Archives du Musée d'Archéologie nationale

Inventaires et archives en ligne

Fonds / Collection - Corpus numérique sur l'histoire du château et des jardins de Saint-Germain-en-Laye

Procès-verbal de délimita... Estimation et division du... Estimation de la Surinten... Estimation du Grand Commu... Estimation du Boulingrin ... Estimation du chenil à Sa... Affiche annonçant la vent... Marché pour la serrurerie... Château de Saint-Germain-... Château de Saint-Germain-...
Résultats 1 à 10 sur 520 Afficher tout

Zone d'identification

Code de référence

/ Collection

Intitulé

Corpus numérique sur l'histoire du château et des jardins de Saint-Germain-en-Laye

Date(s)

  • 1124-1933 (Production)

Niveau de description

Fonds

Importance matérielle et support

Près de 4300 pièces d'archives et plus de 1000 documents iconographiques.

Zone du contexte

Nom du producteur

Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye (1862-)

Histoire administrative

Musée d’Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye

Histoire archivistique

RASSEMBLER LES ARCHIVES SUR LES CHÂTEAUX, LES JARDINS ET LE DOMAINE DE SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

1. De la lumière à l’ombre : un corpus à construire
Jadis l’une des principales demeures des souverains français avec le Louvre, Fontainebleau ou Vincennes, Saint-Germain-en-Laye reste l’une des grandes oubliées de l’Histoire : alors que l’on ne compte plus les monographies sur Versailles, rares sont les études dédiées à cet ancien château royal. Si l’on se souvient entre autres qu’Henri II, Charles IX et Louis XIV y sont nés, et si son nom est régulièrement cité dans des travaux sur l’histoire et l’architecture françaises, la connaissance de cette ancienne résidence de la Couronne reste ponctuelle et, souvent, superficielle.
Cette omission dans l’historiographie et plus généralement dans les représentations historiques s’explique en partie par le départ du Roi-Soleil pour Versailles en 1682 puis par le délaissement du château au XVIIIe siècle, après la mort des souverains anglais exilés qui y avaient trouvé refuge. Elle résulte également du démembrement du domaine opéré à la Révolution et de l'affectation du château à des usages militaires : dépouillée de l'essentiel de ses décors, l'ancienne demeure royale devenue pénitencier est restée inaccessible aux amateurs jusqu'en 1855. Enfin, fortement restaurée à partir de 1862 pour abriter le musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines, elle constitue désormais l’écrin de pièces maîtresses de l'archéologie nationale, et son histoire n’y est évoquée que par une maquette du site au XVIIe siècle, par une série de discrets panneaux en plexiglas répartis dans les salles et par une signalétique installée dans les jardins en 2013, à l’occasion de l’année Le Nôtre.

Si l’histoire récente du site a donc pu progressivement occulter les vestiges de la demeure royale, le château et le domaine n’en sont pas moins des lieux historiques qu’il faut valoriser, tant pour leur architecture et leur histoire monumentale que pour leur fonction, à la fois lieu de pouvoir, résidence et théâtre d’événements historiques. Penser cette valorisation exige un retour aux sources et aux documents fondateurs qui écrivent et façonnent l’histoire de ce monument insigne. Ces ressources documentaires n’étant pas toutes visibles ni même identifiées, il est apparu essentiel d’entreprendre un recensement de cette documentation éparpillée entre plusieurs lieux de conservation.
Résidence royale puis domaine national depuis neuf siècles, le château de Saint-Germain-en-Laye, ses jardins et ses dépendances apparaissent en effet dans des documents répartis dans de nombreux fonds des archives publiques, en raison de la multiplicité des producteurs et de l’histoire complexe de certains fonds anciens. La diversité des administrations intervenue dans ce qui fut tour à tour une grande demeure de la Couronne, un bâtiment militaire dissocié du domaine national voisin puis un monument historique abritant un musée a en effet évidemment entraîné le morcellement des sources. On sait en outre que divers ensembles documentaires ont été fortement malmenés et ne subsistent qu’à l’état de vestiges dispersés, à l’image des archives de la Chambre des comptes. Le repérage des principales ressources disponibles était donc un préalable indispensable à toute nouvelle recherche sur le château, ses jardins et son domaine.

2. Contexte et objectif du projet
Le labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire (Investissements d’avenir, ANR-11-LABX-0026-01) a validé, accompagné et financé ce projet porté par Hilaire Multon, directeur du Musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, et accompagné par un comité scientifique rassemblant Éric Anceau, Marc Bayard, François Boulet, Florence Bourillon, Monique Chatenet, Hervé Drévillon, Vincent Droguet, Sabine Frommel, Nathalie Genet-Rouffiac, Nicolas Le Roux, Thomas Lecomte, Jean-Michel Leniaud, Emmanuel Lurin, Jean-François Moufflet, Olivier Renaudeau, Alain Salamagne et Béatrix Saule. Le soutien du labex Les passés dans le présent a permis d’engager un post-doctorant, Étienne Faisant, docteur en histoire de l’art, chargé de rassembler les sources relatives au château et au domaine du XIIe au XXe siècle afin de les présenter dans un corpus en ligne.
Le choix du support numérique répond à plusieurs impératifs. Il permet en effet de reconstituer virtuellement cette collection en dépassant les contraintes géographiques des différents lieux de conservation. Il autorise de plus la publication d’un nombre important de documents, qu’il serait matériellement et financièrement impossible de reproduire sur un support imprimé largement accessible. Il offre enfin également la possibilité de pouvoir être perpétuellement enrichi au fur et à mesure des nouvelles découvertes. Il faut en effet souligner que ce corpus ne saurait viser à l’exhaustivité, la sélection opérée au sein de dossiers particulièrement riches pouvant par la suite être complétée et, surtout, des fonds non encore explorés pouvant être ajoutés. Les utilisateurs de cet outil sont donc invités à signaler l’existence de sources susceptibles de compléter cette collection virtuelle.
Ce recueil de sources est un socle documentaire pour mener des travaux scientifiques plus précis. Il nourrira ainsi une monographie collective, première synthèse scientifique sur l’ensemble de l’histoire du domaine royal puis national de Saint-Germain-en-Laye, dont la parution est prévue en 2020. Un nouvel espace muséographique est de même en préparation afin de présenter aux visiteurs, sur place, l’histoire du domaine et des châteaux de Saint-Germain-en-Laye.

3. Méthodologie du projet
Pour constituer en un temps raisonnable un corpus renseignant le plus largement et précisément les différents moments de cette riche histoire, les fonds les plus conséquents et accessibles ont été privilégiés. Étienne Faisant en a entrepris le dépouillement le plus systématique possible, pour y retrouver les documents susceptibles d’éclairer les divers aspects de l’histoire du site, depuis les premières mentions de la résidence royale, au début du XIIe siècle, jusqu’aux premières années du XXe siècle, marquées par l’achèvement de la restauration monumentale entamée en 1862 ainsi que par la signature en 1919 du traité de Saint-Germain-en-Laye. Outre ceux éclairant l’histoire du bâti, des décors et des jardins, ont ainsi été recherchées les pièces d’archives concernant les grands événements qui s’y sont déroulés, la vie de la Cour et des différents occupants du château, ou encore leurs rapports avec la ville voisine et ses habitants.
Chaque document a été, dans la mesure du possible, transcrit et identifié par un intitulé le plus descriptif possible. Sont également systématiquement indiqués sa date, son lieu de conservation et sa cote, informations auxquelles a été ajoutée une indexation fondée sur les principaux thèmes et lieux. Les documents figurés ont été en parallèles repérés et identifiés en vue de leur numérisation : ils seront progressivement ajoutés sur ce site au fur et à mesure des campagnes photographiques.

Modalités d'entrée

Zone du contenu et de la structure

Présentation du contenu

Les milliers de documents présentés dans ce corpus fournissent des données éparpillées, susceptibles de nourrir des travaux tant sur Saint-Germain-en-Laye que sur des thèmes transversaux. Dans l’attente de la monographie à venir, nous proposons ici une brève chronologie permettant de mieux en comprendre et contextualiser le contenu.

Au début du XIe siècle, le roi Robert le Pieux fonda un prieuré dédié à saint Germain, non loin de l’actuel château. La première mention de la résidence royale de Saint-Germain apparaît dans un document de 1124, sous le règne de Louis VI Le Gros. Établie à proximité de la forêt de Laye, cette demeure peu fortifiée pouvait sans doute permettre au souverain de s’adonner à la chasse. Elle était néanmoins suffisamment prestigieuse pour que saint Louis, qui y fit bâtir la chapelle toujours existante vers 1235-1239, y reçoive notamment l’empereur Baudouin II. Le XIVe siècle vit l’affirmation de Saint-Germain-en-Laye comme lieu de pouvoir et de décision, la tenue du Conseil royal y étant attestée.
Dans les premières années de la guerre de Cent Ans, en 1346, Saint-Germain-en-Laye fut incendié par les troupes anglaises du prince Noir. Des travaux de restauration furent toutefois rapidement menés, signe de l’importance de cette résidence où le roi put bientôt à nouveau séjourner. En 1367, Charles V lança un nouveau grand chantier au cours duquel la demeure fut dotée de grands fossés et d’une enceinte renforçant considérablement les capacités militaires du château. Le souverain puis son fils purent ainsi y séjourner, mais cette résidence fut naturellement délaissée au XVe siècle par leurs successeurs établis dans le Val de Loire. Louis XI offrit même ce domaine à son médecin Jacques Coitier.
Le château connut en revanche une véritable renaissance au XVIe siècle. En 1514, son enceinte accueillit le mariage princier du futur roi François Ier avec la princesse Claude de France. Appréciant manifestement beaucoup cette résidence, où il s’installa souvent, ce grand amateur de chasse lança en 1539, à la fin de son règne, la reconstruction du château. Confié à Pierre Chambiges, ce dernier fut conçu suivant un parti original, dominé par ses hautes terrasses surplombant le vaste jardin aménagé au nord. Henri II, qui y était né en 1519, y séjourna plus qu’ailleurs et en fit le lieu de séjour privilégié de ses enfants. Il le dota de plus de nouveaux agréments et fit ainsi commencer la construction d’une « maison du théâtre et des baigneries ». Après sa mort en 1559, Saint-Germain-en-Laye accueillit moins souvent ses fils et successeurs, mais le château accueillit régulièrement les souverains, notamment à l’occasion du colloque de Poissy en 1561. Henri III y fit d’ailleurs réaliser des aménagements, tant dans le château que dans le jardin.
Après s’être assuré du pouvoir, Henri IV montra à son tour un net intérêt pour Saint-Germain-en-Laye, où il fit entreprendre des travaux dès 1594. À partir de la « maison du théâtre » commencée par Henri II, il fit ainsi construire le château-neuf qui, situé au bord du plateau, fut prolongé par de grands jardins en terrasse descendant vers la Seine et rendus célèbres par leurs grottes artificielles garnies d’automates. N’offrant que quelques logements, ce second bâtiment venait compléter le château-vieux, où le souverain installa ses enfants, légitimes ou non. C’est ainsi là que le jeune Louis XIII passa l’essentiel de ses premières années. Devenu roi, il revint régulièrement à Saint-Germain-en-Laye, où la Cour s’installa de façon quasi-permanente à la fin de sa vie. S’il ne fit entreprendre que des constructions relativement modestes, il fit poser de grands décors tant au château-neuf qu’au château-vieux, où travaillèrent entre autres Simon Vouet et Nicolas Poussin. C’est enfin là, au château-neuf, que son fils, le futur Louis XIV, naquit en 1638 et que lui-même s’éteignit en 1643.
Durant la régence d’Anne d’Autriche, Saint-Germain-en-Laye fut un lieu de refuge tantôt pour Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre en exil, tantôt pour le jeune roi face à la Fronde en 1648 puis en 1649, à l’issue de la fameuse fuite à Saint-Germain. C’est ensuite la chasse qui semble avoir bientôt attiré Louis XIV dans cette résidence dont il fit par la suite, à partir du milieu des années 1660, le principal lieu de séjour de sa Cour. Louis Le Vau, André Le Nôtre et Charles Le Brun, entre autres, travaillèrent alors à la restauration et à l’amélioration des châteaux, des jardins et du domaine. Fut ainsi notamment aménagée à partir de 1669 la Grande Terrasse, au bout de laquelle fut construit en 1675 le château du Val. Saint-Germain-en-Laye abrita alors de multiples fêtes et cérémonies, la plus grandiose étant le baptême du Dauphin, célébré dans la cour du Château-Vieux en 1668. Le fort Saint-Sébastien, destiné à l’entraînement des troupes, fut de plus créé dans la forêt en 1669. En 1678, toutefois, le roi annonça l’installation de la Cour à Versailles, effective en 1682.
Cette décision ne devait manifestement pas, à l’origine, entraîner l’abandon de Saint-Germain-en-Laye, dont le Roi Soleil fit transformer le château-vieux : Jules Hardouin-Mansart ajouta alors cinq pavillons aux angles du bâtiment. Les projets du souverain furent toutefois bouleversés par la Glorieuse Révolution (1688-1689) : le roi d’Angleterre Jacques II Stuart et son épouse Marie de Modène ayant trouvé refuge dans son royaume, il leur offrit la jouissance du château-vieux. Le couple en exil réunit autour de lui une nouvelle Cour royale, jacobite, qui entretint de multiples relations avec la Cour française installée à Versailles. Cet usage se maintint jusqu’à la mort de Marie de Modène en 1718.
Saint-Germain-en-Laye perdit alors son statut de demeure royale, les deux châteaux n’ayant plus jamais été habités par des souverains. Les appartements furent alors concédés à de vieux serviteurs ou à des courtisans, et l’entretien des bâtiments fut si réduit que l’état sanitaire du château-vieux devint vite déplorable. Le vieux domaine royal ne fut pourtant pas abandonné par la monarchie : Louis XV puis Louis XVI vinrent régulièrement chasser à Saint-Germain-en-Laye, où leurs équipages s’installaient en hiver. Ils se contentaient toutefois de traverser les jardins, qui furent eux aussi simplifiés. Le domaine fut en outre bouleversé suite au don du château-neuf consenti, en 1777, au comte d’Artois : celui-ci projeta de le faire agrandir et commença par faire reprendre les galeries le portant, mais les travaux furent interrompus et le château resta éventré.
Après la Révolution, les vestiges et d’autres parties de l’ancien domaine furent vendus par lots. Le château-vieux resta en revanche propriété nationale et, en 1809, fut affecté par Napoléon à une nouvelle école de cavalerie. L’installation de cette institution nécessita de nouveaux aménagements et le projet de racheter les propriétés aliénées quelques années plus tôt, mais les démarches nécessaires n’étaient pas terminées lorsque l’empire fut renversé.
Louis XVIII affecta le château de Saint-Germain-en-Laye au logement d’une des compagnies de ses gardes du corps. Après la révolution de Juillet, l’édifice fut retiré de la Liste civile, et Louis-Philippe conserva donc seulement la jouissance des jardins et de la forêt, où la famille royale continua à chasser. Attribué au ministère de la Guerre, le château devint alors, en 1833, un pénitencier militaire : des salles furent transformés en ateliers, d’autres furent divisées pour former des cellules, et un mur fut élevé autour du fossé pour fermer cet espace servant désormais à la promenade des prisonniers.
L’arrivée du chemin de fer en 1847 bouleversa les environs du château : la voie vint amputer le Grand Parterre et forma une saignée au travers de la forêt, dont une partie se trouva ainsi réunie aux jardins. Ce terrain fut alors aménagé, sous les ordres de Louis-Philippe, en jardin à l’anglaise, tandis que le train offrait désormais l’opportunité au plus grand nombre de venir, depuis Paris, apprécier les douceurs et agréments de Saint-Germain-en-Laye, lieu de promenade et de flânerie. Il avait également été prévu de réhabiliter les anciens jardins français, mais la révolution de 1848 stoppa cet élan.
L’arrivée au pouvoir de Napoléon III permit le renouveau du château, qui fut évacué en 1855 par le pénitencier militaire pour permettre la visite de la reine Victoria. Après avoir envisagé d’autres options, l’empereur décida en 1862 d’affecter l’édifice à un nouveau musée des Antiquités nationales, d’abord dit des Antiquités celtiques et gallo-romaines. Pour que le château puisse accueillir cette nouvelle institution, de grands travaux de restauration furent immédiatement lancés sous la direction de l’architecte Eugène Millet. Le choix fut fait de rendre à la vieille demeure royale son aspect sous François Ier, et les pavillons ajoutés pour Louis XIV furent donc progressivement détruits. Le musée fut inauguré en 1867, alors que seules quelques salles étaient aménagées. La guerre et la chute de l’empire en 1870 interrompirent le chantier, mais les travaux reprirent en 1871 avec un budget réduit. Eugène Millet poursuit la restauration jusqu’à sa mort en 1879, date à laquelle lui succéda Joseph-Auguste Lafollye, à son tour remplacé par Honoré Daumet en 1895. Les travaux furent ainsi achevés à la veille de la Première Guerre mondiale.
À l’issue de cette dernière, le musée abrita la signature, le 10 septembre 1919, du traité de paix avec l’Autriche. Après avoir traversé la Seconde Guerre mondiale, qui vit les Allemands s’implanter fortement à Saint-Germain-en-Laye, il fit l’objet d’un vaste programme de rénovation à l’initiative d’André Malraux, ministre des Affaires culturelles de 1959 à 1969. Renommé en 2005 musée d’Archéologie nationale afin de souligner son rôle d’acteur d’une pratique scientifique vivante, il a fusionné en 2009 avec le Domaine national au sein d’un même établissement, le service à compétence national du musée d’Archéologie nationale et Domaine national de Saint-Germain-en-Laye.
Depuis 2013, l’établissement est engagé dans un long chantier de restauration du monument historique placé sous la maîtrise d’ouvrage de l’OPPIC et la maîtrise d’œuvre de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques. Ces travaux doivent se poursuivre jusqu’en 2020.

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Accroissements

Ce recueil des sources est susceptible de s'accroître au fur et à mesure des recherches menées sur l'histoire des châteaux et jardins de Saint-Germain-en-Laye dans les services d'archives, les bibliothèques et autres institutions susceptibles de conserver des archives relatives à ce sujet, en France ou à l'étranger.

Mode de classement

Ce recueil est conforme à la note DITN/RES/2003-001 du 17 octobre 2003 publiée par les Archives de France sur la modélisation des guides des sources et de recherche, respectant ainsi le principe de l’intégrité des fonds d’archives.

Ce guide des sources, à la fois géographique et thématique, a pour objet l’histoire du château et des jardins de Saint-Germain-en-Laye, de sa création au XIIe au début du XXe siècle. Le terme chronologique correspond à l’arrêt de la restauration du château qui coïncide avec le début de la Première Guerre mondiale. Le corpus englobe le traité de paix de 1919, événement majeur qui marque l’histoire du château. Le recueil pourra éventuellement être étendu au reste du XXe siècle, notamment à la période de la Seconde Guerre mondiale, en fonction de l’évolution du projet et de nouvelles découvertes de sources.

Le plan de classement est le reflet de la méthodologie de recherche. Il s’organise par centres de conservation d’archives. Ce choix représente la solution la plus satisfaisante par rapport à un classement chronologique, dont le découpage serait assez arbitraire, ou par lieux topographiques, impossible à définir quand le document couvre l’ensemble du domaine.

Les différents niveaux hiérarchiques s’organisent selon la terminologie suivante :


  • le fonds correspond à la collection constituée ;
  • les sous-fonds correspondent aux différents lieux de conservation des sources identifiées ;
  • les séries et dossiers reprennent le cadre de classement des services de conservation avec les intitulés respectifs ;
  • la pièce correspond au document transcrit ou figuré.

Cette logique de classement répond aux normes archivistiques en vigueur :

  • ISAD(G) pour la description archivistique des différents niveaux de l’instrument de recherche jusqu’à la pièce (le document transcrit ou iconographique) ;
  • ISAAR(CPF) pour la description des producteurs d’archives permettant un point d’accès par notice d’autorité.

Une indexation complète ce plan de classement suivant une logique topographique (Parcourir > Lieux) et une logique thématique (Parcourir > Sujet). La collection étant morcelée entre plusieurs sous-fonds et séries plus ou moins cohérents, l’indexation est apparue nécessaire afin de constituer des sous-corpus. L’indexation se veut pragmatique et se limite à des mots-clefs correspondant aux thèmes récurrents.

L’indexation par sujet propose plusieurs champs d’entrée :
Un premier rassemble tous les personnages historiques ayant marqué la construction de Saint-Germain. On distinguera la figure des souverains :
→ Anne d’Autriche
→ Charles IX
→ Charles V
→ Charles VI
→ Charles VIII
→ Henri II
→ Henri IV
→ Henriette de France Reine d’Angleterre
→ Jacques III prétendant au trône d’Angleterre
→ Louis VI
→ Louis X
→ Louis XIII
→ Louis XIV

...de celle des artistes et artisans :
→ André Le Nôtre
→ Eugène Millet
→ Joseph-Auguste Lafollye
→ Loaisel de Tréogate
→ Louis Le Vau
→ Pierre-Gérôme-Honoré Daumet

Un second champ propose des thèmes relatifs à une histoire matérielle, sociale et culturelle du lieu, sa vie quotidienne :
→ Chasse
→ Cérémonies diplomatiques
→ Construction et travaux
→ Éducation des princes
→ Fêtes et événements
→ Mobilier
→ Officiers et employés
→ Propriété foncière
→ Vie de Cour

Un troisième champ se réfère aux autres fonctions du lieu :
→ École militaire de cavalerie
→ Musée
→ Pénitencier militaire

Un quatrième champ porte sur les événements historiques et décisions royales ayant marqué l’histoire du lieu :
→ Actes royaux
→ Guerre de Cent Ans
→ Jacobites
→ Fronde

Enfin, un cinquième champ permet d’établir les rapports de la résidence à son environnement :
→ Chemin de fer
→ Cours des fontaines
→ Eaux
→ Ville

Autrement il est possible d’interroger le contenu par une recherche plein texte, c’est-à-dire que chaque mot compris dans la transcription textuelle des documents remontera comme mot-clef. Par exemple, aucune entrée thématique n’est proposée pour Marie de Médicis mais une recherche à partir de son nom fera ressortir tous les documents le contenant.

Zone des conditions d'accès et d'utilisation

Conditions d’accès

Conditions de reproduction

Langue des documents

Écriture des documents

Notes sur la langue et l'écriture

Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

Instruments de recherche

Zone des sources complémentaires

Existence et lieu de conservation des originaux

Existence et lieu de conservation des copies

Unités de description associées

Descriptions reliés

Note de publication

Bibliographie essentielle :

Monique Chatenet, « Une demeure royale au milieu du XVIe siècle. La distribution des espaces au château de Saint-Germain-en-Laye », Revue de l’Art, 1988, t. 81-1, p. 20-30.

Monique Chatenet, « Les enfants de Henri II et de Catherine de Médicis au château de Saint-Germain-en-Laye », Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, n° 45 (actes du colloque du 9 février 2008 : « La vie de cour dans les châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye au XVIe siècle, d’Henri II à Henri IV »), 2008, p. 19-35.

Edward Corp, A court in exile : the Stuarts in France, 1689-1718, Cambridge, Cambridge university press, 2003.

Edward Corp et Jacqueline Sanson (dir.), La cour des Stuarts à Saint-Germain-en-Laye au temps de Louis XIV, catalogue de l’exposition tenue au musée des Antiquités nationales du 13 février au 27 avril 1992, Paris, RMN, 1992.

Georges Houdard, Les châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye, 1124-1789, étude historique d’après les documents inédits recueillis aux Archives nationales et à la Bibliothèque nationale, Saint-Germain-en-Laye, Mirvault, 1909-1910 (2 tomes parus).

Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008.

Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 107.

Eugène Millet, Monographie de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye d’après les projets et les détails d’exécution tracés par feu Eugène Millet, Paris, Silvestre et compagnie, s.d.

Béatrix Saule (dir.), De la naissance à la gloire : Louis XIV à Saint-Germain, 1638-1682, catalogue de l’exposition tenue au musée des Antiquités nationales du 24 septembre au 27 novembre 1988, Saint-Germain-en-Laye, Ville de Saint-Germain-en-Laye, 1988.

Eugène Titeux, Saint-Cyr et l’École spéciale militaire en France, Fontainebleau, Saint-Germain, Paris, Firmin-Didot, 1898.

Alain Villes, La sainte-chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye et les portraits de saint Louis et de sa famille, Paris, Éditions du patrimoine, 2014.

Zone des notes

Identifiant(s) alternatif(s)

Points d'accès

Points d'accès sujets

Points d'accès lieux

Zone du contrôle de la description

Identifiant de la description

Identifiant du service responsable de la description

Labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire (ANR-11-LABX-0026-01) par Etienne Faisant et Pauline Louvrier / Musée d'Archéologie nationale-Domaine national de Saint-Germain-en-Laye

Règles et/ou conventions utilisées

Cet instrument de recherche a été élaboré conformément aux recommandations suivantes :

1. Note DITN/RES/2003-001 du 17 octobre 2003, Guide de(s) sources et guides de recherche. Modélisation.

2. Circulaire AD 98-8 du 18 décembre 1998
Instruction sur le classement et la cotation des archives dans les services d’archives départementales
https://francearchives.fr/de/file/1e9c1f2f64e94ae16680357a59abc208036481f3/static_989.pdf

3. Cadre de classement des Archives communales
Arrêté du 31 décembre 1926 portant règlement des Archives communales
http://archives.haute-garonne.fr/pdf/quefairepublic/cadreAC.pdf

Niveau d'élaboration

Brouillon

Niveau de détail

Moyen

Dates de production, de révision, de suppression

2017

Langue(s)

  • français

Écriture(s)

Sources

Zone des entrées

Sujets en relation

Personnes et organismes en relation

Lieux en relation