Château-Vieux

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  • Histoire des châteaux et des jardins de Saint-Germain-en-Laye

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      Château-Vieux

      Terme générique Saint-Germain-en-Laye

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        Château-Vieux

          1464 Description archivistique résultats pour Château-Vieux

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          « Ministère des Travaux publics
          Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Saint-Germain-en-Laye, le 20 février 1875
          A monsieur le ministre des Travaux publics
          Monsieur le Ministre,
          Depuis plusieurs années, faute de ressources en rapport avec l’importance du travail de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, on a laissé le bâtiment est sans planchers, avec toutes les croisées ouvertes à tous les vents, et cette situation ne saurait se prolonger sans inconvénient pour le monument. Je crois donc qu’on devrait commencer la fermeture de ce corps de logis et j’ai l’honneur de proposer d’établir les planchers et de construire les portes et les croisées des salles à 4 croisées, dans les trois étages supérieurs.
          Cette opération permettra d’enlever les étais de cette partie du château et de construire alors la cave du calorifère, aussi bien que l’escalier conduisant du rez-de-chaussée dans le fossé est, vers la cité Médicis.
          A ces ouvrages, on devrait ajouter pour la campagne 1875 la continuation des travaux de restauration de la chapelle de saint Louis sur sa façade méridionale, vers le dehors de l’ancienne demeure.
          Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.
          Eugène Millet »

          Ministère des Travaux publics

          « Ministère des Travaux publics
          Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Paris, le 30 avril 1879
          A monsieur le ministre des Travaux publics
          Monsieur le Ministre,
          Le 28 mars dernier, vous avez bien voulu me faire connaître que, par décision du 12 du même mois, vous avez compris le château de Saint-Germain-en-Laye pour une somme de 130000 f. dans la répartition du crédit affecté en 1879 aux grosses réparations des Bâtiments civils, et que cette somme devra être employée ainsi qu’il suit :
          Continuation des travaux de restauration de la façade sud : 100000 f. 00 c.
          Aménagement et ameublement de quelques-unes des pièces de l’angle nord-est : 30000 f. 00 c.
          Total : 130000 f. 00 c.
          Par la même lettre, vous m’avez demandé un état de répartition de ce crédit, dressé par natures d’ouvrages, et indiquant l’emploi des sommes allouées.
          J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli cet état de répartition en vous priant de bien vouloir lui donner votre approbation.
          Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.
          L’inspecteur,
          Eug. Choret »

          Ministère des Travaux publics

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Monuments historiques
          Bureau de l’architecte
          Paris, le 20 avril 1886
          A monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes
          Monsieur le Ministre,
          Le 8 avril dernier, vous avez bien voulu me faire connaître qu’un crédit de 60000 francs avait été accordé pour la continuation des grosses réparations à exécuter au château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1886 et vous m’avez demandé de vous adresser un relevé par nature d’ouvrages relatif à l’emploi de ce crédit. J’ai l’honneur de vous en adresser ci-dessous la répartition :
          Maçonnerie : achèvement des salles de l’entresol et du 1er étage du bâtiment sud, des logements des gardiens du musée et des ateliers ; construction du trottoir dans la cour au pied du bâtiment sud : 23142 f. 86
          Couverture et plomberie : couverture et appareils de cabinets d’aisances : 500 f. 00
          Menuiserie : mobilier du musée dans les salles du bâtiment est ; parquets ; continuation de l’aménagement des salles du 1er étage du bâtiment sud ; logements des gardiens et ateliers du musée : 11000 f. 00
          Serrurerie : mobilier du musée dans les salles du bâtiment est ; continuation de l’aménagement des salles du 1er étage du bâtiment sud ; logements des gardiens ; ateliers du musée : 10000 f. 00
          Fumisterie : calorifère du bâtiment sud, première annuité : 5000 f. 00
          Marbrerie : vestibule de la bibliothèque, paliers de l’escalier du bâtiment sud : 800 f. 00
          Peinture et vitrerie : continuation de l’aménagement des salles du 1er étage du bâtiment sud, logements des gardiens du musée : 3200 f. 00
          Décoration en carton-pierre : achèvement de la bibliothèque et de son vestibule : 2000 f. 00
          Sculpture : cheminée de la salle Henri II au 1er étage du bâtiment sud : 1500 f. 00
          Total des travaux : 57142 f. 86
          Honoraires :
          Ceux de l’architecte à raison de 4 p. % : 2285 f. 71
          Ceux du vérificateur à raison de 1 p. % : 571 f. 43
          Total honoraires : 2857 f. 14
          Total égal au crédit : 60000 f. 00
          Suivant les instructions contenues dans votre dépêche du 8 avril, je me concerterai avec le bureau des comptes au sujet des soumissions qu’il y aura lieu de faire souscrire aux entrepreneurs et, si besoin est, au sujet des travaux qu’il y aura lieu de faire mettre en adjudication.
          Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.
          A. Lafollye
          P. S. Les travaux de fumisterie dont il est fait mention dans la répartition qui précède étant à exécuter en trois ou autre annuités et un projet avec devis ayant été demandé à la maison Geneste, Herscher et compagnie, qui a fourni en outre quelques parties de tuyaux en tôle, l’architecte prie Monsieur le Ministre de faire examiner ce projet par le Contrôle, afin qu’une soumission spéciale puisse être ensuite demandée à ladite maison.
          L’architecte
          A. Lafollye »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère d’Etat
          Section des Bâtiments civils et monuments publics
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Minute de lettre du 6 février 1862
          Le secrétaire général à M. Millet, architecte
          Monsieur,
          J’ai l’honneur de vous informer que, par décision du 24 janvier dernier, j’ai affecté une somme de 150000 imputable sur le crédit inscrit au chapitre 29 du budget du ministère d’Etat, exercice 1862, pour commencer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.
          Vous voudrez bien, Monsieur, m’adresser le plus tôt possible votre projet de restauration de cet édifice ainsi que le devis des travaux. En outre, vous me ferez connaître dans un rapport spécial la partie des restaurations qu’il convient d’entreprendre en 1862 à l’aide de l’allocation ci-dessus indiquée. Vous répartirez ces travaux par nature d’ouvrages en indiquant la somme afférente à chaque catégorie. »

          Ministère d'Etat

          « Ministère d’Etat
          Section des Bâtiments civils et monuments publics
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Minute de lettre du 6 février 1862
          Le secrétaire général à M. Millet, architecte
          Monsieur,
          J’ai eu l’honneur de vous informer le 6 de ce mois qu’un crédit de 150000 f. était affecté en 1862 aux premiers travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye et je vous ai invité à me transmettre le projet de cette restauration le plus tôt possible.
          Dès que les plans et devis seront approuvés, je vous donnerai les instructions nécessaires pour commencer les travaux. Mais, sans attendre le moment où il sera possible d’entreprendre cette restauration, il importe de s’occuper immédiatement d’approprier, conformément aux propositions contenues dans le rapport que vous m’avez adressé le 4 de ce mois, les salles du rez-de-chaussée situées à droite de l’entrée du château jusque et y compris le pavillon ouest, ainsi que la galerie des fêtes du 1er étage. Ces salles seront destinées à recevoir provisoirement le musée gallo-romain et il est essentiel que l’appropriation en soit terminée le plus tôt possible.
          Vous voudrez donc bien, Monsieur, prescrire de suite les mesures nécessaires pour la mise en état de propreté de ces salles et pour l’installation du concierge dans la pièce située à gauche de l’entrée du château et teintée en rose dans le plan que vous m’avez transmis.
          La somme de 10000 f. à laquelle vous avez évalué ces travaux d’appropriation sera imputée sur le crédit de 150000 f. affecté en 1862 à la restauration du château. »

          Ministère d'Etat

          « Ministère d’Etat
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Paris, le 28 février 1862
          A Son Excellence le ministre d’Etat
          Monsieur le Ministre,
          J’ai fait commencer les travaux d’installation du musée gallo-romain sur tous les points qui m’ont été prescrits par Votre Excellence. Dans la grande salle des fêtes, j’ai trouvé 3 carrelages les uns sur les autres et j’ai constaté que le sol avait été exhaussé de environ 0 19 centimètres. Les gravois amoncelés par les remblais successifs présentent un cube de environ 100 mètres et surchargent ce plancher de plus de 80 000 kilogrammes. Dans l’intérêt de la conservation du château, il m’a paru utile de rétablir le sol à son ancien niveau et de faire jetter dans les fossés tous les gravois rapportés.
          Par une étude attentive du plancher de cette même salle, j’ai constaté que toutes les poutres avaient fléchi d’une notable façon et que plusieurs de ces maitresses pièces étaient ou fendues ou pourries dans leurs scellements dans les murailles. Il me parait indispensable, pour donner toute sécurité dans le classement des objets qui formeront la collection du 1er étage, de faire placer des étais sous toutes les poutres et j’ai l’honneur d’informer Votre Excellence des faits dont il s’agit.
          Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.
          Eug. Millet »

          Ministère d'Etat

          « Ministère des Lettres, des sciences et des Beaux-Arts
          Direction des Bâtiments civils
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Saint-Germain-en-Laye, le 20 août 1870
          A Son Excellence monsieur le ministre des Lettres, des sciences et des Beaux-Arts
          Monsieur le Ministre,
          J’ai réglé définitivement les ouvrages de restauration effectués dans le château de Saint-Germain avec les fonds qui m’ont été alloués sur la cassette de Sa Majesté l’Empereur. J’ai entre les mains les reçus et les mémoires acquittés constatant que chacune des personnes portées au résumé ci-dessous a reçu les sommes qui lui étaient dues.
          Le crédit alloué pendant six mois, du mois d’août 1869 au mois de janvier 1870, est de : 60000 f. 00
          Les dépenses sont les suivantes :
          Mémoires de maçonnerie du sieur Morin-Bigle : 42423 f. 03
          Mémoire de charpente du sieur Tellier : 10348 f. 40
          Mémoire de terrasse du sieur Béché : 4000 f. 00
          Honoraires de l’architecte à 4 p. % : 2270 f. 86
          Honoraires de l’inspecteur : 300 f. 00
          Honoraires et voyages du vérificateur : 657 f. 71
          [Total :] 60000 f. 00
          Dépenses constatées : 60000 f. 00
          Reste : 0 f. 00
          Je tiens à votre disposition, Monsieur le Ministre, toutes les pièces de la comptabilité dont il s’agit dans le cas où vous voudriez les classer dans les bureaux de votre administration.
          Je suis avec respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.
          Eugène Millet
          Saint-Germain, 20 août 1870 »

          Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)

          « Ministère des Travaux publics
          Direction des Bâtiments civils
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Paris, le 7 septembre 1870
          Monsieur le Ministre,
          En réponse à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 2 de ce mois, je m’empresse de vous fournir les détails que vous réclamez.
          Sur le crédit d’entretien ouvert le 14 janvier dernier, les dépenses peuvent être estimées aujourd’hui à la somme de 10 à 11 mille francs. Le crédit ouvert étant de 15979 francs, il reste environ à dépenser 6000 francs. Nous aurons bien quelques ouvrages à faire pour mettre les choses en état pour passer l’hiver 1870-1871.
          Quant au crédit des grosses réparations, s’élevant à 200 mille francs, ouvert le 15 mars 1870, il me semble qu’il est dépensé entièrement. Je n’ai pas encore les mémoires mais la chose me parait certaine et j’ai dû donne l’ordre de suspendre les travaux.
          Je suis, Monsieur le Ministre, votre bien dévoué serviteur.
          Eugène Millet »

          Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)

          « Ministère des Travaux publics
          Direction des Bâtiments civils
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Saint-Germain-en-Laye, le 18 avril 1872
          A monsieur le ministre des Travaux publics
          Monsieur le Ministre,
          J’ai l’honneur de vous accuser réception de la lettre que vous avez bien voulu m’adresser m’informant que vous aviez affecté, sur l’exercice 1872, une somme de 100000 francs pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.
          J’ai, en 1871, à peu près achevé la consolidation des parties des bâtiments touchant le pavillon sud-est et j’ai à peu près achevé aussi la reconstruction de l’escalier principal du bâtiment sud. J’ai fait carreler et parqueter les salles sises à l’est du bâtiment nord, en y comprenant le pavillon d’angle. Les ressources mises à ma disposition en 1871 étaient trop faibles pour satisfaire les conservateurs du musée des Antiquités nationales et il m’a été impossible de faire construire tout le mobilier utile au classement des collections.
          La situation des maçonneries du château réclament impérieusement des ouvrages importants de consolidation si on ne veut voir les désordres déjà si graves s’aggraver encore. Le crédit 1872 ne permettra pas, ce me semble, de peindre et de meubler toutes les salles de tous les étages de la partie du bâtiment sis à droite de l’escalier d’honneur. Il serait assurément utile de satisfaire aux besoins du musée, mais dans l’intérêt de la conservation de l’important château de François 1er à Saint-Germain-en-Laye, vu l’exiguïté des ressources, tous les efforts doivent se porter sur les ouvrages de restauration et de consolidation. De difficiles et dangereuses reprises en sous-œuvre doivent être sans cesse effectuées et le crédit alloué fera difficilement face aux opérations.
          J’ai donc l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer pour 1872 la démolition de l’énorme muraille construire à la fin du 17e siècle et de poursuivre la restitution du pavillon sud-est sis, vous le savez, à l’angle de la rue du Château-Neuf et du terrain bordant la cité Médicis.
          Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.
          Eugène Millet »

          Ministère des Travaux publics

          « Ministère des Travaux publics
          Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Paris, le 30 avril 1879
          A monsieur le ministre des Travaux publics
          Monsieur le Ministre,
          M. Choret, inspecteur des travaux du château, m’a communiqué les propositions qu’il a présentées à Monsieur le Ministre pour l’exercice 1879.
          Ces propositions sont ainsi réparties entre les différents corps d’état :
          Maçonnerie : 64761 f. 90 c.
          Charpente : 11000,00
          Menuiserie : 16000,00
          Serrurerie : 10500,00
          Peinture et vitrerie : 9500,00
          Sculpture : 7000,00
          Ensemble : 118761 f. 90 c.
          J’ai examiné avec soin l’importance et la nature des travaux à exécuter dans chaque corps d’état, et j’ai l’honneur d’exposer à Monsieur le Ministre que ces travaux, sauf la maçonnerie et la sculpture, sont susceptibles d’être mis en adjudication.
          Les travaux de maçonnerie consistent dans la continuation des travaux de reprises, de maçonneries de murs, de contreforts, de voûtes etc. Il serait difficile en ce moment, pour ne pas dire impossible, de délimiter les travaux qui pourraient faire l’objet d’une adjudication. Outre cette raison, les procédés employés pour l’exécution des maçonneries viendraient y mettre obstacle. Ces procédés consistent surtout dans la taille de la pierre à pied d’œuvre, avant la pose, dans les soins à prendre pour poser ces pierres taillées, moulurées ou sculptées, sans en épaufrer les arêtes.
          Ces procédés exigent des bardeurs et des poseurs habités à ce travail, bardeurs et poseurs qu’un nouvel entrepreneur devra former, ce qui ne lui permettrait pas de aire les travaux aux conditions dans lesquelles peut les faire l’entrepreneur actuel, dont le chantier est instruit et expérimenté.
          Pour ces raisons, je crois devoir proposer à Monsieur le Ministre d’ajourner la mise en adjudication des travaux de maçonnerie et de continuer à les faire exécuter sur soumission moyennant un rabais sur la série des Bâtiments civils. Toutefois, je me réserve d’étudier cette question pendant cet exercice, afin de m’assurer si l’entrepreneur consent à un rabais suffisant.
          Il me paraît également impossible de proposer à Monsieur le Ministre de mettre en adjudication les travaux de sculpture. Ces travaux sont exécutés depuis plusieurs années par des artistes formés par M. Millet qui, grâce à une parfaite interprétation des anciennes sculptures, en ont fait revivre la manière et le style. On verrait facilement le travail d’une autre main et on perdrait ainsi l’harmonie et l’unité qui rendent aujourd’hui si remarquable l’œuvre de M. Millet.
          Les travaux de charpente, de menuiserie, de serrurerie, de peinture et de vitrerie sont au contraire susceptibles d’être mis en adjudication. Ils consistent pour la plupart dans des répétitions de travaux déjà existants. Les entrepreneurs qui seront appelés à concourir pourront facilement apprécier le travail.
          Je viens en conséquence prier Monsieur le Ministre, quand il aura examiné cette question, de vouloir bien me faire connaître sa décision dans le délai le plus rapproché, pour que je puisse dresser sans retard les pièces nécessaires pour l’adjudication (cahier des charges spécial pour chaque corps d’état, etc.).
          En effet, le moment de commencer ces travaux est arrivé si l’on veut qu’ils soient terminés dans le délai réglementaire et, de plus, M. le conservateur du musée attend avec impatience l’instant où il pourra livrer au public les nouvelles collections dont le musée vient de s’enrichir.
          La mise en adjudication des travaux devant avoir pour conséquence de ne pas permettre de commencer l’exécution avant le mois de juin, pour éviter tous les ans un semblable retard, si préjudiciable aux travaux, je crois devoir proposer à Monsieur le Ministre de faire une adjudication devant durer cinq ans consécutifs ou jusqu’à l’achèvement des travaux.
          En attendant les instructions de Monsieur le Ministre, j’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.
          A. Lafollye »

          Ministère des Travaux publics

          « Ministère des Travaux publics
          Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Saint-Germain-en-Laye, le 25 février 1882
          Monsieur le Ministre,
          Par votre dépêche du 27 janvier dernier, vous avez bien voulu m’informer que les bâtiments du château de Saint-Germain avaient été compris pour une somme de cent vingt mille francs dans le crédit affecté en 1882 aux grosses réparations des Bâtiments civils et que cette somme serait particulièrement employée à la restauration du bâtiment sud et à l’installation du mobilier du musée gallo-romain dans les salles de l’angle nord-est.
          Vous m’avez demandé en même temps de vous adresser la répartition de ce crédit de cent vingt mille francs par nature d’ouvrages. Cette répartition s’établit comme suit :
          Maçonnerie, 75000 f. 00, Morin, soumission conditionnelle
          Charpente, 7000 f. 00, Breton, 22 %
          Couverture, 8000 f. 00, Gaget Gauthier, 15,30 %
          Menuiserie, 10000 f. 00, Berthier, 10,50 %
          Serrurerie, 6000 f. 00, Moutier, 7 %
          Peinture et vitrerie, 4000 f. 00, Robiche, 14 %
          Sculpture, 5000 f. 00, Rouget, série spéciale
          Mobilier de l’angle nord-est, 5000 f. 00, Berthier, Moutier et Robiche, avec le rabais ci-dessus
          Total égal au crédit : 120000 f. 00
          Conformément à votre dépêche, j’attendrai vos instructions pour ce qui concerne la soumission des travaux de maçonnerie.
          Je suis, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.
          A. Lafollye »

          Ministère des Travaux publics

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 16 mars 1896
          Monsieur le Ministre,
          J’ai l’honneur de vous adresser le devis des travaux de sculpture à exécuter pour la continuation de la restauration de la chapelle et de la tour attenante du château de Saint-Germain.
          Le devis a été dressé au vu des modèles et formera série de prix. Le sculpteur, M. Corbel, demeurant 49, rue de Vaugirard à Paris, continuera son ancienne entreprise conformément à la proposition qui en a été faite et acceptée par votre administration. Une soumission peut donc être approuvée pour les travaux sus-énoncés.
          J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, de vous présenter l’expression de mes sentiments dévoués.
          L’architecte du château de Saint-Germain
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 4 juin 1900
          Monsieur le Ministre,
          J’ai l’honneur de vous adresser mon projet de répartition du crédit de 125000 francs que vous avez mis à ma disposition pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice courant, en vous informant qu’il y aura en conséquence lieu de faire signer des soumissions à MM. Béché, entrepreneur de terrasse, Morin, entrepreneur de maçonnerie, Laubeuf, entrepreneur de charpente, Caron, entrepreneur de de couvertures, Montier, entrepreneur de serrurerie, Hoffmann, entrepreneur de menuiserie, Fossey, entrepreneur de peinture, Corbel, entrepreneur de sculpture.
          Crédit alloué : 125000 f. 00
          Dépenses proposées
          Pavage, Béché : 2000 f. 00
          Maçonnerie, Morin : 83047 f. 62
          Charpente, Laubeuf : 4000 f. 00
          Couverture, Caron : 2000 f. 00
          Serrurerie, Montier : 2500 f. 00
          Serrurerie artistique, Verneuil : 800 f. 00
          Menuiserie, Hoffmann : 4700 f. 00
          Peinture, Fossey : 5000 f. 00
          Fumisterie, Mainant : 1000 f. 00
          Sculpture, Corbel : 13000 f. 00
          Tapisserie, Boutel : 1000 f. 00
          Ensemble : 119047 f. 62
          Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 5952 f. 38
          Total pareil : 125000 f. 00
          J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 13 septembre 1904
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Pour satisfaire à vos dernières prescriptions destinées à faciliter le contrôle des dépenses de travaux exécutés au château de Saint-Germain-en-Laye, j’ai l’honneur de vous adresser l’estimation pour chacune des catégories d’ouvrages à exécuter sur les fonds du crédit de 100000 francs alloué pour la continuation de la restauration du château pendant l’exercice 1904, savoir :
          1° continuation de la restauration du bâtiment ouest, maçonnerie : 14000 f.
          2° continuation de la construction du pavillon sud-ouest dans la hauteur de l’entresol et dans une partie de la hauteur du 1er étage
          maçonnerie : 30000 f.
          charpente : 2500 f.
          serrurerie (chainages) : 1000 f.
          enlèvement de gravois : 1000 f.
          [total :] 34500 f. 00
          3° achèvement des planchers en acier de la salle de Mars, serrurerie : 9000 f. 00
          4° carrelage de la salle de Mars et de la partie de l’étage d’entresol situé au-dessous de cette salle : 12000 f. 00
          5° travaux de sculpture dans la salle de Mars et dans le pavillon sud-ouest : 4500 f. 00
          6° portes et croisées dans la salle de Mars et dans la partie de l’étage d’entresol située au-dessous de cette salle :
          menuiserie : 4000 f.
          serrurerie : 2000 f.
          peinture et vitrerie provisoire : 400 f.
          maçonnerie (scellements et plâtres) : 100 f.
          [total :] 6500 f. 00
          7° marbrerie (entrée principale du château) : 4000 f. 00
          8° 1er versement au statuaire qui sera chargé de l’exécution du bas-relief à placer au-dessus de l’entrée principale du château : 10000 f. 00
          9° divers : 738 f. 10
          Ensemble : 95235 f. 10
          Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 4761 f. 90
          Total pareil au crédit alloué : 100000 f. 00
          L’architecte du château
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 24 novembre 1904
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          L’état d’avancement des travaux exécutés cette année au château ne permettra pas d’utiliser la totalité des 10000 francs prévus à l’article 8 de ma répartition par catégorie d’ouvrages du crédit de 100000 francs alloué pour la restauration pendant l’exercice 1904.
          J’ai l’honneur de vous proposer d’utiliser une fraction de la somme qui demeurera disponible sur cet article de ma répartition pour faire exécuter les vitraux des croisées de l’entresol du bâtiment ouest, côté cour, ce qui occasionnera une dépense de 1000 francs environ.
          Je vous demande de vouloir bien me faire parvenir votre autorisation aussi promptement que possible, afin que je puisse mettre à profit le temps qui reste encore à courir d’ici à la fin de l’année.
          L’architecte du château
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 30 avril 1901
          Monsieur le Ministre,
          J’ai l’honneur de vous adresser mon projet de répartition du crédit de 100000 francs que vous avez mis à ma disposition pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice courant, en vous informant qu’il y aura en conséquence lieu de faire signer des soumissions à MM. Béché, entrepreneur de terrasse, Morin, entrepreneur de maçonnerie, Laubeuf, entrepreneur de charpente, Caron, entrepreneur de de couvertures, Corbel, entrepreneur de sculpture.
          Crédit alloué : 100000 f. 00
          Dépenses proposées
          Démolitions, Rolland : 21000 f. 00
          Terrasse, Béché : 3000 f. 00
          Maçonnerie, Morin : 59400 f. 00
          Charpente, Laubeuf : 3500 f. 00
          Couverture, Caron : 1800 f. 00
          Serrurerie, Montier : 2500 f. 00
          Sculpture, Corbel : 4000 f. 00
          Ensemble : 95240 f. 00
          Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 4760 f. 00
          Total pareil : 100000 f. 00
          J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 12 juin 1902
          Monsieur le Ministre,
          J’ai l’honneur de vous adresser mon projet de répartition du crédit de 100000 francs que vous avez mis à ma disposition pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice courant et je vous informe qu’il y aura lieu de faire signer des soumissions à MM. Béché, entrepreneur de pavage, Morin, entrepreneur de maçonnerie, Laubeuf, entrepreneur de charpente, Monduit fils, entrepreneur de de couvertures, Montier, entrepreneur de serrurerie, Hoffmann, entrepreneur de menuiserie, Fossey, entrepreneur de peinture, Corbel, entrepreneur de sculpture.
          Voir ci-contre la répartition :
          Crédit alloué : 100000 f. 00
          Dépenses proposées
          Canalisations et pavage, Béché : 2000 f. 00
          Maçonnerie, Morin : 62240 f. 00
          Charpente, Laubeuf : 5000 f. 00
          Couverture, Monduit fils : 7000 f. 00
          Serrurerie, Montier : 8000 f. 00
          Menuiserie, Hoffmann : 3000 f. 00
          Peinture, Fossey : 2000 f. 00
          Sculpture, Corbel : 6000 f. 00
          Ensemble : 95240 f. 00
          Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 4760 f. 00
          Total pareil : 100000 f. 00
          J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 13 septembre 1904
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          En réponse à votre lettre en date du 10 septembre courant relative au payement des vitraux des portes et croisées de la salle de Mars que je propose de faire exécuter de suite et dont la dépense s’élèvera à environ 3500 francs, j’ai l’honneur de vous informer que je compte y pourvoir au moyen d’un boni assuré de 1500 francs sur l’article 3 de mon devis, « plancher en acier de la salle de Mars », et pour le reste, 2000 francs, au moyen d’un prélèvement sur l’article 4, « carrelage de la salle de Mars et de la partie de l’entresol située au-dessous de cette pièce », travail qui ne pourra être achevé d’ici la fin de l’exercice.
          L’architecte du château
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Minute de lettre du 30 novembre 1904
          Le directeur des Beaux-Arts à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement
          J’ai l’honneur de vous faire savoir que, suivant la proposition contenue dans votre lettre du 24 novembre, je vous autorise à faire exécuter cette année les vitraux des croisées de l’entresol du bâtiment ouest, côté cour, du château de Saint-Germain, et à affecter à cette opération une économie de mille francs réalisée sur l’art. 8 de la répartition du crédit de 100000 francs ouvert pour la restauration du château. »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 4 mai 1905
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts
          J’ai pris connaissance et j’ai l’honneur de vous accuser réception de votre circulaire en date du 1er mai relative aux départements des crédits alloués aux architectes des Bâtiments civils et des Palais nationaux, et à l’interdiction de l’emploi des sommes représentant le montant des rabais consentis par les entrepreneurs.
          Me reportant aux précédents pour envisager la question des rabais et prenant pour exemple le crédit de 100000 francs que vous affecter chaque année à la continuation de la restauration du château de Saint-Germain, je pense que les travaux que j’ai à faire exécuter peuvent s’élever à 100000 francs net, et non à 100000 francs diminués du montant des rabais consentis par les entrepreneurs, ce qui limiterait la dépense à environ 85000 francs, obligerait à un reversement annuel de 15000 francs au Trésor, et retarderait inutilement l’achèvement de la restauration qui m’est confiée ; c’est ainsi que je compte continuer à procéder, à moins d’avis contraire de votre part.
          L’architecte du château de Saint-Germain
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère d’Etat
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          Paris, le 12 mars 1862
          A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat
          Monsieur le Ministre,
          Le 15 février 1862, vous vouliez bien me faire l’honneur de m’ordonner de faire exécuter les ouvrages nécessaires pour installer le plutôt possible le musée gallo-romain dans le bâtiment ouest du château de Saint-Germain-en-Laye. J’ai aussitôt donné les ordres utiles et nous n’attendons plus aujourd’hui que le moment où les plâtres seront assez secs pour faire exécuter les ouvrages de peinture et de décoration. L’on s’occupe en attendant du nettoyage des voûtes de la grande salle des fêtes.
          Monsieur le directeur général des Musées impériaux a bien voulu me faire connaître qu’il serait urgent de disposer une habitation pour le conservateur du musée et aussi un bureau pour ce fonctionnaire. En ce qui s’applique à l’habitation, nous devons attendre des ordres de Votre Excellence. En ce qui concerne le bureau ou cabinet du conservateur, nous devions faire les recherches utiles et solliciter aussi des ordres auprès de vous, Monsieur le Ministre.
          Le bureau du conservateur doit être placé, nous croyons, auprès des salles d’exposition et de façon aussi à pouvoir être facilement indiqué aux visiteurs par le gardien concierge du château. Il doit être précédé peut-être d’un vestibule et accompagné d’un débarras et d’un cabinet d’aisances. Il faut songer aussi assurément au chauffage de ce local et, dans le bâtiment ouest, comprenant la salle de Mars, les cheminées sont vraiment bien rares.
          Dans l’étage de l’entresol, près l’escalier A de notre plan, il serait bien difficile, sinon impossible, de trouver un logement convenable pour l’usage dont il s’agit. Cet étage est sombre et fort mal disposé et nous avons dû abandonner nos recherches sur ce point.
          Dans l’escalier D, l’on pourrait bien trouver dans la surélévation au-dessus de la chapelle un local suffisant, mais il serait placé à 16 m. 00 au-dessus du sol, à la hauteur d’un cinquième étage de nos habitations ordinaires, et dans ces conditions le bureau du conservateur serait peut-être fort incommode.
          Après de sérieuses études à cet égard, nous avons l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’établir le cabinet de M. le conservateur au rez-de-chaussée, dans la pièce à la suite de la galerie de François 1er, et de distribuer cet annexe du musée suivant ce qui est tracé en C, C’, C’’ et C’’’ dans le plan ci-joint. Nous avons l’honneur aussi de vous proposer de parqueter la pièce C et d’affecter au magasin du musée la pièce à la suite marquée E dans notre plan.
          Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.
          Eug. Millet »

          Ministère d'Etat

          « Ministère d’Etat
          Château de Saint-Germain
          Bureau de l’architecte
          Paris, le 19 juillet 1868
          ASon Excellence le ministre d’Etat
          Monsieur le Ministre,
          Pour satisfaire aux ordres que vous avez bien voulu me donner le 4 courant, j’ai prescrit les mesures utiles pour faire démolir le pavillon nord-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye et près la gare du chemin de fer.
          L’on s’est mis aussitôt à déposer toutes les boiseries de ce pavillon et, lundi dernier, 14 courant, l’on se mettait à détruire les planchers et les murs. A la date de ce jour, l’on a déjà déposé 2 planchers et détruit 2 étages de murailles. J’ai pu constater par ces démolitions que la plupart des bois des planchers étaient complètement pourris et sur plusieurs points j’ai dû réclamer l’étaiement et pour assurer la sécurité des ouvriers employés dans ces démolitions. J’ai pu vérifier alors le pitoyable état de ces constructions récentes et constater alors l’exactitude des renseignements que j’avais eu l’honneur de fournir à Votre Excellence.
          Les quantités de matériaux qui sortent de ce bâtiment sont énormes et les déblais ne pouvant s’effectuer qu’au moyen de chevaux et de voitures, il est urgent alors de faire établir aussitôt la rampe à voitures et le pont de service de la rue du Château-Neuf afin de faire arriver les tombereaux et dans les fossés et dans la cour du château. J’ai en conséquence l’honneur de vous informer des ordres que j’ai été contraint de donner à cet égard.
          Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.
          Eug. Millet
          Il m’a paru utile de faire constater par des photographies l’état actuel de l’angle nord-ouest du château et hors M. Marville a fait 2 vues que j’aurai l’honneur sous peu de jours de vous adresser. »

          Ministère d'Etat

          « Ministère d’Etat
          Division des Bâtiments civils et monuments publics
          Minute de lettre
          Du 7 février 1863
          Le secrétaire général à M. Millet, architecte
          Monsieur,
          J’ai reçu le rapport que vous m’avez adressé le 20 décembre dernier de la situation des travaux entrepris en 1862 pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye à l’aide d’une première allocation de 100000.
          Sur ce crédit, une somme de 21064 a été employée à l’installation provisoire du musée gallo-romain. Il n’a donc été dépensé pour les travaux de restauration proprement dit qu’une somme de 78936 f. L’ancien pavillon nord-ouest a été démoli et vous avez commencé la restauration et terminé la construction de la tour d’escalier de la façade ouest.
          Vous projetez de terminer, en 1863, la restauration du donjon de Charles V : 74100 f.
          Et d’entreprendre celle de la façade nord, sur le parterre : 125900 f.
          Total : 200000 f.
          L’insuffisance du crédit affecté aux grands travaux du service des Bâtiments civils ne permet pas d’autoriser, en 1863, une dépense aussi considérable et je ne puis mettre à votre disposition qu’une somme de 150000 imputable sur le crédit inscrit au chapitre 31 de la 3e section du budget du ministère d’Etat.
          Je vous invite, M., à m’adresser le plus tôt possible une répartition de ce crédit, par nature d’ouvrages, en indiquant la somme afférente à l’exécution de chaque catégorie.
          Ces renseignements sont nécessaires au bureau de contrôle des Bâtiments civils pour préparer les soumissions qui seront souscrites par les entrepreneurs. Dès que je les aurai approuvées, vous pourrez prescrire les mesures nécessaires pour la reprise des travaux.
          Etc. »

          Ministère d'Etat

          « Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts
          Direction des Bâtiments civils
          Château de Saint-Germain
          Bureau de l’architecte
          Paris, le 10 février 1866
          A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts
          Monsieur le Ministre,
          Pendant le cours du mois de juillet 1862, vous vouliez bien me donner l’ordre de commencer les ouvrages de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye et de démolir le pavillon nord-ouest, sis à l’angle du parterre et de la place du château, vis-à-vis la gare du chemin de fer.
          La restauration a été commencée, vous le savez, à l’angle de la place, et la restauration est à peu près achevée pour toute la partie du bâtiment qui s’étend jusqu’à l’escalier d’honneur. L’escalier d’honneur lui-même est à peu près complètement consolidé et reconstruit. L’on va s’occuper de l’achèvement de la menuiserie et de la peinture, et d’ici à 3 ou 4 mois l’on pourra remettre tout le corps de logis, jusque et y compris l’escalier d’honneur, à l’administration des Musées impériaux.
          Je dois songer actuellement à la restauration de la suite du bâtiment et du pavillon nord-est, sis sur le parterre et près la cité Médicis. J’ai l’honneur, en conséquence, de solliciter auprès de vous, Monsieur le Ministre, l’autorisation de procéder à la démolition du gros pavillon de la fin du 17e siècle.
          La démolition dont il s’agit dont être faite par parties, au fur et à mesure des ouvrages de consolidation du château, afin de ne compromettre en rien la solidité des constructions de François 1er que nous devons restaurer. La démolition projetée pourrait se faire en ce moment, au moins pour les parties supérieures, et j’ai l’honneur de vous proposer de confier l’opération à M. Planté, entrepreneurs de maçonnerie. Je m’empresse alors de vous faire parvenir, Monsieur le Ministre, une soumission à cet égard tout en sollicitant auprès de vous l’approbation du document.
          Les matériaux qui proviendront des bâtisses de Louis XIV sont inférieurs à ce que nous avions pensé. La pierre de taille présente une belle apparence mais elle se décompose très rapidement lorsqu’elle est retaillée et exposée à l’air. Le bois de charpente est rempli d’aubier, très souvent hors de service. Mais il est encore quelques parties qu’on peut rendre en compte pour le réemploi dans les ouvrages de menuiserie. Le moellon est toujours de qualité médiocre mais nous le remettons en œuvre dans nos gros murs, dans la plupart de nos travaux.
          En résumé, les matériaux fournis par les démolitions représentent une valeur au moins égale au chiffre fixé par la destruction des bâtiments. Les démolitions doivent se faire avec quelques précautions comme nous le disions plus haut, et il était alors de notre devoir, nous croyons, de proposer à Votre Excellence de faire les démolitions par les entrepreneurs attachés aux travaux.
          Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.
          Eugène Millet
          Paris, ce 10 février 1866 »

          Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)

          « Ministère des Travaux publics
          Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux
          Bureau de l’architecte
          Monsieur le Ministre,
          J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, conformément à vos instructions, la répartition du crédit de 120000 f. pour les grosses réparations que vous avez bien voulu m’accorder pour le château de Saint-Germain.
          Les travaux consistent surtout cette année en travaux de maçonnerie, pour lesquels il n’a pas été fait d’adjudication, et comme les travaux à exécuter sont surtout des travaux d’achèvement d’ouvrages en cours d’exécution, je pense qu’il y a lieu de continuer pour cette année le même mode de soumission.
          Pour les travaux de menuiserie, de serrurerie et de peinture, dont le terme des adjudications faites en 1880 et 1881 expire cette année, ces travaux étant aussi des travaux d’achèvement d’ouvrages commencés, je pense également qu’il y a lieu de faire une simple soumission pour l’année courante.
          Les entrepreneurs de ces ouvrages demandent à continuer les travaux aux mêmes conditions et leurs engagements sont ci-joints.
          Seul, l’entrepreneur de charpenterie m’a exposé qu’il ne pouvait continuer à faire les travaux à 26 p. %, il offre de les faire avec un rabais de 15 p. %.
          Je vous adresse ci-joint sa lettre, ainsi qu’un engagement cacheté de l’ancien entrepreneur des travaux de charpente, M. Tourenel, afin que vous puissiez, Monsieur le Ministre, traiter au mieux des intérêts de l’administration.
          J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.
          A. Lafollye »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux
          Château de Saint-Germain
          Bureau de l’architecte
          Saint-Germain-en-Laye, le 17 avril 1885
          A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Monsieur le Ministre,
          Par votre dépêche du 28 mars dernier, avez bien voulu me donner avis que vous avez accordé un crédit de 60000 francs pour la continuation des grosses réparations à exécuter au château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1885.
          Les travaux auront pour but l’achèvement des ateliers et des hangars du musée, ainsi que la continuation des ouvrages de restauration du bâtiment sud. ils donneront lieu aux dépenses suivantes :
          Pavage : 1000 f. 00
          Maçonnerie : 32000 f. 00
          Charpente : 2500 f.
          Couverture : 3000 f. 00
          Menuiserie : 8000 f. 00
          Serrurerie : 3000 f. 00
          Fumisterie : 500 f. 00
          Peinture et vitrerie : 3000 f. 00
          Sculpture : 1000 f. 00
          Total travaux : 54000 f. 00
          Honoraires de l’architecte, 4 p. % : 2160 f. 00
          Honoraires du vérificateur, 1 p. % : 540 f. 00
          Total honoraires : 2700 f. 00
          Traitement de l’inspecteur : 3000 f. 00
          Indemnité au vérificateur : 300 f. 00
          Total des dépenses fixes : 3300 f. 00
          Total égal au crédit : 60000 f. 00
          En raison de ce que les travaux mentionnés ci-dessus se rapportent à la continuation et à l’achèvement des ouvrages en cours d’exécution (ateliers du musée, logement du concierge des travaux, etc.), je ne pense pas qu’il y ait lieu de procéder par voie d’adjudication et j’ai l’honneur de vous proposer de traiter par voie de soumissions directes, ainsi qu’on l’a fait l’année dernière.
          Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.
          A. Lafollye »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux
          Château de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 24 septembre 1889
          Emploi du crédit de 49000 f.
          Travaux : 1° Etablissement de trois tronçons de la colonne Trajane dans les fossés.
          2° Restauration du bâtiment rue Thiers faisant partie des ateliers de la Villa.
          3° Meubles de salles XVII, XVI etc.
          4° Achèvement de l’entresol du château sur la rue Thiers (logements d’employés).
          Entrepreneurs ayant signé une soumission en 1889 :
          Béché, pavage, bitume, etc., 15 % rabais.
          Morin, entrepreneur de maçonnerie, 8 % rabais.
          Monduit fils, plomberie et couvertures, 12 % rabais.
          Entrepreneurs n’ayant pas de soumission :
          Laubeuf, entrepreneur de charpente.
          Hofman, menuisier.
          Montier, serrurier.
          Larible, peintre.
          Note de l’architecte :
          Le crédit de 49000 f. étant en dehors des travaux faisant partie des travaux annuels pour lesquels les entrepreneurs ont soumissionné, l’architecte pense que pour M. Morin (principalement) on peut demander une augmentation de rabais et profiter de cette circonstance pour le mettre en demeure, les agissements de cet entrepreneur laissant à désirer, comme service, comme exactitude, etc.
          Dans le cas où il refuserait, je suis en mesure de proposer un excellent entrepreneur à Saint-Germain pour les travaux en dehors des tronçons, que M. Morin a commencés.
          L’architecte du château
          A. Lafollye »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 16 avril 1898
          Monsieur le Ministre,
          J’ai l’honneur de vous accuser réception de la lettre qui me fait connaître que les services des Bâtiments civils et des Monuments historiques ont mis à ma disposition un crédit de 80000 francs pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice courant.
          Je vous donne ci-dessous mon projet de répartition pour l’emploi de ce crédit, en vous signalant qu’il y aurait en conséquence lieu de faire signer des soumissions à MM. Morin, entrepreneur de maçonnerie, Laubeuf, entrepreneur de charpente, Corbel, entrepreneur de sculpture.
          Crédits alloués : 80000 f. 00
          Maçonnerie, Morin : 65000 f. 00
          Charpente, Laubeuf : 3000 f. 00
          Serrurerie, Montier : 1190 f. 48
          Sculpture, Corbel : 7000 f. 00
          Ensemble : 76190 f. 48
          Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 3809 f. 52
          Total pareil au crédit alloué : 80000 f. 00
          J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de la Guerre
          Justice militaire
          Paris, le 7 juillet 1835
          Monsieur la maréchal, pair de France, ministre de la Guerre
          Monsieur le Maréchal,
          J’ai visité le château de Saint-Germain où le pénitencier de Montaigu doit être transféré.
          Les travaux sont poussés avec zèle et activité par l’officie du Génie qui est chargé de le surveiller. Déjà, la contre-escarpe, qui tombait en ruine dans plusieurs parties, est réparée avec soin et en pierre de taille proprement ajustée.
          Un mur extérieur de huit pieds, construit avec le même soin, masquera, du côté de la ville, l’entresol où seront placés les détenus.
          Les pavillons des appartemens royaux seront respectés comme monumens, et d’après les intentions manifestées par le Roi.
          Les cellules individuelles pour chaque prisonnier sont faites en ce moment dans la courtine du nord. On pourra loger dans les deux courtines à peu près 200 prisonniers.
          La longueur de ces cellules est de 2 mètres 30 centimètres sur 1 mètre 80 centimètres de largeur.
          Le rez-de-chaussée est réservé pour les accessoires de l’établissement tels que réfectoire, cuisine, atelier, parloir, salle de bains, corps de garde, enfin pour les divers bureaux.
          Quand tout le bâtiment aura été approprié à sa destination, il pourra contenir 500 détenus avec tous les ateliers nécessaires.
          Les travaux pour cette année se borneront au rez-de-chaussée, à l’entresol et à l’étage sous-terrein. Commencé le 4 mai, plus du tiers de l’ouvrage est déjà fait, et le capitaine du Génie espère que sa tâche sera complèttement finie avant le 1er novembre de cette année.
          Le pont vis-à-vis l’église paroissiale de Saint-Germain formera désormais la seule entrée du pénitencier. Il est en fort mauvais état. Il me semble indispensable de le reconstruire à neuf.
          On peut, en nivelant le terrain, réserver tout le terre-plein du fossé pour un préau.
          L’élévation du mur du château à partir du fonds du fossé jusqu’au sommet du mur extérieur aura en totalité 28 pieds d’élévation, ainsi la prison n’offre aucun danger quant à sa sûreté.
          Un jardin placé dans une partie des fossés ne pourra être détruit que dans les locations auront obtenu l’indemnité qu’ils réclament. C’est au ministère de la Guerre à la fixer amiablement avec les parties intéressées.
          Je dois faire observer à Votre Excellence que la partie du préau qui regarde l’ouest doit être laissée à l’administration du pénitencier afin d’isoler les détenus de la ville de Saint-Germain.
          Une somme de 160000 francs a été affectée aux travaux de cette année.
          La somme de 30000 francs réservée pour la totalité des travaux suffira probablement pour approprier complèttement le château de Saint-Germain à sa nouvelle destination.
          J’ai déjà dit à Votre Excellence combien il était urgent d’y transférer le pénitencier de Montaigu. Je lui ai aussi exposé tous les avantages d’un pareil établissement. Mon 1er rapport l’en a convaincu et elle m’a donné une preuve honorable de sa confiance en adhérant à toutes mes propositions et en témoignant sa satisfaction, avec la plus flatteuse bienveillance, à chacun des estimables officiers qui composent le conseil d’administration du pénitencier militaire.
          Je considère à présent, Monsieur le Maréchal, ma tâche remplie et l’inspection dont m’avait chargé votre prédécesseur comme entièrement accomplie.
          Agréez, Monsieur le Maréchal, l’hommage de ma haute et respectueuse considération.
          Le lieutenant-général, inspecteur général du pénitencier de Montaigu.
          Baron Delort »

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 4 juin 1900
          Monsieur le Ministre,
          Le crédit affecté en 1899 pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain ayant été porté à 130000 francs, il a été possible de développer l’activité du chantier.
          La cour qui servait de chantier depuis de longues années est devenue libre. Les dallages, les pavages, les travaux de l’établissement d’un grand tertre à planter, s’exécutent. La chapelle a été l’objet de travaux difficiles. Les murs et voûtes sont restaurés, le dallage entrepris, le pignon du comble se construit, la rose est reconstituée, les études pour les menuiseries des portes sont entreprises. Il reste à entreprendre les vitraux afin de clore les fenestrages.
          La chapelle, devant être affectée à un musée de sculpture, devra avoir ses vitraux translucides. Ce musée ne contiendra que des fragments d’ornements et des débris d’architecture du Moyen Âge et de la Renaissance, et des modèles. Il contiendra aussi d’autres fragments, mal abrités actuellement, placés dans les fossés du château et qui par les intempéries des saisons s’altèrent et seraient détruits en peu d’années s’ils y étaient maintenus.
          La chapelle, devant avoir la destination qui vient d’être indiquée, ne pourra voir ses fenestrages clos que par des vitraux de types simples ne comportant qu’une décoration ou harmonie avec l’usage de la chapelle. Une étude a été faite pour leur exécution et un devis produit par le maître verrier, M. Didron, 6, boulevard Raspail, à Paris. Le prix en a été débattu avec cet entrepreneur après tracés grandeur d’exécution. Le devis s’élève à 15900 francs. Les conditions de fourniture et de pose sont indiquées ainsi que le prix au mètre de surface réelle. Je remets à M. Bachelles le projet de la soumission que je vous propose, Monsieur le Ministre, de revêtir de votre approbation afin que le travail soit entrepris et achevé dans un délai qui ne dépassera pas la clôture de l’exercice.
          Je n’ai pas, Monsieur le Ministre, à faire ressortir qu’il s’agit d’un travail artistique, non susceptible par sa nature d’être soumis à une adjudication, et aussi quel est le caractère d’urgence d’un travail qui complètera la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain, qu’il faut achever en vue des visiteurs nombreux que la prochaine exposition universelle de 1900 amènera au musée des Antiquités nationales.
          J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.
          Daumet »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 26 avril 1907
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts
          Par une lettre en date du 13 février dernier, j’ai eu l’honneur d’appeler votre attention sur les conséquences des résolutions prises par la commission des Monuments historiques, relativement à l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain.
          Je vous ai signalé que le devis de 172006 francs établi pour la restauration de cet édifice devait être considéré comme ayant pris fin et remplacé par un autre montant à 55140 f. 47, dont je vous ai adressé la copie, établie d’après les nouvelles résolutions prises par la commission des Monuments historiques.
          Comme le tiers de l’année est déjà écoulé, je vous demande de vouloir bien me notifier dans le plus court délai possible l’allocation du crédit de 55140 f. 47 qui m’est nécessaire pour pouvoir terminer cette année la restauration qui m’est confiée.
          L’architecte du château de Saint-Germain
          Daumet »

          Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Monuments historiques
          Minute de lettre du 24 mai 1907
          Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à M. Daumet, architecte
          J’ai l’honneur de vous informer que, sur l’avis de la commission des Monuments historiques, je viens d’approuver à la date de ce jour le devis de 55140 f. 47 que vous avez dressé en vue de l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.
          M. le ministre a décidé, sur ma proposition, de mettre la dépense prévue à la charge du budget des Beaux-Arts (Monuments historiques). Cette dépense est imputée sur l’exercice 1907 jusqu’à concurrence de 25000 f. En conséquence, je vous adresse sous ce pli l’autorisation d’entreprendre les travaux.
          Vous voudrez bien me faire parvenir, en même temps que les pièces nécessaires à la mise en train des ouvrages, un deuxième exemplaire de votre projet.
          Je dois ajouter que les travaux du devis de 172006 approuvé le 13 octobre 1902 sont considérés comme terminés et que, dans ces conditions, le reliquat non employé de l’allocation réservée sur le budget des Beaux-Arts pour leur exécution est compris dans l’allocation du nouveau devis.
          Signé : Dujardin-Beaumetz »

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 19 mars 1908
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts
          J’ai l’honneur de vous adresser ci-contre ma proposition pour la répartition du crédit de 11000 [rayé, remplacé par : 4300] francs dont j’ai fait la demande au service des Monuments historiques pour l’achèvement en 1908 de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.
          L’architecte du château de Saint-Germain
          Daumet

          Château de Saint-Germain
          Monuments historiques
          Devis des travaux de grosses réparations à exécuter en 1908 pour l’achèvement de la restauration du château
          Couverture
          Achèvement de la partie supérieure de la toiture de la chapelle : 4000 f. 00
          [rayé :] Peinture décorative dans la tourelle du pavillon sud-ouest à exécuter par M. Albert Girard : 4000,00
          [rayé :] Bordure ornementale dans cette même tourelle : 1500,00 [annoté :] Travail ne concernant pas les Monuments historiques
          Divers, pour échafaudage : 750,00
          [Total :] 4750,00
          Honoraires, 7,50 f. % : [rayé : 750, remplacé par :] 356,25
          Total du devis : [rayé : 11000,00, remplacé par :] 4356,25
          Le présent devis dressé par le soussigné, architecte du château
          Saint-Germain-en-Laye, 19 mars 1908
          Daumet »

          Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 7 août 1907
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts
          Monuments historiques
          J’ai l’honneur de vous adresser sous ce plu les soumissions en double expédition à faire signer, compris imprévus, à :
          MM. Prévost et Chatignoux, entrepreneurs de maçonnerie : 14503 f. 68
          Laubeuf, entrepreneurs de charpente : 5324,00
          Monduit, entrepreneur de plomberie : 10890,00
          Hoffmann, entrepreneur de menuiserie : 8479,35
          Moutier, entrepreneur de serrurerie : 8706,44
          Beauvais, horloger : 4400,00
          Pour l’exécution des travaux prévus au devis de 55140,47 approuvé le 24 mai 1907, ces travaux devant s’exécuter en 1907 jusqu’à concurrence d’une somme de vingt-cinq mille francs, et le reste sur les exercices suivants.
          Les domiciles des entrepreneurs sont les suivants :
          Prévost et Chatignoux à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise)
          Monduit, rue Poncelet 31 à Paris
          Laubeuf, Hoffmann, Moutier et Beauvais à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)
          L’architecte du château de Saint-Germain
          Daumet
          P.S. Me référant à l’article 18 du décret du 18 novembre 1882 qui autorise votre administration à traiter de gré à gré avec les entrepreneurs pour l’exécution des travaux d’ordre spécial comme celui dont il s’agir, je propose de confier les travaux d’horlogerie à M. Beauvais, depuis fort longtemps horloger du château de Saint-Germain. »

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 11 novembre 1907
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts
          Monuments historiques
          J’ai l’honneur de vous demander de vouloir bien mettre à ma disposition en 1908, sur les fonds des Monuments historiques, un crédit de 11000 francs pour l’achèvement de la restauration du château, cette somme étant destinée à faire la crête au-dessus du faîtage de la chapelle.
          L’architecte du château de Saint-Germain
          Daumet »

          Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Monuments historiques
          Minute de lettre du 24 mai 1907
          Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à M. Daumet, architecte
          En réponse à votre lettre du 11 novembre dernier, j’ai l’honneur de vous informer qu’une somme de 11000 f. sera réservée en 1908 sur les crédits des Monuments historiques pour les travaux à exécuter à la chapelle du château de Saint-Germain.
          Je vous serai très obligé de me faire parvenir une deuxième expédition de votre devis approuvé le 24 mai 1907 et qui s’élève à 55140 f. 47. »

          « A Monsieur le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Paris, le 6 juin 1894
          Monsieur le Ministre et cher collègue,
          Au cours de ces dernières années, l’architecte du château de Saint-Germain, M. Daumet, a signalé à diverses reprises la nécessité de continuer la restauration du château commencée en 1862 et suspendue en 1881, faute de crédits.
          Mon prédécesseur avait le projet de reprendre cette opération et de demander à cet effet l’inscription d’une allocation spéciale au budget d’un des prochains exercices.
          Mais il résulte des renseignements qui me sont fournis que, s’il est possible d’ajourner encore la réalisation d’une partie du programme arrêté entre nos deux départements, la réfection de la tour située dans la cour du château présente un caractère d’urgence tel qu’il y aurait danger à en différer plus longtemps l’exécution. En effet, malgré les étais qu’on a fait placer autrefois, on constate dans certaines parties de la tour des indices inquiétants : le noyau de l’escalier se déverse et s’écrase de nouveau, les anciennes crevasses qui avaient été soigneusement calfeutrées se sont rouvertes, en s’élargissant de quelques millimètres.
          Il est donc de toute nécessité, Monsieur le Ministre et cher collègue, de pourvoir à bref délai à la réfection de la tour dont il s’agit. Or, à cette opération est intimement liée celle qui a pour objet la restauration de la chapelle et toutes deux devant être poursuivies simultanément, M. l’architecte Daumet insiste pour qu’une décision soit prise le plus tôt possible.
          En ce qui concerne la restauration de la chapelle, votre administration s’était engagée, par lettre du 11 février 1874, à prendre à sa charge la moitié de la dépense sur le crédit du service des Monuments historiques. D’après les comptes arrêtés en 1881, une somme de 58478 francs resterait aujourd’hui lui incomber de ce chef, le service des Bâtiments civils ayant encore, de son côté, à faire face à une dépense de 16053 francs. Mais le nouveau devis dressé par M. Daumet évalue les travaux d’achèvement à 276172 francs, soit, en dehors des chiffres précités, une nouvelle somme de 200000 francs environ à partager par moitié entre nos deux départements.
          Cette augmentation s’explique par les raisons suivantes : au moment où la restauration a été entreprise, la chapelle, abandonnée depuis des siècles, était dans un état de mutilation qui ne permettait pas de formuler des évaluations avec la précision désirable. C’est seulement au cours des travaux qu’on a pu apprécier exactement l’étendue des détériorations. Aujourd’hui, en prenant pour base les travaux effectués, en s’appuyant sur les chiffres des mémoires réglés, on est à même de se rendre compte de ce qui reste à faire. De plus, il a fallu, dans le nouveau devis, tenir compte du renchérissement de la main d’œuvre, dont les prix présentent un écart sérieux avec ceux qui avaient été admis lors de l’établissement des devis primitifs.
          Dans cette situation, j’ai l’honneur de vous transmettre le projet étudié par M. Daumet, en vous priant de le soumettre à l’examen de la commission des Monuments historiques.
          Je vous serai obligé de vouloir bien, en me donnant connaissance de l’avis émis par cette commission, me faire savoir quelle somme il vous sera possible d’attribuer cette année et l’année prochaine à l’achèvement des travaux dont il s’agit.
          Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, les nouvelles assurances de ma haute considération.
          Le ministre des Travaux publics
          Louis Barthou »

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 13 février 1907
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts
          J’ai l’honneur d’appeler votre attention sur les conséquences des résolutions prises récemment par la commission des Monuments historiques, relativement à l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain ; elles apportent une si complète modification au projet d’origine, pour ce qui concerne la chapelle de cet édifice, que le devis de 172006 francs sur lequel a été établie l’opération engagée en 1902 ne correspond plus, en aucune façon, aux nouvelles décisions. C’est pourquoi je vous propose de considérer cette première opération comme ayant pris fin, et de la remplacer par une nouvelle, basée sur le devis ci-inclus, montant à la somme de 55140 f. 47.
          Pour le cas où vous accepteriez cette proposition, je vous demande de vouloir bien m’allouer en 1907, sur les fonds des Monuments historiques, un dernier crédit de 55140 f. 47 qui permettra de terminer la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, entreprise il y a près d’un demi-siècle.
          L’architecte du château de Saint-Germain
          Daumet »

          Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 15 avril 1908
          Cher Monsieur,
          Vous avez bien voulu me confier les propositions du 19 mars dernier, enregistrées le 23. J’ai fait au crayon les suppressions et avais pensé tout d’abord à reproduire une nouvelle expédition, mais je me suis avisé, attendu les mentions administratives.
          Le crédit à fournir se résume à la couverture du faîtage de la chapelle, soit pour les Monuments historiques 4356,25, laissant un boni sur les prévisions. Vous pourrez, cher Monsieur, modifier les chiffres à l’encre rouge commis au contrôle.
          Veuillez recevoir, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
          Daumet »

          Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Sous-secrétariat des Beaux-Arts
          Monuments historiques
          Minute de lettre du 21 juillet 1906 à M. Daumet, architecte
          J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’autorisation d’entreprendre au château de Saint-Germain-en-Laye les travaux supplémentaires que vous m’avez demandé par votre lettre du 7 juillet courant.
          Cette nouvelle entreprise devant être réglée séparément, je vous serais très obligé de vouloir bien m’adresser un marché spécial pour ces travaux ainsi qu’un deuxième exemplaire du devis. »

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye
          Bureau de l’architecte
          République française
          Saint-Germain-en-Laye, le 7 juillet 1906
          L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts, bureau des Monuments historiques
          J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli le devis estimatif des travaux à exécuter pour la restauration de la partie inférieure du pont donnant accès à la principale entrée du château de Saint-Germain depuis les fondations jusqu’au-dessous de l’assise du bandeau de couronnement portant le socle de la balustrade. La dépense s’élève à 20220 f. 54 c.
          Les travaux consisteront uniquement ne maçonneries, ils seront terminés longtemps avant la fin de l’année courante. Ils seront exécutés par les entrepreneurs MM. Prévost et Chatignoux, qui ont déjà signé une soumission pour les travaux de restauration à faire au château de Saint-Germain en 1906 sur les fonds des Monuments historiques.
          Je suppose que cette soumission est suffisante. Les entrepreneurs Prévost et Chatignoux, qui auront exécuté des travaux pour une somme supérieure au montant de leur soumission, devront comme d’usage verser à fin d’exercice au Trésor le complément de droits correspondant à l’excédent de dépenses.
          Dans le cas où, contrairement à ce que je crois, un nouveau marché serait indispensable, je vous prie de m’en informer : je le ferai établir aussitôt et vous l’adresserais.
          L’architecte du château de Saint-Germain
          Daumet »

          Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré

          « A M. le sous-préfet
          M. le Comte,
          Pour soulager les habitants de la ville que j’administre, dont la position malheureuse vous est bien connue, j’ai fait tout ce qui a dépendu de moi pour que les troupes anglaises de la 6e division cantonnée à Saint-Germain soit casernée dans le château. J’y suis parvenu avec beaucoup de peine et depuis le 30 octobre dernier qu’elles sont arrivées, je leur ai fait fournir tout ce qu’elles ont demandé.
          Aujourd’hui, Monsieur le Comte, une nouvelle demande m’est faite : celle de réparer les vitraux des croisées qui ont été cassés par les Prussiens et la 5e division anglaise lors de son passage ici le 29 octobre précédent et de faire diverses réparations. Suivant l’apperçu que j’en ai fait faire la dépense la plus urgente pourrait s’élever à environ 5000 f.
          L’exécution de ces travaux, M. le C., est d’autant plus pressante qu’à chaque instant nous sommes menacés de voir la troupe sortir de son casernement pour se loger chez les habitants.
          Si cela arrivait, la ville de Saint-Germain, qui a considérablement souffert et qui déjà a à loger environ 300 officiers de tous grades et leur suite se trouverait tout à coup plongée dans la plus cruelle position et verrait bien la majeure partie de ses habitans l’abandonner, n’y étant restés que par l’espoir d’un avenir plus heureux.
          Je vous supplie instamment, Monsieur le Comte, de faire tout ce qui dépendra de vous pour faire opérer les réparations dont il s’agit.
          Je connais les charges énormes qui pèsent sur le département, mais la dépense dont j’ai l’honneur de vous proposer est si nécessaire que je ne puis trop vous prier de me mettre à portée de faire faire les travaux demandés avec instance par MM. les officiers anglais.
          Je crois devoir vous observer que le château appartient au Roi et que sa réparation devant être à la charge du casernement de ses gardes du corps, il serait possible que, dans sa bonté, il voulut bien venir au secours du département dans cette circonstance.
          J’ai l’honneur etc. »

          « Versailles, le 9 novembre 1815
          Le sous-préfet de l’arrondissement de Versailles
          A monsieur le maire de la ville de Saint-Germain
          Monsieur le Maire,
          Votre demande est tellement instante que, si j’avais le droit de correspondre avec Son Excellence le ministre de la Maison du Roi, je n’aurois pas perdu un moment à lui porter votre réclamation. Nul doute que ce ne soit au ministère de la Maison du Roi à faire les réparations au château de Saint-Germain. De suite, je transmets votre demande à M. le préfet afin qu’il puisse écrire dès aujourd’hui. Assurez M. le commandant anglais de toute l’activité que je mettrai à cette affaire. Si Son Excellence refusait, jugez vous-même, Monsieur, si une répartition évidemment à la décharge de la ville de Saint-Germain ne doit pas être supportée par elle.
          Agréez, Monsieur le Maire, la nouvelle assurance de mes sentiments distingués.
          Le c. de La Villegontier »

          « Saint-Germain, 25 juillet 1879
          A monsieur le ministre de l’Instruction publique
          Monsieur le Ministre,
          J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli un décompte et un certificat de réception tous deux en double expédition, dont une sur timbre, ainsi que quatre certificats de payement en double expédition. Toutes ces pièces sont relatives aux travaux de restauration exécutés sous la direction de M. Millet à la chapelle Saint-Louis du château de Saint-Germain-en-Laye pendant les exercices 1876, 1877 et la première partie de l’exercice 1878.
          Leur ensemble constate, tant en travaux qu’en frais de direction, une dépense totale de 68274 f. 00 à l’aide de laquelle ont été exécutées toutes les reconstructions du mur sud de la chapelle depuis le sommet de l’abside jusqu’au sixième contrefort. Elle comprend aussi la reconstruction des croisées comprises entre les contreforts de ce mur, celle de l’arcature, des piliers intérieurs et des deux oratoires, enfin la construction des murs du petit fossé de la chapelle du côté de la cour, celle de l’égout sous la chapelle, ainsi que des épuisements nécessités par la fouille du puits qui reçoit les eaux du comble.
          Le crédit accordé s’élevant à 118274 f. 00 et cette somme devant être dépensée par annuités de 25000 f. chacune, M. Millet avait déjà fourni, pour les exercices 1874 et 1875, un premier décompte s’élevant à 50000 f. 00
          Il restait donc pour les exercices 1876, 1877 et une partie de 1878 la somme de 68274 f. 00
          Ce sont les pièces comptables de cette dépense que j’ai l’honneur de soumettre aujourd’hui à votre approbation.
          Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.
          L’inspecteur Eugène Choret
          Vu par l’architecte soussigné
          A. Lafollye
          P.S. Il est à remarquer que la dépense pour chaque année ayant été fixée à 25000 f., il ne restait plus pour 1878 que la somme de 18274 f. Dans le but de compléter l’annuité de 25000 f. pour cet exercice, M. Millet préleva une somme de 6726 f. sur le crédit de 50000 f. accordé par Monsieur le Ministre en 1878. Cette somme de 6726 f. fait l’objet d’un autre décompte dont j’ai l’honneur de soumettre également, mais dans un envoi séparé, toutes les pièces de comptabilité à l’approbation de Monsieur le Ministre. »

          Lafollye, Joseph-Auguste

          « Ministère des Travaux publics
          Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux
          Paris, le 22 juillet 1890
          Le directeur à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye
          Monsieur,
          J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision de ce jour, prise sur ma proposition, M. le ministre vous a ouvert un crédit de quatre mille francs (4000 f.) pour la consolidation des fondations de la tour d’angle de la chapelle dans la cour du château de Saint-Germain-en-Laye.
          Cette dépense sera imputée sur les fonds affectés en 1890 aux réfections et grosses réparations des Bâtiments civils.
          Je vous prie, Monsieur, de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour l’exécution de ces travaux et de vous entendre avec M. le chef du bureau des comptes et M. le contrôleur principal des Bâtiments civils et Palais nationaux au sujet de la désignation des entrepreneurs.
          Agréez etc. »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
          Beaux-Arts
          Minute de lettre du 8 juin 1889
          Le ministre à M. le directeur des Musées nationaux
          Monsieur le Directeur,
          La loi portant ouverture d’un crédit de 186000 francs pour travaux dans les musées du Louvre et de Saint-Germain a été promulguée le 29 mai dernier.
          J’ai l’honneur de vous communiquer ci-joint le programme des travaux projetés, dressé par la direction des Bâtiments civils. Je vous prie de me le renvoyer le plus tôt possible en me faisant connaître si vous avez quelques modifications à proposer.
          Agréez etc.
          Le Ministre »

          Ministère de l'Instruction publique

          « Saint Germain en Laye, le 10 septembre 1832
          Monsieur le Directeur,
          Le concierge du château de Saint Germain, qui a été distrait de la liste civile par la loi du 2 mars dernier, me prévient à l’instant qu’un éboulement occasionné par l’entrée journalière de voitures chargées de blé et de farines pour la manutention des vivres qui occupe une partie de ce château vient d’avoir lieu sous la principale porte d’entrée.
          Je me suis transporté sur les lieux et j’ai remarqué que cet éboulement de 5 pieds environ de profondeur est d’une largeur de 2 pieds et demi environ sur 3 pieds de long et a eu lieu par une perte du cours d’eau qui sert à alimenter le château.
          Il devient urgent de faire réparer cette dégradation, mais il paroit naturel que ce soit la manutention qui soit chargée de cette réparation, puisqu’elle a été occasionnée par elle.
          Il n’y a qu’à elle seule qu’est utile le cours d’eau pour son service. Si elle se refusait à cette réparation, l’administration pourrait faire arrêter le cours d’eau, qui lui devient quant à présent inutile puisque le château n’est pas loué.
          Je porte ces faits à votre connaissance pour que vous vous concertiez avec l’administration à qui appartient la manutention des vivres.
          J’ai l’honneur d’être, avec un très profond respect, Monsieur le Directeur, votre très dévoué receveur par intérim.
          Ferau »

          Préfecture du département de Seine-et-Oise

          « Versailles, le 14 septembre 1832
          Monsieur le Directeur,
          J’ai communiqué à M. le colonel du Génie le rapport que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 14 de ce mois sur un éboulement survenu sous la porte du château de Saint Germain, servant de communication pour la manutention des vivres de cette place. Cet officier supérieur ne se croit pas suffisamment autorisé pour faire exécuter cette réparation relative à un bâtiment dont le ministère de la Guerre n’a point encore fait la reprise, et dont il n’occupe qu’une très petite partie pour un service militaire. Il prend donc à ce sujet les ordres de M. le maréchal ministre de la Guerre.
          Vous jugerez si, d’après ce renseignement, il ne convient pas mieux de faire procéder de suite aux travaux dont il s’agit, au compte du Domaine de l’Etat, pour éviter que ces dégradations, en s’augmentant, ne constituent une dépense beaucoup plus forte.
          Agréez, Monsieur le Directeur, l’assurance de la considération la plus distinguée.
          Le sous intendant m.
          Jarmoy »

          Préfecture du département de Seine-et-Oise

          « Saint Germain en Laye, le 23 avril 1833
          Monsieur,
          Depuis que M. Hébert est venu visiter le château de Saint Germain, un entablement en brique s’est écroulé dans la partie est, au dessous de l’un des réservoirs. Je pense qu’il seroit utile de faire visiter cette nouvelle dégradation et d‘aviser aux moyens de la réparer.
          Il existoit sur le château de Saint Germain, lorsqu’il a été remis à l’administration par les agens du Domaine de la Couronne, un drapeau tricolore qui a été déchiré par le vent. Veuillez avoir la bonté de me dire si j’en dois faire remettre un autre et dans ce cas comment je devrai justifier de la dépense pour men faire rembourser.
          Le receveur de l’enregistrement
          Renaud »

          Préfecture du département de Seine-et-Oise

          « Saint Germain en Laye, le 16 octobre 1832
          Monsieur le Directeur,
          Le concierge du château de Saint Germain appartenant à l’Etat me prévient à l’instant qu’un incendie a éclaté cette nuit, entre minuit et 1 heure du matin, dans la partie du château occupée par la manutention des vivres.
          Cet incendie, qui a duré environ 3 heures, n’a causé de dégâts qu’aux effets mobiliers appartenans à la manutention des vivres.
          Il parait que ce qui regarde le Domaine n’a éprouvé aucun dommage.
          Le feu a pris par le bois que les boulangers ont habitude de faire sécher dans le four avant que d’en faire usage.
          J’ai l’honneur d‘être, avec un très profond respect, monsieur le Directeur,
          le receveur par intérim
          Ferau »

          Préfecture du département de Seine-et-Oise