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Description archivistique
Centre des Archives diplomatiques Français
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Minute de la lettre envoyée par la reine au coadjuteur de Paris pour le mander à Saint-Germain-en-Laye

« Monsieur le coadjuteur de Paris,
Ayant à vous communiquer quelque chose d’important sur le suject de la sortie du Roy monsieur mon fils de la ville de Paris, je vous faire ces trois lignes pour vous dire que je desire que vous vous rendiez pres de moy à Saint Germain, et comme je vous verray bientost je remets toutes choses à la vive voix et prie Dieu seulement qu’il vous ayt en sa sainte garde.
A Paris le VIe janvier 1649 »

Anne d'Autriche

Lettres concernant l’état de régiments fidèles au roi à Saint-Germain-en-Laye

« Monseigneur,
Je croy qu’il est très à propos d’envoyer un grand party sur le chemin du Bourg la Reyne. Mais, ayant envoyé un detail sy exacte du ombre de la cavallerie que j’ay et de l’estat auquel elle est, vous aurez peu voir sy c’est une chose praticable et, affin que vous en soyez plainement informé, vous saurez, s’il vous plaist, que dans le regiment de Monsieur, j’ay trouvé quatre vingtz seize cavalliers, dont il y en a bien quinze ou seize qui n’ont point de pistolletz, dans celluy de M. le Prince, cent cinquante dont il y en a plus de vingt sans postolletz, dans celluy de Noirlieu deux cens quarante. J’ai de plus envoyé M. de Palluau pour vous dire qu’on ne fist point de fondement pour faire travailler cette cavallerie, dont tout ce que les chevaux pouvoient faire estoit d’aller à l’eau, et qu’une nuict par les chemins où il faut marcher la mettroit à bout sans resource. L’envie que j’ay creu qu’on avoit de prendre le poste de Meudon, laquelle estoit raisonabble, a faict que sans attendre vostre regiment de cavallerie, qui n’est pas encore arrivé, j’ay faict partir ce matin M. de Palluau qui, pour toutte cavallerie, estant à une lieue de Paris sans ruisseau ny riviere devant lui, [f. 36v] n’a que les dragons polonnois, tres meschante milice, et les deux compagnies de Friz, et dix mille chevaux peuvent prendre le derriere du costé de la plaine, de sorte que sy je voyois les ennemis attaquer un quartier, je n’ozerois desgarnier celluy là. Je vous laisse à juger aprez ce detail de quoy pourroit estre composé un grand party, de sorte que tout ce que saurois faire sur un advis fort incertain est d’envoyer M. de Gauville, qui est un officier tres intelligence, aveq soixante chevaux que je prendray des regimentz de Condé et Noirlieu, et quarante d[vide], auquel je donneray ordre de prendre leur party le mieux qu’il se pourra. Et vous supplie tres humblement de croire qu’ayant l’affection que j’ay pour le service du Roy, le desir de faire quelqe chose en mon particullier et Dieu ne m’ayant pas tout à faict destitué de cognoissance de la guerre, je ne perdray aucune occasion, et que j’ay assez de vanité pour croire qu’on s’en peut fier à moy. J’avois dict à M. de Palluau de vous dire que mon intention estoit, ayant du monde dans Paris et par mes pectittes partyes, d’estre adverty lorsque la cavallerie des ennemis sortiroit pour luy prendre le derriere et les combattre. Mais je vous dis encores, Monseigneur, que celle que j’ay n’est pas en estat presentement de l’entreprendre. Il n’y a pas eu moyen de luy donner un picotin d’avoyne, et pour celle qui est à Saint Clou il a fallu que je fisse recherche par tous les logis du foin [f. 37] qui y estoit pour leur en faire donner. Car pour les magazins qu’on avoit proposez, il n’y en a nulle nouvelle.
Je suis, Monseigneur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur.
De Grammont
Saint Clou, ce 23e janvier 1649 »

Lettre concernant le décès de la princesse d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye

« A Marly, le 18 avril 1712
M. le maréchal de Berwick
J’ay receu, Monsieur, la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’escrire. J’ay esté sur le champ la lire au Roy. Sa Majesté m’ordonne de vous mander qu’Elle approuve en tout les dispositions de la reine d’Angleterre et qu’il luy paroist que c’est ce qui convient le mieux. Elle envoyera demain matin M. le marquis de Dreux, grand maitre des cérémonies, recevoir les ordres de la reine sur cette triste conjoncture et sur l’exécution de ses intentions.
Le Roy m’ordonne de vous mander qu’il est fort en peine de la santé de la reine, non seulement par rapport à sa juste douleur mais parce qu’on luy a dit que Sa Majesté britannique avoit [f. 55v] la fiebvre, et le Roy m’ordonne de vous mander de sa part de luy faire scavoir souvent et exactement des nouvelles.
Me seroit il permis, Monsieur, de vous suplier de vouloir bien, dans cette triste occasion, faire ma cour au roy et à la reine d’Angleterre, et asseurer Leurs Majestez de la part que je prends à leur juste affliction. Si j’osois y aller moy mesme, ou que je ne comptasse pas autant que je le fais sur vos bontez, je ne prendrois pas cette liberté.
Je ne puis assez vous dire combien le Roy est inquiet de la santé de la Reine.
Je suis, Monsieur, plus [f. 56] parfaitement qu’homme du monde vostre très humble et très obéissant serviteur.
Pontchartrain
La cérémonie de Saint Denis d’aujourd’huy est cause que M. de Dreux ne pourra estre que demain matin à Saint Germain aux ordres de la reine. Rien n’empesche en attendant d’embauner la princesse cette nuit. C’est ce que j’avois oublié d’avoir l’honneur de vous marquer. »

Lettre concernant les Enfants de France à Saint-Germain-en-Laye

« Madame,
Depuis la derniere que j’ay escripte à Vostre Magesté, monseigneur le Daulphyn ce porte toujours fort bien, hormis son ventre quy souvent, encores vendredy il y fist quatre fois fort cler, comme il faut. Encores c’est pour ce mieux porter apres, combien qu’il semble quy ne s’i peu rien adjouter à sa santé, ce portant fort bien, grace à Dieu.
Madame a toujours ses dents fort enflées, mais pas une de celles quy luy font mal, persées. Elle n’a plus de fievre et commence à reprandre un peu son apetit.
Monsieur le chevaillier et madamoiselle de Vendosme ce portent bien ausy, Dieu mercy, auquel je suplie conserver Vos Magestés, leurs donnant très parfaite santé, heureuse et très longue vie, me faisant l’honneur me croyre à jamais, Madame, vostre très humble, très obéissante, très fidelle et très obligée subjecte et servante.
Monglat
Saint Germain, ce 16 may »
Au verso : « A la Royne »

Lettre concernant le logement de la reine et de sa suite au Château-Neuf

« Monseigneur,
Vous verrés par les compliments que le Roy rend à la Reine que le ceur est en bonne assiette. Il me l’a si particulierement tesmoigné que je vous puis supplier d’assurer la Reine qu’elle recevra icy touttes sortes de contentement. Son logement dans le chasteau neuf est bien ordonné, hormis que madame Eubernet demeure logée prez son antichambre. Elle fait prier un chacun pour la conservation de ce logement. Madame de Guercheville aura la chambre où est maintenant madame la conestable de Monmorancy. Il y a une bonne chambre pour la garderobe de la Reine, une autre aussy belle pour secours, un cabinet pour les robes au bout de la gallerie, et les offices de la Bouche, [f. 234v] chambre pour l’apotiquaire, mais il n’y en peult avoir pour le medecin que au vieux chasteau. Pour le reste du logement, on y travaille et à desloger beaucoup de gens pour accommoder les officiers de la suite de Sa Majesté. Le Roy a commandé à Displan que tout fust bien et espere que la Reine sera ici dimanche ou lundy au plus tard. Quand à moy, j’en prie Dieu de bonheur et que ce soit en parfaitte santé, laquelle aussy je vous souhaite pareille comme estant, Monseigneur, vostre tres humble et tres affectionné serviteur.
Marillac
J’ay eu tous les jours la fievre depuis que je suis party de Monceaux, si elle me continue je seray contrant d’aller hors d’icy donner ordre à ma garison. »

Lettre concernant un logement demandé dans le bourg de Saint-Germain-en-Laye

« Monseigneur,
Puisque l’honneur de vous voir ne m’est pas si livre que la volonté de vous servir, que j’ay à toute heure, vous me permettrés, s’il vous plait, de recourir à ce papier pour vous dire que si, après m’estre apauvry de deux centz mil escus pour suyvre et servir le Roy depuis vingt et cinq ans, je n’ay peu obtenir de luy une chambre dans le bourg de Saint Germain pour me mettre à couvert, ce seroit me trop flatter d’en attendre une plus grande recompense, veu mesme le retardement qu’il aporte à me faire du bien dans les moyens qu’il en a sans bource deslier me donner assés à cognoistre que ceux qui ne sont pas des petites chasses ne peuvent avoir part aux bonnes prises. Je scay, Monseigneur, qu’il ne tient pas à vous que je n’aye plus de subject de contantement et que vous m’y avés obligé de voz bons offices, aussy me plains je de mon malheur plus pour s’estre opposé à vostre puissance que pour m’avoir pruvé jusques icy des charges dont vous et tous les honnestes gens de la Court m’avés jugé digne, et dire plus de gloire de l’honneur de vostre aprobation que si je possedois le plus de l’employ que le Roy me scauroit donner, aussy ne luy veux je non plus demander que la permission de me retirer dans ma maison, si vous l’avés agreable. J’y emporteray en moy mesme la satisfaction d’ung fort homme de bien et conserveray très entiere l’affection que je vois à vostre service. Je vous y seray bien faire les pistoletz que je vous ay promis en attenant qu’il se presente occasion de les tirer contre voz ennemys, vous protestant, Monseigneur, que vous n’aurés jamais des pensées si hardies que je ne les execute encores plus hardiment quand vous m’honorerés de voz commandements, pour vaire faire paroistre que je suis sans aucune reserve, Monseigneur, vostre tres humble, tres obeissant et tres obligé serviteur.
Saint Chamond
A Saint Germain, ce 29e septembre 1626 »

Lettre concernant la nomination du curé de Saint-Germain-en-Laye

« Monsieur,
J’avois prié monsieur de Goulas de me donner la cure de Saint Germain en Laye, parce que j’ai interest qu’elle soit à une personne qui me soit affectionnée. J’ay appris qu’il vous en debvoit bailler la presentation en blanc pour la remplir de celuy que Sa Majesté auroit ageable, en quoy je ne puis assez le louer, estant plus que raisonnable de laisser à Sa Majesté la disposition de sa paroisse. On m’a donné advis que Sa Majesté desire la donner à M. Canié le jeune, qui est celuy que j’avois desseing de presenter au Roy pour supplier Sa Majesté de l’aggreer si j’eusse eu la disposition de ce benefice. Je vous prie, Monsieur, et vous conjure de le vouloir proteger et le conserver en cette bonne volonté que Sa Majesté a pour luy. Il est homme de grande pieté, prudhommie, capacité, et qui sans doute servira si bien et si soigneusement cette Eglise qu’il donna satisfaction à Sa Majesté. Je vous demande cette faveur et la grace de me croire, Monsieur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur.
D’Estampes, eveque de Chartres
Paris, le 14 octobre 1637 »

Lettre à Richelieu donnant des nouvelles de la reine et du dauphin à Saint-Germain-en-Laye

« Monseigneur,
J’ay cru que Vostre Eminence n’auroit pas desagreable que je continuasse à luy mander des nouvelles de deça. La Reyne et monseigneur le Daufin se portent parfaitement bien, Dieu mercy. Elle a une grande consolation des lettres qu’elle reçoit souvent du Roy et a fait mettre les prieres de quarente heures icy pour l’heureux succés des armées de Sa Majesté.
L’on remarque son affection aux choses où elle la doit porter et sa gratitude où elle doit véritablement estre, et enfin Monseigneur, moy, qui suis vostre creature tres fidelle, ne scaurois rien desirer davantage de ce costé, ouy bien d’estre si hureux de pouvoir tesmoigner par mes obeissances la passion que j’ay dans le cœur à honorer, respecter et servir Vostre Eminence et me faire paroistre, Monseigneur, vostre tres humble, tres obeissant et tres fidelle serviteur.
Brassac
Saint Germain en Laye, ce 16e juillet 1640 »

Lettre du roi à Richelieu concernant la venue du parlement à Saint-Germain-en-Laye

« De Saint Germain, ce 23me janvier 1642
Je trouve bon que le parlement et les autres compagnies me viennent dire adieu samedy. Ils pourront partit de Paris sur les onze heures du matin et ariver à Saint Germain entre deux et trois apres midy, autrement il les faudroit traiter, qui est une depance superflue. Je me porte bien. Je vous done le bon soir.
Louis »

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