Article 20260176 - Action culturelle

Open original Objet numérique

Zone d'identification

Cote

20260176

Titre

Action culturelle

Date(s)

  • 1961-2023 (Production)

Niveau de description

Article

Étendue matérielle et support

5,28 ml sur support papier

Zone du contexte

Nom du producteur

(2015 - ?)

Histoire administrative

Créée en 2015, la Mission du Développement culturel, de la communication et du numérique résulte de la fusion de plusieurs services qui se sont développés au fil des évolutions de l'administration du Musée d'Archéologie nationale (MAN) et du Domaine national de Saint-Germain-en-Laye. En tant que fonction support, la Mission est en lien avec toutes les entités composant le musée. Ses activités incarnent l'image que le musée d'Archéologie nationale souhaite avoir auprès du public. La Mission du Développement culturel, de la communication et du numérique est rattachée à la direction du MAN. En ce sens, les quatre services composant à ce jour la Mission du Développement culturel, de la communication et du numérique sont liés aux actions engagées dans ces domaines par les directeurs du musée qui se sont succédés depuis les années 1960 :

René Joffroy (1964-1984)
Henri Delporte (1984-1987)
Jean-Pierre Mohen (1987-1992)
Alain Duval (1992-1996)
Patrick Périn (1996-2012)
Hilaire Multon (depuis 2012)

Le premier responsable de la Mission du Développement culturel, de la communication et du numérique est Fabien Durand, également en charge du service Communication. Il dirige actuellement les quatre services décrits ci-dessous.

Nom du producteur

Notice biographique

Nom du producteur

Nom du producteur

Histoire archivistique

FRAN_NP_050976 - Musée d'archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye, Yvelines ; 1862-.…)
L’action culturelle telle qu’indiquée dans l’article 7 de la loi Musée du 4 janvier 2002 est une obligation légale « Chaque musée de France dispose d’un service ayant en charge les actions d’accueil des publics, de diffusion, d’animation et de médiation culturelles. Ces actions sont assurées par des personnels qualifiés. ». Les musées de France sont libres d’en organiser le fonctionnement. Au musée d’Archéologie nationale, cette mission a été portée successivement par plusieurs services : le bureau d’Action culturelle, ou BAC, (1973-2003), le service du Développement culturel (2004-2013), et depuis 2013, le service du Développement culturel et des publics, rattaché depuis 2015 à la Mission du Développement culturel, de la communication et du numérique. La mission d’action culturelle a été encouragée par les directeurs et directrice du musée qui se sont suivis :

  • René Joffroy (1964-1984)
  • Henri Delporte (1984-1987)
  • Jean-Pierre Mohen (1987-1992)
  • Alain Duval (1992-2012)
  • Hilaire Multon (2012- 2021)
  • Rose-Marie Mousseaux (2021-…)
    Le BAC a été créé à la suite du succès rencontré auprès des publics après la rénovation des salles engagée par André Malraux. À ses débuts, le service dépendait du Louvre qui, lui, était sous tutelle de la direction des Musées de France (DMF). Andrée Thenot, première responsable du service, était chargée de la gestion des demandes de visites scolaires hors des grandes heures d’affluence du public individuel et des visites commentées. Les visites étaient le résultat d’un travail commun avec les conférenciers des musées nationaux, avec des chargés d’études du musée et avec des élèves de l’École du Louvre. Elles pouvaient être dirigées par des professeurs mis à disposition par le ministère de l’Éducation nationale. Durant cette période, le service opte pour une dimension pédagogique plus poussée et se tourner vers les scolaires, de l’école primaire au lycée. C’est également à cette époque que le BAC commence à recueillir les avis des enseignants et des élèves.
    En 1984, deux personnes sont affectées au BAC et quatorze conférenciers sont alloués par la Réunion des Musées nationaux et son service des visites-conférences. De 1984 à 2003, Joëlle Brière est à la tête du BAC. Elle travaille en collaboration avec les conservateurs du MAN pour diversifie les animations dirigées vers les scolaires (visites-conférences et visites-ateliers). À la même époque, une réflexion naît autour des visites spécifiques destinées aux personnes non-voyantes et mal-voyantes, ainsi qu’aux sourds et malentendants. Le BAC est également pensé comme un lieu d’accueil pour les visiteurs souhaitant s’informer sur l’offre culturelle, préparer leur visite, proposer des suggestions ou déposer des réclamations.
    Pendant un temps, le BAC a des tâches de communication, comme mettre à jour la documentation pour les enseignants et les leur envoyer. Il a aussi la charge d’entretenir des liens avec les services culturels des villes voisines, avec le département des Yvelines, avec d’autres musées ou sites liés à l’archéologie, avec les universités et les grandes écoles de la région. Des tâches de création graphique sont également de sa responsabilité, comme la création de programmes et fascicules de jeux pour enfants (enquêtes, coloriages, livres-jeux). Le bureau établit pour chaque nouvelle exposition un livret de visite parents-enfants, des visites–conférences, des ateliers, des cycles de conférences, des animations théâtrales et musicales gratuites, des jeux-concours, etc.
    La création du service à compétence nationale Musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, en 2009, entraîne un élargissement de l’offre culturelle à partir de 2010. Le BAC devient le service du Développement culturel. Il est en charge des visites assurées par les jardiniers, la gestion des conférenciers alloués lors de la mise en place de la programmation culturelle liée aux jardins. La communication ne fait plus partie des missions du service, les visites thématiques deviennent plus générales. On constate que la fréquentation des ateliers est moins importante. Une révision de la politique des partenariats est entreprise, au début des années 2010, pour inclure le musée dans le circuit des visites culturelles indispensables. À partir de 2014, le service recommence à proposer des activités originales pour augmenter la visibilité du musée. Les ateliers animés par les conférenciers de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais sont les plus demandés. Dans le même temps, le service du Développement culturel est chargé de la gestion des plannings de l’auditorium pour la projection de films, pour les conférences et pour les journées d’étude ou tout autre événement nécessitant l’usage de cet espace.
    Les fonctions et tâches assurées par le service du Développement Culturel ont beaucoup évolué depuis sa création, cependant une fonction demeure : la participation active à des événements culturels. Le service fait en sorte que le musée participe à des événements centrés sur la mission de valorisation du MAN tels que le Mois de la Préhistoire ou l’Objet du mois ; au niveau national ou international, les Journées nationales de l’Archéologie, devenue Journées européennes de l’archéologie en 2020, la Nuit des Musées, les Journées européennes du Patrimoine, les Rendez-vous aux Jardins et la Fête de la Musique. Les agents du musée peuvent être à l’initiative d’événements comme des cycles de conférence, des visites-conférences, des ateliers, des représentations théâtrales, des démonstrations techniques artistique antique, etc.
    Concernant la communication, entre 1985 et 1994, pour palier l’absence d’agent chargé de cette fonction, le service de communication de la DMF aide le BAC en fournissant des contacts avec la presse pour enfants et développe des liens avec d’autres organisations. Ainsi, le BAC peut-il communiquer sur ses activités et les expositions. Ce n’est qu’à partir de 1994 que la fonction communication est attribuée à une chargée de communication. Pour rendre plus visibles les activités du MAN, des programmes et des documents d’information sont diffusés auprès des offices de tourisme et d’autres musées d’archéologie. Des plus grandes campagnes de communication sont entreprises pour les expositions temporaires : déploiement d’affiches, des communiqués de presses et la diffusion de dossiers de presse auprès de la presse écrite et audiovisuelle (chaînes TV), l’insertion d’encarts publicitaires, l’organisation de visites exclusives pour les journalistes, l’organisation du vernissage de l’exposition mais également la réception de mécènes. Les supports de diffusion sont réalisés par la chargée de communication ou d’autres agents du BAC.
    Entre 1999 et 2002, puis entre 2006 et 2008, le poste de chargé de communication est supprimé. Entre ces deux périodes, est nommé une nouvelle chargée de communication. Elle relance les actions et réactive les relations avec les professionnels du journalisme qu’elle met en lien avec les conservateurs du musée et avec la photothèque, mais compte tenu des contraintes budgétaires, le MAN stoppe les insertions publicitaires dans la presse. Entre 2004 et 2009, la fonction communication fait partie intégrante de l’action culturelle puis, elle est intégrée à la direction du musée. Une newsletter est mise en place sur le site Internet à partir de 2006. Ce n’est qu’en 2015 que la fonction communication se stabilise et devient un service indépendant.
    Parmi les outils développés pour l’action culturelle, les réseaux sociaux ainsi que l’application mobile et des supports numériques pour les expositions. Ces fonctions, précieuses pour l’action culturelle, sont assurées depuis 2015 par le service du Développement de la politique numérique. Le site Internet est créé dans le cadre du programme de création des sites Internet des trente-trois musées nationaux porté la DMF et de la RMN-GP. Sa conception technique et son administration relèvent de la RMN-GP. Si le projet date des années 1990, ce n’est qu’en 2001 qu’il est structuré et, en 2002, qu’il est lancé. Il est alors géré par le BAC. En 2014, le site Internet bénéficie d’une refonte. Il est aujourd’hui sous la responsabilité du service du Développement de la politique numérique. L’application mobile « Archéoman » est sur le modèle de fonctionnement du site Internet : développement par la RMN-GP et contenu produit par le MAN.
    L’action culturelle menée au MAN est étroitement liée à l’établissement public à caractère industriel et commercial RMN-GP qui agit sous la tutelle du ministère de la Culture. Ses domaines d’action couvrent la conception et l’organisation d’expositions nationales et internationales, l’accueil et la médiation des publics, la production et la diffusion commerciale de produits culturels, l’édition d’art, la production et la diffusion photographique, la communication et la diffusion numérique, le conseil et la production déléguée. Les recettes générées par ces activités sont destinées à être en partie redistribuées aux musées nationaux partenaires. Le MAN, étant sous statut SCN, privé de la personnalité juridique, a recours à la RMN-GP dans plusieurs domaines spécifiques : l’allocation de conférencières, boutique et régie, le mécénat, la production des expositions.
    Les relations entre la RMN-GP, le service des Musées de France et le MAN sont régies par une convention-cadre dont la dernière a été conclue pour une durée de 5 ans à compter du 1er janvier 2014. Des réunions de concertation sont organisées avec le MAN pour un point sur des activités en charge de la RMN-GP. Il est demandé au MAN de remplir annuellement un document d’évaluation annuelle des prestations réalisées pour le musée afin de clarifier avec le Grand PalaisRMN les actions et les relations entre les deux entités.
    Si la RMN-GP alloue les conférenciers pour les visites-conférences et les ateliers qui ont lieu au musée, toutefois le service du Développement culturel et des Publics a la charge de la gestion des plannings des conférenciers et également de mettre en lien ces derniers avec les conservateurs pour toute formation à des visites spécifiques dans le cadre des expositions ou d’événements ponctuels.
    La RMN-GP a changé d’appellation en 2024 ; elle s’intitule désormais Grand PalaisRMN.

Source immédiate d'acquisition ou de transfert

Zone du contenu et de la structure

Portée et contenu

Nous retrouvons une typologie documentaire variée, représentative des fonctions et tâches attachées à l’Action culturelle, de sa place au sein de l’établissement et des opérations conjointes avec la RMN-GP.
Si les typologies sont relativement complètes – rapports d’activités, notes administratives, courrier, supports des programmes, documents relatifs à l’emploi des conférenciers de la RMN-GP, études des publics, coupures de presse et communiqués de presse, etc-, en revanche l’amplitude chronologique de l’action culturelle présente des lacunes : trop peu de documents des années antérieures à 1990, alors même que l’action culturelle s’est développée au MAN à partir du XIXe siècle. La dispersion des documents, la destruction non contrôlée et l’absence de fonction archives au MAN jusqu’en 2015 en sont probablement l’explication.
En revanche la revue de presse, très complète avant l’évaluation et les éliminations, montraient à quel point les activités du MAN ont été relayées et combien le MAN était attentif à ces relais. Il a été choisi de privilégier les années significatives de l’histoire de l’action culturelle au sein du musée (années creuses, années fastes, « années COVID » et post-COVID),
À l’étude de ces documents, on note le caractère essentiel de l’action culturelle dans l’organisation, le fonctionnement et l’image du musée, dans son investissement auprès des scolaires et des publics empêchés. Sans ces documents, les opérations menées au MAN pour la diversité des publics, que ce soit sur place ou en distanciel, seraient rendues invisibles et donneraient une image préjudiciable de l’établissement.
Un fonds d’archives numériques viendra prochainement ce panorama, essentiellement pour les années 2000-2020.

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Élimination des doublons, des bons à tirer, des bons de transport, des devis, des copies de courriers et de notes administratives, de la documentation sans lien avec l’action culturelle. Pour les documents produits par les autres musées, n’ont été conservés que ceux des musées territoriaux conservant des collections archéologiques vers lesquels le MAN s’est tourné pour produire ses propres supports. Pour la revue de presse, seules ont été conservées les coupures des années significatives de l’évolution de l’organisation de l’action culturelle au regard des moyens qui lui sont alloués. Ont été éliminés 6 ml.

Accroissements

Fonds ouvert

Mode de classement

La mission Action culturelle ayant été portée successivement par plusieurs entités, il a été impossible de l’organiser à partir de séries organiques produites par les services. La solution choisie a été de construire l’instrument de recherche autour de la définition de l’action culturelle, telle qu’arrêtée par le ministère de la Culture à partir de l’article 7 de la loi Musée du 4 janvier 2002 :
« La politique des publics présente plusieurs volets :

  • assurer le développement des pratiques culturelles, de l’action éducative et pédagogique en direction des publics,
  • veiller à l’amélioration des conditions d’information, d’accueil et de confort du public et contribuer à la cohérence et à l’orientation des politiques tarifaires,
  • œuvrer à la mise en place de politiques de développement culturel appliquées à l’éducation artistique, aux publics spécifiques et à la formation aux métiers de la médiation,
  • participer à la politique de diffusion scientifique et culturelle et coordonner la politique de valorisation culturelle. »
    Le plan suivant a ainsi été adopté pour mettre en évidence l’évolution de la mission Action culturelle, son portage et la diversité de ses actions et de ses supports en fonction des moyens donnés par la tutelle et les partenaires :
  • Évolution et fonctionnement
  • Politique culturelle
  • Offre culturelle
  • Communication
  • Valorisation et diffusion scientifique et culturelle
    La photographie, le mécénat et l’édition numérique Grands Sites Archéologiques (GSA) ne relevant pas de l’action culturelle du MAN, les archives ne sont pas intégrées dans ce fonds.
    Les documents produits dans le cadre de l’action culturelle associée aux expositions temporaires du MAN ont été versées aux Archives nationales avec les dossiers d’expositions temporaires (20220305).

Zone des conditions d'accès et d'utilisation

Conditions d'accès

Conformément à la réglementation en vigueur (Code du patrimoine article 213-1 à 8). L’article 20260176/5 n’est communicables qu’après 50 ans à la date du document, au titre de la protection de la vie privée.

Conditions de reproduction

Selon le règlement de la salle de lecture.
Pour toute reproduction de documents produits par le personnel du musée dans le cadre de ses missions, il est demandé au lecteur de citer les auteurs du document reproduit ainsi que le nom du Musée d’Archéologie nationale – Domaine national du château de St-Germain-en-Laye (droit moral). Pour toute reproduction de documents produits par du personnel indépendant du musée (ex : GP-RMN, agence de graphisme etc), le lecteur doit observer le droit s’appliquant à ce type de reproduction (droits moraux et patrimoniaux). Pour les documents produits par le Grand-Palais–Réunion des musées nationaux (GP-RMN), il est recommandé de contacter l’établissement ou l’Agence photo de l’établissement GP-RMN.

Langue des documents

  • français
  • anglais
  • espagnol
  • allemand

Écriture des documents

    Notes de langue et graphie

    Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

    Instruments de recherche

    Zone des sources complémentaires

    Existence et lieu de conservation des originaux

    Existence et lieu de conservation des copies

    Unités de description associées

    Archives nationales :
    19880468/1-66 : Culture ; Cabinet et services rattachés au Ministre ; Cabinet ; Chef de Cabinet (1986-1988)
    19890127/1-52 : Culture ; Cabinet et services rattachés au Ministre ; Délégation générale aux expositions et aux échanges culturels (1956-1979)
    19950288/1-20 : Culture ; direction des Musées de France ; Réunion des musées nationaux (1919-1992)
    20144782/1-53 : Archives des musées nationaux – Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye (série G)
    20220305/1-20220305/129 : Musée d’Archéologie nationale : Fonds des expositions temporaires (1956-2016)

    Descriptions associées

    Zone des notes

    Note

    Identifiant(s) alternatif(s)

    Mots-clés

    Mots-clés - Sujets

    Mots-clés - Lieux

    Mots-clés - Genre

    Zone du contrôle de la description

    Identifiant de la description

    Identifiant du service d'archives

    Règles et/ou conventions utilisées

    Statut

    Finale

    Niveau de détail

    Complet

    Dates de production, de révision, de suppression

    2026

    Langue(s)

    • français

    Écriture(s)

      Sources

      Bibliographie :
      THENOT A., "Le Bureau de l'Action Culturelle du M.A.N.", Antiquités nationales, n°5, 1973, p. 9-11.
      BRIERE J., "L'action culturelle au Musée des antiquités nationales", Antiquités nationales, n°16/17, 1984/85, p. 129-130.

      Note de l'archiviste

      Alice Coisne, Corinne Jouys Barbelin

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      Zone des entrées