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Description archivistique
Louis XIII
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Mentions dans le registre paroissial de services donnés dans l’église de Saint-Germain-en-Laye pour le repos de l’âme de Louis XIII

« Le quinziesme jour de may mil six cents quarente trois, fut faict de devotion par moy curé, pour le repos de l’ame du feu Roy, un service complet avec vigiles, recommendasses, trois messes haultes, le libera à la fin avec les autres suffrages accoustumez, les messes chantées par messieurs Bailly, Lucas et moy curé.
[…]
Le 18e jour de may 1642, furent chantées solemnellement les vespres à vigilles des morts, et le lendemain une messe haulte de requiem par monsieur le curé à l’intention du feu Roy, le tout par devotion.
[…]
Le vingtiesme jour de may mil six cents quarente trois, fut faict un service complet de la confrairie dela charité pour le repos de l’ame du Roy deffunct, les messes chantées par messieurs Bailly, Garoche et monsieur le curé. »

Mentions dans le registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye du convoi funéraire de Louis XIII

« Le dix neufiesme jour de may mil six cents quarente trois, le corps du feu Roy, que Dieu absolve, (ayant demeuré en son lict de parade dressé en son chasteau neuf de Saint Germain en Laye pour estre veu et visitté de tous ses sujets, comme il fut faict tant de tous les habitants dud. lieu que de tous les lieux circonvoisins, de tous estats et conditions, sexes et aages, avec pleurs et larmes de regrets d’une telle perte, et avec devotes prieres pour le repos de son ame, la liberté n’en estant interdite à aucune personne depuis le jour du deces de Sa Majesté jusques aud. jour sur les quatre à cinq heures du soir, pendant lequel temps furent faictes continuelles prieres à son intention, tant de jour que de nuict, et journellement celebrées quantité de messes tant par plusieurs prelats et evesques que par messieurs les aumosniers et chantres de la chapelle de Sa Majesté, comme aussi par une grande quantité de religieux de tous les ordres mandiants de Paris qui y avoient esté mandez à cest effect, sans obmettre monsieur le curé de ced. lieu, qui y fut aussi mandé des premiers avec son clergé, qui y rendirent leurs debvoirs non avec moindre devotion que tous les autres) fut enlevé, selon qu’il avoit pleu à Sa Majesté de l’ordonner par son testament et derniere volonté, sans pompe funebre (telle qu’elle eus testé bien requise pour la mémoire d’un si grand prince) dans un char de dueil tiré par six chevaux, enharnachez de mesme pareure, pour estre porté à Saint Denis, lieu de la sepulture des roys de France, et ledict char accompagné de quantité de prelats et aumosniers revestus de leurs surplis et bonnets quarrez, de plusieurs princes, seigneurs et officiers tous revetus de dueil, des compagnies ordinaires de la garde de Sa Majesté comme de gendarmes, gardes du corps, chevaux légers et mousquetaires à cheval, et conduict par led. sieur curé de ce lieu, assisté de son clergé, des peres recollets en corps et de tous les paroissiens avec cierges en main allumez, depuis ledict chasteau neuf jusques à la porte du parcq, lieu qui faict la separation des territoires de Saint Germain et du Pecq, où monsieur le curé dud. lieu du Pecq se trouva pour le recevoir et le conduire jusques aux fins et limittes de sa paroisse, et fut ainsi receu et conduict de paroisse en paroisse jusques aud. lieu de Saint Denis. »

Lettre concernant la maladie du roi à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, ce samedy 25me d’apvril 1643
Monsieur,
Apres les apprehensions les plus grandes qui se peuvent imaginer que l’extremité de la maladie du Roy nous a données particulierement depuis huict jours, enfin nous commançons à respirer, et Dieu nous faict la grace de le voir en meilleur estat, en sorte qu’il y a maintenant beaucoup de sujet d’asperer sa premiere santé. Sa Majesté s’est faict cognoistre admirable pour les affaires de son Estat et pour celles surtout de sa conscience, et se peut dire que si Dieu l’eust appelé au poinct où Elle s’est mise, jamais il ne fust veu une fin plus courageuse et plus chrestienne tout ensemble.
Le Roy scaura le soing que vous avés eu d’envoier avec tant de dilligence pour scavoir l’estat de sa santé affin de vous forcer, au prejudice de la vostre, de vous rendre pres de Sa Majesté. Je n’y vois point, graces à Dieu, de necessité, et il ne luy serviroit de rien que vus retombassiés en vos maux et douleurs aigues dont vous n’estespas encore bien gueri. C’est ce que je vous puis dire pour response à la lettre que vous m’avés faict l’honneur de m’escrire. Je suis de l’entier de mon cœur, Monsieur, vostre tres humble, tres obeissant et tres fidele serviteur.
Bouthillier
M. du Hallier a esté faict marechal de France. Il n’y a point d’autres dispositions de changé. »
Au revers : « A Monsieur, Monsieur le marquis de Brezé, mareschal de France, gouverneur et lieutenant general pour le Roy en sa province d’Anjou »

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