Vue de la façade Ouest et de l’angle Sud-Ouest du château avant les restaurations. La flèche se dresse dans le ciel. Le pavillon Hardouin-Mansart sud-ouest est toujours présent, or il a été démoli vers 1899-1900. L’état de la façade ouest est proche de celui visible sur la carte postale précédente ; on remarque la présence d’un store protégeant du soleil la fenêtre à droite de la cheminée. Le terminus post-quem de la prise de vue peut être ainsi fixé avant 1900, tandis que le terminus ante-quem de la carte postale peut être fixé en fonction de sa date d’oblitération d’émission au 28 mars 1901.
Vue de la façade Ouest et de l’angle Sud-Ouest du château avant les restaurations. L’horloge est toujours sur le donjon et la flèche se dresse toujours dans le ciel. Le pavillon Hardouin-Mansart sud-ouest est toujours présent, or il a été démoli vers 1899-1900.
Vue de l’angle sud-ouest du château.
Vue de la cour intérieure, depuis l’ouest. Le centre de la cour dispose d’un parterre planté d’arbustes et gazonné, avec la présence d’un réverbère. Le Mercure de Lezoux (MAN 46273) se situe sous les arcades de l’escalier éponyme. Les travaux sont achevés, ce qui nous permettrait de dater la prise de vue après 1908. Le timbre sur le recto, figurant une Semeuse de Mouchon, confirme cette datation, sachant qu’il a commencé à être émis à partir de 1907. Enfin, la carte a un dos blanc, ce qui nous permettrait de la dater jusqu’à 1916. Elle daterait donc entre 1908 et 1916.
Vue de la façade Ouest du château depuis la place éponyme. Présence d’un kiosque à journaux au centre, à gauche de l’entrée, et d’une colonne Morris au fond à gauche, du côté de l’entrée dans le Domaine national. Les travaux sur la façade Ouest sont en cours comme celles sur la tourelle d’angle sud-ouest, qui est en train de s’élever. Les travaux sur la porte d’entrée sont achevés, tandis que l’horloge est toujours sur le donjon et que les travaux sur le pont n’ont pas encore commencé. La flèche est toujours en place. En prenant en considération de tels éléments, il serait judicieux de dater la prise de vue entre 1905 et 1906, et de dater la carte postale des années 1916-1917, du fait de l’usage du papier cartonné ainsi que du fond vert. Il s’agit peut-être d’une réédition.
Vue des façades nord et ouest, prise en plongée depuis la Place du Château. Les restaurations de la façade nord sont achevées mais celles de la façade ouest sont en cours. L’horloge est toujours sur le donjon, l’entrée du musée semble avoir été restaurée – en témoignent la présence du bas-relief moulé et de l’inscription « Musée des Antiquités Nationales » - tandis que le pont semble quant à lui en cours de travaux. La flèche n’est plus présente et a été démontée.
Vue des façades nord et ouest, prise en plongée depuis la Place du Château. Les restaurations de la façade nord sont achevées mais celles de la façade ouest sont en cours. L’horloge est toujours sur le donjon, l’entrée du musée semble avoir été restaurée – en témoignent la présence du bas-relief moulé et de l’inscription « Musée des Antiquités Nationales » - tandis que le pont semble quant à lui en cours de travaux. Enfin, la flèche de la chapelle se dresse toujours vers le ciel. La prise de vue daterait vraisemblablement peu avant 1907. La carte postale en tant que telle semble dater de la même période du fait de son dos blanc – ce qui nous amène à une datation avant 1916 – et de la bipartition entre zones de correspondance et d’adresse – ce qui nous amène à une datation après novembre 1903.
Vue de la façade nord, côté jardins.
Vue de l’angle nord-ouest du château, avec le donjon, l’entrée du musée et la façade sur jardin.
Vue de l’angle nord-ouest du château, avec le donjon, l’entrée du musée et la façade sur jardin.
Vue de l’angle nord-ouest du château, avec le donjon, l’entrée du musée et la façade sur jardin.
Vue du château – le pavillon sud-ouest, la chapelle et la façade sud – prise depuis la Place Thiers – avec la statue d’Adolphe Thiers trônant en son centre. Une troupe d’un régiment d’infanterie – peut-être colonial, puisque les soldats portent le fez – défile. Les travaux sur la façade sud sont achevés et presque achevés pour la chapelle – dont il ne reste que l’extrémité ouest à couvrir de plomb. La démolition du pavillon sud-ouest n’a pas encore commencé. La photographie a ainsi été prise avant 1900 mais après le 26 octobre 1898, terminus ante-quem d’une carte postale des éditeurs P. S. à D. P. M. phot. montrant encore des travaux sur le toit et la verrière de la chapelle. Les cartes nuages sont en usage jusque 1904 environ.
Vue du donjon dit « Pavillon de l’Horloge » et de la façade Nord du château depuis la place éponyme. Quelques passants, deux agents de police, une vespasienne et une colonne Morris sont aussi visibles. Les travaux sur la façade Nord sont achevés, mais l’horloge sur le donjon n’a toujours pas été déplacée au-dessus de l’entrée du musée. Les travaux sur la façade Ouest, du peu que nous pouvons voir, semblent bien avancés. Il serait ainsi judicieux de dater la photographie entre 1905 et 1906, en prenant compte de ces éléments. La carte quant à elle, daterait de la même période, puisqu’elle a été envoyée le 22 juillet 1906 (si on en croit la mention dans la partie dévolue à la correspondance). D’après le message envoyé, la carte a été achetée au marché de Saint-Germain-en-Laye.
Vue de la cour intérieure. Les travaux sont achevés. Le Mercure de Lezoux (MAN 46273) est visible sous les arcades de la tourelle de l’escalier qui a pris son nom. Le réverbère et l’arbre du parterre ont été enlevés.
Vue aérienne du château depuis le sud, avec vue sur les parterres du domaine dans la continuité.
Vue de la façade principale du château, côté entrée du musée, avec voitures stationnées.
Vue de la cour intérieure, du parterre central avec son réverbère, et des façades nord, est – avec la tourelle de l’escalier Mercure – et sud. Les travaux sont terminés, ce qui nous permet de dater cette photographie après 1911, mais avant 1916, car elle a été imprimée sur un papier multicouche et que son dos est blanc.
Vue de la chapelle et de la façade sud du château, depuis la Place Thiers – avec la statue de Thiers trônant en son centre. Quelques promeneurs sont visibles. Les chantiers de la façade sud et de la chapelle semblent achevés, ainsi que la démolition du pavillon sud-ouest. La flèche de la chapelle est bardée de bois mais est toujours bien présente. La prise de vue semble donc avoir été prise après 1900 mais avant 1907. La carte postale, semble, quant à elle, dater après janvier 1904 (du fait de la division entre zones de correspondance et d’adresse) mais avant 1916, puisqu’il s’agit d’une photographie pleine-carte à dos blanc.
Vue de la façade Ouest du château et de l’entrée du musée, depuis la Place du Château. Les restaurations sont achevées, l’horloge est à sa place actuelle au-dessus de la porte d’entrée, le moulage aux figures ailées sculptées est installée, et le pont est lui aussi achevé. Compte tenu de ces éléments, la prise de vue a été prise après 1908 voire après 1911. La carte quant à elle, date d’après le 10 septembre 1919, du fait de la légende au recto, sus-cité. On peut même préciser qu’elle date d’après 1925 car le dos est blanc et la photographie n’est plus pleine carte mais dans un cadre.
Vue de la cour intérieure depuis la façade Est, avec le parterre planté d’arbres et de massifs au centre de la cour, la façade Sud (à gauche), la chapelle, la façade d’entrée avec la tourelle de l’escalier chapelle, et la façade Nord (à droite). Les restaurations sont achevées. La photographie a été prise bien après 1911. La carte présente une photographie avec un cadre autour au verso et un dos blanc au recto, donc nous pourrions dater celle-ci après 1925.
Vue de la façade ouest du donjon restauré et contrebuté par la tourelle engagée construite par Millet ; départ de la façade ouest et vue de la première moitié de la façade nord en perspective. Les travaux de la première partie de la façade nord sont terminés tandis que ceux de la façade ouest et de l’entrée n’ont pas encore commencé. L’horloge est toujours sur le donjon. Présence d’une colonne Morris et d’une vespasienne juste devant elle. Compte tenu des informations précédentes, nous pourrions dater cette carte postale après 1904 – bipartition entre zone d’adresse et de correspondance. La photo est sans doute plus ancienne.
Vue de la Chapelle en façade sud depuis la Place Thiers. La démolition du pavillon sud-ouest est terminée et le chantier se concentre désormais sur la construction de la tourelle d’angle. La bipartition entre zones d’adresse et de correspondance, permet de dater cette carte postale après janvier 1904. La démolition de la flèche n’a pas encore commencé, ce qui nous permet de dater la prise de vue d’avant 1906.
Vue de la cour intérieure du château, prise depuis la façade est. Le centre de la cour est planté. La flèche de la chapelle est démontée et les travaux de restauration sont achevés, ce qui nous permet de dater la prise de vue après 1908.
Vue de l’entrée du château et du musée, depuis la grille d’entrée, lors des horaires d’ouverture. Quelques visiteurs entrent et sortent du musée. La restauration de l’entrée principale et le bas-relief qui la surmonte sont achevés mais l’horloge n’a pas encore été déplacée du donjon à l’entrée, opération approuvée en avril 1907.
Vue aérienne du château dans son état actuel (vue de l’entrée en façade ouest) et de sa place, jour de défilé. Le quartier militaire de Gramont est visible sur la droite. Hypothèse qui permettrait de resserrer la chronologie : la ligne 58 du tramway passant rue Thiers ne semble plus en fonction ; or, elle est abandonnée en 1935.
Vue du château depuis l’angle sud-ouest. Personnes qui se promènent dans la rue. Présence de colonnes Morris de part et d’autre de l’entrée du château et de calèches tirées par des chevaux stationnant devant l’entrée du musée.
Vue du château depuis l’angle sud-ouest. Personnes qui se promènent dans la rue. Présence de colonnes Morris de part et d’autre de l’entrée du château.
Vue de la cour intérieure du Château avec, au fond, le Mercure de Lezoux (MAN 46273).
Vue de la façade sud du château et de ses décors.
Vue de la cour intérieure du château, vers la façade est, et ses particularités architecturales. Les travaux sont achevés, ce qui permet de dater la photographie après 1908. Nous pouvons observer que la cour était plantée et gazonnée en sa partie centrale. Deux personnages se promènent, dont l’un se tient à proximité du Colosse de Mercure ou Mercure de Lezoux (MAN 46273) qui se dresse dans la deuxième arcade en partant de la gauche de la tourelle d’angle.
Vue prise depuis le toit du château avec vue latérale de la façade sud, orientée vers la Place Thiers. Nous pouvons remarquer la présence de voies de tramway parcourant la rue Thiers et se dirigeant vers la Place du Château, qui sont celles de la Ligne 58 qui permettait de relier la Place de l’Étoile à Paris à la Place du Château à Saint-Germain-en-Laye. Ses dates d’activité s’étendent de 1878 à 1935. Elle a été électrifiée en 1914, en ce qui concerne la section entre le Pecq et Saint-Germain, or sur cette photographie, nous ne pouvons que noter l’absence de caténaires, donc la photographie daterait d’avant cette date. La chronologie peut encore être resserrée grâce à la présence de la statue de Thiers sur la place qui porte son nom, ce qui est le cas jusqu’en 1911. La restauration de la façade sud du château est achevée, c’est le cas depuis la seconde moitié des années 1880. On distingue les ornements sculptés de la balustrade du toit : la salamandre (animal-emblème de François Ier), la couronne de sacre, les gargouilles ornant les chéneaux, et plusieurs pots-à-feux et losanges décoratifs. C’est finalement la photo pleine carte qui nous permet de fixer le terminus post quem de la carte postale à 1906 environ. Son terminus ante quem est 1911.
Vue du château depuis la place éponyme avec vue depuis l’angle nord-ouest du château sur la façade ouest, l’entrée du musée, et la façade nord jusqu’à l’escalier d’honneur, avec le portail d’entrée du domaine national. Le château est désormais dans sa forme actuelle, les restaurations sont terminées. Présence d’une colonne Morris ; absence de la vespasienne visible sur d’autres cartes postales.
Le dos vert permet de dater la carte postale entre 1916 et 1924 environ.
Vue de la porte d’entrée du musée, en façade ouest, prise depuis le pont d’accès dont la restauration date de 1906. Le décor de l’entrée est terminé. Il ne s’agit pas d’un motif de Millet mais d’une copie réalisée en d’après le bas-relief qui ornait « l’entrée royale » de la façade sud, aujourd’hui installé dans le square Georges Cain (musée Carnavalet, dépôt du musée du Louvre). On trouve encore la mention de travaux de sculptures à réaliser pour l’entrée du MAN en 1907. L’inscription « MUSEE / DES ANTIQUITES NATIONALES » a été apposée, et le pont semble avoir été restauré, ce qui permet de dater la prise de vue, en terminus post quem, après 1906. De plus, grâce à la partie correspondance, au revers de la carte, la mention écrite de « 25 septembre 1913 », nous permet de fixer le terminus ante quem de la carte.
Vue de la façade ouest du château dans son état complètement restauré. Nous pouvons remarquer que le donjon et la porte d’entrée sont dans leurs formes actuelles ; en particulier, le cadran de l’horloge que Millet avait placé sur la façade ouest du donjon a été déplacé au-dessus de l’entrée, opération approuvée en 1907. En outre, les restaurations sont terminées, ce qui nous permettrait de dater cette carte après 1908.
Vue de l’ancienne gare de Saint-Germain-en-Laye – voies, quais et bâtiment des voyageurs –, de la façade nord du château avec le domaine national sur la gauche, et sur la droite, nous remarquons l’ancien restaurant de la gare dont le fronton triangulaire porte l’inscription « CAFE RESTAURANT ». La restauration du château est achevée, ce qui nous permet de dater la photographie après 1908. La carte est d’ailleurs colorisée, à tirage sur feuille multicouche à dos blanc, ce qui nous permet donc de la dater entre 1908 et 1917.
Vue de la façade sud du château depuis la Place Thiers avec la statue d’Adolphe Thiers trônant en son centre. La chapelle dispose encore de sa flèche, dont le démontage débute en 1906. Le pavillon d’angle Sud-Ouest d’époque Louis XIV (construit par Mansart), dont la démolition est bien avancée, est visible sur la gauche. Il a été démoli entre 1897 et 1900. Pavillon Mansart déjà démoli ; construction en cours du nouveau pavillon d’angle sud-ouest.
Objet : MAN 24928*
Moulage d'un autel gallo-romain à deux face à Apollini Granno " trouvé à Irsing", près de Baumburg (Haute Bavière).
"L'original est conservé au musée national de Munich".
Moulage "fourni par le mouleur Mr. Kreittmayer" et "reçu par chemin de fer le 6 mars 1879"
Objet : MAN 26250*
"Moulage d’un autel à 4 faces dédié à Mercure et surmonté d’une colonnette".
Face représentant dédicace.
"Moulage acheté à Mr. Lindenschmidt, légionnaire à Strasbourg".
Entrée au musée en 1880.
Objet : "Couteau de Brooklyn" conservé au musée de Brooklyn.
Collection de Morgan [information tirée des registres photographiques]
La circulaire du directeur général des patrimoines du 26 septembre 2017 relative à la mise en œuvre de la loi LCAP précise, dans sa fiche 11, que « la documentation archéologique regroupe tous les documents, quel que soit leur support, qui ont une relation directe ou indirecte avec le site, l’opération et toutes les données qui en sont issues ». L’arrêté du 7 février 2022, vient compléter la précédente en décrivant expressément les différents supports de documentation et les bonnes méthodes de conservation qui sont attendues1. Ces textes ont guidé le traitement et le classement des données du fonds.
Ce fonds est aujourd’hui composé de 19 sites sur lesquelles le musée est intervenu à l’occasion de campagnes de fouille ou pour la gestion du site (entretien, administration).
Parmi les sites principaux il y a :
- Fort Harrouard (art. 2023002/13-2023002/27)
- Brassempouy (art. 2023002/29-2023002/30)
- La Ferrassie (art. 2023002/4-2023002/12)
- Bougon (art. 2023002/34-2023002/37)
- Le Blot (art. 2023002/31-2023002/32)
Les dossiers de site sont composés de manière inégale. En effet, certaines typologies documentaires manquent, notamment les éléments conformes à la réglementation des fouilles.
(exemple : présence de la demande de fouille, mais pas de l’autorisation de fouilles ou inversement).
Certains des sites ne sont représentés que par quelques pièces comme Diarville-devant-Giblot , Villiers-le-Sec ou encore Breuil-le-Sec pour lesquelles il y a respectivement deux courriers et un rapport de fouilles. Il a été préféré de laisser ensemble les dossiers de sites très complets et imposants et de réunir entre ces sites des ensembles de dossiers plus lacunaires, afin de mieux gérer le conditionnement et l’espace disponible.
Les lacunes laissent des zones d’ombre importantes, tout particulièrement sur l’implication exacte du MAN dans ces fouilles, pour lesquelles un éclairage peut être apporté parfois par des fonds conservés à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, notamment : - le fonds « Fouilles archéologiques : dossiers par sites mégalithiques et gallo-romains » (Série 0080/026)
- le fonds « Archéologie : dossiers de sites archéologiques » (Série 0080/068)
- le fonds « Casier archéologique » (Série 1996/026)
- le fonds « Édifices protégés : abords, domanialités » (Série 0080/039)
Afin de de conditionner au mieux les documents d’archives dans les contenants prévus, il a parfois été décidé de ne pas respecter l’ordre prévu dans le fonds (administration, suivi de fouilles, publications). C’est le cas pour Fort Harrouard qui présente le dossier « gestion du site et contentieux » à la fin et non au début comme l’on pourrait s’y attendre. Dans le même sens, il a été parfois choisi d’inverser l’ordre chronologique de certaines campagnes pour des questions de place et de conditionnement.
Tout au long du traitement du fonds d’archives de fouilles, beaucoup d’études et de publications de mobilier ont été réunies, souvent en lien avec les collections du musée mais sans lien réel avec une opération de fouille menée par un conservateur du MAN. C’est le cas des documents d’archives de la Grotte de la Marche, auparavant présentées dans ce fonds d’archives, alors que les fouilles ont été réalisées par H. Lavergne, puis L. Péricard et enfin Stéphane Lwoff. Le mobilier a été donné par les différents fouilleurs au MAN mais aucun membre du musée n’a effectué de fouilles lui-même. Dans la même lignée, l’étude de mobilier post-fouille a souvent été confondue la préparation aux publications.
Lors de l’étude des documents du fonds, un grand nombre de sites archéologiques et d’opérations a été mentionné dans des rapports d’activités du musée, des rapports de fouilles ou encore à l’occasion de la diffusion de prospectus sur les fouilles bénévoles. Ces sites fouillés par des acteurs du musée n’ont pas laissé de traces archivistiques à l’heure actuelle au sein du service des Ressources documentaires. Une étude documentaire à la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie a toutefois permis de compléter nos connaissances, mais a souvent laissé plus d’interrogations que de réponses. Ainsi, le gisement des rois, à Moustiers, en Charente, aurait été fouillé par René Joffroy, d’après une note manuscrite de Jean-Pierre Mohen. Le site des Matignons, le site de Vix, le site de Marmesse à Châteauvillain et d’autres semblent avoir été fouillés, sans que nous ayons pu rassembler d’informations à ce sujet. Les données sont peut-être conservées au sein des SRA, ou des musées territoriaux en lien (le musée du Châtillonnais pour Vix par exemple). Par manque de temps et de moyens, il n’a pas été possible de vérifier chaque indication auprès de tous les acteurs de l’archéologie.
La documentation liée aux fouilles est parfois aussi conservée en mains privées : c’est le cas des archives de fouilles du Blot, qui ont été empruntées par Jean-Pierre Daugas (1946-2011) au début des années 2000 pour étude et qui n’ont jamais été restituées. Cette situation est dommageable pour l’étude, la connaissance et la transmission de ce site et nécessite une revendication
Ce fonds présente une autre lacune : un certain nombre de supports informatiques contenant les données scientifiques sont aujourd’hui obsolètes ou illisibles. Des disquettes de tous formats, des CD-Rom ont été découverts lors du traitement du fonds contenant des inventaires de mobilier, d’unités stratigraphiques, de plans, de listes indiciaires aujourd’hui perdues car sur des supports illisibles ou abîmés. Cela pose la question de la pérennité des supports d’enregistrement et des besoins en informatique pour la sauvegarde des données.
Les documents d’archives liées aux directions des Antiquités préhistoriques et historiques posent d’autres interrogations et soucis de classement. En théorie, ces documents devraient être conservés dans le SRA du département correspondant, puis versés aux archives départementales compétentes. Mais certains directeurs des Antiquités étaient aussi conservateurs au sein du MAN au même moment, ce qui complique la lecture et l’attribution de chaque document aux missions de conservation ou de directorat des Antiquités. La situation se complexifie encore lorsque le conservateur-directeur des Antiquités est aussi directeur du musée. Ses documents produits ont la valeur d’archives directoriales. C’est le cas pour René Joffroy, Henri Delporte et Jean-Pierre Mohen. Leurs archives de fouilles sont donc parfois mélangées et indistinguables du fonds directorial. L’intégrité du fonds primant, il a été choisi de tout conserver ensemble.
Il a donc été décidé après réflexion de conserver les documents d’archives liées aux directions des Antiquités dans un article dédié. La majorité des documents d’archives sont de la correspondance de gestion de la direction des Antiquités, sans parfois de mentions du site dont on parle, ou de protagonistes bien définis. Au vu du nombre de sites et gisements mentionnés, il n’était pas possible de les trier comme le reste du fonds. Il a donc été choisi de trier chronologiquement ces documents, du plus récent au plus ancien.
Ce classement et l’étude de ce fonds a mis en exergue plusieurs faits intéressants : le musée d’Archéologie nationale a été très impliqué dans la recherche archéologique de terrain au niveau national. Ce travail a aussi montré qu’il y avait beaucoup d’opérations de fouilles peu, voire pas connues ou oubliées, et quelques grands sites archéologiques célèbres, comme Brassempouy, le Blot, la Ferrassie ou Fort Harrouard. On se rend compte que beaucoup d’autres sites ont été fouillés, et même quelques sites lors d’opérations d’archéologie dites de sauvetage.
À l’heure actuelle, des conservateurs et des agents du musée participent à des opérations, comme à Montferrand, dans l’Aude.
Le cas de fouilles archéologiques opérées sur des terrains affectés par l’État à la gestion du MAN se pose aussi. Dans ce cas, le MAN n’étant pas opérateur, la documentation est plutôt liée à la gestion et l’entretien des propriétés, il a été décidé de présenter ces documents d’archives au sein du fonds Site documentés.
Un autre cas de figure se pose également : le cas de sites archéologiques fouillés par des conservateurs du patrimoine affectés au MAN, avant leur prise de poste, et continués durant leur mission au musée. C’est le cas pour le site de Sémussac, fouillé par Jean-Pierre Mohen lorsqu’il était étudiant, puis encore fouillé lorsqu’il devint conservateur. Dans ce cas-là, les archives de fouilles de la période où il n’était pas en poste au MAN devraient suivre logiquement le chemin traditionnel des archives de fouilles : passer en SRA puis en archives départementales. Cependant, le site étant fouillé régulièrement lorsqu’il devint conservateur, cela devient par conséquent une opération liée au MAN. Par commodité, il a été choisi de tout conserver ensemble pour garder l’intégrité des données des opérations successives. Cependant, à l’intérieur de l’article, les opérations de fouilles où le responsable des fouilles n’était pas conservateur du musée ont été séparées par une pochette pour différencier les deux périodes. C’est la même situation pour certains sites fouillés d’abord par un conservateur du MAN, puis dévolus à un archéologue extérieur au musée. Les fouilles de Brassempouy, d’Henri Delporte, puis Dominique Buisson (1957-1996) du MAN, ont ensuite été reprises par Dominique Henry-Gambier (1950-2022), anthropologue et préhistorienne de l’université de Bordeaux I et chercheuse au CNRS. La Chaussée-Tirancourt se trouve dans le même cas.
Pour ce qui est des documents d’archives hors format, ils ont été triés selon plusieurs modalités, la première étant le contenant pouvant l’accueillir. À l’intérieur du contenant choisi, à plat dans un carton à dessin, ou en rouleaux dans une boite cercueil, les documents ont fait l’objet d’un premier tri selon leur état et leurs besoins. Ils ont ensuite été référencés individuellement ou par lots, comptés, mesurés et décrits afin de les présenter au sein de l’instrument de recherche et en faciliter l’accès par la suite. Au sein de l’instrument de recherche, ils ont été classés comme auparavant en deux parties : les hors formats liés aux fouilles menées par le MAN et les documents liées à la mission de direction des Antiquités Historiques ou Préhistoriques de certains conservateurs. Étant donné que l’entièreté des documents hors-formats du Blot était déjà conditionné dans un carton à dessin, il n’a pas été rapproché du reste des documents liées aux fouilles du MAN, par souci de conditionnement. Certains documents hors-formats, notamment certains calques, sont en mauvais état et fragiles, il convient donc d’y faire attention. Leur accès pourrait être restreint pour des raisons de conservation.
Né par décret impérial du 8 mars 1862 et abrité dans un palais à la haute valeur symbolique, le Musée gallo-romain, aujourd’hui musée d’Archéologie nationale, revêt d’emblée des singularités bien en marge des musées des beaux-arts contemporains. L’investissement de la Commission de topographie des Gaules dans la création de cette institution novatrice et dont plusieurs membres participent à la commission d’organisation, marque vivement la muséographie, ainsi que l’accueil des chercheurs et grand public. Conçu comme un centre de recherche qui vise à rendre accessibles « les archives archéologiques » de la France, ce musée s’impose comme un « musée documentaire » dans lequel photographies, rapports, moulages, estampages, maquettes, relevés archéologiques, dessins, cartes et bibliothèque, rassemblés sur les directives de la CTG, se voient accordés une place de même importance que celle des objets originaux.
Ni les sources sur la Commission de Topographie des Gaules (CTG), ni celles relatives au musée d’Archéologie nationale n’exposent explicitement les liens entre la CTG et le musée gallo-romain, aujourd’hui musée d’Archéologie nationale. Pourtant l’étude attentive de la conception du musée et de son élaboration montre l’empreinte forte et omniprésente de la commission fondée par Napoléon III. Nous retrouvons la CTG parmi les personnalités qui gravitent autour de la toute jeune institution muséale, mais aussi dans la formation des collections et jusqu’aux choix muséographiques.
Vue générale de la salle R du musée montrant les objets suivants : tirage en plâtre du Suicide du Galate (MAN 31268) ; tirage en plâtre du Gaulois de Délos (MAN 32624) ; tirage en plâtre du Galate mourant du Capitole (MAN 31122) ; tirage en plâtre de l’Auguste de Prima Porta (MAN 22891) ; tirage en plâtre du Gaulois combattant (MAN 31191) ; tirage en plâtre du torse mutilé du Musée de Dresde (MAN 32633) ; tirage en plâtre du sarcophage dit de la Vigne Ammendola (MAN 31190) ; tirage en plâtre d’un élément de relief de l’arc de Constantin représentant Trajan chez les Daces (MAN 22289).
Lébès du tumulus de la Garenne des Mousselots, Sainte-Colombe-sur-Seine, découvert le 18 mars 1846, conservé au musée municipal de Châtillon-sur-Seine [dessins aquarellés d’E. Ronot, 2018007/15/8] (avant 1876).
Ronot, E.Le fonds est constitué de trois séries d’importances inégales :
- une série topographique : les planches concernant la France, qui constituent la majorité du fonds (385 planches), ont été distinguées des planches relatives aux pays étrangers (134 planches). Elles sont classées par pays pour les pays étrangers et par département et par commune pour la France. Cette série révèle l’importance de certains territoires géographiques comme les départements du Gard et de la Côte-d’Or ou de pays étrangers comme la Suisse ;
- une série typologique (163 planches) : regroupant des planches où la provenance des objets est mixte et qui se distinguent par une unité typologique de formes. Cinq ensembles ont été définis : armes, outils, parure et costume, récipients, sculpture, eux-mêmes subdivisés en sous-séries ;
- une série thématique (52 planches) constituée d’un dossier sur le signe S et d’un autre sur la figure du Gaulois.
Les planches sont cartonnées, de couleurs différentes et de dimensions standard, 22,5 x 28,8 cm, à de rares exceptions près (plusieurs planches concernant Bourges sont légèrement plus petites). Elles ressemblent beaucoup à celles utilisées par le musée d’Archéologie nationale à la même époque. La plupart des planches sont annotées : l’écriture d’Édouard Flouest y est reconnaissable, citant souvent à la première personne ses propres publications. L’appartenance des planches non annotées au fond est cependant plus incertaine, mais elles restent minimes. Rares sont les dessins directement réalisés sur les planches, il s’agit plus généralement de dessins réalisés sur papier ou sur calque qui ont ensuite été collés sur les planches cartonnées. L’une d’elle a été découpée pour donner à voir le recto et le verso de la feuille portant les dessins. D’autres documents graphiques sont également présents, comme des photographies ou des planches imprimées, extraites d’ouvrages ou d’articles publiés. Si Édouard Flouest avait un réel talent de dessinateur et aimait dessiner les objets d’après nature, ce qu’il signale souvent sur son dessin (ad. nat.), il copie bien souvent également les dessins d’autres archéologues qu’il mentionne expressément (« calque d’après un croquis de »). Nombre de ses planches ont ainsi été calquées sur les albums Cournault conservés soit au MAN, soit à la Bibliothèque nationale de France. D’autres recopient des dessins de Léon Alègre, d’Henry Revoil, de Jules Gaveau, d’Émilien Dumas, de Charles Bosteaux, de Joseph de Baye, du docteur Bourrée, de Pauline Hesse (ce dernier transmis par Ernest Chantre), etc. De nombreux dessins reprennent les illustrations d’ouvrages publiés, en particulier celui d’Edmond Tudot sur Collection de figurines en argile : œuvres premières de l’art gaulois avec les noms des céramistes qui les ont exécutées (1850), ceux de Grivaud de la Vincelle sur les Arts et métiers des Anciens et le Recueil des Monuments antiques, les catalogues de la vente de la collection Julien Gréau (1885) et celui de la collection H. Hoffmann (1888) par Fröhner et l’Essai sur les Dolmens du baron de Bonstetten (1865). Quelques rares dessins sont produits par des contacts d’Édouard Flouest, au nombre desquels se trouvent Charles Cournault, Léon Maxe-Verly, Henri Baudot, Ludovic Vallentin du Cheylard, A. de Serres, Henri Lorimy, M. Petitot-Bellavène, Victor Gross, Jules Chevrier, Jules Ollier de Marichard, Léon Morel, Auguste Nicaise et Charles Royer.
L’instrument de recherche présente une description de chaque planche du fonds, signalant les objets représentés, leur provenance et leur lieu de conservation lorsqu’ils étaient indiqués. Au sein d’un article, les planches se suivent sans retour à la ligne. Les références bibliographiques, dont la plupart sont signalées par Édouard Flouest lui-même, ont été ajoutées à la fin de chaque article.
Feuille de laurier, silex. Rigny-sur-Arroux, site de Volgu (Saône-et-Loire). Hauteur : 28,4 cm. Largeur : 7,8 cm
Profondeur : 0,9 cm. Paléolithique supérieur, solutréen
verso
Feuille de laurier, silex. Rigny-sur-Arroux, site de Volgu (Saône-et-Loire). Hauteur : 28,4 cm. Largeur : 7,8 cm
Profondeur : 0,9 cm. Paléolithique supérieur, solutréen
Recto
Le fonds Dorothy Garrod, est susceptible d’intéresser la communauté scientifique nationale et internationale souhaitant réutiliser les documents de terrain dans des objectifs scientifiques et historiographiques.
Le fonds est constitué majoritairement d’une correspondance professionnelle et de documents de terrain (journaux de fouilles, relevés de terrain, plans, photographies, catalogues), rapports, dossiers de préparations de publications produits dans le cadre des expéditions et fouilles menées par D. Garrod tout au long de sa carrière d’archéologue de l’Angleterre au Proche-Orient de 1924 à 1963. En complément, quelques cahiers et dossiers personnels documentent l’épisode français de la formation de D. Garrod au début des années vingt (Institut de Paléontologie Humaine, fouilles sur des sites français).
Dates des expéditions de D. Garrod (1924-1963) :
Mission for the Torquay Natural History Society
Excavations in the Torbryan Valley, Devon (Angleterre)
Du 25 mars au 4 avril 1924
Excavations at Devil’s Tower (Gibraltar)
3 courtes campagnes de novembre 1925 à décembre 1926
Excavations at Langwith Cave
Du 11 avril au 28 avril 1927
Joint expedition of the Percy Sladen Memorial Freud and the American School of Prehistoric Research (A.S.P.R.)
Excavations at Zarzi (Kurdistan)
Du 2 novembre au 11 novembre 1928
Excavations at Hazar Merd (Kurdistan)
Du 20 novembre au 6 décembre 1928
Joint expedition of the American School of Prehistoric Research (A.S.P.R.) and the British School of Prehistoric Research
Excavations at Shukbah (Jordanie)
Du 4 avril au 3 juin 1928
(Georges and Edna Woodbury : représentants de l’American School of Prehistoric Research, D. Garrod représentante de la British School of Prehistoric Research)
Joint expedition of the American School of Prehistoric Research (A.S.P.R.) and the Palestine Exploration Fund
Excavations at Wady el-Mughara
Première campagne :
Du 3 avril au 17 juin 1929
Seconde campagne :
Du 3 avril au 18 juin 1930
Troisième campagne :
Mugharet el-Wad : du 1er avril au 20 juin 1931
Mugharet et-Tabun : du 20 avril au 3 juillet 1931
Quatrième campagne :
Mugharet el-Wad : du 6 octobre au 11 novembre 1932
Mugharet et-Tabun : du 2 octobre au 24 décembre 1932
Cinquième campagne :
Mugharet el-Wad : du 18 mai au 10 juin 1933
Mugharet et-Tabun : du 6 avril au 4 juillet 1933
Sixième campagne :
Mugharet et-Tabun : du 2 avril au 25 août 1934
(Harriet Allyn et Martha Hackett (Theodore et Donald McCown en 1930) : représentants de l’American School of Prehistoric Research, Elinor Ewbank et Martha Kitson-Clark : étudiants d’Oxford et Cambridge)
Expedition de l’A.S.P.R. : Palaeolithic Reconnaissance in Central Anatolia
Excavations at Karluscovo station
Du ? au ? 1938
Excavations at Bacho Kiro (Batcho-Kuro)
Du 27 juillet au 8 août 1938
Expedition of the British School of Archaoelogy in Jerusalem
Excavations at « abri Zumoffen » (Ras el-Kelb)
Du ? au ? 1958
Excavation at Ras el-Kelb (désignée aussi : « fouille du rail » ou « cave at Ras el-Kelb »)
Du 23 février au 8 avril 1959
Excavation at Mugharet el-Beze
Du 11 février au 8 mai 1963
Fondé sous l’impulsion de Napoléon III, le musée Gallo-romain, devenu musée d’Archéologie nationale (MAN) est conçu, non pas comme un musée des beaux-arts mais comme un musée archéologique se construisant comme un centre de recherche, visant à instruire le public en lui donnant « le goût de l’étude ». Le MAN se constitue dans ce contexte, un ensemble impressionnant d’objets et d’archives de formats et supports variés, achetés ou offerts à la suite de nombreux appels aux dons lancés par le musée, ou produits directement par ce dernier.
Les supports muséographiques s’inscrivent entièrement dans ce cadre. On désigne par cette appellation l’ensemble des documents, présentés en salle dans la première muséographie du musée d’Archéologie nationale précédant la réorganisation de 1961, en tant que complément des objets de la collection muséale. Ils avaient avant tout un rôle de re-contextualisation de l’information dans la lignée de la volonté de Jean-Baptiste Auguste Verchère de Reffye, qui souhaitait faire du MAN un lieu rendant « l’étude facile et à la portée du public ».
À la suite de la réorganisation muséographique entamée sous l’impulsion d’André Malraux, ces supports furent abandonnés et dispersés à travers le château, puis retrouvés à la suite de plusieurs campagnes de collectes et découvertes fortuites. Après un premier récolement, une étude scientifique a ensuite été entamée afin de retrouver leur localisation d’origine dans le musée ; elle devra être complétée pour identifier les auteurs et les dates de productions des documents.
On distingue deux grandes catégories de support, correspondant aux deux grands types de formats retrouvés. Premièrement, les supports en deux dimensions : ils se présentent sous la forme de planches cartonnées de dimensions variées sur lesquelles sont collées des pages provenant de diverses revues, albums et ouvrages conservés par la bibliothèque ou offertes par des archéologues, ou sur lesquelles sont produites directement des aquarelles, dessins, cartes et gravures. Elles étaient produites à l’atelier du musée, notamment par Abel Maître — sculpteur et et un des plus grands producteurs du fonds — ou par des archéologues et/ou dessinateurs extérieurs. Les planches étaient exposées individuellement dans des cadres, ou dans des meubles à volets en formant des ensembles cohérents de 40 à 90 planches. Les meubles à volets sont un type de mobilier formé d’un tronc autour duquel s’articulent des panneaux vitrés dans lesquels les planches étaient introduites. Leur utilisation a notamment fait l’objet d’une étude scientifique en 2018 par Angélique Allaire, portant sur leur utilisation, leur capacité en termes de volume, et l’innovation muséographique qu’ils constituaient. Créées exclusivement pour être montrées, ces planches peuvent représenter des objets, exposés dans le musée ou non, des cartes, des plans, des reconstitutions de site ou de mosaïques, et des photos d’objets, de monuments ou de sites archéologiques. La localisation dans la première muséographie du musée n’a pas pu être identifiée pour un certain nombre de ces planches : elles ont été incluses ici à cause de leur aspect physique, présentant des traces d’encadrement et amenant donc à penser qu’elles étaient exposées en salle. La salle d’étude du musée, initialement ouverte au public mais dont l’accès fut progressivement restreint n’entre pas dans le champ de la muséographie, bien qu’il y fût exposé un certain nombre de documents dans des cadres. Conséquence du manque de sources sur la composition de la salle d’étude, il n’existe aujourd’hui pas de moyens de distinguer quelles planches étaient exposées dans cette dernière. Ainsi, il est donc possible que certains documents figurant dans le sous-fonds « localisation non identifiée » aient été présentés en salle d’étude et non dans les salles muséographiques.
Les supports en trois dimensions sont rassemblés dans la seconde partie du fonds. Ces documents explicitent et replacent dans leur contexte les informations sur les cultures, les fouilles, et les monuments, présents en salle sous la forme de maquettes, représentant par exemple des chars, des catapultes, ou des reconstitutions de sites archéologiques, et de tirages en plâtre. L’inclusion des moulages au fonds « Supports muséographiques » est aujourd’hui sujet à discussions. En effet, les pièces exposées en salle au MAN étaient avant tout considérées pour l’information qu’elles apportaient, la distinction entre objet et reproduction sous forme de moulage n’étant alors pas faite. Se pose alors la question de leur réel rôle en tant que « support muséographique », tel que défini plus tôt et au même titre que les autres typologies de documents déjà évoquées.
De plus, les moulages conservés en musée sont en France sujet à un flou autour de leur statut juridique : ils ne sont actuellement considérés ni comme des objets de collection muséale, ni comme des pièces d’archives : l’étude du dossier devant le bureau des affaires juridiques du ministère de la Culture est prévue d’ici la fin de l’année 2023 afin de trancher à ce sujet. Enfin, les nombreuses incohérences et manques dans le registre d’entrée des collections, notamment leur enregistrement rétrospectif, rend difficile la distinction entre les moulages exposés et non exposés, produits pour la vente.
Les supports muséographiques sont, en vertu de l’article L211-2 du Code du patrimoine, des archives publiques. Produites entre le XIXe et le XXe siècle, les archives de ce fonds n’ont pas été toutes retrouvées, par conséquent si le fonds est bien clos, il reste cependant en cours de formation. Certaines pièces d’archives privées, issues des collections données au musée par Joseph de Baye, Frédéric Moreau, et Édouard Piette, exposées dans des salles dédiées à ces dons auraient pu rentrer dans le champ de ce fonds : arrivés au musée par voie extraordinaire et ayant le statut d’archives privées, il a été décidé de les conserver dans les fonds d’archives privées pour éviter toute dispersion et la constitution d’un fonds mixte. Les documents associés à ces personnalités et exposés dans leurs salles respectives, mais commandés par le musée, sont des archives publiques, et ont donc été inclus.
MAN 87217. Boucle ovale. Argent. Saint-Denis, tombe n° 44. L. 2,4 cm ; l. 2,1 cm ; Ep. 0,8 cm. Premier Moyen Âge. Face
Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-LayeVue générale de la salle XV du musée.