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Récit d’une chasse impériale dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye

« Deux fois, chaque semaine, la forêt de Saint-Germain se trouve animée par les chasses impériales. Toujours dirigés par le grand veneur, et souvent même par un des veneurs seulement, les équipages de la vénerie de Sa Majesté viennent y forcer un cerf, afin d’exercer la meute. Ainsi, mardi, les promeneurs qui se trouvaient en forêt, à peu de distance de la ville, ont pu voir le cerf, forcé par plusieurs chiens, venir se jeter dans la mare aux Cannes, après en avoir fait plusieurs fois le tour, et y être tué au milieu des glaces qui n’étaient pas encore fondues. Hier vendredi, un incident tout particulier est venu la signaler, et beaucoup d’habitants, sans sortir de la ville, ont été témoins de la chasse car, attaqué vers une heure au milieu de la forêt, un beau cerf, forcé par cinq ou six chiens, est sorti du bois sur la route des Loges et s’est réfugié dans un des coins de la cour de la Vénerie, dont la porte est toujours ouverte, et qui est située à la grille de Pontoise. Après un repos de quelques heures, pendant lequel la foule s’était amassée compacte, on est parvenu, non sans peine, à le faire sortir, et l’attaque ayant recommencé, la pauvre bête, fatiguée d’une telle course, s’est lancée dans une partie de la forêt nommée la Réserve, de l’autre côté de la route de Poissy, où elle n’a pas tardé à être prise de nouveau près la mare Plate. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« Le même jour, il y a eu chasse dans notre belle forêt. LL. MM. l’Empereur et l’Impératrice y assistaient avec leur suite. Aussitôt leur arrivée au pavillon de La Muette, lieu du rendez-vous, l’attaque a commencé dans une partie de bois non loin de là ; il pouvait être trois heures et demie, et, à sept heures et demie du soir, la chasse finissait sans aucun résultat. Parmi les personnes de la suite de Leurs Majestés, on remarquait la présence de madame de Pierre, qui était à cheval en amazone, et a suivi la chasse pendant assez longtemps. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« Les chasses de la vénerie de l’Empereur se continuent régulièrement tous les cinq jours. Elles sont seulement reculées d’un jour quand elles tombent un dimanche. Celle d’avant-hier jeudi a été des plus remarquables. Deux cerfs ont été lancés. Après la prise du premier, qui a eu lieu promptement, les chiens ont mis debout un vénérable dix-corps, qui, effrayé par la foule qui l’attendait à la croix de Noailles, a fait un crochet pour rabattre vers les Loges. Arrivé au pied des murs de la Maison impériale, l’animal a franchi le fossé, puis, acculé contre le mur d’enceinte, il a opposé à ses ennemis une telle résistance que deux coups de carabine ont dû mettre fin à son agonie et aux dangers imminents que courait la brave meute. La curée a eu lieu sur place, et tous les assistants ont pu jouir de ce spectacle et admirer la taille et la force de ce noble vétéran de notre forêt. Les veneurs se sont séparés au bruit des fanfares du triomphe, en se donnant rendez-vous pour mardi prochain. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« La première chasse de la vénerie, qu’on supposait et que nous avions annoncée devoir se faire lundi, a eu lieu mardi, dans des conditions atmosphériques des plus défavorables. Le vent d’ouragan qui régnait ne permettait pas d’entendre, à quelques mètres de distance, la voix des chiens et la troupe. Un gros de chasseurs et un relai de chiens sont restés longtemps à la Croix de Berry, n’ayant aucune nouvelle de la chasse, dont l’épisode le plus important se passait pourtant à peu de distance, et devant un petit nombre d’élus par le sort.
Le cerf, fort beau dix cors, nous a-t-on dit, qui avait été lancé aux environs de la Muette, lieu du rendez-vous, après avoir passé le chemin de fer de Rouen, est revenu, après quelques crochets, brisant le treillage, se précipiter dans la voie même, où, suivi par les chiens, il a été mis à mort après une heure de chasse tout au plus. Lorsque son corps eut été retiré d’entre les rails, on a fait la curée à quelque distance de l’endroit où avait eu lieu ce singulier hallali, au lieu dit le Belvéder.
Vers trois heures, on voyait rentrer en ville les veneurs, parmi lesquels nous avons remarqué, avec quelques intrépides amazones, M. le baron Lambert, lieutenant de vénerie, M. le marquis de la Tour Maubourg, qui dirigeaient la chasse ; M. Fouquier de Mazières, inspecteur des forêts de la Couronne et plusieurs autres personnes de distinction, dont les noms nous échappent. Si l’on s’en rapporte aux usages consacrés dans la vénerie, la seconde chasse aura lieu aujourd’hui même, ou après-demain lundi, le dimanche ne comptant jamais dans les cinq jours d’intervalle. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« Le lendemain samedi 12, l’équipage de la vénerie impériale chassait, comme nous l’avons déjà dit, dans la forêt de Saint-Germain. Le rendez-vous était aux Loges ; vers midi un quart, on lançait un premier cerf deuxième tête. L’animal, attaqué aux Brûlins, s’est fait prendre aux Petites-Routes, après quarante-cinq minutes de chasses ; puis on a lancé un autre cerf dix cors jeunement ; attaqué aux Petites-Routes, ce second cerf, qui, comme le premier, s’était trouvé seul au moment du lancer, a pris toute de suite une grande avance, et, pour la première fois passant par la nouvelle jonction des deux forêts, a fait un magnifique débuché dans celle de Marly, où il a été pris près de l’Etang-la-Ville, après trois heures quarante-cinq minutes de chasse. Il n’y a pas eu de curée à la suite de ces deux hallalis. Les veneurs et les amateurs étaient en très grand nombre ; on comptait au moins vingt personnes en costume officiel de vénerie, parmi lesquels nous citerons M. le comte de Nieuwerkerke, directeur des musées impériaux ; M. le général Fleury, premier écuyer de l’Empereur ; M. le marquis de Toulongeon, qui dirigeait la chasse ; M. le baron Lambert, et beaucoup d’autres personnes de distinction.
Un épisode assez curieux a marqué cette journée. En dehors des deux animaux de meute, un troisième cerf, suivi de quelques chiens et de deux ou trois veneurs, s’est fait chasser pendant trois heures et demie, et est venu se réfugier et se faire prendre par les chiens dans la chapelle actuellement en construction, à la maison impériale des Loges. Madame la supérieure, touchée de douleur de l’animal aux abois, a sollicité sa grâce, qui lui a été immédiatement accordée, et le pauvre cerf a pu regagner, du moins pour quelque temps encore, sa retraite sous les grands arbres de la foret. Il était cinq heures et demie lorsque les chasseurs, les amateurs et l’équipage rentraient en ville.
Avant-hier jeudi, le rendez-vous était à la Muette ; trois cerfs se sont trouvés sur pied ensemble. L’animal de meute, dont nous ne pourrons préciser l’âge exact, était un vieux et grand cerf, qui s’est fait battre dans toute la forêt et principalement aux environs des Loges. Sa dernière résistance, quand il a fait tête aux chiens, a été magnifique, et c’est n’est qu’en revenant plusieurs fois à la charge que la meute, au grand complet, a pu triompher de ses efforts suprêmes et énergiques. Après cet émouvant hallali, une fort belle curée s’est faite auprès de la mare aux Loges.
Les veneurs et les invités n’étaient peut-être pas en aussi grand nombre qu’à la chasse de samedi dernier, mais l’affluence des piétons était considérable à la marre aux Cannes, à la croix de Noailles et devant la maison des Loges. Le prince de la Moskowa, le marquis de Toulongeon, le baron Lambert, M. Fouquier de Mazières, inspecteur des forêts de la Couronne, assistaient à cette chasse qui, au dire de tous les vieux amateurs, a été admirablement menée, sous la direction de M. le général prince de la Moskowa, et était entièrement terminée vers trois heures et demie. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« L’Empereur est venu, hier vendredi, chasser à tir dans la forêt de Saint-Germain. Sa Majesté était accompagnée de S.A.R. le prince d’Orange, héritier présomptif de la couronne de Holland, de LL. EExc. MM. les maréchaux Magnan et Saint-Jean-d’Angély, du général Ney, prince de la Moscowa, du marquis de Toulongeon et du baron de Lange. La chasse a commencé dans les tirers de Garenne, à onze heure ; elle a été interrompue, vers midi, par un déjeuner dressé dans la forêt, sous une tente et sur l’emplacement de l’ancien fort Saint-Sébastien. La chasse a recommencé à une heure et a fini à quatre heures moins un quart.
L’Empereur était venu par Maisons, en calèche découverte conduite par des chevaux de sa poste particulière, et les voitures l’attendaient à la ferme de Garenne, dont Sa Majesté n’est partie qu’après avoir assisté à la reconnaissance du gibier. Enfin cette journée a été des plus brillants, et l’on parlait de près de sept cents faisans, de quinze chevreuils et d’une foule de lièvres et perdreaux. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« Lundi dernier, l’Empereur est venu chasser à tir à Saint-Germain. Sa Majesté est passée à Maisons à dix heures et demie ; la chasse a commencé à Fromainville à onze heures ; le déjeuner a eu lieu à midi à la chaumière rustique. A trois heures et demie, la chasse était terminée, le retour s’est effectué à quatre heures par Maisons, dont toutes les fenêtres étaient pavoisées sur le passage de l’Empereur.
Les personnages de distinction qui, avec ceux de la Maison et du service de l’Empereur, accompagnaient Sa Majesté étaient, autant qu’il nous a été possible de nous renseigner : MM. le prince Joachim Murat, de Corberon, Pietri, secrétaire ; le prince de la Moskowa, Costa de Beauregard, Raimbaud, écuyer ; Cruzman, officier d’ordonnance, et le docteur baron Corvisart. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« Les chasses à courre de la vénerie de l’Empereur se succèdent régulièrement en forêt, de cinq jours en cinq jours. Celle de samedi dernier, favorisée par un temps magnifique, avait attiré une grande quantité de Parisiens, auxquels paraissaient s’être joints quelques étrangers appelés en France par la circonstance du Congrès. La chasse, qui s’est passée du reste dans les environs de la croix de Noailles, a duré fort peu de temps et n’a pas offert d’épisodes remarquables. Il n’en est pas de même de celle de jeudi, où le pauvre cerf a été soumis à de rudes émotions avant d’aller trouver sa fin entre les rails du chemin de fer de Rouen. Lancé d’abord dans les cantons avoisinant la Muette, le cerf est venu, sous l’habitude, vers la mare aux Cannes, où il était attendu par une prodigieuse quantité de spectateurs, que, suivi seulement d’un seul chien, il a, après avoir pris l’eau, rebroussé chemin pour retourner au lancer ; puis, retrouvant sur sa route la meute ennemie, harcelé, exaspéré, faisant tête aux chiens, frappé, dit-on, de deux coups de couteaux de chasse, il est allé, après avoir franchi une voiture entre les chevaux et la caisse, s’élancer par-dessus le treillage du chemin de fer et tomber sur la voie, d’où il a fallu, en rompant les chiens, s’empresser de retirer son corps, et où, nous a-t-on assuré, cinq minutes après, arrivait un train à grande vitesse. Le prince Napoléon assistait à cette chasse, qui avait attiré beaucoup de cavaliers étrangers et une véritable foule d’habitants de la ville. S’il faut s’en rapporter à l’usage habituel, la première chasse aurait lieu mardi prochain. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« Hier, vendredi, l’Empereur est venu chasser à tir dans la forêt ; la chasse, commencée dans les tirés de Garennes vers onze heures, était finie à trois heures. Le régiment des Cuirassiers de la Garde avait, selon l’usage, fourni les rabatteurs, et le nombre des pièces abattues a, dit-on, été considérable. S. M. était accompagnée de S. Ex. le maréchal Magnan, ainsi que de MM. Edgard Ney, Fould, Lepic, Préfet, de Marnezia, de Chaumont-Quitry et de Pierre. »

Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye

« Avant-hier jeudi, S. M. l’Empereur est venu chasser à tir dans la forêt de Saint-Germain. L’ouverture de la chasse a eu lieu vers onze heures dans les réserves de Fromainville ; à midi un quart, Sa Majesté déjeunait sous une tente dressée sur l’emplacement de l’ancien fort Saint-Sébastien ; la chasse, reprise à une heure, était terminée à quatre. Parmi les personnes qui avaient l’honneur d’accompagner l’Empereur, nous pouvons citer le prince Ney de la Moscowa, M. le marquis de Toulongeon, M. Bacciocchi, grand chambellan, le général Fleury, MM. de Gramont, officier d’ordonnance, de Lezay-Marmézia, comte d’Ornano et baron Delage. Un grand nombre de pièces ont été abattues, tant en chevreuils qu’en faisans, lièvres, lapins et perdrix. Un temps superbe, celui qui semble presque toujours signaler la présence de l’Empereur, avait favorisé cette première chasse de la saison. Le régiment de cavalerie de la Garde n’étant pas encore installé, le service des rabatteurs a été fait par les soldats du 6e de Ligne, qui, selon l’usage adopté aux chasses de l’Empereur, ont reçu chacun une gratification en numéraire et une ou deux pièces de gibier. »

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