demain le cul de four qui est à la face qui regarde le chasteau neuf. On restablyt aussy un autre cul de four en forme d’auvent joignant la chapelle à la face de l’abbreuvoir. On a enfesté deux des cheminées qui sont du costé du chasteau neuf, où l’on observera la pante en dehors. Il reste à les peindre et ravaller.
Les sieurs Lespine et La Rue m’ont promis d’arrester tous les ouvriers qu’ils pourront trouver pour diligenter lesd. ouvrages.
Le sieur Lavier nous a envoyé partye de la menuiserie du bastiment du sieur Lalande, que je feray ferrer demain.
Le sieur Boutraict fist hier venir du fer pour travailler à la porte de fer que Monseigneur a ordonné este faite au bas des terrasses du chasteau neuf vers l’eglise du Pec.
J’escrit à monsieur Perault et le prie de faire advertyr le sieur Bretton affin qu’il nous envoye demain les trois portes de fer du cabinet des terrasses.
Je le prie aussy de donner ordre à messieurs Villedo de faire oster les pierres et immondices qui sont restées tant dans la cour que devant le bastiment de monsieur Delagrange.
[L. Petit] »

Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, le mardy matin 6e octobre 1665
Chasteau neuf
Monsieur Francines est icy et se tient fort assidu à ses ouvrages. Je le presse d’augmenter le nombre de ses scieurs de pierre qui sont presentement au nombre de cinq, affin de diligenter les bandes de liaiz qui doivent soustenir le pavé des rampes des terrasses. J’en fis hier partyr quatre de Paris avec des scies, avant que de venir, lesquels travailleront aujourd’hui.
Il y a la valleur de la moicité de la platteforme pavée et led. sieur Francines me promest, en cas que le beau temps continue, que dans cette semaine lad. platteforme sera entierement pavée.
Chasteau vieil
Il reste à restablyr huict souches de cheminée dont il y en a quatre eschaffaudées.
On travaille au restablissement du puidz dud. chasteau.
Je fus avant hier chez le sieur Lavier qui avance fort la menuiserie des huict grands chassys à papier qu’il faict pour l’orangerie. Il me promist qu’il feroit commencer hier à travailler à la menuiserie des contreventz et que lundy prochain il nous envoyera toutte lad. menuiserie.
Je faicts restablyr une petitte salle derriere lad. orangerie qui est la cheminée par laquelle on eschauffe les fourneaux pour la conservation des orangers.
Le sieur Lalande fera venir icy (s’il plaist à Monseigneur) celuy qui a autrefois faict lesd. fourneaux pour les restablyr. Led. sieur Lalande fict qu’il y a un fourneau à l’hostel de Frontenac à Paris qui est fort propre pour sad. serre.
Mon père m’envoya hier au soir les gens qui ont faict l’aire de l’orangerie de Versailles, que je vais faire travailler le plus promptement qu’il me sera possible.
L. Petit »

Lettre concernant l’avancée des plantations au Vésinet et des travaux à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, le mardy au soir 17e novembre 1665
Le sieur Baptiste Delalande eust hier nouvelle de son fils que les 3600 piedz d’ormes et tillotz qu’il fait venir pour le restablissement des routes de la garenne de Vezinet arriveront icy jeudy prochain et m’a asseuré qu’il en afit encores venir autres 3000 piedz des environs de Melun. Cependant je le presse de preparer tous les troux pour les planter, dont il y en a 3600 faits, et de faire labourer tout son plant, qui n’a jusques à present receu aucun labour.
Pour cet effect, il n’a que six hommes qui travaillent et qui ne peuvent pas faire assez de diligence. C’est pourquoy j’ay adverty les entrepreneurs que s’ils ne veullent faire travailler, que je mettray des ouvriers à leurs despens.
Je faict commencer par la route de Chatou pour ensuitte pousser à bout touttes les autres routes les unes apres les autres, et feray un estat de la quantité et grosseur des arbres qui seront plantez dans chacune route, et ne permettray pas qu’il en demeure aucune imparfaite, ou il reste des arbres de mauvaise venue.
Je verray demain le sieur Meslin, habitant de ce lieu, qui est celuy qui a fait desraciner les troncz d’arbres dans lesd. routtes, affin qu’il fasse au plus tost remplyr les troux. On m’a dict qu’il sera demain de retour de Paris.
Les couvreurs continuent le restablissement des couvertures. Je faictz restablyr la fermeture de deux souches de cheminées du chasteau neuf, l’une de pierre et l’autre de brique, qui tomberent samedy dernier.
Les breches des murs du parc sont restablyes.
Les paveurs achevent le pavé du retour du grand peron des terrasses neufves du costé du pec, l’autre retour est pavé et couvert.
Le sieur Lavier a envoyé la porte du jardin de l’orangerie et la double porte pour la serre d’icelle que je faicts ferrer et mettre en place.
Les chesneaux de fer blanc au pourtour du bastiment de l’escuerye (qui servent pour donner de l’eaue à la cisterne pour la comodité de lad. escuerye) sont en mauvais estat, ce qu’il faudroit restablyr pour le service de lad. cisterne. Il y a aussy onze thoises du mur du jardin à restablyr à la hauteur de 4 p. et une porte pour fermer led. jardin. Il plaira à Monseigneur d’en ordonner.
L. Petit »

Lettre concernant l’avancée des plantations au Vésinet

« De Saint Germain, le jeudy matin dernier decembre 1665
Aussytost que je donnay dimanche au soir l’ordre de Monseigneur au sieur Lestelle, il me fist donner quatre gardes de la cappitainerie pour obliger les habitans à la corvée qu’ils font pour emplyr la glaciere.
On ne commença que lundy à y travailler à cause des difficultez que faisoit led. sieur Lestelle de donner les ordres accoustumez.
J’ay pris quatre hommes de journée pour bien empailler la glace, la rompre et jetter de l’eau dessus pendant qu’on a emply lad. glaciere, qui fust remplye hier au soir, lesquels quatre hommes continueront aujourd’huy de rompre la glace du feste et de jetter de l’eaue dessus pour faire une crouste de glace d’une piece, comme l’on fist l’année derniere. Et ne partiray d’icy que cela ne soit faict.
Les dix huict cens piedz d’arbres que le sieur Baptiste Lalande a faict arracher pour achever le restablissement des routes de Vezinet estoient encores au Pontaverre (où ils ont esté arrachez) lorsque la gellée a commencé, et les a fait couvrir de deux piedz de terre pour les conserver. Je ne manqueray de me trouver icy pour les visitter lorsqu’ils arriveront, affin qu’ils n’en plantent point qui ayent esté gellez.
L. Petit »

Paiements pour des travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye

« [f. 75] Chasteau de Saint Germain
Maçonnerie
Du 15 juillet 1666
A Tristan Lespine et Charles Delarue, maçons, à compte des ouvrages de maçonnerie par eux faits aux chasteaux vieux et neuf de Saint Germain : 1300 l.
Aud. Lespine, pour le paiement des maneuvres qui ont travaillé au restablissement des breches au pourtour des murs du parc de Saint Germain depuis le 20 mars jusqu’au 24e avril : 416 l. 16 s.
Du 24 aoust
A Jean Delaflesche, pour son parfait paiement des reparations de maçonnerie par luy faictes au Val de Saint Germain en l’année 1663 : 600 l.
Du 6 octobre
Ausd. Delespine et Larue, à compte des ouvrages de maçonnerie par eux faits au chasteau de Saint Germain : 500 l.
Du 7 decembre
A eux, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font aux chasteaux de Saint Germain : 500 l.
Du dernier decembre
A eux, idem : 500 l.
Du 19 febvrier 1667
A eux, idem : 600 l.
[f. 75v] Du 15e mars 1667
Ausd. Lespine et Larue, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font à Saint Germain : 600 l.
Du 9e may
A eux, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font à Saint Germain : 500 l.
Total : 5516 l.
[f. 76] Charpenterie de Saint Germain
Du 15 juillet 1666
A René Dufay, charpentier, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait à Saint Germain : 400 l.
Du 24 septembre
A luy, idem : 400 l.
Du 3 novembre
A luy, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 400 l.
Du dernier decembre
A luy, idem : 400 l.
Du 9e may 1667
A luy, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait à Saint Germain : 300 l.
Total : 1900 l.
[f. 77] Menuiserie de Saint Germain
Du 28 may 1666
A Charles Lavié, menuisier, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait à Saint Germain : 1000 l.
Du 15 juillet
A luy, idem : 3200 l.
A Adrien Milot, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 500 l.
A Michel Salle, menuisier, pour son paiement des ouvrages qu’il a faits à l’appartement de M. Le Tellier au chasteau de Saint Germain : 136 l.
Du 24 aoust
Aud. Lavié, menuisier, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait à Saint Germain : 600 l.
Du 24 septembre
A luy, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait à Saint Germain : 800 l.
Aud. Milot, à compte des ouvrages de menuiserie par luy fait aux chasteaux de Saint Germain : 300 l.
A luy, idem : 300 l.
[f. 77v] Du dernier decembre 1666
A Milot, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il a fait aux chasteaux de Saint Germain : 800 l.
Du 15e mars 1667
A luy, idem : 400 l.
Du 9e may
A luy, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait à Saint Germain : 300 l.
Total : 8336 l.
[f. 78] Peinture, sculpture et ornemens de Saint Germain en Laye
Du 15 juillet 1666
A Jean Poisson, peintre, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait à Saint Germain : 400 l.
A Jean Disses, fontainier, à compte des ouvrages de ciment et de mastic qu’il fait sur les voutes des galleries des grottes de Saint Germain : 2000 l.
Du 24 aoust
A luy, idem : 2500 l.
Du 24 septembre
A luy, à compte des ouvrages de ciment et de mastic qu’il fait sur les voutes des grottes dud. lieu : 1000 l.
Aud. Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait à Saint Germain : 400 l.
Du 3 novembre
A luy, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 150 l.
Du 19 febvrier 1667
Aud. Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 800 l.
Total : 7250 l.
[f. 80] Couvertures
[f. 81] Plomberies
[f. 82] Jardinages de Saint Germain en Laye
Du 28 may 1666
A Jean Delalande, jardinier du vieil chasteau de Saint Germain, pour plusieurs despences qu’il a faictes dans le jardin et parc de Saint Germain : 288 l.
A Edme Boursaut, pour le paiement des ouvriers qui ont travaillez à Saint Germain aux fouilles et transports de terre depuis le XV mars dernier jusqu’au XXVIIe du mesme mois : 124 l.
A Jean Delalande, jardinier du chasteau neuf de Saint Germain, pour avoir fait sabler touttes les allées et jardin potager estant dans l’enclos du petit bois : 302 l. 4 s.
Du 3 novembre
A François Toulmé, pour avoir nettoyé les deux fosses à privé du commun du Roy : 165 l.
Du 7 decembre
A Paul La Hache, pour paiement des ouvrages de pavé de grais qu’il a faits à Saint Germain : 76 l. 10 s.
Du dernier dud.
A Martin Cottart, pour menues despences qu’il a faites à Saint Germain depuis le 17 octobre jusqu’au dernier dud. mois : 203 l. 2 s. 5 d.
[f. 82v] Du 19 febvrier 1667
A Jean Delalande, pour plusieurs menues despences qu’il a faictes dans le jardin du boulingrin à Saint Germain en Laye : 378 l.
Total : 1536 l. 16 s. 5 d. »
[f. 85] Serrurerie de Saint Germain
Du 28 may 1666
A Louis Boutrait, serrurier, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait à Saint Germain : 600 l.
Du 15 juillet
A luy, idem : 800 l.
A Louis Guillemau, pour son parfait paiement des ouvrages de serrurerie qu’il a faits à l’apartement de M. Le Telier au chasteau de Saint Germain : 43 l. 12 s. 6 d.
Du 24 septembre
Aud. Boutrait, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait à Saint Germain : 400 l.
Du 3 novembre
A luy, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait aud. lieu : 300 l.
Du 7 decembre
A luy, idem : 400 l.
Du dernier dud.
A luy, idem à compte : 800 l.
Du 19 febvrier 1667
A luy, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 1000 l.
[f. 85v] Du 15e mars 1667
Aud. Boutrait, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 400 l.
Total : 4743 l. 12 s. 6 d.
[f. 86] Vitrerie de Saint Germain
Du 15 juillet 1666
A Robert Morel, vitrier, à compte des ouvrages de vittrerie qu’il fait aud. chasteau : 600 l.
Du 7 decembre
A luy, idem : 300 l.
A luy, à compte desd. ouvrages : 300 l.
Du dernier decembre
A luy, à compte idem : 200 l.
Du 15e mars 1667
A luy, à compte de sesd. ouvrages : 400 l.
Total : 1800 l.
[f. 87] Parties extraordinaires des chasteaux de Saint Germain en Laye
Du 28e may 1666
A Charles Jullien, demeurant à Poissy, pour le paiement des charpentiers, scieurs de long et autres ouvriers qui travaillent à faire l’espalier necessaire pour la closture des plans que le Roy fait faire dans la forest de Laye : 2000 l.
A Charles Moyer, prevost de Poissy, pour emploier aux menues plans que Sa Majesté fait faire dans la forest de Laye : 3000 l.
Du 15 juillet
A luy, idem : 6000 l.
Aud. Jullien, à compte des ouvrages qu’il fait faire dans la forest de Saint Germain : 3000 l.
Du 24 septembre
Au sieur Soulaigre, pour avoir nettoyé pendant quatre mois que la cour a sejourné à Saint Germain le vieil chasteau dud. lieu : 300 l.
A Jean Delalande, pour parfait paiement de la despence qu’il a faitte à empailler la glaciere de Saint Germain depuis 1657 jusques 1664 : 400 l.
[f. 87v] A Jean Baptiste Delalande, la somme de 1500 l., scavoir 600 l. comptant et le surplus en deux paiemens de trois en trois mois pour dedommagement des bastimens qu’il avoit fait construire proche l’orangerie qui ont esté demolis pour bastir le logis de la surintendance des Bastimens, cy : 1500 l.
Du 19 febvrier 1667
Au sieur Mpyer, pour employer aux grands et menus plans que Sa Majesté fait faire dans la forest de Laye : 6000 l.
A Leonnard Aubry, pour parfait paiement des ouvrages de pavé qu’il a fait à Saint Germain : 919 l.
Du 15e mars
Au sieur Petit, commis à la conduite des bastimens de Saint Germain, pour diverses despences qu’il y a faites : 242 l. 18 s. 8 d.
A luy, idem : 279 l. 8 s. 6 d.
Total : 23641 l. 7 s. 2 d. »

Lettre concernant l’avancée des travaux aux ponts du Pecq et de Chatou et à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, le samedy 14e aoust 1666
Maistre Paul Charpentier commença jeudy à faire battre des pieux au pont de Chatou, et en a battu quattre de deux pallées qui sont entrez de huict à neuf piedz en terre, et s’estans trouvez de la hauteur necessaire pour construire les arches, on a esté contrainct de cesser de les battre, quoyque les derniers coups de hye les ayent encores faict enfoncer d’un grand poulce à chaque fois. Lesd. pieux qui servent à l’une des deux arches navigantes n’ont que 39 p. de long et en devroient avoir au moins 45 p. (d’autant que le marché porte que les pieux seront donnez des longueurs necessaires et battus au reffus de la hye).
De sorte que led. Charpentier, voyant que je le voulois obliger de dresser des pieux de plus grande longueur, a fait cesser le travail, disant qu’il ne luy falloit point monstrer son mestier.
Il se trouve que des vieux pieux, il y en a qui ont esté enfoncez de 11 p. dans terre et les autres de 8 à 8 p. ½, et neantmoins l’ouvrage en a esté tres mauvais.
J’ay escrit à monsieur de Paris qu’il est de consequence de ne point perdre de temps à agir contre led. Charpentier qui nous fera perdre par son obstination le temps propre pour travailler, qui nous presse extraordinairement.
Le sieur Duchauffour a garny 7 travées de poutres au pont du Pecq et a commencé aujourd’huy à appliquer le couchis sur les travées du milieu pour y porter le sable et cailloux des arbres qu’il va presentement restablyr, qui sont celles qui estoient restées dans le milieu du pont. Il commencera la semaine prochaine à faire preparer des moises pour le bas des pallées restablys.
Je feray remettre en place les tableaux et corniches des lambrys de la gallerye des villes lorsque Monseigneur l’aura ordonné.
Monsieur de Grandmaisons n’a que deux hommes qui travaillent par espaullée au restablissement des fontaines et ne l’auront achevé de 15 jours.
Les jardiniers ont grande necessité d’eaue.
L. Petit »

Lettre concernant l’avancée des travaux au pont du Pecq

« De Saint Germain, le mercredy matin 20e octobre 1666
Il est impossible de se pouvoir trouver au lever de Monseigneur parce que la porte du chateau ne s’ouvrent qu’à cinq heures et demy ou à six heures.
Il arriva hier au soir deux trains de bois de differentes longueurs pour l’achevement du pont du Pec outre les deux battellées qui arriverent vendredy dernier. L’on m’a escrit que le sieur Poictevin faict debiter beaucoup de couchis qu’il envoyera au premier jour.
Il y a encores 4 pieux à mettre en fiche, dont il m’a paru y en avoir trois dans les trains derniers arrivez que l’on employent au plus tost.
On descouvre deux travées de poutres pour mettre un jour à la place de celuy qui est pourry à la 21 pallée. J’espere que led. joug sera en place cette semaine et quelques poutres remises en place.
L’on redresse aussy la derniere pallée qui estoit demeurée dans le melieu du pont et pour cet effect l’on travaillera aujourd’huy à la desgarnyr aussy de poutres. J’attendz le sieur Poictevin.
J’escrivis hier au sieur Charpentier de venir au plus tost pour faire couper les pieux qui luy sont necessaires à Joyenval. Il est trop negligent. J’en avois escrit avant-hier à monsieur de Paris, mais on me mande qu’il est allé sur les chemins de Lion et de Troyes.
L’on m’asseura hier que led. Charpentier arrivent aujourd’hui à Chatou. C’est pourquoy je le pourray envoyer aud. Joyenval avec les officiers.
J’ay donné ordre à la menuiserie que Monseigneur commanda hier de faire, scavoir deux croisées au vieil chasteau et une porte dans la gallerye des grottes au chasteau neuf.
L’on travailla hier fort tard à la salle de la comedie. Elle avance fort. J’acheveray aujourd’huy de faire accommoder les vittres.
J’ay esté voir monsieur Mascranny qui m’a dict que c’est monsieur Moyé qui doit aussy restablir les routes de Vezinet et qu’il scait où prendre ses plants, qu’il n’en donne point advis aux Lalande pour les faire travailler à faire les troux.
L. Petit »

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