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épreuves photographiques

Tirages photographiques produits par le musée d’Archéologie nationale ou acquis par lui, par achat ou dons, depuis sa création en 1862.
La majorité de ces épreuves sont anciennes ; il est impossible le plus souvent de les dater précisément.

Événements portés par le MAN

Le mois de la Préhistoire : affiche, programme (2004, 2005, 2006, 2011-2014)
Le mois du Moyen-Âge : affiche, programme, flyer (2011-2014)
La caméra et l’archéologue : fiches résumé, programmes (2012-2015)
Actualités des vacances : programmes (2011-2012)
Conférences, colloques, projections de films. - journée d’étude « Sciences et techniques dans les jardins à l’époque d’André Le Nôtre » : programme (octobre 2013) ; projection du film « Gergovie, archéologie d’une bataille » : flyers (2012) ; colloque « Un savant saint-germanois, Salomon Reinach » : programme (2012) ; table-ronde « Élites guerrières de l’Age du Fer au début du Moyen-Âge » : programme, liste des participants (1998) ; cycle de conférences « L’expérimentation » : programme et coupures de presse (1997) ; conférence « Au temps de Vercingétorix » : programme et coupures de presse (1996) ; projection de films sur l’archéologie expérimentale : programme (1995) ; conférence « La grotte Chauvet par Jean Clottes » : fiche de présentation, coupures de presse (1995) ; cycle de projection «  l’art des cavernes » : programme (1994).

Événements ponctuels au Musée d’Archéologie nationale

Concerts : fiche de présentation, correspondance, programmation, flyers, invitations, correspondance, notes manuscrites (1997-2002)
Présentation de l’ouvrage Les Trésors mérovingiens : invitation, fiche de présentation (1998)
Les 5 sens - Musées en Yvelines : correspondance, programmation, correspondance, notes manuscrites (2002)
Présentation de l’ouvrage La Grotte de la vache : textes, invitation, correspondance (2004)
Le Nôtre à St-Germain-en-Laye 2013 : programme, affiches
Emission de radio Les pierres qui roulent : affiches (2014, 2016)
Installation de Georges Rousse : fascicule de présentation (2016)

Événements annuels du ministère de la Culture et de la communication

L’Invitation au musée : correspondance, maquette de communiqué de presse, notes manuscrites, présentation des activités, flyers, invitations, photos dans le cadre de l’animation « les enfants conférenciers » (1993-1998)
Journées du Patrimoine : programmation, flyers, revue de presse, fiches informatives, fiche de participation (1996-1998, 2001-2008)
Journées européennes du Patrimoine 2016 : affiche
Nuit des musées (2008-2012) : courrier de la DMF et fiche de participation, convention avec le CNES, certificat d’assurance, correspondance, documentation à destination du public ; projet de visites-théâtralisées, flyers
Nuit des musées 2014 et 2015 : affiches
Printemps des musées : programmation, revue de presse (1999-2000, 2002-2003)
Rendez-vous aux jardins : flyer (2011, 2013)
Journées de l’Archéologie : flyers, programmes, notes manuscrites, correspondance (2012-2014)
Fête de la Musique 2001 : correspondance, programmation (2001)

Études paléoethnologiques. Âge du Bronze et premier âge du Fer. Album inédit II

Deux poignards, provenant de Crussol (Ardèche) et de Feissons-sur-Salins (Savoie), conservés au musée archéologique de Lyon et dans la Collection Bazin [dessin, 2020001/37/1]. Série de poignards et de pointes, provenant des environs de Sigmaringen et de Ulm, conservés au musée du Prince Hohenzollern (Sigmaringen) [dessin, 2020001/37/2]. Série de poignards et de harpons, provenant du lac de Peschiera (Suisse), conservés au musée de Zurich [dessin, 2020001/37/3]. Poignard, fragments d'épée et de pommeau, provenance non-spécifiée [dessin, 2020001/37/4]. Quatre glaives, provenant de Trévoux (Ain) et de la Vienne, conservés au musée archéologique de Lyon [dessins, 2020001/37/5]. Trois fragments de glaives, provenant d'Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or) et des environs d'Abbeville (Somme), conservés au musée d'Archéologie nationale et au musée de Bordeaux [dessins, 2020001/37/6]. Trois épées, provenant du hameau d'Aliès (Cantal), conservées dans la collection Rames (Aurillac) [dessins, 2020001/37/7]. Trois épées, de provenances diverses dans l'espace germanique [dessins, 2020001/37/8]. Trois épées, provenant de Stoellen, conservées au nouveau musée de Berlin dans la collection des Antiquités du Nord [dessins, 2020001/37/9]. Trois lames, provenant de Suisse, conservées au musée de Bâle [dessins, 2020001/37/10]. Trois épées, provenant de Vaison, Mâcon et de Lyon, conservées dans la collection Lacroix et au musée archéologique de Lyon [dessins, 2020001/37/11]. Trois épées et des fragments de lame, provenant d'Ansberg et de Parsberg, conservées au musée national bavarois (Munich) [dessins, 2020001/37/12]. Une épée, provenant de Saint-Paul (Dordogne), conservée dans la collection Burguet [dessin, 2020001/37/13]. Deux épées, provenant de l'Aude, conservées au musée de Narbonne [dessins, 2020001/37/14]. Quatre épées et fragments, provenances non-spécifiées [dessins, 2020001/37/15-18]. Deux lames d'épées sans pommeaux, provenant d'Orange (Vaucluse), conservées au musée archéologique de Lyon [dessin de L. Brossette, 2020001/37/19]. Une lame d'épée et son fourreau, provenant de l'Ain, conservés au musée archéologique de Lyon [dessin de L. Brossette, 2020001/37/20]. Une lame d'épée sans pommeau, conservée das le musée de Chalon-sur-Saône [dessin de L. Brossette, 202001/37/21]. Trois épées et deux lames de poignards, conservées dans la collection Valentin Smith (Trévoux) [dessin de L. Brossette, 2020001/37/22]. Une lame d'épée, provenant d'un dragage de la Saône, conservé dans la collection Lacroix [dessin de L. Revon, 2020001/37/23]. Quatre lames d'épées, provenance non-spécifiée [dessins, 2020001/36/24]. Trois lames d'épées, dont la première provient du Vaucluse et est conservée au musée archéologique d'Avignon [dessin de L. Brossette, 2020001/37/25-26]. Trois épées sans pommeaux, conservées dans la collection Valenton (?) [dessin de L. Brossette, 2020001/37/27]. Quatre épées et un poignard à la lame décorée, provenant du Wurtemberg (Allemagne), conservés au musée de la Société archéologique de Stuttgart [dessin, 2020001/37/28]. Pommeau, lame et accroches (?), provenance non-spécifiée [dessin de L. Brossette, 2020001/37/29] Trois épées, provenant de Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique), conservées au musée archéologique de Nantes [dessin de L. Brossette, 2020001/37/29]. Une épée avec pommeau et deux épées sans pommeau, conservées au musée de la Société archéologique de Stuttgart [dessins, 2020001/37/30]. Épées, fragments de lames et ciseaux, conservés au musée national bavarois (Munich) [dessins, 2020001/31]. Hache, poignard et deux épées, conservés au nouveau musée de Berlin dans la collection des Antiquités du Nord [dessins, 2020001/37/32]. Épingles et une épée avec pommeaux, conservées au musée de Constance [dessins, 2020001/37/33]. Quatre épées et des fragments d'une lame, conservés au musée national bavarois (Munich) [dessins, 2020001/37/34-35]. Six épées et une lame, conservées au musée du Prince Hohenzollern (Sigmaringen) [dessins, 2020001/37/36-37]. Fragments d'épée, provenant des sépulture de Sion, canton du Valais (Suisse), conservés dans la collection Thioly [dessin de L. Brossette, 2020001/36/38]. Six épées, série de poignards et une hache, provenant de Hallstatt, conservés au Cabinet impérial de antiquités de Vienne (Autriche) [dessins, 2020001/37/39-41]. Fragments de pommeaux et de poignards, trois poignards décorés avec deux fourreaux, épingles et haches décorés, provenant de Hallstatt, conservés au musée national hongrois de Buda-Pesth [dessins, 2020001/37/42-45]. Épée et fourreau décorés, conservés au musée du Prince Hohenzollern (Sigmaringen) [dessins, 2020001/37/46]. Trois fourreaux décorés, provenance non-spécifiée [dessins, 2020001/37/47]. Épingles, fibule, collier et poignard dans son fourreau, conservés au musée de la Société archéologique de Stuttgart [dessins, 2020001/37/48]. Série de cinq types de fourreaux et série d'épées, provenance non-spécifiée [dessins, 2020001/37/49-50]. Carte, issue d'une conférence d'Alexandre Bertrand [planche imprimée, 2020001/37/51] (1878). Fibules, provenant des sépultures de la vallée de Barcelonnette (Basses-Alpes) [dessins, 2020001/37/52]. Quatre fibules, un torque et un bracelet, provenant des sépultures de Peyre-Haute (Hautes-Alpes), conservés dans la collection Chantre et Tournier [dessins, 2020001/37/53]. Trois fibules discoïdales, provenant des sépultures autour de Sanières (Hautes-Alpes), conservées dans la collection Ollivier (Digne) [dessin de L. Revon, 2020001/37/54]. Fibules, provenant du cimetière de Saint-Jean-de-Belleville (Savoie), conservées dans la collection Costa de Beauregard [dessins, 2020001/37/55]. Série de fibules, provenant des tumuli d'Amancey (Doubs), conservées au musée de Besançon [dessin de L. Brossette, 2020001/37/56-58]. Plaque de ceinture à pendeloques et ajourée, provenant du tumulus de Cademène (Doubs), conservée au musée de Besançon [dessin, 2020001/37/59]. Série de différents types de fibules et d'anneaux, provenance non-spécifiée [dessins, 20200011/37/60]. Série de fibules, provenant de La Tène, lac de Neuchâtel (Suisse) [2020001/37/61]. Série d'objets provenant d'Italie [planches imprimées, 2020001/37/62-66]. Série de fibules et deux bracelets, provenance non spécifiée [dessins, 2020001/37/67-69]. Fragments de fibules, accroche et lame de poignard, conservés au musée du Prince Hohenzollern (Sigmaringen) [dessins, 2020001/37/70]. Torque, bracelets et deux fibules discoïdales, dont le torque provient des champs funéraires Maria Rast (Styrie), conservés au musée national hongrois de Buda-Pesth [dessins, 2020001/37/71-73]. Deux fibules, conservées au musée d'Agrum (Croatie) [dessins, 2020001/37/74]. Une fibule à spirale et deux épingles, exposées dans lors de l'Exposition préhistorique de Buda-Pesth [dessins, 2020001/37/75] (1876). Ornement de cheval (?) et anneaux à pendeloques et à crotales, conservés au musée national hongrois de Buda-Pesth [dessins, 2020001/37/76].

Chantre, Ernest

Études paléoethnologiques dans le Bassin du Rhône. Âge du Bronze. Album inédit I

Séries de haches, provenant de la Fonderie de Ternay (Isère), conservées au musée archéologique de la Vienne [dessins de L. Brossette, 2020001/36/1-6]. Deux haches et un torque, provenant de la Fonderie de Saint-Pierre (Isère), conservés dans les collections Faure et Vallier (Grenoble) [dessin de L. Brossette, 2020001/36/7]. Quatre bracelets, une hache, cinq fragments de poignards et deux fragments d'épingles, provenant des sépultures de Lentenay (Ain), conservés dans la collection Tréminville [dessins, 2020001/36/8-10]. Série de onze objets numérotés, provenant de la Fonderie de bronze de Dompierre-les-Ormes (Saône-et-Loire) [dessin, 2020001/36/11]. Deux rasoirs, quatre haches, une pointe et un couteau, provenant d'une sépulture de la station lacustre des Eaux-Vives (Suisse), conservés dans le collection Gürr [dessins de L. Brossette, 2020001/36/12]. Série de plusieurs objets variés, provenant du Vivarais [dessins, 2020001/36/13]. Fragments de haches, pointes et épingles, provenant de Larivière (Doubs) [dessins d'E. Clerc, 2020001/36/14]. Trois lames d'épées, provenant des environs de Lyon, conservés au musée archéologique de Lyon [dessins de L. Brossette, 2020001/36/15]. Un rasoir, deux bracelets, deux pointes de lance et trois couteaux, provenant d'une station lacustre du lac de Neuchâtel (Suisse), conservés au musée de Bâle [dessin, 2020001/36/16]. Série d'objets divers [ensemble de quatre folii glissés sur entre deux planches vides, 2020001/36/17]. Série d'épingles et d'anneaux, provenant des stations lacustres du lac de Bourget (Suisse), conservés au musée de Zurich [dessin, 2020001/36/18]. Deux haches, provenant des environs de Trévoux, conservés dans la collection de Valentin Smith [dessins de L. Brossette, 2020001/36/19]. Quatre haches et deux épées, trouvées dans la Saône pour les première et dans le Rhône à Lyon pour les secondes, conservées dans la collection Chevrier (Chalon-sur-Saône) [dessins de L. Brossette, 2020001/36/20-21]. Trois types de haches, conservées au musée de Chalon-sur-Saône [dessins de L. Brossette, 2020001/36/22]. Trois types de haches, provenant de Saône-et-Loire, conservés dans la collection Lacroix (Mâcon) [dessins de L. Brossette, 2020001/36/23]. Trois haches, provenant de la vallée de Barcelonnette pour les deux premières et du tumulus de Saint-Jean-Saint-Nicolas pour la troisième (Hautes-Alpes), conservées dans la collection Ollivier (Digne) [dessin de L. Revon, 2020001/36/24]. Trois rasoirs et une hache, conservés au muséum d'histoire naturelle de Lyon [dessin, 2020001/36/25]. Deux bracelets non fermés, provenant de la Sépulture de Courtonay (Isère), conservés dans la collection P. Lier (Voiron) [dessins de L. Brossette, 2020001/36/26]. Objet en bronze, provenant de la station lacustre du lac de Neuchâtel (Suisse), conservé au musée de Fribourg [dessin, 2020001/36/27]. Série de cinq rasoirs (?), provenant des différents tumuli de Côte-d'Or et de Haute-Loire, conservés au musée d'Archéologie nationale, au musée de Chambéry et du musée du Puy-en-Velay [dessins de L. Brossette, 2020001/36/28]. Quatre pendeloques ajourées, provenant de tumuli des environs de Châtillon-sur-Seine et de la Sâone (Côte-d'Or), conservées au musée de d'Archéologie nationale et au musée archéologique de Dijon [dessins de L. Brossette, 2020001/36/29]. Deux haches, une épingle et une pointe de lance, provenant du Vaucluse, conservées au musée d'Avignon [dessins de L. Brossette, 2020001/36/30]. Trois épées, une hache, un bracelet et une fibule, de provenances diverses (Suisse), conservés dans la collection Schindler [dessins, 2020001/36/31]. Six pointes et deux lames, provenant du Vaucluse, anneaux et pendeloques provenant de la Drôme et cinq bracelets non fermés provenant du Gard, conservés au musée d'Avignon [dessins de L. Brossette, 2020001/36/32-34]. Trois haches, provenant de La Serre (Allier), conservées dans la collection Vannaire [dessins, 2020001/36/35]. Séries de huit haches, deux pointes, un couteau et un rasoir, provenant de La Ferté-Hauterive (Allier), conservés au musée de Moulins [dessins de L. Brossette, 2020001/36/36-38]. Deux bracelets et trois pendeloques discoïdales ajourées provenant du Trésor de Charroux (Allier), deux haches et une épingles de provenances diverses en Allier, conservés au musée de Moulins [dessins de L. Brossette, 2020001/36/39-40]. Série d'épingles, de crotales et un bracelet large non fermé , provenant de la station de lacustre du lac de Neuchâtel (Suisse) [dessin, 2020001/36/41]. Série de sept bracelets non fermés au même décor géométrique, provenant de Bar, à proximité de Montbrun (Drôme), conservés au musée archéologique de Lyon [dessins de L. Brossette, 2020001/36/42]. Quatre bracelets et une hache, provenance non-spécifiée [dessin, 202001/36/43]. Quatre haches et une série de bracelets, provenant de l'Hérault, du Gard et l'Aveyron [dessins de L. Brossette, 2020001/36/44-45]. Série de différents types de haches, provenant de Gironde et des environs de Narbonne, conservés au musée de Rodez et dans la collection Cartailhac [dessins de L. Brossette, 2020001/36/46]. Haches, épingles, un bracelet non fermé et un hameçon, provenant de plusieurs stations lacustres (Suisse), conservés au musée de Bâle [dessin, 2020001/36/47]. Quatre haches, provenant de Corbières (Aude), six haches provenant de Saint-Estève (Pyrénées-Orientales), et une série d'objets de provenances diverses, conservées au musée de Narbonne [dessins, 2020001/36/48-50]. Poignard, hache et plaque de bronze, provenant de la sépulture de Rame (Hautes-Alpes) [dessin de B. Fournier, 2020001/36/51]. Série de plusieurs objets, provenant d'Ariège, conservés au Muséum de Toulouse [dessins, 2020001/36/52]. Série de haches, provenant des environs de Bâle (Suisse), conservées au musée de Bâle [dessins, 2020001/36/53]. Série de quatre haches, provenant d'Ariège, conservées au musée de Foix [dessins de L. Brossette, 2020001/36/53]. Série de haches, provenant d'Ariège [dessins, 2020001/36/54]. Pointe, poignard et haches, provenant de Lourdes (Hautes-Pyrénées) [dessins, 2020001/36/55]. Quatre haches décorées, provenant des environs de Rennes (Ille-et-Vilaine), conservées au musée de Rennes (?) [dessins, 2020001/36/56]. Haches, rasoirs et pointes, conservés au musée de Rouen [série de trois planches de dessins de R. Pottier, 202001/36/57]. Trois haches et un rasoir, provenant du Tarn, conservés au musée de Périgueux [dessins de L. Brossette, 2020001/36/58]. Série d'objets divers, conservés au musée de Bordeaux [photographies d'A. Pedroni, 2020001/36/59-60]. Séries d'objets provenant de la Fonderie de Notre-Dame-d'Or (Vienne), conservés au musée de Poitiers [dessins de L. Brossette, 2020001/36/61-65]. Hache plate avec deux anneaux latéraux, provenant des environs de Poitiers (Vienne), conservés dans la collection Abbé Bourgeois [dessins de L. Brossette, 2020001/36/66]. Un bracelet non fermé et six haches, provenant de différents sites dans les Deux-Sèvres [dessins de L. Brossette, 2020001/36/67-68]. Série de haches provenant de Saint-Martin (Île de Ré), conservées au musée deLa Rochelle [dessins de L. Brossette, 2020001/36/69]. Série de plusieurs haches, provenant de Bretagne, de Silésie, d'Angleterre, d'Irlande, conservées dans la collection Fournier [dessins, 2020001/36/70-76]. Quatre haches, provenant des environs de Vannes et de Quimper, conservées au musée de Vannes [dessins de L. Brossette, 2020001/36/77]. Cinq haches, provenant de Haute-Garonne [dessins de L. Brossette, 2020001/36/78]. Série de treize haches, provenant de Loire-Atlantique, conservées au musée archéologique de Nantes [dessins de L. Brossette, 2020001/36/79-81]. Trois haches, provenant des étangs en Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique) [dessins de L. Brossette, 2020001/36/79]. Quatre haches, provenance non-spécifiée, conservées au musée archéologique de Nantes [dessins de L. Brossette, 202001/36/80]. Deux haches, provenant d'Ittlenheim et de Saverne (Bas-Rhin) [dessins de L. Brossette, 2020001/36/81]. Faucilles gauloises en bronze, provenant d'Oberbronn (Bas-Rhin) [dessins de L. Brossette, 2020001/36/82]. Série d'objets, de provenances diverses [dessins, 2020001/36/83]. Quatre haches, conservées au musée de Montargis [dessins de L. Brossette, 2020001/36/84]. Quatre lames de couteaux, provenant de Woerth (Bas-Rhin) [dessins de L. Brossette, 2020001/36/85]. Hache et une lame de poignard, provenant de Bercy et de Corbeil (Seine et Seine-et-Oise), conservées dans la collection Salmon [dessins de L. Brossette, 2020001/36/86]. Séries de haches, de pointes de lames de poignards, provenant de l'espace germanique [dessins de L. Brossette, 2020001/36/87-88]. Trois haches, provenant de la Fonderie de Caix (Somme), conservées dans la collection Leblanc [dessins de L. Brossette, 2020001/36/89]. Divers objets, provenant de la Marne [dessins extraits de l'album Morel, 2020001/36/90]. Haches et pointes de lance, provenant de la Somme, conservées au musée de Verdun [dessins, 2020001/36/91]. Cinq haches, provenant de l'espace germanique [dessins de L. Brossette, 2020001/36/92-93]. Haches, rasoirs, bracelets non fermés et anneaux, provenant de Frouard (Meurthe-et-Moselle), conservés au musée Lorrain (Nancy) [dessins, 2020001/36/94-95]. Haches, provenant des stations lacustres de Kelt (Suisse), conservées au musée de Zurich [dessins, 2020001/36/96]. Deux épées avec pommeaux, provenant de la Somme [dessins de L. Brossette, 2020001/36/97]. Épingles et couteaux, provenant des stations lacustres du lac de Bienne (Suisse), conservées au musée de Zurich [dessins, 2020001/36/98]. Haches, provenant des stations lacustres de Robenhausen (Suisse), conservées au musée de Zurich [dessins, 2020001/36/99]. Trois haches, provenant de l'espace germanique [dessins de L. Brossette, 2020001/36/100]. Séries de couteaux, de poignards et épingles, provenant des stations lacustres du lac de Bienne (Suisse), conservés au musée de Zurich [dessins de L. Brossette, 2020001/36/101-105]. Deux épingles et un bracelet non fermé, provenant de divers lieux dans l'espace germanique [dessins de L. Brossette, 2020001/36/106]. Haches, provenant de diverses stations lacustres (Suisse), conservées au musée de Zurich [dessins, 2020001/36/107]. Anneaux, pendants, épingles, bracelets et torques, provenant des stations lacustres du lac de Neuchâtel (Suisse) [dessins, 2020001/36/108].

Chantre, Ernest

Études de collections de musées étrangers et d’objets trouvés lors de fouilles

« Photographies prises par Henri Hubert » (Sicile, médaillons de l’Arc de Constantin).
Documents concernant des sites de fouilles (dont le gisement solutréen de la vallée de Moe, les fouilles de Bonsor en Espagne, le site des Eyzies, les rochers de la Roque St Christophe).
Documents concernant des objets de collections du musée d’archéologie (collection Millon, bronzes, etc.).
Documents concernant des objets de collections de musées étrangers : photographies (tirages positifs nitrate d’argent, gélatinobromure d’argent et albumine et négatifs souples), notes manuscrites, extraits de revue.
Fouilles de La Quina : rapport sur les fouilles d’Henri-Martin (1926).
Tirages photographiques de Néris-les-Bains.
Service des fouilles, comptabilité : notes manuscrites sur certains sites.
Extraits de presse sur les fouilles de Syrie, des Eyzies, du Raincy (1925).
Documentation : extraits de statuts associatifs, bulletins d’information (1921).

Étude notariale Plantelin à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée

Pour les deux études, les collections de répertoires couvrent à quelques années près la collection des minutes, en dehors des lacunes signalées au premier paragraphe de la présente introduction. Les documents sont dans l'ensemble en bon état. À noter que plusieurs répertoires, signalés en note couvrent les actes en brevet.

Malgré le départ des Cours, de grands personnages demeurent à Saint-Germain. C'est ainsi qu'on trouve trace, le 9 décembre 1778 d'une acquisition de terre par le Comte d'Artois, soucieux d'agrandir le château-neuf que lui a légué Louis XVI. On trouve également dans ce fonds de nombreux actes concernant les Noailles : ainsi en 1793 le testament et l'inventaire après décès de Louis de Noailles, en 1793 encore, le procès-verbal de vente de meubles après décès de Marie Anne Françoise de Noailles, veuve de Louis Engelbert, comte de La Marck, ou bien encore, en mai 1833 le dépôt des anciens titres de l'hôtel de Noailles.

Etude notariale Plantelin à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée

Étude notariale Malleret à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée du Pecq

Outre une suite de répertoires et de minutes en bon état tant pour les actes passés au Pecq qu'à Saint-Germain, le fonds de cette étude a la particularité qu'y soient conservés les répertoires des actes passés en brevet entre novembre 1738 et novembre 1780 (Le Pecq). Autre particularité l'étude a conservé et versé une petite liasse contenant agenda et comptabilité de l'étude entre 1716 et 1747, cotée en fin d'inventaire.

L'intérêt du fonds a été remarquablement mis en lumière par Charles Bonnet et Marcel Delafosse. Ce dernier, archiviste paléographe et directeur des archives départementales de 1968 à 1982. étudiant les actes de la période 1547 - 1599, a laissé des analyses permettant de découvrir la variété des actes puisqu'il s'intéresse aussi bien aux contrats d'apprentissage et baux très divers qu'à tous les actes des personnages suivant la cour. Le lecteur trouvera en sources complémentaires et en bibliographie les références de ses publications.

Au détour du classement on a relevé dans ce fonds un seul acte dans lequel sont cités comme témoins des Jacobites, alors que les actes passés à Saint Germain par les partisans de Jacques II Stuart en exil sont extrêmement nombreux dans le fonds Saint-Germain/Michel.

À l'autre extrémité chronologique, on peut citer, en 1855 et 1857, des actes de revente du château de Monte-Cristo, ancienne propriété d'Alexandre Dumas, qui permettent de retrouver ensuite par les hypothèques une description complète des lieux au moment de la saisie immobilière du bien.

Etude notariale Malleret à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée du Pecq

Étude notariale Gayot à Versailles

Le fonds se compose d'une collection complète de répertoires de décembre 1679 à 1899, et des minutes, de 1625 à 1899 également. L'ensemble des documents est en bon état.

Est-il besoin de rappeler l'incommensurable richesse des fonds des notaires versaillais et des notaires de la Cour en particulier ? On y rencontre en effet à chaque page les personnages les plus célèbres, les faits les plus marquants de l'histoire de France.

Jehan Heroard, médecin du roi dicte ainsi son testament à Aytré, durant le siège de la Rochelle ; Richelieu signe, comme cocontractant, divers marchés pour la fourniture de l'armée durant ce même siège. Relevons à ce propos, que de janvier à octobre 1628 [La fin du siège marque aussi la fin des minutes de Delaverchière pour l'année 1628], les actes, très nombreux, sont tous passés à La Rochelle et fournissent un précieux témoignage sur la vie quotidienne des assiégeants.

Citons aussi les nombreux marchés entre les entrepreneurs des bâtiments du Roi et Jean-Baptiste Colbert, tels que « devis des ouvrages de serrurerie qu'il convient faire pour les bastiments de la petite escurie du Roy à Versailles » [3 E 44/70 30 avril 1680] « devis des tuyaux de fer de fonte qu'il convient faire pour la conduite des eaux des fontaines du chasteau de Versailles », [3 E 44/70 30 décembre 1681], devis des ouvrages de maçonnerie … devis pour le transport et enlèvement des terres qui est à faire pendant cette présente année…dans le parc de Versailles à la grande pièce d'eau ou le régiment des gardes Suisses a travaillé l'année dernière [3 E 44/70 16 janvier 1681], ou bien dans un tout autre domaine, un marché pour les perruques de Louis XIV [3 E 44/70 2 avril 1681].

Mesdames de Maintenon et de Montespan signent toutes deux au bas de contrats de mariage. En 1788, Rodolphe Kreutzer, dédicataire de la célèbre sonate de Beethoven, fait rédiger son contrat de mariage en cette même étude. Napoléon et Joséphine également apposent leurs signatures au bas d'un contrat de mariage.

On trouve enfin dans ce fonds d'innombrables devis et marchés de maisons, fréquemment accompagnés de plans.

Etude notariale Gayot à Versailles

États des tableaux trouvés au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

« Etat des tableaux trouvés au château neuf de Saint Germain en Laye, ainsy que ceux qui ont été transportés du château de Maison actuellement audit château de Saint Germain, remis en compte par monsieur Chalgrin, intendant des Bâtiments de Monseigneur comte d’Artois, au sieur Briasse, inspecteur desdits Bâtimens, le 13e avril 1788 et remis ensuite par ledit sieur Briasse à monsieur Mulard, inspecteur, le [vide] février 1790, d’après un ordre par écrit de mondit sieur Chalgrin
Scavoir :
A. Par le Primatisse, quatre tableaux peints à fresque et sur bois représentant les Amours des Dieux. Ils sont de forme octogone.
B. Par le Voete, quatre tableaux peints sur toile et du même forma et même grandeur représentant alégoriquement l’un la Force, la Justice, la Prudence et la Tempérance. Leur composition est riche et leur grandeur est différente. Deux ont 4 pi. 4 p. pris dans le cercle et deux de même hauteur mais de 5 pi. 6 p. de long.

  1. Deux tableaux peint sur toile par Hans Van Achene, élève du Parmesan, représentant l’un l’assemblée des Muses, et le pendant les Muses attentives à la chutte des Pirennées. Les fonds de ses deux tableaux sont terminés par des paysages.
  2. Un tableau du même maître peint sur toile représentant le sacrifice d’Iffigénie. Sa hauteur est de 6 pi. sur 3 pi. 10 de large.
  3. Deux paysages pendants, dans lesquels sont deux vues de ville peint sur toile par Rendue. Leur largeur est de 5 pi. 10 p. sur 5 pi. 8 p. de haut.
  4. Par Sébastien Bourdon, un tableau représentant alégoriquement la France assise sur un throne sous la figure de Vénus, tenant d’une main une flèche et de l’autre une couronne d’olivier en signe de la paix qu’elle accorde à différentes nations figurées par plusieurs femmes à genoux à ses pieds, dont une nègre. Plus bas, deux amours tienne l’une un sceptre et l’autre une couronne. Au dessus de la tête de la principale figure est un rideau verd. Le fond est un paysage. Il est peint sur toile. Sa hauteur est de 5 pi. 3 p. sur 3 pi. de large.
  5. Par Eustache Le Sueur, un tableau peint sur toile, paroit être un départ de chasse. Sa composition est riche. La principale figure ressemble à Marc Orèle. Toutes les figures sont vêtus suivant la coutume romaines. Cet empereur est debout sur le vestibule de son palais. Il a la main gauche appuyée sur l’épaule d’un jeune homme et paroit donner des ordres à un soldat dans l’action de courir pour les exécuter, et derière le prince l’on voit les grands de sa cour, et sur le premier plan plusieurs chiens en laisse retenue avec force par des valets, des chevaux sur l’un desquels est un homme tenant un faucon. Le fond est terminé par une riche architecture. Sa hauteur est de 5 pi. 10 p. sur 4 pi. 6 p. de large.
  6. Paysages peints sur toile par Borzonie. Sur le premier plan, un paysage à gauche. A droite, plusieurs grouppe d’arbres. Sur le second est une partie de mer, sur laquelle paraise plusieurs vaisseaux et des montagne terminent le fond. Sur le devant, plusieurs figures. Sa longueur est de 8 pi. sur 5 pi. 11 p. de haut.
  7. Depuis quelques jours, l’on m’a remis le pendant représentant de même un paysage, mais coupé du côté droit et en bas, et en mauvais état, mais racomodable si on l’exige.
  8. Deux paysages pendants peints sur toile par Rendue où sont représentés des villes connues. Leur longueur est de 10 pi. 10 p. sur 6 pi. de haut.
  9. Par le même, un paysage où est pareillement représenté une ville. Sa hauteur est de 5 pi. 9 p. Sa largeur est de 8 pi. 2 p.
  10. Par Van Achene, un tableau peint sur toile représentant un sacrifice offert par une femme aux idoles. Sa hauteur est de 5 pi. 9 p. sur 4 pi. 6 p.
  11. Un tableau peint sur toile par Van Mole représentant une fête à Cibelle. La statue est trainée par deux lions autour du temple de cette déesse en forme de rotonde. La composition de ce tableau est des plus riches. Sa longueur est de 5 pi. sur 4 pi. 6 p. de haut.
  12. Un autre tableau peint sur toile par le même maître représentant l’assemblée des Dieux. Sa longueur est de 6 pi. 7 p. sur 4 pi. 1 p.
  13. Un tableau peint par Van Achene représentant Cibelle deçendue chez Morphée. Différents prêtres y sont représentés. Sa longueur est de 7 pi. sur 3 pi. 9 de haut.
  14. Par le même maître, un tableau représentant plusieurs guerriers parlant à Cybelle. Sa longueur est de 7 pi. 3 p. sur 3 p. 9 de haut.
  15. Par le même maître, un tableau peint sur toile représentant Méléagre à la poursuite du sanglier. Ce tableau est haut de 3 pi. sur 7 pi. 6 p. de long.
  16. Par le même, un tableau peint sur toile représentant Alexandre prêt à monter Buséphal en présence de Philippe, son père, et des grands de la cour de ce prince. Sa hauteur est de 5 pi. 6 p. sur 3 pi. 7 p. de large.
  17. Par le même maître, un tableau peint sur toile représentant à l’entrée d’un appartement une vieille femme présentant une lettre à un guerrier qui paroit la recevoir avec l’air le plus amoureux, mais sur le devant du tableau ce même homme paroit avoir déchiré la lettre que l’on voit sous ses pieds et dans l’action de tirer l’épée sur cette femme qui s’enfuit saisie de la plus grande frayeur. Sa largeur est de 6 pi. sur 3 pi. 9 p. de haut.
  18. Deux tableaux pendants peints sur toile par le même maître représentant l’un un festin et l’autre deux combattants dont le succès paroit intéresser deux parties ennemies. A droite est une tente dans laquelle sont plusieurs guerriers et dans le fond une ville, sur les remparts de laquelle paroit une grande quantité de spectateurs. Leur longueur est de 5 pi. 6 p. sur 3 pi. 9 p. de haut.
  19. Par le même maitre, une partie de tableau peint sur toile représentant un guerrier invitant une femme à le suivre. Le fond est une forêt. Sa hauteur est de 5 pi. sur 3 pi. de large.
  20. Par le même, un tableau pareillement mutilé et coupé représentant un homme nud et debout, un autre baissé contre terre tenant un réchaud plein de fer. Le fond est une forêts. Sa hauteur de 5 pi. 9 sur 4 pi. 9 de large.
  21. La Victoire figurée par un ange debout et tenant d’une main une lance et de l’autre une couronne d’oliver. Il est peint sur toile par le Voete et de son meilleur temps. Sa forme est en hauteur, terminé haut et bas en deux tiers par deux demie cercle, haut de 7 pi. 6 p. sur 3 pi. 6 p.
  22. Cinq fragmens de tableaux peints sur toile dont l’un représente une figure nue et danssan, un autre Adonis se mirant, un troisième deux figures dont un homme et une femme paroissent du meilleur accord, les deux autres des parties de paysages.
  23. Un autre tableau pareillement coupé dont le sujet est très énigmatique. Une figure est à genoux et dont le bras en est coupé. Plusieurs autres figures sont debout et paraissent s’intéresser à l’action de la scène qui paroit se passer dans un palais ou un temple. Sa hauteur est de 5 pi. 9 p. sur 4 pi. 6 p. de large.
  24. Par le Voete, un tableau peint sur toile représentant Arianne dormant et délaissée par Thésée.
  25. Le pendant représente Arianne sur le bord de la mer, à genoux, les bras étendue et dans l’action la plus touchante. Dans l’éloignement, l’on apperçoit encore le vaisseau dans lequel l’infidèle Thésée s’éloigne d’elle.
  26. Un tableau sur toile trouvé sans châssis représentant la Victoire. Une belle femme assise sur des trophées de guerre tenant en sa main gauche une lance, quatre dont deux tiennent l’une une couronne de laurier et l’autre une palme. Ce tableau est bien mutilé, l’ayant trouvé avec d’autre, dans le tems de la démolition du château neuf, sur des gravats. Ils sont cependant racomodables. Son pendant représente la bonne foy figurée par une femme assise, drappé en violet et par-dessus une draperie orangé, et tient de sa main droite un cœur, et dans l’autre une palme. Au dessous, un ange la couronne. Le fond est un paysage. Leur hauteur est de 5 pi. sur 4 pi. 2 p.
  27. Par le Parmezan, un tableau peint sur toile et trouvé pareillement sans châssis représentant Cybelle deçendue chez Morphée
  28. Un tableau peint sur toile, qui a servy de plafond du lit de la reine, mère de Louis quatorze. Il est peint sur toile par Louis de Boulogne et représente Andimion endormie dans les bras de Morphée diane son char auquel sont attelés des biches. Deux amours les arrêtent. La déesse paroit donner toute son attention et son regard témoigne assez l’impression que ce berger a fait sur elle. La forme de ce tableau est longue de 9 pi. 9 p. sur 5 pi. 9 de haut. Il est terminé par deux demie cercle des deux tiers de sa hauteur. Il est possible de le rendre de meilleure forme.
    Etat d’une partie des tableaux de Maison qui sont entre mes mains
  29. Un tableau ovale en hauteur, copié d’après Raphaël, représentant une Vierge connue sous le titre de la Jardinière. Sa hauteur est de 2 pi. 8 p. sur 2 pi. 2 p.
    Cabinet du jeu
  30. Sur la cheminée, un tableau de 5 pi. 5 p. de haut sur 5 pi. 10 p. peint sur toile représentant Bacchus et Ariane peint par Herault d’après le Ticien.
    Garde robe ensuite
  31. Un tableau de 15 pouce sur 13 pouce, forme oval, représentant Saint Jean peint par Mignard.
    Au premier étage du château, salle des nobles
  32. Sur la cheminée, un tableau de 8 pi. de haut sur 6 pi. peint sur toile en forme oval d’en haut, représentant Venus et Boré accompagnés d’amours.
    Chambre à coucher de Monseigneur
  33. Sur la cheminée, un tableau de 9 pi. 6 p. de haut sur 5 pi. 6 p. de large peint sur toile d’après le Guide, représentant Hercule combattant l’hydre.
  34. Un dessus de porte en ovale en longueur peint sur bois représentant une alégorie de Mars et Vénus avec des génies tenant les différents attributs des dieux.
    Chambre à l’italienne
  35. Un tableau peint sur toile de 4 pi. 6 p. sur [vide] de large par le Fety représentant Judith tenant la tête d’Holoferne avec sa servante.
    Antichambre de l’appartement de madame la comtesse d’Artois
  36. Sur la cheminée, un tableau oval en haut de 7 pi. 11 p. sur 5 pi. de large peint sur toile représentant Jésus au milieu des docteurs, par Philippe de Champagne.
    La porte d’entrée à l’appartement
  37. Un tableau sur toile de 5 pi. 4 p. de haut sur 3 pi. 8 p. représentant sainte Marguerite peinte d’après Raphaël
    Sur la porte d’entrée à l’escalier
  38. Un tableau sur toile de 5 pi. 4 de haut sur 3 pi. 8 p. d’après le Guide représentant David.
    Sur la porte d’entrée à un chambre en aile
  39. Un tableau de 5 pi. 4 p. sur 3 pi. 8 p., Henry en pied par Janet
    Chambre de plein pied en aile
  40. Un tableau sur la cheminée peint sur toile de 8 pi. 8 p. de haut sur 6 pi. représentant le palais du soleil Apolon allant monter son char, par Jouvenet.
    Chambre de madame la comtesse d’Artois
  41. Sur la cheminée, un tableau sur toile de 10 pi. de haut sur 6 pi. représentant Hercule combattant Antée d’après le Guide.
    Dans la même chambre
  42. Un tableau peint sur toile de 5 pi. 6 p. sur 4 pieds représentant le mariage par Lanfran.
  43. Un tableau peint sur toile de 5 pi. 9 p. sur 4 pieds représentant Lucresse, peint d’après le Guide.
  44. Un tableau sur toile de 5 pi. 11 p. sur 4 pi. 7 p. représentant la Sainte Famille peint d’après Raphaël.
  45. Un tableau sur toile de forme ronde de 4 pi. 4 p. de diamètre cancageux, alégorie représentant Louis XIV jeune homme avec la reine sa mère.
  46. Un tableau de 4 p. 10 sur 4 pi. 5 p. représentant Marie Anne d’Autriche.
  47. Un tableau de 6 pieds sur 4 pi. 10 p. représentant Louis XIV jeune.
  48. Un tableau sur toile de 5 pi. 10 p. sur 4 pi. 3 pouce représentant Flore avec des génies, peint par Bosso.
  49. Un tableau sur toile de 5 pi. 6 p. sur 4 pi. 8 p. peint par le Poussin représentant le Buisson ardent.
    Chapelle
  50. Un tableau peint sur toile de 9 pi. sur 6 pi. représentant saint Louis relevant des embassadeurs, peint par Gaspard Craher.
  51. Un tableau sur toile de 6 pi. 6 pouces sur 4 pieds représentant Jésus avec ses diciples et donnant pouvoir à saint Pierre.
  52. Avoir reçu depuis six tableaux venant du château de Maison, scavoir quatre peint sur toile représentant des plaisirs champêtre des premiers tems de Vatteau. Ils sont de forme chantournées, leur largeur est de 3 pi. 3 p. sur 2 pieds.
  53. Un tableau peint sur bois représentant Mars et Vénus par un peintre allemand. Sa largeur est de 3 pi. 11 p. sur 2 pi. 11 p.
  54. Un tableau peint sur toile représentant Léda. Il paroit être des premiers tems du Titien. Sa hauteur est de 4 pi. 6 p. sur 3 pi. 6 pouces de large.
    Signé et paraphé ne varietur par le sieur Philippe François Briasse et led. sieur Prier en la présence de nous, officier municipal et procureur de la couronne au désir de notre procès verbal de ce jourd’hui 23 juin 1791
    Prier, Briasse
    Bulland, Michaud, Hébert, procureur de la commune »

États des sommes allouées pour les travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye

« [f. 82] Extraict des parties emploiées en l’estat general des Bastimentz du Roy dont la despence est à faire et commandée par Sa Majesté en la presente année mil six centz vingt quatre
[…]
[f. 85] Chasteaux de Saint Germain en Laie
Vieil chasteau
Pour reste des ouvraiges et reparations faictes esd. chasteaux en l’année derniere MVIc XXIII, pour ce qui peult estre deub aux ouvriers : IXm VIIc XVII l.
Les augmentations qui ont esté faictes au [f. 85v] corps de logis neuf de la basse court dud. vieil chasteau : IIIm l.
La cloison à faire en la chambre de la dame de La Roche : VIc l.
Sur les reparations necessaires à faire au vieil chasteau contenuz en ung estat particulier : IIm l.
Le plomb qu’il convient pour reparer la chapelle, cy : VIIc L l.
La vuidange des fossés des chasteaux vieil et neuf : XIIc l.
Pour paver le bout du petit pont dud. vieil chasteau : CLXXV l.
Pour relever tout le pavé de la court : XIIc l.
Pour la conservation des orangers qui sont au jardin de Lalande : XIIc l.
Pour restablir les jambaiges de la grande porte du verger : VIc l.
Pour restablir plusieurs endroictz de la muraille qui separe le parc d’avec le parterre entretenu par Lalande : M l.
Pour resparer ung pan de mur de closture dud. parcq : VIIc LXXV l.
S’il plaist au Roy que l’on restablisse le logis des Loges : M l.
Pour ung puis necessaire dans la chancellerie : Vc l.
[f. 86] Pour la construction du jeu de paulme : XXm l.
L’entretenement de quatre hommes pour le nettoiement du chasteau : IIIc l.
Pour les reparations qui peuvent survenir pendant le cour de l’année : IIIIm l.
[Total :] XLVIIIm XVII l. I s.
Bastiment neuf dud. Saint Germain
Pour relever et reposer tout le pavé qui est le long des offices du Roy : IIIIc l.
Pour remedier aux puanteurs qui se font au hault des deux escalliers dud. château : CL l.
Pour les barreaux de fer qui sont necessaires à plusieurs croisées au hault dud. escallier : IIIc l.
La continuation des terrasses et descentes dud. Saint Germain : XXm l.
Pour ung passage qui donne la commodité aux habitans du Pecq d’aller à leurs heritages, cy : VIc l.
Pour emploier aux reparations qui surviennent pendant le cours de l’année : M l.
[Total :] XXIIm IIIIc L l.
Jardins des chasteaux dud. Saint Germain
Le restablissement à neuf de la treille des muscatz et jassemins : IIIIc XXVIII l.
[f. 86v] Le restablissement des pallisades de bois sauvaige : CLXXV l.
Pour remedier à l’incommodité qui se trouve à l’entrée du parcq quant il pleust : IIc XL l.
Pour refaire de neuf les deux petits parterres qui sont en la descente des grottes : VIIIc l.
Pour les despences extraordinaires desd. jardins aud. chasteau : VIIIc l.
[Total :] IIc IIIIm XLIII l.
[…]
[f. 87] Total du present abregé : IIIIc Lm l. »

Chambre des comptes

États des meubles laissés au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

« Etat des meubles appartenants à monseigneur comte d’Artois au château de Saint Germain laissés pour l’usage de madame la marquise de Brige, le 28 avril 1790
Au rez de chaussée
Antichambre
Trois rideaux de toile de coton en six parties encadrés d’une large bordure en toile de Jouy, camaïeu rose et blanc, le tout garni de tringles.
Une lanterne à cinq pands de cuivre doré en couleur, montée en verre de Bohême et garnie de son porte lumière à quatre bobèches aussi de cuivre doré en couleur
Douze chaises à moulures peintes en blanc couvertes en velours de coton vert jaspé et clouds dorés
Deux tables en consoles sculptées de deux pieds de [vide] à dessus de marbre Rance
Une porte batante en deux parties de sept pieds et demi de haut, couverte d’un côté en velours d’Utrecht et de l’autre en toile
Deux chaises de paille à la capucine
Deux flambeaux de cuivre à haute tige et à pieds ronds
Passage conduisant à l’antichambre au grand salon
Une tenture de tapisserie en papier des Indes à figures chinoises
Une portière de toile de coton blanche de Rouen brochée, doublée d’une siamoise à petits carreaux
Un rideau de croisée en deux parties en toile quinée, encadré d’une bordure de toile d’Orange fond sablé à petits bouquets, garni de sa tringle et poulie
Grand salon
Une tenture de tapisserie en toile de Joui à grand ramage et en huit pièces de huit pieds de haut sur huit aunes et demie de cours, doublée en toile blanche
Deux têtes à têtes couverts de pareille étoffe à la tapisserie garni chacun de deux matelats de crin et de leurs housses de toile à carreaux
Un canapé à joues couvert d’Aubusson garni de son matelat et de sa housse de toile à carreaux
Quatre fauteuils à carreaux de plume, quatre fauteuils en cabriolet, quatre chaises idem, couverts en étoffe pareille à celle du canapé et garnis de leurs housse idem
Deux fauteuils en cabriolet, six chaises pareilles, couverts en toile anglaise fond blanc et garnis de leurs housses en toile à carreaux
Trois rideaux de toile de coton en six parties encadrés d’une large bordure de tapisserie d’Aubusson rehaussés de trois pentes pareilles garnies de leurs franges et de leurs embrasses et de glands cramoisis et blancs
Deux écrans couverts en taffetas blanc chiné et garnis de leurs housses de toile fine
Une table de trictrac en bois de rose et amaranthe, couverte en velours vert, garnie de ses fontes et de toutes ses dames d’ivoir, cornets de cuir anglais et portes lumières argentés
Quatre tables à consoles en bois de chêne peintes en arabesque avec leurs dessus de marbre blanc veiné
Un superbe feu de haute tige orné de tous ses bronzes dorés d’or moulu, pelle, pincette et terraille à boutons dorés et son surtout de fer blanc
Trois paires de bras à deux branches, ancien modèle, garnis de leurs bobèches, le tout doré d’or moulu
Une grande lanterne garnie de fontes dorées et moulures à quatre lumières
Deux vases de bronze doré à tige de lis portant chacun trois lumièers
Salon de Persé
Une tenture de tapisserie de Perse en quatre pièces de dix aunes de cours sur deux aunes et demie de haut, doublée de toile
Quatre fauteuils en cabriolet, les bois peints en blanc, couverts en toile anglaise et garnis de leurs housses en toile fine
Six chaises pareilles aussi garnies de leurs housses en toile fine
Une grande comode en bois d’acajou à dessus de marbre, provenant de l’appartement n° 1er
Une table de piquet en bois d’acajou couverte en velours vert
Une table de cry en bois d’acajou couverte en velours vert
Une lanterne de cristal garnie de ses fontes dorés, cordon et gland
Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée, encadré d’une toile anglaise avec sa tringle
Passage
Une tenture de tapisserie en papier et en cinq pièces à grandes figures chinoises à trois dessus de porte pastoral
Un rideau de croisée en deux parties de toile de coton encadré d’une bordure rose et blancs
Salon de jeu
Une tenture de tapisserie de moire verte unie en six pièces, de quatorze aunes de cours sur deux aunes et demie de haut, encadrée de moulures dorées et deux dessus de porte pareils à semblables moulures
Une croisée de rideau en deux parties de gros de Tours 15/16 vert, ornée de crêtes et milanaise d’or faux surdoré et soye, ses embrasses et glands idem
Une grande ottomane à bois doré couverte en damas vert, garnie de son matelas et de ses deux oreillers, le tout orné de crêtes et glands verts et or faux surdoré, et sa housse de toile
Deux fauteuils de forme ovale à bois doré, couverts de pareil damas et garnis de leurs housses
Six chaises à la Reine, forme carrée, les bois sculptés et dorés à l’huile, couvertes en damas vert, desseins à roses et leurs housses de toile fine
Un feu à vases dorés d’or moulu, pelle, pincette et tenailles, garni de ses chambrières de fer pour le fond de la cheminée
Une paire de bras de cheminée à deux branches dorés d’or moulu
Un soufflet vert peint façon de Chine
Garde robe attenante
Un rideau de croisée en deux parties en toile de coton encadré d’une bordure de toile de Joui, fond sablé à petits bouquets et sa tringle
Un petit rideau de mousseline rayée à la porte vitrée
Une table de nuit en bois d’acajou à dessus de marbre blanc
Un nécessaire en bois d’acajou à dessus de marbre blanc
Un bidet en bois d’acajou et sa cuvette de fayance
Une comode de trois pieds et demi en bois de noyer et à quatre tiroirs
Chambre à coucher de Monseigneur
Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée
Trois chaises de canne garnies de leurs carreaux de Perse
Un couvre pied de garas blanc
Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette
Deux flambeaux de cuivre à haute tige et à pieds ronds
Une mouchette et son surtout
Salle à manger des nobles
Une tenture de tapisserie en papier des Indes à grandes figures chinoises et à moulures
Un lit à double tombeaux de trois pieds et demi de large garni de sa housse de siamoise de la porte bleue et blanche
Un sommier en toile à carreaux
Deux matelats de laine et toile
Un lit et traversin de coutil et plume
Une couverture de laine
Un couvre pied de garas blanc
Une comode en bois de noyer
Une table à pied de biche en bois de chêne
Une table en bois de sapin de sept pieds et demi de longueur sur trois de largeur, garnie de ses deux tréteaux
Huit chaises de paille satinée
Une grande armoire en bois de chêne de quatre pieds de largeur
Un travers de cheminée d’une seule glace de 25 sur 15
Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette
Deux flambeaux de cuivre à haute tige et à pieds ronds
Une mouchette de fer et son surtout
Une croisée de rideau en deux parties, en toile guinée, garnie de sa tringle
Premier étage
Appartement n° 1
Antichambre
Une tenture de tapisserie en coutil à meuble, rayé vert et blanc de dix aunes et demie de cours sur deux aunes et demie de haut, et deux dessus de porte
Une croisée de rideau en deux parties en toile guinée de dix pieds de haut sur quatre
Une table en bois de chêne de quatre pieds sur trois garnie de son tiroir de face fermant à clef
Huit chaises de paille à la capucine
Chambre à coucher
Une tenture de tapisserie en toile de Joui et en six pièces de unze aunes de cours sur deux aunes un quart de haut, encadrée de bordures
Un lit à colonnes de quatre pieds de large, à impérial en voussure, tringles et roulettes à équerre, les étoffes complettes, comme la tapisserie, encadrées de bordures
Un sommier couvert en futaine
Deux matelas de laine et futaine
Un lit de coutil et plume
Un traversin de bazin et duvet
Une couverture de laine fine dite sologne
Un rideau de croisée en deux parties en toile de coton encadré d’une large bordure assortie au meuble
Une bergère en même toile et bordure que la tenture garnie de son carreau de plumes
Deux fauteuils et quatre chaises pareils
Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette
Garde robe attenante
Deux rideaux de mousseline aux portes vitrées donnant dans la chambre à coucher
Une table de nuit en bois d’acajou à dessus de marbre blanc
Un bidet en bois de noyer
Un pot à œil en même bois
Chambre de domestique
Une tenture en papier
Deux petits rideaux de croisée en toile guinée
Deux chaises de paille à la capucine
Petit n° 1er
Une table à écrire en bois de noyer
Deux chaises de paille à la capucine
Deux petits rideaux de croisée en toile guinée
Appartement n° 2
Chambre à coucher
Une tenture de tapisserie en papier lampasé vert et blanc
Une tenture en étoffe fleurie vert et blanc de quatre aunes de cours sur sept pieds et demi de haut pour l’alcôve
Un lit à colonnes de quatre pieds et demi de large à deux dossiers, impérial en voussure, tringles et roulettes à équerre, complet de toutes ses étoffes, fleuret vert et blanc
Un sommier de crin et toile
Deux matelas de laine et toile
Un lit et traversin de coutil et plume
Un couvre pied de garas fin piqué en coton
Une couverture de laine fine
Deux rideaux de croisée en quatre parties, en toile guinée
Un tête à tête en bois de tourneur couvert en étoffe de gros de Tours et garni de ses deux matelas
Deux fauteuils et six chaises à la reine, les bois à moulures peints en blanc couverts en étoffe fleuret pareille au lit, et clouds dorés
Une comode en bois de noyer
Une petite table à écrire en même bois
Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette
Deux flambeaux argentés
Garde robe
Une table de nuit en bois de noyer à dessus de marbre
Un bidet en bois de noyer
Une chaise d’affaires en même bois
Petit n° 2
Un petit rideau de mousseline à la porte vitrée
Quatre chaises de paille à la capucine
Appartement n° 3
Chambre à coucher
Un lit à colonnes, chassi, fonds sanglé et roulettes à équerre de quatre pieds de large complet de toutes ses étoffes de siamoise, la porte bleue et blanche
Une paillasse en toile à carreaux
Deux matelas de laine en même toile
Un lit et traversin de coutil et plume
Une grande couverture de laine
Un couvre pied de garas blanc piqué en laine
Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée
Une comode en bois de noyer
Une table à écrire en même bois
Un fauteuil et six chaises de paille satinée
Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette
Garde robe
Une table de nuit en bois de noyer à dessus de marbre
Une chaise d’affaires en bois de noyer
Appartement n° 4
Chambre à coucher
La tenture de la niche en toile anglaise ainsi que le chassi du fond, les pentes et les deux bonnes grâces
Les deux rideaux de ladite niche en fleuret vert et blanc
Une couchete en bois apparent à deux dossiers, fonds sanglé de quatre pieds de largeur en même étoffe que la tenture de la niche
Un sommier en toile à carreaux
Deux matelas de laine et futaine
Un lit de traversin de coutil et plume
Une couverture de soye provenant du lit n° 1er
Un rideau de mousseline à bouquets en deux parties provenant de la chambre de Monseigneur
Une comode à la régence de trois pieds, peinte façon de Chine, garnie de ses bronzes dorés d’or moulu et à dessus de marbre blanc
Un fauteuil à la reine couvert en toile anglaise et garni de son carreau de plume
Quatre chaises idem
Une petite banquette en bois de tourneur garnie de son matelat de toile anglaise
Un secrétaire en armoire de bois de violette et amaranthe à dessus de marbre
Un chiffonnier de bois de merizier à deux dessus de marbre
Une table ambulante ceintrée en bois de rose et amarantge
Un feu à deux branches et à vases de cuivre doré en couleur avec pelle, pincette et tenaille
Une paire de bras de cheminée à fleurs d’émail
Une toilette de campagne en bois de noyer
Deux flambeaux argentés
Une table à écrire en bois de noyer
Une bergère en bois de tourneur couverte en toile celencas fonds gris, garnie de son carreau de plume
Deux chaises de paille satinée
Garde robe
Quatre petits rideaux de mousseline rayée
Une table de nuit en bois d’acajou à dessus de marbre blanc
Un fauteuil d’affaires en canne garni de son carreau de maroquin cramoisi
Un bidet en bois de noyer
Petite chambre attenante
Un petit baldaquin de damas jaune sur filz garni de ses rideaux de camelot jaune
Une couchette à barres
Une paillasse en toile écrue
Une table à écrire en bois de noyer
Deux petits rideaux en toile quinée
Deux chaises de paille à la capucine
Chambre de domestique n° 5
Une tenture en trois pièces de tapisserie de Bergame
Une table à écrire en bois de noyer
Deux chaises de paille à la capucine
Chambre n° 6
Un lit à double tombeaux de quatre pieds de large garni de toutes ses étoffes de siamoise, la porte bleue et blanche
Une paillasse en toile écrue
Deux matelats de laine
Un lit et traversin de coutil et plume
Une couverture de laine 5 points
Un couvre pieds de gara piqué en laine
Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée et sa tringle
Une comode de bois de noyer
Une table à écrire en même bois
Une table de nuit idem
Six chaises de paille à la capucine
Appartement n° 7
Une tenture de tapisserie en toile d’orange camaïeu bleue et blanche
La tenture de la niche, les rideaux, le fond, les pentes, la courtepointe et les trois dossiers en toile pareille à celle de la tenture
Un sommier en crin et toile à carreaux
Deux matelas de laine et futaine
Un lit et traversin de coutil et plume
Une couverture de laine fine
Un couvre pied de garas piqué en coton
Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée encadré d’une bordure bleue et blanche
Deux dessus de porte en toile guinée encadrés de même bordure
Une comode de bois de noyer
Un secrétaire en armoire en bois de noyer
Une table à écrire en même bois
Un feu à trois pommes, pelle et pincette
Un fauteuil et six chaises de paille satinée
Deux flambeaux argentés
Garde robe
Un petit rideau en toile de guinée
Une table de nuit en bois de noyer et à dessus de marbre
Un bidet en bois de noyer
Une chaise d’affaires en même bois
Chambre n° 8
Une comode en bois de noyer
Un secrétaire en armoire de bois de noyer
Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette
Un grand rideau de croisée en deux parties de toile de guinée
Une table à écrire en bois de noyer
Un fauteuil et six chaises de paille satinée
Garde robe n° 8
Une table à écrire en bois de noyer
Une table de nuit en même bois
Une chaise d’affaires idem
Deux chaises de paille à la capucine
Chambre au dessus du garde meuble
Une tenture de tapisserie en trois pièces de siamoise de la porte bleue et blanche
Une table à écrire en bois de noyer
Quatre chaises de paille à la capucine
Chambre attenante à celle ci-dessus
Une tenture de tapisserie en huit pièces de siamoise bleue et blanche
Une table de bois de chêne garnie de quatre petits tiroirs
Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette
Une chaise de paille satinée à grand dos
Deux fauteuils et quatre chaises de paille à la capucine
Office
Huit chaises de paille à la capucine
Cuisine
Quatre chaises de paille commune
Salle de billard
Un billard de unze pieds en bois de chêne couvert en drap vert et sa housse de toile
Neuf billes d’ivoire
Dix queues
Une armoire en encoignure pour placer les queues
Quatre lustres à huit branches chaque, garnis en cristal et chapelets de Bohême
Pour le besoin du service
Deux réverbères à plaques garnis de leurs lampes
Certifié véritable et conforme à l’état arrêté par madame la marquise de Briges par nous, contrôleur et garde général des meubles de Monseigneur comte d’Artois, à Saint Germain, le 28 avril 1790
Bulland »

État du coût des travaux réalisés aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye de 1664 à 1690

« [f. 17v] Châteaux de Saint Germain en Laye et le Val
Cette maison, illustrée par la naissance du Roy, est très ancienne. Elle consiste en deux châteaux, l’un vieil et l’autre neuf. Le vieil château est beaucoup plus beau et mieux bâty que le neuf. Ils ne sont séparez l’un de l’autre que d’une grande basse cour qui pouroit servir [f. 18] de manège.
Le vieil château est entièrement isolé, d’une forme assez irrégulière. Cinq gros pavillons en font le principal ornement. Un balcon de fer règne dans toute la circonférence du château à la hauteur des principaux, apartemens, qui sont très vastes. Ce château a pour principal aspect les jardins et la forest, et le château neuf sa principale veue sur la rivière de Seine. Le Roy, qui y a séjourné très longtemps, y a fait faire des augmentations considérables. C’est une demeure toute royale et, quoyque la cour n’y habite pas actuellement, ce ne laisse pas d’estre un des plus beaux lieux des environs de Paris pour sa situation naturelle.
Le Val est un jardin dépendant [f. 18v] de Saint Germain que Sa Majesté fait entretenir avec soin et qui produit une infinité de beaux fruits dans toutes les saisons, surtout des précoces.
Je ne dis rien des autres dépendances de Saint Germain, crainte d’ennuyer.
Dépenses des châteaux de Saint Germain en Laye et dépendances par années
Années :
1664 : 193767 l. 13 s. 6 d.
1665 : 179478 l. 14 s. 9 d.
1666 : 59124 l. 11 s. 6 d.
1667 : 56235 l. 8 s. 4 d.
1668 : 120271 l. 18 s. 3 d.
1669 : 515214 l. 19 s.
1670 : 597429 l. 1 s. 4 d.
[f. 19] 1671 : 361020 l. 11 s. 11 d.
1672 : 208516 l. 13 s.
1673 : 97379 l. 4 s. 3 d.
1674 : 112168 l. 19 s. 11 d.
1675 : 130306 l. 18 s. 2 d.
1676 : 176118 l. 14 s. 10 d.
1677 : 194303 l. 14 s. 2 d.
1678 : 196770 l. 5 s. 9 d.
1679 : 447401 l. 14 s. 4 d.
1680 : 607619 l. 9 s. 2 d.
1681 : 279509 l. 9 s. 2 d.
1682 : 662826 l. 13 s. 4 d.
1683 : 460695 l. 9 s. 8 d.
1684 : 300218 l. 19 s.
1685 : 189598 l. 0 s. 7 d.
1686 : 47618 l. 4 s. 5 d.
1687 : 50450 l. 2 s. 1 d.
[f. 19v] 1688 : 152950 l. 18 s. 10 d.
1689 : 33176 l. 13 s. 6 d.
1690 : 25388 l. 15 s. 3 d.
Somme totale : 6455561 l. 18 s.
Six milions quatre cent cinquante cinq mil cinq cent soixante une livres dix huit solz »

État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye

« Château de Saint-Germain
Travaux accomplis et en voie d’exécution
L’an dernier, en 1868, l’architecte, M. Eugène Millet, avait été mis en demeure de procéder à la façon des ouvrages annuels le 14 mars et, à cette époque, le crédit était ouvert et les soumissions des entrepreneurs approuvées.
Le crédit alloué était de 200000 fr. ; on se mettait à l’œuvre et on poursuivait les travaux de restitutions et consolidation des bâtiments joignant la loge de l’escalier d’honneur et aussi l’achèvement des maçonneries, des faces nord-est, du pavillon d’angle à la même orientation.
A l’intérieur, l’on construisait les cheminées et leurs tuyaux, les éperons, les corbeaux et les corniches destinées à supporter les planchers en charpente ; dans la cour, les contreforts étaient repris en sous-œuvre, consolidés et restaurés.
Ces ouvrages achevés, les habiles ouvriers, tous parfaitement dignes du maître sous les ordres duquel ils travaillent avec tant d’intelligence, s’occupèrent de la restauration de toutes les croisées, tant sur la cour que sur le parterre, et de la pose du dallage – terrasse formant promenade au premier étage vers le parterre.
Pareil travail était effectué sur la façade est et pour les travaux qui touchent la tourelle d’encoignure. Pour éviter tous désordres dans les constructions neuves, M. Millet devait songer à protéger tout l’angle nord-est avant la saison d’hiver ; il prescrit en conséquence la restauration, ou plutôt la reconstruction des voûtes supérieures de toute cette partie du château de Saint-Germain.
Cela fait, on établissait les toitures définitives, et ce fut alors que l’on vit les ouvriers débarrasser complètement l’extrémité de la façade nord de tous les restes des échafaudages ayant servi à l’exécution des divers ouvrages.
L’architecte avait pu donner à la façade son aspect sur le parterre et dans son ensemble ; mais toute cette portion de l’œuvre n’était pas et n’est pas chose achevée. Il faut, sur la cour, restaurer et consolider la tourelle contenant l’escalier ; il faut compléter toutes les balustrades joignant cette tourelle et construire tous les planchers à neuf, car la plupart des bois de charpente sont pourris et tombent en poussière.
A l’intérieur, il y a encore quelques reprises à effectuer ; il faudra faire tous les enduits des diverses pièces. Ces derniers ouvrages exécutés, on sera contraint de faire sécher un peu toutes les maçonneries, précautions indispensables pour des murailles d’une aussi forte épaisseur, et de ne procéder qu’ensuite aux travaux de peinture et de décoration.
On compte n’achever toute la partie nord-est du château qu’à la fin de 1869, peut-être même qu’en 1870, et voici les raisons que, dans une obligeante conversation, M. Millet a bien voulu nous en donner.
Le château de Saint-Germain, dans sa partie sud-est, à l’angle de la rue du Château-Neuf, est dans un état pitoyable ; le vieux pavillon s’affaisse sur lui-même et déchire toutes les vieilles et respectables bâtisses de François Ier, que M. Millet doit, dit-il, remettre en honneur et en situation de se présenter dans le monde.
Depuis deux ou trois ans, il était inquiet sur cette partie du château, et a dû solliciter l’autorisation de s’en occuper spécialement.
Au point de vue des intérêts qu’il est appelé à défendre, il y avait une grande importance à consolider les vieilles constructions de cette portion de l’ancien manoir ; il est donc obligé d’abandonner un peu l’angle nord-est pour s’occuper de l’autre angle de la façade, vers la cité Médicis ; pendant ce temps-là, les maçonneries gâcheront, et l’on pourra sans crainte faire la menuiserie et la peinture.
Pendant le cours des travaux, M. Millet retrouve sans cesse des vieux fragments de l’antique château de Charles V. Dans le corps du logis de l’est, il a, dit-il, constaté encore de nombreux fragments des murailles du XIVe siècle ; il ne sait s’il arrivera à trouver assez de débris pour pouvoir plus tard tracer à peu près le plan du vieux château féodal de Saint-Germain-en-Laye, mais il inscrit, ajoute-t-il, sur son journal, et avec le concours de son inspecteur et ami, M. Choret, tout ce qu’il trouve, et, un jour peut-être, pourront-ils tous deux donner de précieux renseignements sur les constructions militaires du roi Charles V.
Voilà ce que, dans sa modestie, M. Millet a cru devoir qualifier de bavardages, mais ce qui, pour nous et nos lecteurs, devenait une précieuse communication dont nous avons cherché à retenir les éléments, réunis et transcris aussi fidèlement que nos notes et notre mémoire ont pu nous le permettre.
Léon de Villette »

État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye

« Les travaux du château
« Faute de parler, dit le vieux proverbe, on meurt sans confession ». Aussi n’avons-nous pas craint, dussions-nous être importun, d’engager dimanche, pendant le concert, une conversation avec M. Millet, dont il est résulté les souvenirs que nous donnons aujourd’hui à nos lecteurs.
La saison rigoureuse nous gagne et bientôt il faudra, sinon arrêter, au moins bien ralentir les travaux de restauration qui rendront à notre vieux château son aspect grandiose et splendide du temps de François Ier. Comme tous les ans, nous voulions donc nous renseigner à source certaine, pour avoir à publier dans l’Industriel un résumé succinct des opérations de la campagne 1873 et faire passer en revue à ses lecteurs la série des transformations que nous voyons s’opérer au jour le jour.
Le crédit alloué en 1873, malheureusement très réduit par la situation financière de notre pays, s’élevait à 100000 francs, sur lesquels il a fallu prélever, comme toujours, quelques traitements et des frais divers. Les travaux ordonnés ne doivent donc s’élever alors qu’à 90000 fr. ces ressources ont permis à M. Millet d’achever toute la grosse construction de l’angle sud-est, vers la rue du Château-Neuf et la cité Médicis ; le gros pavillon et la tour s’achèvent en ce moment ; on pose les chéneaux, les balustrades, les vases, les couronnes royales faisant le riche entablement qui se détache sur le ciel d’une façon si gracieuse et que nous connaissons déjà, puisque cette galerie formant garde-corps des terrasse fait tout le tour de notre vieux monument.
On va très prochainement construire toutes les toitures des parties nouvellement restaurées à l’encoignure. Le bâtiment est et quelques travées de la façade méridionale se trouveront définitivement à l’abri des injures du temps.
En suivant les restaurations, en regardant les parties restaurées déjà, on se prend à oublier que les façades vers le parterre et vers Paris étaient cachées en partie par de gros et lourds pavillons du XVIIe siècle, qui privaient tout l’ensemble de l’air et de la lumière, si utiles à l’aspect de la construction. Trois de ces pavillons ont déjà disparu, et M. Millet nous fait espérer la démolition prochaine de celui qui emprisonne l’abside de la chapelle du XIIIe siècle comprise dans le château de François Ier, et qui a sa façade, comme le savent nos lecteurs, sur la place du Théâtre.
Léon de Villette »

État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye

« Travaux du château de Saint-Germain, 1869-1870
Le Petit moniteur du soir annonçait, il y a quelques jours, dans ses petites nouvelles, « que les travaux du château de Saint-Germain allaient être incessamment repris ». Comme nous ne sachions pas qu’ils aient été suspendus autrement que par le chômage forcé par le mauvais temps de ces derniers jours, nous avons dû joindre à une visite personnelle les renseignements suivants puisés aux sources les plus authentiques.
On a ouvert à M. Millet son crédit habituel pour 1870 mais, jusqu’à ce moment, rien encore pour le crédit des gros ouvrages. Sans le secours inattendu de l’Empereur, l’architecte se voyait obligé, à la fin de juillet dernier, de cesser « à peu près » tout travail dans le château. Il eut été forcé de donner, en juillet, l’ordre de réduire le nombre des ouvriers dans la proportion habituelle de l’hiver.
Ce secours, que nous avons eu déjà l’occasion de signaler, lui a permis d’attaquer, avec quelque vigueur, les travaux nécessaires à l’établissement de la terrasse devant longer la façade nord du château ; sans les froids rigoureux que nous traversons, on eut achevé la maçonnerie du mur de soutènement de cette petite terrasse du parterre de Le Nôtre ; toutes les pierres sont préparées et, avec quelques beaux jours, on pourra terminer le travail.
Les fonds de la cassette impériale ont permis aussi de poursuivre la démolition du pavillon sud-est et préparer nombre de raccords sur ce point du monument ; on a même posé douze ou quinze assises de la partie basse de la tourelle devant épauler cet angle.
En ce moment, les menuisiers posent les croisées de la partie sise au-delà de l’escalier d’honneur et de la partie en retour vers la cité Médicis ; les vitriers, à leur tour, s’occupent de la pose de leurs vitraux ; M. Berthier, le nouvel entrepreneur de menuiserie, commence sa façon des plafonds en bois de l’angle nord-est.
Sur la cour, les intelligents ouvriers chargés de la maçonnés ont ébauché divers ouvrages dans l’encoigneure fermée par les bâtiments sud et est ; ils se sont occupés aussi de divers travaux souterrains, utiles à la restauration de l’angle vers la rue du Château-Neuf.
Il y a donc lieu d’espérer que la froid va cesser et d’un crédit sur 1870 mettra l’habile architecte à même de poursuivre l’œuvre grandiose dont il s’agit.
Pendant cette campagne, on pense devoir achever ou du moins bien avancer l’angle nord-est. Dans la nouvelle encoignure, il reste à dégager la tourelle, à refaire un escalier, à ériger les cheminées intérieures et à retrouver enfin le vieux pavillon de François Ier.
Tels sont les renseignements, des plus certains, nous le répétons, que nous avons cru devoir porter à la connaissance de nos concitoyens de Saint-Germain, de nos confrères de la presse et de tous ceux qui s’intéressent à l’intelligence et artistique restauration de notre vieux manoir.
L. de V. »

État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye

« Le château de Saint-Germain, septembre 1872
Ainsi que nous le faisons chaque année et principalement vers la fin des travaux de la campagne, nous croyons être utiles à l’intérêt de l’art et à celui de la ville en publiant sur notre vieux manoir et sa restauration, si heureusement entreprise et continuée par M. Eugène Millet, les renseignements qu’en outre de nos fréquentes visites, nous puisons à des sources certaines. Voici donc l’état où se trouve actuellement le monument en voie de restauration.
Le crédit restreint alloué à ces importants travaux ne permet pas de poursuivre activement l’œuvre de restauration. Les désordres sont cependant graves sur tous les points. La belle sainte chapelle de Saint-Louis s’écrase sous les tristes bâtisses qui la surmontent et qui lui ont été imposées à la fin du XVIIe siècle ; néanmoins, l’architecte continue ses travaux et nous devons remercier M. le ministre des Travaux publics des ressources qu’il veut bien consacrer à cette restitution intéressant tous les artistes qui s’occupent des diverses phases de notre art national, et se reliant à un si haut degré à notre ville, et nous dirons même à son avenir.
Le bâtiment méridional, sur la rue du Château-Neuf, était assurément, par sa situation, le plus favorable à l’habitation. Au XVIe siècle, tous les terrains compris entre le château et le côté de Versailles – où s’élèvent actuellement de nombreuses villas et les quartiers et casernes – étaient livrés de toute construction et de ce point du château, on découvrait les ravissants coteaux de Marly, de Louveciennes, de Bougival, et l’œil pouvait suivre la Seine enserrant dans son gracieux parcours les bois du Vésinet.
Le créateur de l’œuvre avait alors disposé ce corps de logis pour l’habitation privée et intime de tous les siens et, par ces pièces relativement petites, ces escaliers de service multipliés, sa galerie de dégagement, il devait admirablement se prêter à sa destination.
Des traces de tout cela subsistent ; elles sont nombreuses et indiquées d’ailleurs de la façon la plus nette dans les planches du savant architecte Du Cerceau, gravées et publiées en 1576 – ne pas confondre, comme l’on fait certains journalistes ignorants, avec le P. Ducerceau, jésuite, auteur, entre autres ouvrages, d’un théâtre spécial à l’éducation scolaire.
Les dispositions d’ensemble sont simples et bien entendues : ainsi, dans le premier étage, au midi, l’habitation proprement dite ; à l’est, les appartements de parade ou de luxe ; au nord, sur le parterre, les salles d’apparat ou de réception, et enfin à l’ouest, à l’extrémité de cet ensemble, la belle galerie des fêtes et des grandes réunions
C’est là assurément la disposition primitive, car le roi Louis XIV, s’étant trouvé à l’étroit dans l’aile méridionale, aurait, dit-on, fait installer sa chambre à coucher et ses appartements particuliers dans le pavillon nord-est, et dans les pièces voisines.
L’administration des bâtiments civils veut assurément, en restaurant le château de Saint-Germain, le retour aux anciens arrangements, et dans le bâtiment sud, on doit retrouver les nombreuses distributions et y installer la bibliothèque du musée, les cabinets des conservateurs, la salle du conseil, et, dans les étages secondaires, ménager quelques logements pour des employés ou gardiens. Ce côté du château sera mis en communication avec la rue du Château-Neuf par une passerelle en bois traversant le fossé et dont les dispositions sont indiquées dans une des jolies gravures d’Israël Sylvestre.
En 1871, on commençait la restauration du bâtiment sud, et la continuation de l’escalier de service dans le pavillon sud-est.
En 1872, au commencement de la campagne, on achevait l’escalier dont il vient d’être parlé et l’on complétait la construction des quatre éperons supérieurs de la façade sud-est, au droit de l’escalier ou de ses annexes. On continuait aussi la restauration des contreforts correspondants sur la cour. Des reprises partielles et de détails sont en cours d’exécution dans diverses parties du bâtiment qui nous occupe. Les années précédentes avaient vu se fonder et se construire les contreforts devant porter la tourelle en encorbellement de l’angle sud-est, mais la bâtisse avait été arrêtée à la hauteur du plancher haut du rez-de-chaussée.
En ce moment, on achève la démolition du pavillon Louis XIV ; on a repris les travaux de reconstruction de toute l’encoignure qui, si nous sommes bien renseignés, sera poursuivie et accomplie à la fin de cette campagne, jusqu’à la hauteur des appuis des croisées du deuxième étage.
En déblayant la chapelle du château, on a trouvé deux tombes qu’on a cru devoir attribuer à des ancêtres de saint Louis… ou bien à d’autres personnages. Nous avons à ce sujet et sans résultats feuilleté le président Hainaut du Hamal, Carrazat ; il serait pourtant curieux de savoir quels ont pu être les restes mortels enterrés dans la chapelle ; les réduits sont du temps de sa construction et peut-être l’histoire de la ville de Poissy, ou tout autre ouvrage, contiendraient-elles les noms des personnages morts avant 1230 environ.
Dans tous les cas, nous faisons appel à tous les érudits du pays, et nous recevrons avec empressement et reconnaissance les documents qui pourront nous être adressés à cet égard.
L. de V. »

État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye

« Château et parterre de Saint-Germain
Etat actuel des travaux, 19 janvier 1874
Il y avait dans la Grèce antique, à Athènes, une certaine quantité de différentes sectes de philosophes ; l’une d’elles tenait ses conférences sous les arcades et dans les allées d’un vaste jardin. Ses membres s’y promenaient continuellement, marchant par groupes et côte à côte, discutant les graves questions du jour ; on les avait, à cause de cette façon ambulatoire, surnommés des Péripatéticiens.
Nous avons aussi à Saint-Germain quelques bons bourgeois, marcheurs déterminés, qui, dès qu’un rayon de soleil vient à paraître, se réunissent, non pas vraiment pour parler philosophie ou science, mais bien afin d’occuper leurs loisirs en causant de politique ou des travaux qui s’exécutent sous leurs yeux et dont, naturellement, ils ne peuvent pas saisir complètement les intentions et l’application des plans qui leurs sont inconnus.
C’est donc pour eux, mais aussi pour le public en général, qu’à plusieurs reprises déjà nous avons donné à nos lecteurs certaines explications au fur et à mesure que nous les recevons nous-même, mais alors de sources authentiques.
Par le beau temps de la matinée de dimanche, nous avons entendu beaucoup de choses plus ou moins erronées sortir de la bouche des promeneurs autour du château et sur le parterre, et nous croyons encore une fois devoir donner quelques différents détails qui, nous le pensons, bâtiront un véritable intérêt d’actualité et nous commençons pas :
Le château
Depuis l’an passé, l’on constatait dans la chapelle de saint Louis de nouveaux déchirements qui étaient aussitôt signalés à l’administration des Bâtiments civils, ou plutôt à monsieur le ministre des Travaux publics. La curieuse chapelle a eu à subir – nos lecteurs le savent – pendant le XVIIe siècle de maladroites restaurations et aussi la surcharge d’un grand étage pour raccorder les terrasses, couronnent tout le château. L’on ne peut s’expliquer comment la construction du XIIIe siècle, avec ses piles si fines et élégantes, ses minces parois percées d’énormes croisées à meneaux, lui donnant l’aspect d’une lanterne, suivant l’expression employée pendant le Moyen Âge, a pu supporter si longtemps les bâtisses dont nous venons de parler.
Le pavillon de la fin du XVIIe siècle venait lui-même appuyer ses grosses et lourdes murailles sur la claire-voie de l’abside et menacer de destruction le monument historique dans lequel, si nous en croyons l’abbé Lebeuf, aurait été passé l’acte faisant donation à saint Louis des reliques qui ont motivé la construction de la Sainte-Chapelle de Paris. L’administration des Beaux-Arts s’est émue de la situation du monument historique, et a promis son concours pour aider à la restauration de la chapelle. D’ailleurs, en suivant l’ordre adopté dans les travaux, le moment est arrivé de s’occuper du pavillon avec tourelle de la façade sud, près l’abside de la chapelle, et de la restitution de la chapelle elle-même. Aussi voyons-nous depuis quelques jours prendre toutes les dispositions habituelles, sur ce point du château, et qui se répètent pour chaque angle depuis 1862, époque de l’ouverture de ce chantier. Si nous sommes bien renseignés, on espère cette année refaire les parties basses du pavillon et aussi commencer la restauration de trois ou quatre travées de la chapelle de saint Louis, sur la face vers la rue du Château-Neuf.
Parterre
Vers le nord du château, s’exécutent des ouvrages d’une autre nature pour rendre au parterre français à peu près les dispositions tracées par Le Nôtre, le savant architecte-jardinier de Louis XIV. On sait que c’est vers 1676 que fut tracé ce jardin qui comprenait une large avenue bordée de plates-bandes ornées de buis formant des arabesques, se détachant sur des fonds de sables de diverses couleurs. L’avenue, qui était dans l’axe du château, la prolongeait, pour la perspective, jusqu’au couvent des Loges, par une ouverture taillée et plantée à la même époque, dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Les plates-bandes étaient encadrées dans des allées de tilleuls se terminant par un grand hémicycle de marronniers, et trois bassins avaient été disposés, symétriquement par rapport aux avenues, pour donner de la fraîcheur à l’ensemble des plantations.
Nos lecteurs ont vu assurément tous ces arrangements dans les belles estampes de Pérelle ou de Rigaud, et aussi dans un plan portant la date de 1702 qu’on doit au graveur Van Loo, qui nous renseigne aussi sur la situation du joli jardin de plantes rares et précieuses qu’on nommait le « jardin de la Dauphine ». Les crédits alloués ne permettent pas de rendre au parterre tous les détails, mais « avec une grande précision » l’on aura retracé toutes les lignes, tous les contours, fait toutes les plantations, et dans l’avenir l’œuvre de restauration pourra facilement être complétée.
Léon de Villette »

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