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« Plusieurs journaux de Paris ont rapporté ces jours derniers un fait concernant une visite dont S.A.I. le prince Jérôme aurait honoré tout récemment celle des institutions de la ville de Saint-Germain qui garde le précieux souvenir du séjour qu’y a fait, comme élève, Son Altesse pendant sa première jeunesse. Sans discuter l’authenticité de cette visite, il est nécessaire d’établir que cette institution est entièrement privée et ne relève en quoi que ce soit de la ville ou de la commune. On ne saurait donc lui attribuer, pas plus qu’à un autre établissement du même genre à Saint-Germain, le titre de Collège communal qui lui est donné dans l’article en question. Malheureusement, jusqu’à ce moment, notre ville ne possède encore aucun pensionnat placé sous le patronage de la ville ou subventionné par elle. L’établissement dont il est question, et qui figure avec honneur parmi les autres, est connu généralement sous le nom d’ancien collège de Saint-Germain attendu que, de 1811 à 1814, il avait été placé dans cette position, qui a cessé complètement d’exister depuis cette époque. (Communiqué)
Nous devons ajouter, afin de mettre nos confrères de la presse parisienne et ceux de la province qui, comme nous-mêmes, ont d’abord reproduit l’article parisien, en garde contre certains renseignements erronés, que le fait en question, si il a eu lieu, comme nous le croyons du reste, remonte à une date très éloignée, car le vieux concierge déjà très ancien dans la maison, ne savait ce qu’on voulait lui dire lorsqu’on vint à lui parler de la visite toute récente dont avait été honorée l’institution, et de la gratification qu’elle lui avait value. »

« La petite presse à sa sœur aînée la presse parisienne
A propos de quelques erreurs dans les relations du voyage de S. M. la reine d’Angleterre à Saint-Germain
Il y avait une fois un journaliste chargé de rendre compte d’une grande représentation annoncée depuis longtemps à l’un des théâtres de Paris. Il avait assisté à plusieurs répétitions générales et, se croyant sûr de ce qu’il aurait à dire, avait, sauf erreur ou omission, préparé son article, qui n’attendait plus pour voir le jour que les quelques détails sur les faits de la représentation du soir. Or il advint que, le jour même, quelques amis du critique vinrent le débaucher pour une partie de campagne improvisée ; l’offre, faite avec un certain charme, séduisit assez le pauvre esclave ordinaire des faits divers et comptes rendus pour le faire hésiter entre son devoir et l’attrait d’un plaisir tentateur ; d’ailleurs l’article était tout fait, le programme de la soirée était certain, quelques mots ajoutés sur le succès colossal de l’ouvrage, la phrase traditionnelle annonçant que l’heure avancée à laquelle avait fini le spectacle obligeait à remettre au prochain numéro de plus amples détails, complétèrent le compte rendu anticipé, qui fut envoyé à l’imprimerie, pendant que son auteur courait à toute vapeur vers l’endroit choisi pour la joyeuse réunion.
Mais le pauvre diable avait compté sans son hôte, c’est-à-dire sans les accidents de machines et de trucs, sans les enrouements et les indispositions, enfin sans les mille et un empêchements qui surgissent à l’approche d’une grande représentation. Le spectacle n’eut pas lieu et la bande fatale, posée sur l’affiche, annonça que la première représentation de la Biche au bois était remise, pour cause d’indisposition, à un autre jour. Le lendemain matin, le compte rendu détaillé n’en parut pas moins dans les colonnes d’un petit journal de théâtre ; et qui fut bien penaud ? ce fut, on peut le croire, le pauvre critique qui, honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
Nos grands confrères, confiants dans le programme official et désireux peut-être d’assister de préférence aux royales pompes de Versailles, ne sont-ils pas tombés dans le même inconvénient à propos du voyage de la reine d’Angleterre à Saint-Germain ? C’est, du moins, ce qui nous paraît résulter des rectifications que nous allons nous permettre de faire à ce sujet.
Dans son numéro du samedi 25 août, la Presse dit que la reine d’Angleterre, qui avait déjà visité le tombeau de l’Empereur, s’est agenouillée dans la journée devant celui de Jacques II. Première erreur, la reine a bien visité, non pas en allant à la forêt, comme nous dit la Presse, mais bien en revenant, le château de Saint-Germain ; mais Sa Majesté n’a rendu aucune visite au tombeau de Jacques II, qui, situé non pas dans la chapelle du château, mais bien à l’église paroissiale, est, dans ce moment, entièrement masqué par les échafaudages nécessaires à la peinture des fresques qu’y exécute le célèbre peintre M. Amaury-Duval.
Le Constitutionnel est encore plus mal informé à propos des renseignements qu’il donne à la date du 26 août. Nous y lisons qu’un arc de triomphe avait été construit à l’entrée de la ville et qu’il était dû aux soins de la municipalité et de la compagnie du chemin de fer. Pour rendre hommage à la vérité, il nous faut constater qu’aucun corps constitué, et encore moins la compagnie de chemin de fer, n’a pris l’initiative en cette occasion. Comme tout le monde le sait, et ainsi que nous avons eu occasion de le dire, cet arc de triomphe a été spontanément construit, sous le patronage et avec l’autorisation de la municipalité, il est vrai, mais par les habitants eux-mêmes, qui se sont partagé le soin de construire l’édifice improvisé et de recueillir en même temps les souscriptions nécessaires. Le même journal dit que le maire a remis à la reine une adresse de félicitations, au nom de la ville de Saint-Germain. Rien de ce genre n’a eu lieu : nous avons raconté que, quelques instants avant l’arrivée de Leurs Majestés, un aide de camp avait fait connaître à M. le maire, présent avec son conseil municipal, qu’il n’y avait lieu de faire, ni de présenter aucun discours. Le régiment des Guides, encore selon le Constitutionnel, était rangé, à pied, en bataille, devant son quartier. Nouvelle erreur. De fréquents détachements des Guides étaient échelonnés sur la route pour servir d’escorte, mais les hommes restés à la caserne étaient groupés çà et là, et selon leur volonté, aux fenêtres, en tenue de dimanche et en bonnets de police ; le lieutenant-colonel était lui-même au pied de l’arc de triomphe, parmi les fonctionnaires qui attendaient le passage de Leurs Majestés. Enfin, pour se rendre à la Muette, le cortège n’a pas traversé la ville, et ce n’est qu’au retour qu’il s’est arrêté à la porte du château, où Leurs Majestés ont visité l’appartement de Jacques II, ceux auxquels une tradition incertaine attribue l’habitation à Mlle de La Vallière, et enfin la chapelle, dont la restauration date du règne de Louis XIII.
Les Débats, mieux renseignés, donnent, à la date du 27 août, un détail exact de la visite royale, seulement ils ajoutent, dans l’erreur commune : « Leurs Majestés sont reparties pour Saint-Cloud, après une visite au tombeau de Jacques II ».
Le Constitutionnel du même jour dit qu’après la visite au château, la reine s’est rendue à l’église paroissiale, où est le tombeau du dernier roi de la race des Stuarts. Les milliers de personnes qui, sur la place, saluaient Leurs Majestés de leurs acclamations peuvent encore donner à son rédacteur l’assurance positive du contraire.
Enfin, le Siècle, après avoir raconté ce fait erroné que la reine a assisté à une chasse dans la forêt, dit positivement que Sa Majesté, en visitant le château, s’est arrêtée dans la chapelle devant le monument où l’on conserve la cervelle et une partie des entrailles de Jacques II (sic). Il n’y a, nous le répétons, qu’un malheur à tout cela, c’est qu’il n’y a pas eu de chasse, que les restes de Jacques II ne sont pas dans la chapelle et que les travaux en voie d’exécution au monument élevé dans l’église paroissiale devaient être et ont été un empêchement à la pleine visite de la reine Victoria.
Nous en avons fini avec toutes ces rectifications, que nous avons cru devoir faire et qui, d’ailleurs nous avaient été demandées autant dans l’intérêt de nos concitoyens, qui revendiquent l’honneur de l’initiative qu’ils ont prises, que dans celui de la vérité d’une foule de petits faits, que la seule présence d’un rédacteur à Saint-Germain aurait permis de relater d’une manière certaine. Un de nos confrères de Versailles, dédaignant de s’édifier de nos propres renseignements, a partagé l’une [p. 90] des nombreuses erreurs des journaux de Paris, et qui probablement se propageront au loin, où notre feuille obscure, mais consciencieuse, ne saurait avoir la prétention d’aller.
Léon de Villette »

« Chasse à Saint-Germain de LL. MM. les empereurs Napoléon et François-Joseph
Grand Steeple-Chase aux Nouvelles
Nous nous sommes souvent élevés contre les abus de l’empressement de nos grands confrères de la presse parisienne à publier souvent des faits erronés touchant notre localité ou celles environnantes.
Pour nous, qui nous trouvons sur les lieux mêmes, nous avons soin de nous entourer de tous les renseignements possibles, quand parfois nous ne pouvons voir par nos propres yeux. C’est ce qui nous est arrivé à l’occasion de la chasse impériale qui a eu lieu samedi dernier en forêt de Saint-Germain, dans la garenne de Fromainville, et qui avait attiré un très grand nombre de nos citadins, qui pourront apprécier la vérité de nos rectifications.
Empêchés par les soins à apporter au numéro qui paraissait à cinq heures, nous avions prié un de nos amis de nous tenir par envoi d’exprès au courant des différents épisodes de la journée. A quatre heures, nous recevions la note due à son obligeance et un peu plus tard, pendant la distribution du journal, nous apprenions avec regrets de la même personne qu’une erreur s’était glissée dans son rapport quand elle avait constaté la présence des deux archiducs parmi les illustres invités à la chasse. La famille impériale d’Autriche s’était partagée entre deux invitations, et si l’empereur François-Joseph accompagnait notre souverain, ses deux jeunes frères chassaient le même jour à Ferrières, chez M. de Rotschildt.
C’était là une erreur bien involontaire de notre part, mais on va pouvoir juger de celles commises par plusieurs grands journaux de Paris.
C’est d’abord la Presse, qui, dans un article « détaillé » sur la chasse à Saint-Germain, raconte « que les deux empereurs ont d’abord visité le musée gallo-romain, installé dans le château de Charles V et de François Ier, puis la magnifique terrasse établie du côté de la Seine par Henri IV et complétée par Louis XIV ».
Après avoir fait l’éloge de la condition cynégétique de notre forêt de Saint-Germain, qu’il veut bien, par parenthèse, doter de la présence des lièvres, perdrix et bécasses qu’on n’y trouve jamais, le même journal ajoute hardiment que samedi dernier, à l’occasion de cette visite qu’il a rêvée, « les régiments de la Garde, en garnison à Saint-Germain, étaient sous les armes à l’arrivée des empereurs et les maisons de la ville pavoisées aux couleurs de la France et de l’Autriche ».
Le Petit Journal de lundi dernier, dans un de ses entrefilets intitulé : l’Empereur d’Autriche à Paris, contenant les lignes suivantes :
« Hier matin, à neuf heures, l’empereur d’Autriche est parti pour Saint-Cloud, d’où les deux souverains se sont rendus à Saint-Germain.
Après avoir visité le musée gallo-romain et la magnifique terrasse qui domine le cours de la Seine, les deux empereurs sont entrés en forêt, où a eu lieu une chasse à tir. »
Puis les correspondants à Paris expédient en province les nouvelles « détaillées » puisées à la même source. Exemple : « Les princes, dit l’Abeille cauchoise dans sa correspondance particulière du 20 octobre, ont visité le musée des Thermes et l’hôtel de Cluny, le musée gallo-romain à Saint-Germain, où ils ont chassé avec l’empereur Napoléon (dans le musée ?). Les habitants de la ville de François Ier (Oh ! oh !) ont fait une ovation splendide aux deux empereurs ».
Mais le plus fort, le plus incompréhensible, c’est que notre voisine et amie, une feuille estimable, et d’ordinaire bien renseignée, de notre département, du chef-lieu même, l’Union de Seine-et-Oise, qui pouvait s’en rapporter à ce que nous avions écrit samedi soir, instruisait en ces termes, dans son numéro de jeudi dernier, ses lecteurs de Versailles, des faits passés à Saint-Germain :
« Samedi dernier, avant la chasse, les deux Empereurs ont visité le musée gallo-romain installé dans le château de François Ier, et se sont promenés quelques instants sur la magnifique terrasse de Saint-Germain.
Les régiments de la Garde en garnison à Saint-Germain étaient sous les armes. A l’arrivée des deux souverains, les tambours ont battu aux champs et les musiques ont joué l’air national autrichien. Les établissements publics et la plupart des maisons étaient pavoisées aux couleurs de la France et de l’Autriche.
Les habitants de Saint-Germain, qui se pressaient sur le passage de Leurs Majestés, les ont accueillies aux cris réitérés de : Vive l’empereur Napoléon ! vive l’empereur François-Joseph ! »
Le Moniteur du soir a donné, lui, un récit exact de la chasse, il a fait seulement erreur sur le nom de l’inspecteur des forêts de la Couronne à Saint-Germain, M. Fouquier de Mazières, qu’il appelle M. Fauquier ; ce ne sont pas non plus des vignerons, mais bien des horticulteurs de Conflans qui, par l’intermédiaire du maire de leur commune, ont fait, au moment du déjeuner, hommage à la table impériale de paniers de raisins, dont l’excellence et la beauté méritent de partager la faveur du chasselas de Fontainebleau.
Pour rendre justice, du reste, au compte-rendu de la chasse par le rédacteur du Moniteur du soir, M. Louis Noir, nous croyons ne pouvoir mieux faire que d’en reproduire les derniers paragraphes.
« La foule a fait le plus brillant accueil à l’hôte de l’Empereur et de la France ; à chaque instant, des bravos saluaient son incroyable adresse ; S. M. François-Joseph est un des plus habiles tireurs de l’Europe et, aux longues distances, Elle fait des coups merveilleux dont nos plus vieux gardes sont surpris.
Nous ne parlerons pas du prince de la Moskowa, dont la réputation est bien connue, mais nous citerons, parmi les plus adroits, le prince de Liechtenstein, qui a jeté environ cent cinquante pièces.
Vers le soir, on cessa le feu et l’on s’achemina vers le point où les gardes avaient préparé le tableau.
On désigne ainsi l’ensemble des pièces abattues disposées de façon à former un tableau de nature morte.
Nos forestiers montrent beaucoup de goût dans l’arrangement du gibier ; ils composent très artistement des groupes et des scènes d’un aspect souvent remarquable, et l’on croirait qu’un peintre de talent a présidé à l’agencement du tableau.
D’ordinaire les chevreuils forment cadre, et de leur pelage sombre on tire des effets de contraste puissant avec l’éclatant plumage des faisans.
Voici la liste des pièces abattues :
Lapins, 400 ; chevreuils, 50 ; lièvres, 150 ; perdrix, 100 ; faisans (coqs et poules), 1300.
Leurs Majestés quittèrent le tiré au milieu des vivats des spectateurs. Sur leur passage à Maisons-Laffitte, à Colombes, à Courbevoie, les populations se portaient en foule et saluaient les deux souverains de leurs acclamations enthousiastes. »
S’il est à regretter de voir certains journaux de Paris commettre de graves erreurs sur des faits qui se passent à si peu de distance, il n’en faut qu’apprécier si vivement un rapport exact et consciencieux ; c’est à ce titre que nous avons été charmé par la lecture de l’article signé par M. A. Marx sur le sujet en question dans un des numéros du Figaro de cette semaine ; nous le recommandons à ceux de nos lecteurs auxquels il aurait pu échapper, car le spirituel et exact historiographe des fêtes et voyages de la Cour a non seulement fait un récit de la plus grande vérité, mais a encore su décrire parfaitement, et dans leurs moindres détails, cynégétiques et topographiques, les chasses à tir de l’Empereur, et particulièrement celles qui se répètent plusieurs fois pendant la saison, à l’extrémité de la forêt de Saint-Germain.
En somme, avis de la part de leur infime confrère, à certains grands journaux qui, dans le but d’arriver plus tôt que les autres, ressemblent à ce dandy qui voulait que son tailleur l’habillât, non pas à la mode de la veille, ni à la mode du jour, mais à celle de la semaine prochaine.
C’est ainsi que les nouvelles ne sont plus seulement habillées, mais travesties, et malheureusement se répandues beaucoup plus vite et dans un cercle bien autrement vastes que celles données par la presse locale, qui a la faiblesse de se borner à raconter strictement ce qui s’est passé.
Encore une fois, à nos lecteurs de Saint-Germain, à juger et à apprécier et surtout à se défier de certaines annonces qui, comme celles données par plusieurs journaux et notamment par le Petit Journal, ont fait réunir inutilement, pendant plusieurs heures, samedi dans l’après-midi sur le parterre, à la route des Loges et aux abords du château, une foule immense qui espérait et attendait l’arrivée des deux Empereurs, pendant que, suivant le programme arrêté, Leurs Majestés étaient déjà rendues au palais de Saint-Cloud.
Léon de Villette »

Portrait Félicien de Saulcy (SN)
EA_001_005 · Pièce · vers 1870
Fait partie de Projet EUROPEANA Archaeology

Portrait signé de Félicien de Saulcy (1807-1880).
Auteur du portrait : inconnu.

Félicien de Saulcy est successivement polytechnicien, sous-Lieutenant d’artillerie (1831), lieutenant (1832), capitaine (1837), professeur de mécanique à l'École d'artillerie (1839), conservateur du Musée d'artillerie de Paris (1840), chef d’escadron (1855) et sénateur (1859). Par sa femme, Charlotte de Billing, il est proche du couple impérial.

Passionné de numismatique, il est élu membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Il voyage en Turquie, en Égypte, en Palestine et en Syrie entre 1845 et 1850 et entreprend des fouilles archéologiques.
Il est nommé en 1858 président de la Commission de Topographie des Gaules. A ce titre, il mène de nombreuses prospections et fouilles pour retrouver les traces de Jules César sur le territoire national français. Il est chargé par l'empereur Napoléon III de lancer les premières fouilles impériales à Alise-Sainte-Reine afin de retrouver les vestiges du siège d'Alésia. En 1865, il fait partie de la Commission pour l'organisation du Musée gallo-romain, créé peu de temps auparavant par Napoléon III. Il y côtoie de nombreuses sommités comme Edouard Lartet, Auguste Verchère de Reffye, Casimir Creuly, Viollet-le-Duc, le comte de Nieuwerkerke...
Félicien de Saulcy part en exil en Angleterre avec la famille impériale en 1870.

Ce portrait était présenté dans les salles du musée, avec de nombreux autres portraits afin de rendre hommage aux donateurs, archéologues et hommes de sciences qui ont participé à la conception du musée de Saint-Germain-en-Laye puis à l'enrichissement de ses collections.

Pologne
2020001/89 · Dossier · Sans date
Fait partie de Fonds Ernest Chantre

Série d'objets numérotés provenant du Tyrol et de Saxe, conservés au musée de l'Université de Cracovie [dessins au crayon et à l'aquarelle sur calque, 2020001/89/1-5]. Deux objets en bronze numérotés, n°98 provenant de la rivière Drwenca (palatinat de Plock) et n°99 du gouvernement de Kiew, conservés au musée de l'Université de Cracovie [dessin au crayon et à l'aquarelle sur calque collé sur planche, 2020001/89/6]. Deux objets en bronze numérotés, n°88 provenant de Gulbin (Grand-Duché de Lituanie) et n°89 d'Olivia (près de Dantzig), conservés au musée de l'Université de Cracovie [dessin au crayon et à l'aquarelle sur calque collé sur planche, 2020001/89/7]. Deux objets en bronze numérotés, n°98 provenant de Galicie et n°86 de Posen, conservés respectivement au musée de l'Académie de Cracovie et au musée l'Université de Cracovie [dessin au crayon et à l'aquarelle sur calque collé sur planche, 2020001/89/8]. Série d'objets divers, provenant de plusieurs sites de Silésie, conservés au musée des Antiquités de Silésie, Breslau [dessins au crayon, 2020001/89/9-19].

Plaques de verre
PHOTOMAN/2 · Sous-fonds · 1859-1950
Fait partie de Fonds photographique du MAN

Le fonds des plaques de verre, ou "clichés", conservé au MAN constitue le noyau le plus ancien de la collection photographique du musée. Il est cependant difficile d'en retracer la formation, et aujourd'hui, il est devenu très complexe d'identifier le contenu de ces images. La pratique voulait que chaque cliché acheté soit enregistré dans le « Registre du matériel du musée de Saint-Germain », au même titre que sont mentionnés l’achat d’une lampe ou celui d’un broc. Une fois le cliché acquis , le numéro attribué dans ce registre est reporté sur le mémoire remis par le conservateur du musée à la direction des Musées nationaux pour ordonnancement. C’est ainsi que le premier cliché inscrit dans le « Registre du matériel du musée » porte le numéro 292 . Nous relevons ainsi l’acquisition d’environ neuf cents plaques de verre, pour lesquelles la numérotation est, donc, discontinue. La lecture des mémoires et du registre montre cependant que ces documents sont lacunaires et qu’il est impossible de reconstituer l’ensemble du fonds à partir d’eux seuls.
Parallèlement, sont dressés des cahiers d’inventaire. Malheureusement, ils sont sommaires et tout aussi incomplets que les mémoires, et leur tenue s’arrête brutalement en 1944. Néanmoins, sur ces cahiers d’inventaire, le numéro de l’objet reproduit est mentionné, ainsi que le format du négatif sur verre et le numéro de la boîte dans laquelle le cliché est rangé. Les sept volumes du « Musée de Saint-Germain. Photographies. Catalogue des clichés », appelés également « Albums blancs », rassemblent chacun soixante cartons reliés, sur le recto desquels sont contrecollées une ou plusieurs épreuves. Ils correspondent au registre intitulé « Catalogue des clichés de l’atelier ». La numérotation des cartons est continue d’un album à l’autre, de 1 à 420. Le numéro des clichés d’où sont tirées les épreuves, et celui de la boîte dans laquelle ils sont conservés, sont reportés à l’encre noire sous les photographies .
Enfin, chaque nouvelle opération de classement et de conditionnement a donné lieu à l’ouverture de nouveaux cahiers ou fichiers.
Mais dans les années 1960, un "rangement" drastique des plaques de verre a conduit à éliminer les pièces abimées et à redistribuer les pièces conservées dans les boites, en dépit du classement originel, brouillant définitivement les critères d'identification des sujets représentés.
Inutile de chercher les noms des photographes, ils ne sont crédités ni dans les différents registres, ni sur les épreuves, car le sujet représenté prime. Seul le nom des donateurs des photographies est porté sur le livre d’entrée de la bibliothèque, mais nous n’avons pas l’assurance que tous les dons aient été enregistrés.
Malgré des sources insuffisantes, nous avons la certitude que la constitution du fonds photographique est en lien étroit avec la formation des collections d’objets, avec les découvertes archéologiques en France et les recherches menées par le personnel scientifique du musée.

 La consultation des mémoires de photographes renseigne sur l’objet des commandes de travaux photographiques destinés à couvrir les besoins d’illustration. Dès 1874, Alexandre Bertrand, Gabriel de Mortillet, puis Salomon Reinach à partir de 1886 ont recours aux services réguliers de prestataires extérieurs dont les ateliers sont situés à proximité du musée. Parmi ceux-ci, citons Alfred Amédée Véber, fils d’un négociant belge, installé à Saint-Germain-en-Laye en 1868. Dans une lettre adressée au ministre des Beaux-Arts le 13 mars 1880, Véber précise qu’il exerce depuis 1868 et réalise des photos depuis 1869 pour le directeur du musée, Alexandre Bertrand, et pour Abel Maître, chef des ateliers . Les factures de ses travaux s’échelonnent du 17 avril 1874 au 1er décembre 1885 et le coût est souvent élevé . Parmi les commandes qui lui sont faites, citons celle de 1882, pour laquelle Véber réalise des épreuves à partir des 265 négatifs sur verre au collodion de Gueuvin de la colonne Trajane . En 1886, Véber cède son atelier à Léon Charles Joseph Bichon, photographe né à Persan, dans le Val-d’Oise, le 23 juillet 1859. L’officine porte l’enseigne Photographie du musée . Ayant épousé en 1888 Blanche Vitry, certaines de ses photos sont créditées « Bichon-Vitry ». S’il poursuit les relations entreprises par son prédécesseur avec le conservateur du musée et ses attachés, seuls quatre mémoires sont conservés dans les archives du musée durant la période du 18 août 1887 à 1889. Alexandre Bertrand ne donne pas l’exclusivité à un seul prestataire, car il confie en 1879 à un autre atelier de la ville, Dumesnil et Mouhé, la reproduction de documents relatifs à l’histoire du château Vieux.

Indépendamment des acquisitions de clichés commandés aux prestataires de la ville, des collections constituées par les photographes dans les départements sont acquises et contribuent à accroître le fonds du MAN. Alexandre Bertrand et Gabriel de Mortillet reçoivent des propositions directes de vente. Les courriers joints aux mémoires précisent les intentions et démarches commerciales. C’est ainsi qu’Émile Mage , membre de la Société française de photographie et dont l’atelier est à Brest, est chargé par le ministre des Beaux-Arts de photographier les monuments historiques de Bretagne. Il confie dans un courrier adressé à Mortillet sa collection en cours de constitution au moment de l’exposition de 1876 : « J’ai l’honneur de vous adresser la collection des monuments celtiques que je possède. Vous n’avez qu’à me retourner les vues qui ne vous plairont pas. Je vais vous dire, Monsieur, que je continuerai cette année cette collection de monuments druidiques du Morbihan. Je serai entièrement à vos ordres pour les renseignements dont vous pourriez avoir besoin. » Il livre quatorze épreuves au musée. De même, Richard , photographe à Saint-Nazaire, facture les prestations réalisées les 12 décembre 1876, 17 février, 22 mars et 23 décembre « pour travaux [photographiques] du bassin [de Saint-Nazaire] ». J. Rebreget, photographe domicilié à Autun, fournit à Alexandre Bertrand, en 1877, une reproduction du dessin de la mosaïque de Bellérophon ; et en 1879, Paul Bourgeois, photographe à Lons-le-Saunier, remet huit clichés et huit épreuves de plaques mérovingiennes conservées au musée. Quant à Deniker, domicilié à Paris, ce sont cinquante et une épreuves photographiques qu’il envoie à Bertrand en 1882.
La question sur la reconnaissance des droits d’auteur intervient assez tôt. C’est ainsi que le photographe Bourgeois discute le droit patrimonial des clichés et justifie le prix du cliché livré avec une épreuve pour la somme élevée de 10 francs l’unité dans ces termes : « Je ne doute pas qu’à Paris ou Saint-Germain les prix soient plus bas qu’ici, mais en province tout est relativement plus cher : nos produits, la vie matérielle, etc. La reproduction de ces objets nécessite en outre plus de soins, donne plus de difficultés qu’une reproduction ordinaire, surtout à cause de leur couleur. Vous me permettrez en outre de discuter le passage de votre lettre où vous dites qu’une commande de photographie entraîne la propriété du cliché. Le cliché reste propriété du photographe quoiqu’il n’ait réellement pas le droit d’en tirer des épreuves et d’en faire ce que bon lui semble : ce sont les clichés qui constituent, en grande partie, la valeur d’un atelier photographique . »
Enfin, il arrive que ce soit des collectionneurs eux-mêmes qui proposent leurs photographies. Le comte Alexandre Mahe de La Bourdonnais, ingénieur civil et explorateur, soumet au directeur du musée ses vues de Birmanie, Inde et Chine, de paysages et éléments d’architecture de sa collection personnelle : « […] ma collection qui ne comprend qu’une vingtaine de sujets divers sont achetés par les différents musées et écoles de Paris, le prix est de 2 francs chaque, grandeur carte album . »

      Des commandes de photographies de monuments et d’objets archéologique trouvés hors de France présentent de l’intérêt, à titre d’éléments de comparaison avec les collections nationales. Alexandre Bertrand fait de nombreux voyages en Europe, dans les pays du Nord, en Allemagne, en Autriche, en Italie septentrionale, et participe aux différentes sessions du congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques. Ainsi, des commandes de documents sont passées directement auprès de photographes prestataires, ou par l’intermédiaire de musées étrangers. Antonin Jaroslav Vertatko, du musée national de Prague, remet des épreuves photographiques le 13 novembre 1876 à M. Calve, libraire à Prague, qui, à son tour, les expédie à M. Klincksieck, libraire de l’Académie des sciences à Paris, qui, lui-même, les adresse au musée de Saint-Germain .

György Klösz, photographe germano-hongrois, travaille à Vienne et à Budapest ; il réalise en 1876 la commande de vingt-cinq clichés et vingt-cinq épreuves à partir des collections du musée de Copenhague . Un deuxième mémoire en 1877 concerne l’envoi de soixante-neuf épreuves non collées reproduisant les collections du musée préhistorique de Budapest.
En 1884, Carlo Bertinazzi, photographe à Bologne, exécute pour le MAN les épreuves de quinze planches photographiques des objets du musée civique de Bologne. Dans une lettre à en-tête du musée archéologique de l’Université adressée à Bertrand, Eduardo Brizio, conservateur du musée, précise les droits patrimoniaux attachés aux clichés : « Les 15 photographies que M. Bertinazzi vous a proposées sont les reproductions des objets de l’époque préhistorique du Bolonais (grottes, cabanes, bronzes des tombeaux […]) pour donner une idée complète des différentes antiquités du pays ; mais les clichés en sont propriété de la municipalité qui les a fait exécuter pour envoyer deux albums de photographies des objets du musée civique à l’exposition nationale de Turin. Selon votre ordination, j’ai dit à M. Bertinazzi que vous acceptiez les 15 épreuves au prix indiqué et qu’il peut vous les envoyer. » Peu de temps après, Antonio Nessi, photographe à Côme, facture douze clichés des antiquités des cimetières des environs de Côme. Puis, en 1884, Ludovico Tuminello fournit les prises de vue de la base de la colonne Trajane, par l’intermédiaire de l’École française de Rome . Cette même année, le chevalier Calzoni, domicilié à Bologne, fait état de la vente de « 28 clichés d’œuvres du musée civique de Bologne et 28 épreuves des dits clichés ». Enfin, Charles Deschmann, conservateur du musée de Laibach en Autriche, facture la fourniture de vingt-neuf clichés, avec épreuves collées, d’objets du musée.

   Dans un contexte d’exercice de plus en plus réglementé, le besoin d’installer un atelier au musée se fait sentir, ceci afin de limiter la fréquence des interventions de photographes extérieurs et la délivrance ponctuelle d’autorisation de photographier, et de réduire le coût des commandes. Peu après sa nomination en 1886 comme attaché au musée de Saint-Germain, Salomon Reinach décide la création d’un service photographique au musée dont l’activité est confiée au gardien bibliothécaire Justin Faron . Dans un courrier de 1889, Salomon Reinach entreprend de décrire précisément les tenants et aboutissants d’une telle action : « Je me permets d’attirer votre bienveillante attention sur les nombreux travaux de photographies que le gardien bibliothécaire Faron a exercés dans le courant de l’année 1889. Grâce à l’habileté réelle qu’il a acquise, le musée peut maintenant se dispenser de recourir aux coûteux services des photographes de la ville et il lui a été souvent possible d’obtenir des musées provinciaux et étrangers, en échange de photographies qu’il leur fournissait, des documents photographiques et autres qu’il aurait été, sans cela, dans l’obligation de leur payer. J’ai eu l’honneur de vous proposer de faire allouer au gardien bibliothécaire Faron une indemnité de cent cinquante francs, égale à celle qui lui a déjà été attribuée l’an dernier pour des travaux du même genre. Par la même occasion, je crois devoir vous rappeler que l’appareil photographique dont se sert le gardien Faron est ma propriété et que je dois prévoir les circonstances où, obligé d’utiliser cet appareil à Paris pour mes travaux personnels, je devrais le reprendre chez moi. D’autre part, le gardien Faron a commencé à enseigner la photographie à notre attaché libre, M. de Villenoisy et il ne serait fort [désirable] que ce jeune archéologue pût emporter un appareil en voyage, le jour où il me ferait une tournée scientifique dans l’intérêt de nos collections. Enfin l’appareil que je possède acheté par moi pour mes missions en Tunisie, et [est adapté] spécialement au paysage ; il ne donne pas toujours de bons résultats quand il s’agit de photographier des monuments de sculpture à plans multiples. D’après le devis que m’a fourni M. Dujardin, une somme de 450 francs serait suffisante au musée pour prévoir un appareil plus grand, un objectif spécialement disposé pour la photographie d’œuvres d’art et les huit châssis nécessaires pour un voyage archéologique. Mon appareil m’a coûté une somme deux fois plus forte, mais cela tient à certains mécanismes spéciaux dont il avait fallu le pourvoir comme l’utilisation de papier Balagny, moins encombrant que les glaces Adrianis, mais d’une manipulation plus délicate . ». Né en 1846, Faron entre au musée de Saint-Germain comme gardien auxiliaire des Musées nationaux en 1879  et bénéficie d’un logement de fonction au château. Son activité de photographe est très soutenue, comme le montrent les indemnités et gratifications qu’il perçoit à plusieurs reprises en fin d’année  et les achats qui lui sont faits par le musée dès 1889  ; et bien qu’en retraite, il continue son activité de photographe pour le musée pendant quelques années encore .
2018002/B/127 · Pièce · sans date
Fait partie de Pièces d'archives épigraphiques du musée d'Archéologie nationale

Planche intitulée « Magistrat ayant obtenu ses grades successifs avant l’âge requis pour chacun », présentant une inscription de Nîmes (CIL, XII, 3164), à l’échelle 1/ 2. Première livraison d’après le Catalogue des inscriptions du général Creuly. Au verso, mentions au crayon : « salle 18 » ; « n°7 X ».

Creuly, Casimir
2018002/B/103 · Pièce · sans date
Fait partie de Pièces d'archives épigraphiques du musée d'Archéologie nationale

Planche intitulée « Autels à Mercure » présentant huit inscriptions provenant de Mayence (CIL, XIII, 6741, 7215, 6275, 6222, 7218, 7221, 7225, 7214 + copies), à l’échelle 1/2. Première livraison d’après le Catalogue des inscriptions du général Creuly. Au verso, mention au crayon : « n°5 ».

Creuly, Casimir
1 · Pièce · 1866
Fait partie de Commission de Topographie des Gaules

Planches issues de la Revue Archéologique 1866 :

  • Objets divers trouvés dans le cimetière gaulois de Somsois
  • Plan du cimetière de Somsois (le manuscrit ayant servi à la réalisation de la planche se trouve en album noir 14 - planche 12, pièce suivante)
Commission de Topographie des Gaules